Destination


Avec son climat adouci l’hiver quand la masse d’air de l’Atlantique franchit les Appalaches, les Cantons de l’Est comptent plusieurs microclimats qui ont permis l’émergence d’une industrie viticole florissante depuis une trentaine d’années, industrie qui est venue s’ajouter aux vergers et aux cidreries qui sont une tradition aussi ancienne que la Nouvelle-France. Dans Brome-Missisquoi, du Lac Brome jusqu’à Frelighsburg en passant par Dunham , vous trouverez plus de vingt vignobles et un réseau de 140 km, la route des Vins, vous amènera dans sept charmants villages de la région. Vous êtes ici dans la principale région viticole du Québec qui produit à elle seule 60% de toute la production québécoise. Des vins blancs, rouges, rosés, des vins de glaces, fortifiés et tous les autres produits alcoolisés du cidre au gin.

La Route des vins compte plus d’une centaine de partenaires surnommés « les amis de la route des vins ». Vous y trouverez des lieux d’hébergements, des restaurants et de nombreux attraits agrotouristiques, d’arts et de culture et de plein air pour enrichir et compléter votre séjour. Idéal pour faire un pique-nique dans un vignoble agrémenté d’une visite libre ou guidée pour découvrir l’univers viticole ou encore une escapade gourmande pour découvrir les produits du terroir et les bonnes tables de la région. À travers montagnes, collines et vallées, une vingtaine de vignobles vous attendent pour vous faire partager leur amour du bon vin. Certains sont vignerons depuis plus de trente ans alors que d’autres se sont ajoutés tout récemment. Pas un n’est pareil, chacun a sa personnalité propre, mais ce qu’ils ont en commun c’est la passion qui les anime pour fabriquer du bon vin.

Au tout début de ce circuit, à quelques km de l’Autoroute des Cantons de l’Est, le Domaine Les Brome à Lac Brome bénéficie d’un site champêtre exceptionnel avec une vue à couper le souffle, un chai magnifique et moderne. Avec ses 18 hectares de vignes plantées sur des coteaux plongeant vers le Lac Brome, ce vignoble surélevé bénéficie d’un microclimat qui permet de vendanger tard en automne au moment où le raisin atteint une belle maturité. Son sol pauvre, caillouteux, argileux avec un peu de calcaire constitue un terreau fertile et permet le développement de vins typés, expression d’un terroir remarquable.

Le village de Dunham, au cœur de ce circuit regroupe plusieurs vignobles et cidreries dont les doyens, le domaine des Côtes d’Ardoise et le vignoble de l’Orpailleur. Le Domaine des Côtes d'Ardoise, le premier vignoble de la région est un véritable site champêtre. Vous serez charmés par ses jardins, ses bâtiments historiques sans oublier l'exposition des oeuvres d'art. Le vignoble de l’Orpailleur, pionnier lui aussi de son industrie au Québec, a planté ses premières vignes en 1982 dans la belle vallée de Dunham. Il offre aux amateurs de vin une famille de dix vins qui jouissent d’une reconnaissance nationale et internationale grandissante auprès de nombreux experts. Le vignoble compte plus de 140 médailles d’or et d’argent, reçues lors de concours internationaux, un témoignage évoquant bien le soin que le vignoble met à l’élaboration de ses vins.

Juste en face, la cidrerie et vignoble Union libre offre des cidres de feu exquis, produits d’une technique toute différente du cidre de glace. À ses cuvées de cidre de feu, cidre de feu fortifié et cidre de glace, s’ajouteront bientôt ses premiers vins. Un nouveau venu aussi, le Vignoble Centaure vous invite savourer des goûts uniques, un harmonieux mélange de vin traditionnel avec du vin de paille qui est la marque de commerce de la maison. Vous trouverez aussi dans la région le célèbre Domaine Pinnacle dont les cidres de glace, les crèmes et whiskys à l’érable, ainsi que le gin sont réputés.

En auto ou à vélo, vous pouvez découvrir tout sur sa production et découvrir la diversité des produits de notre terroir chez l’un ou plusieurs des 21 vignobles du circuit officiel de la Route des vins.


À seulement 50 kilomètres de Montréal, aux confins de la Montérégie et des Cantons del’Est, St-Paul-d’Abbotsford offre une occasion de sortie des plus épicurienne. En plus des producteurs de tout type, une virée autour du mont Yamaska vous permet de découvrir quatre vignobles et un large éventail de vins, de cidres et de mistelles.

Sur la 112, le vignoble et cidrerie Côteau St-Paul, sur le versant sud du mont Yamaska, produit un large éventail de vins blancs, rosés et rouges, mais aussi des vins fortifiés de type porto. Les Sao Paulo vous feront craquer et la mistelle de cerise se laisse savourer. Les vins de glace rouges ou blancs sont sucrés légèrement, bien sirupeux. Vous les découvrirez dans la boutique au décor médiéval. À partir de la mi-août, vous pouvez y faire l’auto-cueillette de raisin de table, une expérience assez unique au Québec.

Un peu plus loin en empruntant le Grand Rang Saint-Charles, le Domaine Le Grand Saint-Charles, vignoble et cidrerie bénéficie non seulement de la protection naturelle de la montagne contre les vents froids hivernaux, mais aussi des particularités des sols sablonneux et graveleux de la base des Montérégiennes, amenant ainsi un drainage naturel propice à la culture des vignes et des pommiers. Avec les cépages St-Pépin, Frontenac gris et Vidal, le Domaine s’oriente naturellement vers la production de vins blancs de grande qualité en respectant et en utilisant les particularités du climat québécois, ainsi que de cidres fins.

En faisant le tour de la montagne, vous reviendrez par le Rang de la Montagne et vous vous arrêterez aux Artisans du Terroir, vignoble et confiturerie. La boutique, la terrasse avec vue sur le vignoble vous invitent à déguster ses vins blanc, rouge , rosé, apéritif, de glace et d’hiver au chocolat et ses cidres de glace bien sûr, mais aussi ses confitures aussi surprenantes que variées, des compotes, des pommettes dans le sirop ou des rondelles de pommes séchées. Les becs sucrés ne sauront résister aux tartes ni aux gaufres, encore moins à la belle sélection de chocolats pour rehausser les saveurs de leur expérience.

Plus loin sur le rang, en terminant par Les Petits Cailloux, profitez-en pour vous offrir un pique-nique avec vue imprenable qu’offre ce vignoble à flanc de montagne. Les entrelacs à perte de vue sillonnent le terrain pentu pour ouvrir sur la plaine à l’horizon. Un jardin d’eau, fleuri et cerné de grosses pierres, accueille un jet d’eau qui descend en cascade à côté des tables de pique-nique. Il est possible de se procurer sur place fromages et charcuteries pour accompagner la dégustation des vins blanc, rosé, rouge, de glace ou fortifié. Un coup de cœur, le Sirroco, un vin fortifié de style porto aromatisé à l’érable.


À proximité de Sherbrooke et Magog, il est considéré comme l'un des dix plus beaux lacs du Québec. C’est un joyau de la région. Le lac Massawippi qui signifie en abénaquis « le grand lac profond » a une superficie de 18,7 km carré et un périmètre de 38 km. C'est un paradis pour la pêche sportive. Salmonidés, achigans, perchaudes et brochets y abondent. À l'automne, en octobre et novembre, le lac est une halte incontournable pour des milliers d'oiseaux migrateurs : outardes, oies blanches, grands hérons et canards peuvent y être observés. Les boisés qui l'entourent regorgent de cerfs de Virginie, d'orignaux, de dindons sauvages et de castors. Avec un peu de chance on peut même y observer des tortues géantes.

Reconnu comme l’un des plus beaux villages du Québec, North Hatley a été fondé en 1897. À la pointe nord du lac Massawippi, le village s'est développé comme un amphithéâtre naturel qu’on a voulu protéger en décrétant une partie du village « Site du patrimoine » en 1986. Le charme des lieux a attiré, dès la fin du XIXe siècle, de riches touristes américains qui en ont fait un haut-lieu de la villégiature québécoise. Avec les années, plusieurs résidences, somptueuses et centenaires, se sont transformés pour devenir de charmantes auberges, des gîtes touristiques, des galeries d’art ou des boutiques. Plusieurs restaurants vous mettent l'eau à la bouche dont la table réputée du Manoir Hovey Relais & Châteaux. Les activités en plein air ne sont pas en reste avec la piste cyclable qui arrive au cœur du village près du parc Dreamland, propice à la farniente et aux concerts improvisés, et le centre d'équitation à la sortie du village.

À l’autre bout du lac, le toponyme d’Ayer’s Cliff rappelle la falaise qui domine la rive sud du lac Massawippi. Dès la fin du XVIIIe siècle, un petit hôtel de diligences accueillait les voyageurs en provenance des États-Unis. Cette tradition d'hospitalité se poursuit encore aujourd'hui grâce aux lieux d'hébergement touristique aux abords du lac. Étape du Chemin des Cantons, Ayer's Cliff a conservé son lustre anglo-saxon grâce à ses résidences d'antan, à son charmant kiosque de musique et au site de l'exposition où se tient un marché public tous les samedis d'été. La piste cyclable Sentier nature Tomifobia longe la rivière du même nom jusqu'à Stanstead et une descente de bateau permet d'accéder facilement au lac.


Charlevoix perpétue la tradition millénaire des auberges alliant hébergement et restauration. Nulle part ailleurs qu’à La Malbaie, cette tradition est plus vivante. Certaines ont une longue tradition gastronomique. Surplombant les falaises de Pointe-au-Pic, l’Auberge des Falaises offre un cadre champêtre unique, situé en plein cœur des attraits touristiques de la région. Réputée comme un haut lieu de la gastronomie québécoise, l’auberge vous propose tout le raffinement d’une cuisine savoureuse et innovatrice, à base de produits exclusifs de Charlevoix. Un lieu de délices pour les yeux et le palais.

Longeant les rives du Saint-Laurent, l’Hôtel Auberge des Trois Canards offre 49 chambres luxueuses avec vue sur le fleuve. À moins de 5 minutes du Casino de Charlevoix et à proximité des principaux attraits touristiques de la région, découvrez sa réputée table gastronomique et sa fine cuisine gourmande préparées avec de nombreux produits du terroir charlevoisien ainsi que le cachet unique de La Malbaie en profitant de sa terrasse offrant une vue grandiose sur le Saint-Laurent.


À l’est de Baie-Saint-Paul, Les Éboulements offre un paysage d’une saisissante beauté avec une vue grandiose sur le fleuve et l’Isle-aux-Coudres, là juste en face, au pied de la montagne. Terre tourmentée, s'il en est, le nom des Éboulements rappelle le tremblement de terre de 1663, où un important glissement de terrain se produisit du plateau montagneux vers le fleuve, où se localise aujourd’hui Saint-Joseph-de-la-Rive. C’est également dans cette municipalité que se trouve le point d’impact de la météorite qui frappa Charlevoix, il y a 360 millions d’années, délimitant un cratère nettement visible dans les secteurs périphériques et que l’on identifie comme étant l’astroblème de Charlevoix. Les Éboulements est riche également au plan historique par la présence du manoir seigneurial des Éboulements construit à la fin du XVIIIe siècle.

C’est à partir du belvédère des Éboulements, aménagé en haut de la grande côte qu’on devine la présence de Saint-Joseph-de-la-Rive en apercevant son quai, point de départ du traversier qui se rend à l’Isle-aux-Coudres. La descente vers le village offre un panorama spectaculaire : les montagnes, le fleuve, sa navigation et son île. Au bas de la côte, Saint-Joseph-de-la-Rive s’étire entre la montagne et le fleuve, dans une harmonie architecturale qui lui confère un charme indéniable. Le jeu des marées, l’odeur du fleuve et le rythme de la nature contribuent à son grand cachet

Pied-à-terre central pour rayonner dans tout Charlevoix, plusieurs lieux d’hébergement et de restauration perpétuent la vocation touristique qui caractérise Saint-Joseph-de-la-Rive depuis le début du 20e siècle : vous serez comblés par les soins et les attentions de vos hôtes.

À Cap-aux-Oies, au creux d’une petite baie, c’est un tout autre paysage de nature qui vous éblouira. Cette plage baignée d’eau salée est visitée par des marées qui laissent des bassins peu profonds vite réchauffés par le soleil. Le long du kilomètre de plage naturiste, les adeptes du nu sont visibles de loin par les textiles près du terrain de stationnement, mais personne ne s’en plaint. Cet endroit a une tradition naturiste depuis au moins vingt ans.

Avant d’arriver à La Malbaie, Saint-Irénée se démarque par la beauté de sa plage, probablement l’une des plus belles de la région. L’architecture de ce village se démarque par la cohabitation de bâtiments plutôt modestes à ceux de villas plus cossues issues des villégiateurs canadiens-français ayant côtoyé les lieux.

C’est au Domaine Forget, ancienne propriété du député fédéral Rodolphe Forget que se déroule, chaque été, le Festival international de musique, où plus d’une trentaine de concerts y sont présentés. D’une acoustique hors du commun, la salle Françoys-Bernier, a été spécialement conçue pour la musique.


Berthierville à l’est complètement de la région de Lanaudière est le seul point entre Montréal et Trois-Rivières où on peut traverser le Saint-Laurent et gagner la Montérégie en transitant par traversier du village de St-Ignace-de-Loyola vers Sorel-Tracy. Comme pour Sorel-Tracy, le nom de la ville rappelle la mémoire d’un des commandants du Régiment de Carignan-Salières venu en Nouvelle-France en 1665 pour combattre les nations iroquoises alliées des colonies anglaises. Le huguenot Isaac Berthier y prit le nom d’Alexandre Berthier en se convertissant au catholicisme de façon à pouvoir rester dans la colonie où les protestants étaient interdits d’émigration. Après la guerre contre les Iroquois, il se vit concéder deux seigneuries, l’une dans Lanaudière, l’autre du côté de Bellechasse où on trouve encore aujourd’hui le village de Berthier-sur-mer. Sous le régime anglais, James Cuthbert et ses descendants reprendront la seigneurie de Berthier.

Ce riche passé se retrouve dans les maisons opulentes des rues Frontenac et Montcalm ainsi que sur l’ancienne place du marché. Lors de votre passage, il faut visiter la Chapelle des Cuthbert, un bâtiment patrimonial de la dernière famille de seigneurs des lieux. La descente de bateau très populaire donne accès au Saint-Laurent, aux îles de Berthier et au lac Saint-Pierre. À Berthierville, les fans de course automobile quant à eux voudront visiter le musée Gilles-Villeneuve consacré au célèbre pilote québécois de formule 1 décédé tragiquement au volant de sa Ferrari en 1982.

Si Berthierville a pris le nom de son premier seigneur, la municipalité régionale d’Autray dont elle est le chef-lieu porte celui du premier seigneur de Lanaudière, Jean Bourdon D’Autray. Les vieux villages de cette municipalité régionale qui longent la Saint-Laurent se visitent facilement à vélo en empruntant l’historique Chemin du Roy.Gilles Villeneuve

En visite dans D’Autray, les amateurs d’agrotourisme voudront faire un tour du côté de La Courgerie à Sainte-Élisabeth. Produisant des centaines de variétés de courges et autres cucurbitacées de toutes couleurs et de tous formats, les artisans de La Courgerie ont opté pour la cuisine afin de partager leur passion pour leur agriculture. Ces jardiniers gourmands proposent des créations surprenantes, savoureuses et uniques grâce aux parfums particuliers des récoltes de la ferme. De septembre à décembre, à la boutique sur la ferme, vous trouverez de charmants produits régionaux pour compléter vos recettes de saison.

Tout au nord, aux portes de la forêt profonde, Mandeville demeure une porte d’entrée de la réserve faunique Mastigouche. C’est dans cet ancien village forestier qu’on a tourné il y a quelques années, le film Un homme et son péché. Découvrez le nouveau parc régional des chutes du Calvaire ou faites le tour à vélo du lac Maskinongé, par le chemin Lafrenière qui rejoint la route 347. Après, vous aurez bien mérité de vous faire traiter aux petits oignons au Spa Natur’Eau.


Les deux tiers de la population de la région de Lanaudière sont concentrés dans la conurbation qui va de Terrebonne sur la rivière des Mille-Iles à Repentigny au confluent de la rivière et du Saint-Laurent, en passant par Charlemagne et L’Assomption sur la rivière du même nom, un affluent de la rivière des Mille-Iles.

Terrebonne est la ville la plus importante de la région avec plus de 110,000 habitants. Cette banlieue de Montréal compte l’un des plus importants quartiers historiques de la périphérie métropolitaine. Que ce soit pour ses bâtiments et ses sites patrimoniaux, dont l’Île-des-Moulins, pour ses richesses culturelles telles que le Théâtre du Vieux-Terrebonne et la Maison Bélisle, pour ses événements tels que le Festival vins et histoire, son marché de Noël, ses bonnes tables et terrasses estivales ou tout simplement pour observer la fougueuse rivière des Mille Îles, vous apprécierez le Vieux-Terrebonne.

Dans la ville voisine de Repentigny, la 2e plus importante de la région avec plus de 80,000 habitants, la chanteuse et artiste-peintre Diane Dufresne, vient de donner son nom au centre d'art et de création, inauguré en novembre 2015 dans le nouveau centre-ville. Sa salle multifonctionnelle accueillera des artistes en résidence de création dans différentes disciplines et servira également de salle de répétition pour les artistes de la région. La galerie permanente dans le hall comprend une œuvre de Jean-Paul Mousseau, des vitraux de Marcelle Ferron et une œuvre de Diane Dufresne.

Si vous allez à Repentigny, faites un détour par la petite ville de Charlemagne de l’autre côté de la rivière l’Assomption où Céline Dion est née et a passé son enfance avant d’entreprendre la carrière qui l’a mené aux quatre coins du monde. La modeste maison familiale au 130, rue Notre-Dame a été remplacée l’an dernier par le siège social de la Fondation Maman Dion.

En poursuivant sur la rivière L’Assomption, le quartier des Arts de la ville de L’Assomption allie patrimoine, arts et bonnes tables. Le centre Hector-Charland est l’une des plus importantes salles de spectacles de la région. En décembre, les terrains du Collège de l’Assomption accueillent un marché de Noël dans la plus pure tradition européenne.


La Matawinie qui s’étend à tout le bassin de la rivière Matawin, un affluent de la Saint-Maurice, couvre les deux tiers du territoire de Lanaudière. C’est la zone récréative par excellence pour les amateurs de plein-air.

À quelques km de Sainte-Julienne, Rawdon est l’une des villes de province les plus multiethniques du Québec. Le village a été fondé par des squatters irlandais, suivis d’Écossais, d’Anglais, de Loyalistes avant que la population francophone y devienne majoritaire vers 1840. Au début du XXe siècle, c’est au tour des Russes, Polonais, et Ukrainiens de s’y installer. Aujourd’hui, Rawdon célèbre cet héritage multiethnique.

À Rawdon probablement plus qu’ailleurs dans Lanaudière on peut observer la diversité des conifères qui poussent dans la région. Les pins parasols dominent dans le paysage. Traversé par les rivières Rouge et Ouareau, Rawdon est une ville d’eau. Il faut visiter le parc des Cascades et les chutes Dorwin. Comme c’est ici le piémont, on peut y pratiquer un large éventail d’activités de plein-air. Plage, parcours aérien d’arbre en arbre, patinage, équitation, traîneau à chiens, ski, excursions en kayak et campings vous attendent.

En reprenant la route 125 vers le nord, on atteint la partie lanaudoise du Parc national du Mont-Tremblant. Aux portes du parc, le village de Saint-Donat est un important site touristique avec ses centres de ski alpin au Mont-Garceau et au Mont La Réserve, les croisières sur le Lac Archambault et le Festival des couleurs à l'automne. Le village compte de nombreux restaurants et, tout autour, de nombreux hôtels, auberges ou gîtes du passant.

Les activités de plein-air sont nombreuses à Saint-Donat. Pour les amants de l'hiver, les sentiers de ski de fond et de raquette, généralement en partance du centre du village, abondent et vont dans toutes les directions. Il en va de même pour les sentiers aménagés pour les amateurs de motoneige dont Saint-Donat est en quelque sorte un relais. En été, les lacs sont tous très occupés et ce par de nombreux sportifs pratiquant la natation, la voile, la planche à voile ou d'autres loisirs reliés à l'eau. En automne, les artistes du village ou des environs exposent leurs œuvres pendant les fins de semaine du Festival des couleurs. Une piste cyclable traverse la municipalité le long de la rue Principale, et le sentier des marécages permet les promenades et l'observation des oiseaux.

En empruntant la route 131 à partir de Joliette, on peut s’engager encore plus profondément en forêt et se rendre jusqu’à Saint-Michel des Saints. Sur la route, Saint-Zénon est l’une des localités les plus hautes du Québec. Le village a été fondé en 1866 lorsque la colonisation s’est tournée vers le Nord, ici plus intéressée par la forêt que par la terre. Avant d’arriver au village, faites une randonnée pédestre dans le parc régional des Sept-Chutes. Au village, depuis le belvédère à l’arrière de l’église, contemplez la coulée des Nymphes. Les aménagements panoramiques, les horizons exceptionnels, la forêt protégée et la réserve faunique font de Saint-Zénon une destination touristique qu’affectionnent les amants de la nature. Vous êtes ici au coeur de la Matawinie et dans la capitale de la motoneige au Québec. C’est aussi un haut lieu de pêche, été comme hiver, en raison de sa forte concentration de pourvoiries.

Ceux qui veulent faire l’expérience de vivre à la manière des Premières Nations, voudront poursuivre la route encore plus au nord que Saint-Michel-des-Saints jusqu’à la communauté atikamekw de Manawan . Tourisme Manawan vous invite à y vivre une expérience authentique dans un cadre naturel en découvrant les rites, les traditions, l’artisanat amérindien et plus encore.

"LA PASSION D'AUGUSTINE"

À l’ouest de Joliette et au nord de Mascouche, la municipalité régionale de Montcalm regroupe des villages et petites villes de la campagne agricole jusqu’aux zones forestières de villégiature plus au nord.

Sainte-Julienne, la principale ville de Montcalm, abrite une destination gaie très appréciée au nord de Montréal, le Domaine la Fierté, un centre de villégiature exclusivement réservé aux hommes gais, et unique en son genre au Québec où la naturisme est permis presque partout durant la belle saison. Le Domaine avec ses 250 acres de terrain boisé, ses dunes de sable, ses deux lacs et ses sentiers pédestres qui mènent à la rivière Ouareau et aux chutes Dorwin, comprend quelques 130 sites de roulottes avec services, des emplacements pour roulottes de parc et près de 200 sites pour tentes. Que ce soit pour une visite d'une journée, pour un court séjour en tente ou en roulotte, ou pour y résider en permanence, le Domaine la Fierté est un endroit pour relaxer, s'amuser entre amis et profiter de la nature. L’été, c’est un véritable village gai qui plante sa tente au beau milieu de Lanaudière.

Quand vous vous baladez dans Montcalm, il ne faut pas vous surprendre si le drapeau tricolore étoilé acadien y côtoie le fleurdelisé québécois dans plusieurs villages. Vous êtes ici dans la Nouvelle Acadie colonisée à partir de 1766 par des déportés acadiens revenus du Massachusetts et du Connecticut où ils avaient été éparpillés en 1755. Les Sulpiciens, seigneurs de Saint-Sulpice, les installent alors plus haut dans la vallée de la rivière à laquelle il donne le nom de L’Assomption, fête religieuse qui tient lieu de fête nationale des Acadiens le 15 août. C’est en 1772 que l’on commence à nommer Nouvelle Acadie le territoire en voie de défrichement qui faisait partie de Saint-Pierre-du-Portage. Le village de Saint-Jacques est fondé en 1774.

De cet arbre pousseront des rameaux qui ont su, chacun à leur manière, façonner Lanaudière : Rawdon (1837), Sainte-Julienne (1849), Saint-Alexis (1852), Saint-Liguori (1852), une partie de L'Épiphanie (1854), Sainte-Marie-Salomé (1888) et une partie de Crabtree (1921). Le premier ministre Bernard Landry qui dirigeait le gouvernement du Québec lors de l’adoption en 2002 de la loi instituant l’union civile et les nouvelles règles de filiation homoparentales, est un de ces descendants acadiens, originaire de Saint-Jacques. Aujourd’hui encore, début août, le Festival acadien de la Nouvelle Acadie célèbre ce riche héritage.

Le village de Saint-Jacques est l'hôte des Fêtes gourmandes de Lanaudière depuis 2004 qui se déroulent juste avant la Fête nationale des Acadiens. On peut alors y déguster les meilleurs produits du terroir lanaudois.

En 2014, c’est au couvent des sœurs de Ste-Anne à Saint-Jacques que Léa Pool a tourné son film La passion d'Augustine consacré meilleur film de l’année au Gala du cinéma québécois.


Sainte-Agathe-des-Monts avec, en son centre, le bien-nommé Lac des Sables, est depuis un siècle un vaste oasis de santé et haut-lieu de villégiature dans les Laurentides. La ville a su préserver son cachet unique et son architecture qui témoigne de cette histoire. De nombreux attraits et activités vous sont proposés été comme hiver : de magnifiques plages, des croisières sur le lac et des activités nautiques, des spectacles en plein-air au bord de l'eau, un théâtre renommé, un camping reconnu, du ski de fond, des sentiers de raquette et de randonnée pédestre, de l’escalade et des tyroliennes, et aussi du patinage sur le lac. À cette offre, s’ajoutent de charmantes boutiques, des restaurants réputés et une offre d’hébergement des plus diversifiée dont plusieurs sont homosympas.

Fondé en 1849, c’est vraiment avec l’arrivée du premier train en 1892 que le développement touristique du village prend son envol. Sainte-Agathe-des-Monts devient alors la destination favorite des riches hommes d’affaires anglophones de Montréal. Dès 1928, plus de 11 000 y skieurs arrivent par train. C’est de cette époque que date la présence toujours visible de la communauté anglophone. C’est ici que le controversé écrivain anglo-montréalais Mordecaï Richler situe l’action de son célèbre roman L'Apprentissage de Duddy Kravitz.

L’architecture particulière des grandes maisons de Sainte-Agathe-des-Monts, munies de grandes galeries couvertes et de solariums, rappelle l’époque où l’air pur et le soleil attiraient les malades et convalescents atteints de tuberculose, une maladie qui était endémique aux débuts du XXe siècle au Québec.

Le magnifique Lac des Sables dont la magie opère autant que le paysage inspirant qui l’entoure au cœur de la ville, vous offre trois belles plages de sable. La plage Major est la plus grande. La plage Tessier, la deuxième plage en importance, est l’endroit idéal pour se reposer au soleil et profiter de la tranquillité des Laurentides. La plage Sainte-Lucie au cœur de la ville de Sainte-Agathe-des-Monts, sur la rue Larocque, permet aux visiteurs de se rafraîchir tout en profitant des services du centre-ville.

Le Théâtre Le Patriote fondé en 1968 est un lieu mythique de la vie culturelle québécoise qui a vu défiler nos plus grands artistes de la chanson et de la scène de Gilles Vigneault à Pierre Lapointe et Ariane Moffatt.

tyroparc-laurentides-quebec

À Sainte-Agathe, les amateurs de sensations fortes ne manqueront pas de visiter le parc d'aventures en montagne Tyroparc avec ses quatre méga-tyroliennes, sa Via Ferrata, la descente en rappel, la randonnée pédestre et la tyrolienne de nuit. Vous découvrirez le cœur des Laurentides en voltigeant à 115 m du sol et ce, sur une distance de 2,6 km, l'un des parcours aériens les plus hauts au Canada.

À Val-des-Lacs, au nord de Ste-Agathe, le centre Kanatha-Aki invite les amants de la nature à des activités d'hiver et d'été, à l’évasion et à sa découverte dans ce qu'elle a de plus beau et de plus sauvage à vous offrir. Reposant sur la philosophie amérindienne du Kanatha-Aki qui signifie en algonquin gardien de la terre sans frontière, le centre offre divers forfaits personnalisés comprenant la balade, randonnée, excursion ou expédition, le traîneau à chiens, le cheval, la survie en forêt, la pêche toutes saisons, une journée authentique de coureur des bois, la rencontre avec le bison des bois et un site traditionnel amérindien. Les nuitées se passent sous un tipi, un refuge, dans la cabane du trappeur ou en camping sauvage.