Choses à faire

Sandra Blais et André Gauthier, propriétaires de la ferme Purmer, sur l’île Grosse Boule à Sept-Îles, sont de gens dont la résilience est réellement surdimensionnée. Leur entreprise d’élevage de moules créée en 1994 par un pêcheur commercial de la région, Serge Gagnon, qu’ils ont acquise en 2007, ne l’a pas eu facile à ses débuts.


Passionnée de la mer, restauratrice de longue date, Sandra Blais (photo) se lance corps et âme dans la mariculture et commence à y cultiver des moules. Au fil des années, elle y installe des yourtes et développe le potentiel touristique d’une ferme unique en son genre : un camp de jeune, un site de villégiature, des excursions en mer et toute une gamme d’activités de plein air !

PurMer
Mais un événement malheureux survenu en automne 2013, alors que ça devait être l'aboutissement de cinq années de dur labeur pour les entrepreneurs qui envisageaient de commencer la commercialisation de la moule, élevée depuis 2008 dans la baie de Sept-Îles, les a forcés à la mettre aux poubelles plutôt que sur la table en raison des risques de contamination laissés par les 5000 litres de mazout qui ont fui des installations industrielles de la minière Cliffs Natural Resources dans la baie de Sept-Îles.

PurMer
« C'est certain qu'on est encore amer d'avoir travaillé autant et de ne pas en avoir récolté les fruits », déclarait Sandra Blais à l’époque. « Les premiers mois ont été difficiles, mais ça nous a appris que dans la vie, aujourd'hui t'es là, et demain, tu ne sais pas », ajoutait-elle avec optimisme. Le couple a donc remis à l'eau, en juillet 2014, 50 000 livres de moules qu'ils souhaitaient cueillir à l'automne 2017.

 
C’était alors sans se douter qu’en 2018, ils devraient encore remettre ça puisque leurs installations ont été envahies par les algues. Il en fallait davantage pour les décourager. La diversification des cultures allait être leur bouée de sauvetage. Alors qu’on avait déjà introduit le pétoncle, on allait ajouter la culture d’algues pour la consommation. Les huîtres se sont maintenant ajoutées aux cultures.

PurMer
Au cours des dernières années, les productions ont repris de la vitesse, sauf pour le pétoncle qui n’a pas été produit en 2023, l’eau de la baie étant trop chaude. Eux qui ne s’y connaissaient aucunement au début en mariculture ont vite appris de formations sur Internet et d’un séjour d’André, le menuisier de carrière, sur la Basse-Côte-Nord avec des pêcheurs qui lui ont appris les rudiments de la mariculture.


Grosse Boule, un paradis
Depuis 2018, en plus de l’univers fascinant de la mariculture, le décor enchanteur de l’île Grosse Boule, en plein cœur de l’archipel des Sept Îles dévoile tous ses secrets. Outre déguster les produits, on y apprivoise la culture des algues ainsi que l’élevage de moules et de pétoncles. Ceux qui s’y rendent en excursion ne voient plus les fruits de mer de la même façon par la suite.

PurMer
L’accès au site s’effectue par bateau pneumatique. Le trajet depuis la marina de Sept-Îles dure environ 15 minutes selon les conditions météorologiques.

PurMer

Le camp éducatif Purmer accueille les jeunes âgés de 8 à 13 ans pour un séjour de 4 nuitées sur l’île Grosse Boule. Les enfants ont le plaisir de découvrir les secrets de la mariculture et les beautés naturelles de l’archipel des Sept Îles et de vivre l’excitation de passer la nuit sous l’une des yourtes modernes et bucoliques.

PurMer
Les biologistes sur place interprètent et expliquent le processus d’élevage de moules et d'algues lors d’une excursion en zodiac autour des installations de la ferme. Les visiteurs sont ensuite invités à une dégustation de pétoncles. Suite à cette inoubliable rencontre culinaire, les visiteurs de l’île se voient accorder un moment pour découvrir le site par eux-mêmes, pouvant ainsi prendre des photos. La ferme offre également des accommodements d’hébergement en yourtes pour 4 à 8 personnes.

PurMer
André Gauthier et Sandra sont aujourd’hui de fiers producteurs maricoles. Ils ont même refusé une offre d’achat généreuse pour leur île, plusieurs fois plus élevée que le prix payé. Tout ça parce qu’ils veulent laisser ce petit paradis en héritage à leurs descendants. Leur fille, Meggie, est déjà impliquée dans l'entreprise familiale en y venant passer ses étés pour collaborer avec ses parents.

 
Ferme maricole Purmer
ferme-purmer.com
Ile La Grosse Boule
Sept-Îles (QC) G4R 2P8
(418) 960-4915

La Gaspésie a l’habitude de présenter des festivals culturels originaux depuis longtemps. L’événement FURIES – Festival de danse contemporaine présenté à Marsoui, un village de quelques centaines d’habitants en bord de mer, en Haute-Gaspésie, du 25 au 28 juillet prochain, n’échappe pas à ce principe.


Pour sa 5e édition, le festival FURIES, un festival de danse contemporaine à échelle humaine, écoresponsable et homosympathique, met en avant des formes chorégraphiques percutantes dans le paysage quotidien. Les présentations ont lieu à l’intérieur et en plein air à divers endroits du village.


Comme l’explique sa fondatrice et co-directrice générale, Priscilla Guy, « nous avons tendance à programmer des oeuvres achevées, car notre prise de risque ne se situe pas dans l’accompagnement à la création pour des premières, mais plutôt dans une programmation éclectique et sans compromis qui favorise la reprise d’oeuvres ayant souvent peu ou pas tourné au Québec et, à fortiori, en Gaspésie. Ainsi, nous privilégions souvent les œuvres en format achevé que nous avons pu voir en vrai ou sur vidéo ».
Furies_Marsoui 

D’autre part, l’équipe est souvent tentée d’y aller avec des coups de cœur communs entre ses trois membres dont les goûts esthétiques sont bien différents. Finalement, il y a une multitude d’éléments qui sont pris en compte, comme la provenance, la maturité artistique, le type de pratique chorégraphique, l’esthétique proposée, les pièces solos ou de groupe, la représentativité de communautés marginalisées, un souci de contribuer à la décolonisation de la diffusion en danse, etc. La programmation doit refléter un ensemble de valeurs que porte le festival et qui influencent ses choix.

Furies_Marsoui Furies_Marsoui
Du 25 au 28 juillet 2024, Marsoui va vibrer à l’enseigne des créations artistiques diverses. La soirée d’ouverture à deux volets présente la musique de l’haïtienne Rara Soley riche de nouvelles sonorités : les tanbou, les vaksinn, le graj, le tcha-tcha et les voix produisent une musique qui touche l’âme. Ce sera suivi de Mirages, une nstallation composite de la compagnie Emmanuel Jouthe | Danse Carpe Diem, une proposition intimiste qui suggère une mise en abyme du vivant.


Le reste du week end promet une programmation diversifiée et colorée. Le tout se terminera par un retour du Gala de lutte de l’Est, un événement populaire qui met en vedette des « lutteureuses » qui ne ménagent aucun effort pour ramener la ceinture à Marsoui. Il faudra définitivement y être pour en mesurer toute l’intensité.

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FURIES - Festival de danse contemporaine est une initiative et une production de l’organisme Mandoline Hybride qui a pour mission le développement de l’art contemporain sous diverses formes, avec pour point d’ancrage, la danse, depuis sa fondation en 2007.
Ses projets de recherche, production et diffusion visent à (re)penser la place et la portée de l’art dans la société, à partir de perspectives critiques. La mise en valeur des artistes de la relève et l’attention portée à l’inclusion de voix diverses sont des priorités pour l’organisme.

 Quatre volets permanents permettent de concrétiser les valeurs de l’organisme :
- Regards Hybrides
Vise à favoriser l’articulation, le développement et le rayonnement des pratiques et discours à la frontière de la danse et du cinéma. Avec sa plateforme web, sa collection, sa biennale internationale et son offre de services pour les artistes et diffuseurs, Regards Hybrides est le seul projet en son genre au Canada.
- Salon58
Mis sur pied en 2018, Salon58 se dédie à l’accueil d’artistes en résidence et à une programmation de concerts intimistes, misant sur l’expérimentation artistique et la proximité avec le public.
- FURIES — festival de danse contemporaine
Sous la direction artistique de Priscilla Guy, Sébastien Provencher et Karla Etienne, FURIES est un festival de danse qui met en avant des formes chorégraphiques percutantes dans le paysage quotidien.
- L’Hybride — café & librairie
Plus qu’un simple café, L’Hybride fonctionne comme une plaque tournante qui permet à Mandoline Hybride d’innover, de consolider ses initiatives, de les mettre en action et de les partager.

Furies_Marsoui L'équipe de direction et coordination de FURIES : Priscilla Guy (à droite), Sébastien Provencher et Karla Etienne

FURIES – Festival de danse contemporaine
furiesfestival.com
comm@mandolinehybride.com

1, Rte Principale O.
Marsoui, QC G0E 1S0

Tout le monde qui passe par Longue-Pointe-de-Mingan, sur la Côte-Nord, et qui souhaite se rendre en excursion dans les îles de l’archipel ou encore se loger à proximité, en bord de mer, connaît l’enseigne Famille Vibert. Ce qui se cache derrière ce nom, ce sont des gens dont l’histoire est étroitement rattachée à ces lieux touristiques.


Les Vibert, ce sont Marius, le navigateur d’expérience, Danielle Kavanagh, sa conjointe et fille du dernier gardien du phare de l’Île aux Perroquets, Robert Kavanagh marié à Mary Collin, et leur descendance. C’est Emmanuelle Vibert, leur fille, qui est maintenant aux commandes de l’entreprise qui propose plusieurs services, activités et excursions aux nombreux touristes qui viennent chaque année découvrir ces curiosités de l’archipel mythique. Elle le fait avec passion et assure la relève de ses parents, à leur grand soulagement.

Famille Vibert

Danielle Kavanagh et Emmanuelle Vibert, mère et fille.


L’entreprise a débuté en 1992 avec la construction de la boutique Souvenirs Archipel Mingan. Durant le même été, un besoin fut constaté pour offrir de l’hébergement dans la région. En 1993, deux premières maisonnettes toutes équipées sont construites sur le terrain voisin, directement face à la mer. Le concept du « prêt à camper » fait alors ses effets.


En 1995, deux autres maisons apparaissent suite à la forte demande pour l’hébergement dans la région. En 1999, le complexe touristique actuel se complète. Il est désormais composé de 8 maisonnettes tout confort et 5 chambres en motel, en plus d’un terrain de camping donnant directement sur la plage. La boutique de souvenirs et d’accueil pour les excursions constitue le point fort de cet ensemble.

Famille Vibert
Entre temps, un service d’excursions avait débuté. Il permet aux visiteurs d’explorer les iles de l’archipel de Mingan, devenu une réserve de parc national en 1984, et la région. Marius Vibert coordonne les excursions. Homme d’expérience, il connaît très bien la mer et la région ce qui lui permet d’offrir des excursions personnalisées et intéressantes. Avec plus de 40 ans d’expérience sur un bateau, il connaît bien les détails qui rendent une excursion intéressante, que ce soit pour l’observation des baleines ou la photographie des paysages nature uniques.


Enfant et adolescente, Danielle Kavanagh a vécu ses étés sur l’île aux Perroquets qui ouvre la porte de la Minganie. Elle y a passé 19 ans et connaît très bien la mer ; l’océan fut son terrain de jeux. Le phare de l’île aux Perroquets est le premier dans la région à avoir accueilli une station de phare en 1888, il y a plus de 125 ans. Il a cessé ses opérations en 1976.

 Famille Vibert Les Vibert, trois générations de gens passionnés

Accueillir les gens et leur faire connaître son petit coin de paradis est une passion qui se dévoile aussi dans les peintures de Danielle. Encore aujourd’hui, elle prend plaisir à seconder sa fille dans l’accueil des touristes toujours heureux de la rencontrer et d’échanger avec cette femme pleine de souvenirs.

Famille Vibert Famille Vibert
« Le complexe touristique actuel est un rêve qui s’est réalisé et qui continue à se réaliser chaque jour », assure Emmanuelle Vibert. Avec le support et la collaboration de Parcs Canada, qui assure la protection, la sauvegarde et la gestion îles de l’archipel de Mingan, la Famille Vibert s’assure d’offrir toujours des excursions de qualité, grâces à ses trois bateaux confortables et sécuritaires, et à la présence de guides chevronnés de Parcs Canada sur place lors de l’arrivée des touristes qui profitent de l’une des deux excursions quotidiennes, lorsque la météo et la mer le permettent.

PurMer
Cet engouement pour les excursions aux îles ne se perd pas. Au contraire, avec la pandémie qui a permis à un nombre plus grand de Québécois de découvrir cette région, la popularité ne cesse d’augmenter. La Famille Vibert est prête à faire face à la musique pour répondre aux attentes, dans la mesure des disponibilités et de la capacité d’accueil, et ce dans le respect des consignes de Parcs Canada. Et sans oublier, bien entendu, l’héritage patrimonial que Robert Kavanagh a suscité avec son passage mémorable dans ce phare.


Des projets pour l’avenir ? Emmanuelle ose nous indiquer, du bout des lèvres, que l’entreprise songe à développer un concept d’hébergement insolite sur la plage. Elle n’en dit pas plus pour le moment, mais ses yeux brillent de passion. Peut-être verra-t-on son projet surgir en 2025, conclut-elle.


Les Maisonnettes des Îles
Excursions Famille Vibert
minganie.info
126, rue Bord de la Mer
Longue-Pointe-de-Mingan (Qc) G0G 1V0
418 949-2302

Nathalie Clément ne fait rien qui ne soit empreint de passion, d’histoire et de culture. En fondant le Café-librairie Nath & Compagnie avec son conjoint, en 2019, au cœur de Percé, elle ne savait pas encore qu’elle allait se lancer dans une aventure encore plus grande un peu plus tard.

Et c’est la Maison Black Whale, un bâtiment historique situé à quelques centaines de mètres du café-librairie, directement face à la mer, qui va donner naissance, en 2022, à un projet de restaurant unique avec un concept distinctif où l’art et l’artisanat de la Pointe de la Gaspésie ont été à l’honneur pendant de nombreuses décennies.

Black Whale Percé 

Suivant l’inspiration du chef, le menu à l’ardoise se compose de créations originales concoctées à partir de produits du terroir et d’ingrédients frais du moment. Selon la saison, des fruits de mer fraîchement pêchés, légumes de maraîchers gaspésiens et autres produits locaux sont servis sous forme de plats raffinés qui font honneur aux trésors culinaires de la région.

En plus de la salle à manger éclairée sur trois côtés, par des fenêtres fidèles à l’époque qui ont été rénovées, on y trouve une terrasse extérieure qui prend le pouls de l’animation de ce secteur touristique réputé, à portée de vue du Rocher Percé. On s’y régale dans un environnement inspirant avec un personnel dynamique et souriant. On y a vue sur la cuisine et cette énergie se transmet dans tout l’espace.

Black Whale Percé

Une expérience culinaire 4 saisons
Véritables amoureux de Gaspésie, l’une des choses qui tient le plus à cœur à Nathalie Clément et son équipe, c’est d’encourager le dynamisme de la ville de Percé à travers les saisons.

En mettant sur pied ce restaurant dans la Maison Black Whale, Nathalie Clément et ses proches ont voulu créer une destination incontournable pour les gens de passage durant la saison forte, mais aussi un lieu de rencontre privilégié dont les résidents de Percé peuvent profiter dans leur vie quotidienne.

Pour mieux comprendre ce qui anime les gens de Nath & Compagnie, il faut faire un retour en arrière. Cet établissement a ouvert ses portes en 1936. La Maison Black Whale a été fondée par la Guilde d’artisanat de Percé dans le but de promouvoir les œuvres d’artisans locaux. L’établissement servait également de centre communautaire et culturel pour les habitants de la région à l’époque.

Black Whale Percé

L’héritage de la Maison Black Whale est au cœur de l’expérience que Nathalie Clément et son équipe souhaitent faire vivre aux visiteurs. En effet, le restaurant qui occupe les lieux depuis l’été 2022, est un lieu de rencontre convivial, où tous sont invités à venir célébrer la culture gaspésienne tout en savourant bon repas. On y trouve des plats de fruits de mer, des produits du terroir et une cuisine au couleur de la Gaspésie avec des recettes issues du livre de cuisine « Black Whale Cook Book », un ouvrage imprimé en 1948. Nathalie Clément travaille d’ailleurs sur une réédition de cet ouvrage avec une équipe d’experts et de passionnés.

Black Whale Percé Black Whale Percé

Par exemple, en juillet, on a pu y déguster un certain soir d’orage alors que l’endroit était rempli à craquer, une entrée de crabe et asperges marinées sur toast. Un goût exquis et raffiné. Ensuite, un demi-homard beurre aux herbes citron a comblé toutes nos attentes. Une succulent exemple de ce qui charme la clientèle jour après jour.

Gastronomie et culture vont de pair
Nath & Compagnie à été fondée par Nathalie Clément, une passionnée de photographie, d'art et de culture. Ainsi, la Maison Black Whale n’est pas seulement un restaurant, c’est aussi un lieu de rencontre pour célébrer la culture gaspésienne. Dans un prolongement de l’héritage historique de la Maison Black Whale, on a mis en place une section restaurant-boutique, en mezzanine, où on peut découvrir et se procurer des œuvres d’artisans locaux.

La gamme de produits Nath & Compagnie disponible, incluant des cartes postales, carnets de notes, papiers d’emballage, ainsi qu’une toute nouvelle collection dédiée à l’art de la table (nappes, napperons, céramiques, tabliers, chandeliers, tasses, assiettes et linges à vaisselle, tous confectionnés en Gaspésie et sérigraphiés à Percé) y sont exposés.

Black Whale Percé Black Whale Percé

L’escalier en colimaçon situé au centre de la salle mène au deuxième étage où on découvre aussi librairie de livres usagés, où on peut bouquiner à travers une sélection variée d’une grand nombre de livres.

Un Café-librairie pour se rassembler
Nath & Compagnie est née du désir de créer, à partir de photos inspirantes de la joie, du calme ou de la paix, des objets utile au quotidien. Des carnets pour prendre des notes et faire des listes. Des cartes pour écrire de petits mots à des gens que nous aimons, du papier d’emballage. Le tout dans un contexte écologique.

Black Whale Percé

Cette première boutique avec pignon sur rue à Percé, ouverte à l’année, se veut un lieu rassembleur et convivial, à l’image de l’esprit chaleureux qui fait la réputation des Gaspésiens.

On y propose une expérience culturelle unique, en abritant sous un même toit une papeterie écologique et un café-librairie, où on peut venir prendre un café tout en découvrant des livres et des objets coup de cœur. Tous les livres sont disponibles en boutique, mais on peut également se les procurer en ligne et les faire livrer directement chez soi.

La Guilde Black Whale et les recettes de l’époque
Pour terminer, un peu d’histoire. En découvrant ces dernières années « The Black Whale Cook Book », publié il y a plus de 75 ans, Nathalie Clément y a vu tout l'esprit communautaire qui habite Percé.

Pour elle, ce livre de recettes a une résonance particulière, à la fois personnelle, culturelle et communautaire, puisque son histoire est intrinsèquement liée à celle de Percé. The Black Whale Cook Book a été publié à la fin des années 1940 à Percé, à une époque où le village était fréquenté par de riches bourgeois anglophones.

Parmi ces touristes estivaux, l'autrice du livre, Ethel Renouf, va participer avec ses amies, dont la femme de Philips Birks (de la célèbre bijouterie montréalaise), à la fondation de la Guilde du Black Whale et occuper la maison qui abrite maintenant le restaurant. La Guilde va y tenir un comptoir de vente et inviter les artisans de la région à venir y déposer leur travail qui y sera vendu gratuitement. Ce bénévolat entamé lors de la Grande Dépression va se poursuivre durant plusieurs années.

Black Whale Percé

« J'ai voulu faire dans cet immeuble-là, sans le savoir, un peu ce qui s'y passait de 1930 à 1975, avec les dames qui ont fondé cette guilde », a indiqué Nathalie Clément en entrevue à Radio-Canada.

Tout comme le Café-Librairie, le restaurant Black Whale est ouvert à l’année longue.

Black Whale Percé
Restaurant Maison Black Whale
nathetcompagnie.com/restaurant-boutique-a-perce
170 route 132 ouest
Percé, QC G0C 2L0
418-782-4561

Café-Librairie Nath & Compagnie
nathetcompagnie.com/cafe-librairie
224 route 132 ouest
Percé, QC G0C 2L0
418-782-4561

Après avoir travaillé pendant six ans à l'atelier-boutique À marée basse, la photographe et designer graphique Maude Jomphe a décidé en 2022 de se lancer dans l'aventure de Maison Papier, à la fois boutique, galerie et lieu d'événement. Sa motivation : favoriser la découverte d'artistes madelinots aux visiteurs tout en rendant leur art davantage accessible et abordable.

Passionnée par le design, les arts, et les Iles de la Madeleine, sa terre-territoire d'accueil depuis plus de 15 ans, elle souhaite faire rayonner le talent des artistes d'ici. « Je souhaite les faire rayonner davantage, afin de permettre à un plus large public de découvrir les artistes, de tisser des liens sensibles avec leur démarche et de pouvoir s’entourer d’œuvres qui inspirent et embellissent le quotidien », explique-t-elle alors que Maison Papier a fêté ses deux ans en juin dernier.

Maison Papier Maison Papier

M A I S O N P A P I E R présente le travail d’artistes en arts visuels des Îles de la Madeleine sous forme de reproductions imprimées sur papier. Chaque œuvre sélectionnée est photographiée, retouchée, puis imprimée avec des encres à pigments sur un papier au fini lisse et mat. Le résultat se traduit par une reproduction fidèle et vibrante des couleurs, et un rendu tout en finesse des détails et subtilités de l'œuvre originale.

Une redevance pour les droits de reproduction est versée à l’artiste pour chaque affiche vendue.

Maison Papier Maison Papier

Fait intéressant et original, parmi les étapes qui constituent la structure de Maison Papier, une s'avère particulièrement précieuse. On propose la visite de l'atelier de l'artiste, cet antre sacré, intime et rempli d'énergie créative.

Maison Papier 

La galerie-boutique Maison Papier loge au rez-de-chaussée du Petit hôtel de la Montagne, à Bassin, sur l'île du Havre-Aubert. L'endroit restera ouvert toute l'année, à titre de café. On vérifie les horaires sur sa page Facebook.

Maison PapierMaison Papier

maisonpapier.ca
2979 Chemin de la Montagne
Bassin, QC G4T 0A4
(418) 937-4279

Si on n’est pas originaire de la Côte-Nord, en particulier de Baie Comeau, le nom de St-Pancrace ne nous est pas familier. Mais là-bas, 10 ans après la fondation de la microbrasserie qu’on a baptisée de ce nom, tout le monde en connaît l’origine, et la légende qui en découle.


Les propriétaires associés de la Microbrasserie St-Pancrace, André Morin, Karine Savard et Pierre-Antoine Morin, sont fiers de leur création et de son évolution. D’abord un pub au centre-ville, Place LaSalle, en 2013, où on crée la première bière, la Uapishka, dans un coin de cuisine et au sous-sol, une bière blanche de blé légèrement voilée qui présente un goût rafraîchissant de coriandre et d’écorce d’orange.

St-Pancrace
On y a ajouté depuis 2017 une usine de production et une boutique, boulevard Comeau, pour répondre aux besoins et à la demande grandissante. On y brasse aujourd’hui 26 bières régulières et saisonnières, en plus de deux sans alcool.


Les associés y ont installé un coin historique où on peut suivre toute l’évolution de l’entreprise et de ses produits au fil des ans, dans une présentation 3D et multimédias des plus fascinantes. Bref, on y apprend que l’inspiration des fondateurs provient d’une légende locale bien connue.

 
Le fleuve St-Laurent était à l’époque le théâtre de contrebande d’alcools. En 1932, dans une baie située entre Baie-Comeau et Franquelin, un navire de la douane intercepte le Aileen McDonald, une embarcation d’un bootlegger renommé. Pris de panique, les hommes de main balancent la cargaison par-dessus bord qui se disperse dans le courant.

St-Pancrace St-Pancrace
Il n’en fallait pas plus pour que cette histoire inspire le nom et le logo de la microbrasserie, un baril flottant dans la Baie St-Pancrace.
Fait intéressant : chaque bière a son histoire, sa source de légende. Cela ajoute à l’effet de la fierté régionale de l’équipe de la St-Pancrace. Par exemple, la Sinueuse. Brassée en l’honneur du 40e anniversaire de fondation de Fermont, en 2014, la Sinueuse célèbre la vivacité des gens du Nord. Évoquant la route 389, elle invite à la découverte ceux qui n’ont pas froid aux yeux.


C’est dans les cuves de Pit Caribou en Gaspésie que les premières bières ont été brassées en 2013. Dès l’année suivante, on entreprend le premier brassin à Baie Comeau et les bouteilles arrivent en épiceries et dépanneurs de la région en fin 2014. Au cours des années qui précèdent l’ouverture de l’usine, on élabore des protocoles de recherche en vue de mettre en valeur les saveurs des petits fruits du terroir nordique. On développe également des partenariats avec producteurs et cueilleurs régionaux.

St-Pancrace
Pour ses 10 ans, St-Pancrace s’est fait un cadeau : aller parcourir la Côte-Nord et rencontrer tous ses collègues brasseurs et brasseuses sur l’ensemble du territoire, jusqu’au Labrador. André Morin, directeur de production de la microbrasserie explique que c’est d’ailleurs avec Iron Rock Brewing Co, au Labrador, que la première bière thématique est sortie, la Maibock.

Le but de l’équipe est de profiter de ce 10e anniversaire pour se déplacer, avec un brasseur, dans les autres microbrasseries, et ainsi rencontrer les autres équipes et profiter de chaque arrêt sur la Côte-Nord ainsi qu’au Labrador. Quatre nouvelles bières découlant de cette opération devraient voir le jour d’ici la fin de 2023.


Mis à part les plans de développement et de croissance, l’ajout de nouveaux produits et l’élargissement de la distribution, les dirigeants de la microbrasserie ont le souci de l’équipe avec qui ils travaillent. « Une autre chose importante pour nous, c’était de pouvoir aussi grandir dans l’entreprise. Donc avoir un endroit qui permet de grandir en tant qu’entreprise, mais permettre aux gens autour de nous de grandir également. On est fiers de nos produits, mais on est encore plus fiers d’avoir su créer des carrières et de réelles opportunités d’emploi », affirme Daniel Morin. L’entreprise emploie près de 40 personnes au pub et à l’usine.

St-Pancrace
Il ne manque pas de souligner également l’importance que jouent les partenaires et les producteurs régionaux dans la réussite à ce jour de la microbrasserie.


Curieusement, si on demande quel est aujourd’hui le produit vedette de la St-Pancrace, Pierre-Antoine Morin nous répond sans hésiter : la Uapishka, la première bière créée en 2012. Étonnant quand même, alors que la variété est si importante !


Microbasserie St-Pancrace
microbrasserie.stpancrace.com
55, place LaSalle
Baie-Comeau (QC) G4Z 1J8
418 296-0099

Usine et boutique
110, boulevard Comeau
Baie-Comeau (QC) G4Z 3A8
418 296-0099

Le pavillon d’accueil est imposant. Déjà on sent qu’on s’apprête à découvrir quelque chose de différent, d’unique. Le Géoparc de Percé, un site et une organisation reconnus par l’UNESCO depuis 2018, a pour mission de protéger et de conserver l’intégrité de l’héritage géologique d’un site, pour le bénéfice des générations actuelles et futures.

Géoparc Percé
Le principal objectif d’un Géoparc est avant tout de conserver la structure de ses habitats, de sa faune et de sa flore. Il atteint ses objectifs par le biais d’une approche à trois volets : conservation, éducation et géotourisme. Un Géoparc offre un cadre d’exploration et d’observation, où il est possible de toucher, d’examiner et de reconnecter avec des spécimens d’intérêt, comme les structures rocheuses, les plantes rares et certaines espèces animales. Il fait également l’objet d’études scientifiques diverses, en plus d’offrir un éventail d’activités permettant de profiter des paysages.

Géoparc Percé
La mise en valeur et la conservation du site sont les fondements mêmes du concept de Géoparc. Il devient ainsi un outil de développement durable pour les communautés. L’information est adaptée en fonction de l’histoire, de la culture, des conditions climatiques et de la situation géographique du site. Son thème promotionnel est évocateur de ce qu’on peut y trouver, y faire, y découvrir : 500 millions d’années d’histoire de la Terre à découvrir !

Géoparc Percé
Que peut-on y voir et y faire justement ? La liste est longue et variée. En résumé, on peut s’adonner à une expérience multimédia immersive (Tektonik), visiter une plate-forme vitrée suspendue, s’élancer sur une tyrolienne, participer à des randonnées guidées dans le village et dans la forêt magique. On peut aussi faire du camping sur le site. Les familles apprécient également l’Espace jeux Desjardins. Le Géoparc accueille aussi le public en hiver pour des activités spéciales de week end.
Émilie Trudel-Vibert, responsable des communications, marketing et service clientèle de l’organisme rappelle que « l’approche « partant de la base », associant la conservation et le développement durable tout en impliquant les communautés locales, devient de plus en plus populaire. Ailleurs au pays et dans le monde, Percé est souvent cité à titre de référence, puisqu’il a lui-même été fondé par le biais d’une coopérative de solidarité sociale ».
L’endroit est impressionnant. Les limites du Géoparc mondial UNESCO de Percé correspondent aux frontières de la municipalité de Percé. En 2016, ce village comptait 3289 habitants. Le territoire est constitué de 555 km2, soit 432 km2 d’aire terrestre et 123 km2 d’aire marine. Son paysage côtier est dominé par les falaises du littoral, incluant l’île Bonaventure et le fameux Rocher Percé.
Une visite au Géoparc s’impose lors d’un prochain passage à Percé.

Géoparc de Percé
geoparcdeperce.com
180, route 132 ouest
Percé (Québec) G0C 2L0
418.782.5112

Par Pierre Perreault
Janvier 2026
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Alors que la communauté autochtone Innu de Mashteuiatsh, au nord de Roberval sur les rives du lac Saint-Jean (Pekuakami), propose déjà un musée, un carrefour d’accueil, un circuit patrimonial, le site d’interprétation Nutshimit, le Grand rassemblement annuel des Premières Nations et quelques boutiques d’artisanat, d’art et de vêtements traditionnels, entre autres, voilà que les Pekuakamiulnuatsh (habitants de l’endroit), qui partagent généreusement leurs traditions ancestrales et leur vision du monde intimement liée au territoire, pourront maintenant compter sur un économusée pour diffuser encore davantage un autre pan de leur culture.
Économusée Mashteuiatsh Économusée Mashteuiatsh

C’est Valéry Larouche, l’entrepreneure et la créatrice derrière la boutique Mikuniss Collection depuis 2022, qui est l’initiatrice du projet qu’elle a développé avec plusieurs partenaires communautaires, municipaux, gouvernementaux, socioéconomiques et financiers. Évalué à environ 500 000 $, le projet mettra l’accent sur la découverte et la connaissance du travail de couture et de confection de vêtements en fourrure et en cuir, selon les traditions innues. Dès l’été 2026, la population locale et régionale de même que les touristes pourront participer à des visites guidées ou autonomes des ateliers de production, ainsi que la boutique dans un contexte immersif. On pourra ainsi y déguster des produits de la chasse, du trappage, de la pêche et de la cuisine traditionnelle, en plus de découvrir des odeurs caractéristiques reliées aux diverses activités du milieu.

Économusée Mashteuiatsh Économusée Mashteuiatsh

Innu et Québécoise, sa boutique Mikuniss qui poursuit l’œuvre de la famille Robertson, des pionniers dans ce domaine, veut faire rayonner sa culture et celle des Premières Nations. Après six générations de Robertson à la tête de l’entreprise Robertson Fourrures, la designer de mode Valéry Larouche en a repris le flambeau en 2024. Véritable passionnée, elle aime créer selon ses émotions et ses envies en prônant des matériaux écoresponsables, tout en ayant un petit penchant pour le cuir et la fourrure. Diplômée du Cégep Marie-Victorin en design de mode, elle décide ensuite de retourner vivre dans sa région natale pour participer à son rayonnement économique sur la planète mode.

Mikuniss s’est donc donné pour mission d’inspirer confiance en offrant des produits de qualité uniques issus du savoir-faire des artistes et artisans, et inspirés de l’héritage culturel des Premières Nations à partir de matières premières ayant un faible impact environnemental. En alliant l’ingéniosité des pratiques artisanales passées et l’innovation d’aujourd’hui Mikuniss Collection propose des pièces authentiques et créatives dans une grande variété de styles et de gammes de prix. On offre également des cours de couture pour la transmission des traditions et le développement de nouveaux talents dans la confection de vêtements mode.

Économusée Mashteuiatsh Économusée Mashteuiatsh Économusée Mashteuiatsh

Dès le printemps 2026, les travaux de transformation et de rénovation du bâtiment actuel de Mikuniss permettront de réaliser les aménagements du concept d’économusée qu’on souhaite rendre accessible aux visiteurs dès l’été. Son inauguration officielle aurait lieu plus tard à l’automne lors d’un événement spécial. Le projet est appuyé et soutenu par divers acteurs socioéconomiques, comme la Société de développement économique Ilnu de Mashteuiatsh, Tourisme Saguenay – Lac St-Jean, Tourisme Autochtone Québec, etc. Une campagne de sociofinancement sera lancée à la fin de l’hiver pour recueillir une partie des fonds nécessaires à la réalisation du projet qui va contribuer à l’essor de la communauté de Mashteuiatsh, assure Valéry Larouche.

Économusée Mashteuiatsh Valéry Larouche, propriétaire de Mikuniss

Signalons que Mashteuiatsh, une branche de la nation Innue du Nitassinan au Québec, est la seule communauté autochtone dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Avec ses presque 10 000 membres, en 2025, les Pekuakamiulnuatsh forment la deuxième communauté autochtone en importance au Québec. On compte actuellement environ 2 200 membres vivant sur la réserve.

Économusée Mashteuiatsh

Mikuniss Collection
mikunisscollection.com
1619 , Ouiatchouan
Mashteuiatsh, QC, G0W 2H0
(418) 275-0795


Par Gaëtan Vaudry

Je n’aurais jamais pensé que durant ma tournée automnale, j’allais faire l’essai de la thermothérapie, une technique qui consiste à utiliser les variations de températures normalement comprises entre 10 et 40 degrés Celsius, pour détendre et soulager les systèmes musculaire et articulaire du corps.

Pour faire l’expérience, je me rends au Thuya spa de Saint-Georges-de-Malbaie (un secteur de la ville de Percé), qui se veut un centre écotouristique proposant un ressourcement complet en contact direct avec la nature. Je revêts mon maillot de bain et voilà prêt à respecter les trois étapes de base afin de maximiser les bienfaits de la thermothérapie sur mon corps et mon esprit.

Thuya3 Thuya2

Répétition de ce cycle

Je débute par une saucette dans un bassin chaud pour une durée de 15 minutes. Ça détend, ça fait du bien. J'en reprendrais encore. Mais, avec rigueur, je dois me rendre un bon 30 secondes dans le bassin froid. Cette fois, ça surprend. Mais aussi étrange que ça puisse paraître, je me sens très bien. C’est alors le temps de m’offrir un minimum de 15 minutes de détente, dans l’un des hamacs. Je suis aux anges! Vous pensez que c’est tout ? Que non ! C’est à ce moment que l’on m’explique que la répétition de ce cycle me permettra d’atteindre un nouveau de relaxation exceptionnel. Ce que je fais, avec plaisir !

Les installations du Thuya spa sont particulièrement impressionnantes. Les plus récentes rénovation du Le Nordet sont en grande partie éco responsables. À titre d’exemple, le plancher de l’établissement est fait de bois d’érable, reconnu pour sa durabilité. Mais au Nordet, on pousse davantage l’expérience : les vins servis au restaurant sont biologiques, leur café est équitable et provient d’une brûlerie locale, la majorité des alcools proviennent de distilleries québécoises locales, leur sirop d’érable provient du Coin-du-Banc, petit village d’à côté, leurs confitures sont faites maison et j’en passe !

Je vous suggère fortement de faire l’essai de la thermothérapie du Thuya spa. Seul, en amoureux ou encore en famille (14 ans et plus). Vous en ressortirez grandi, reposé!

Thuya spa / Le Nordet1600, Route 132 Est
Saint-Georges-de-Malbaie (Québec)
418 645-2223
nordet.ca

Logeant depuis 30 ans dans un bâtiment très emblématique au tout début du chemin du Havre à La Malbaie, le Musée de Charlevoix fait découvrir et connaître le Charlevoix d’hier et d’aujourd’hui à travers ses activités de conservation, de diffusion, d’éducation et de recherche du patrimoine historique et artistique de la région avec une attention particulière à l’art populaire.

Musée Charlevoix
Son histoire débute dans les années 1940 avec un collectionneur qui veut honorer l’écrivaine Laure Conan. En 1975, le Musée régional Laure-Conan prend vie. Il s’installe au centre-ville de La Malbaie, dans l’édifice de l’ancien bureau de poste. Plus tard, on souhaite doter Charlevoix d’un édifice muséal plus adéquat. Un groupe de personnes se met à la tâche. Le 29 juillet 1990, le Musée de Charlevoix ouvre enfin ses portes sur le Chemin du Havre. Ce magnifique bâtiment, dont l’architecture évoque un phare, offre désormais de vastes espaces d’exposition et de conservation pour les milliers d’œuvres et d’objets de sa collection.

Musée Charlevoix
Le directeur général du Musée, Sylvain Gendreau, explique que l’orientation donnée è l’institution, soit l’histoire et l’art populaire, tire son origine d’une collection plus de 4 000 artéfacts liés à l'ethnohistoire de la région, acquis au fil des ans. Meubles et accessoires de maison, jouets et jeux, outils du bois et du textile, et bien sûr, vêtements et linges de maison constituent les principales catégories d'une collection qui se veut le reflet de l'identité charlevoisienne.
Le Musée de Charlevoix peut compter sur de sérieux et importants contributeurs, dont le Casino Loto-Québec, le ministère de la Culture et des Communications, la Ville de la Malbaie, la MRC de Charlevoix-est, divers établissements muséaux et d’économusée de la région, le Domaine Forget et le milieu scolaire régional.

Musée Charlevoix
Sylvain Gendreau appuie son action sur une équipe de sept personnes occupant des fonctions professionnelles, techniques et administratives. Il travaille également avec le conseil d’administration présidé par Me Marie-Christine Dufour. Les expositions présentées au Musée sont diverses, dont une permanente, « Charlevoix raconté », et des expositions temporaires qui varient tout au long de l’année. Un calendrier d’activités pour toute la famille est offert en ligne et permet d’y trouver des éléments d’intérêt en tout temps.
Le patrimoine religieux mis en valeur
Le Musée de Charlevoix s’apprête enfin à acquérir, avec la ville de La Malbaie, l’église plus que centenaire de Pointe-au-Pic, presque voisine du musée. L’église est classée bien culturel à protéger par le ministère de la Culture du Québec.
Le Musée pourrait la doter d’une aire citoyenne, d’un café, d’une salle de spectacle, d’un pavillon muséal et plus encore. Dans le cadre du projet Cité-Mémoires, on devrait y voir des projections sur la façade au cours des prochains mois.
Riopelle 100
L’année Riopelle à La Malbaie
Rappelons aussi que dans le cadre des célébrations des 100 ans de l’artiste Jean-Paul Riopelle, le Musée tiendra une exposition « Riopelle et l’art populaire » dès le 16 juin prochain et ce, jusqu’en février 2024. Elle a été imaginée par Yseult Riopelle, commissaire invitée, qui la dédie à son père en rendant hommage à son attrait pour l’art populaire.
La chasse, la pêche et la nature ont inspiré à Riopelle des œuvres issues d’objets qu’il trouve ou dérobe, et dont il détourne le sens. L’exposition met en scène ses espaces d’attache, dans l’estuaire du Saint-Laurent, et les créatures vivantes ayant inspiré sa production des années 1980. L’exposition fait un lien avec la collection d’art populaire du Musée de Charlevoix, une forme d’expression particulièrement appréciée de l’artiste.

Riopelle 100
On constate donc que ce ne sont pas les idées et les projets qui manquent afin de rassembler les citoyens et leur permettre de se reconnaître, d’échanger et de partager leur culture et leur histoire. Finalement, le Musée numérique et le Musée sur la route complètent l’offre muséale et font découvrir la richesse culturelle et sociale de Charlevoix à l’extérieur de ses frontières.
Musée de Charlevoix
museedecharlevoix.qc.ca
10 chemin du Havre
La Malbaie (Québec) G5A 2Y8
(418) 665-4411