On a beau avoir été prévenus par les publications promotionnelles et la description qui en est faite sur le site web du groupe Riôtel, mais le paysage qui s’offre à nous lorsqu’on franchit les portes de la salle à manger du restaurant Paqbo du RIÔTEL-PERCÉ est totalement spectaculaire. La fascination qu'exerce le Rocher Percé sur tous les gens, même après plusieurs visites, est indéniable.
Situé juste au bas de la Côte Surprise, sur la route 132, à quelques enjambées de la plage et sur un site qui permet une vue majestueuse sur la grande attraction de l’endroit, le Rocher Percé, l’hôtel autrefois connu sous le nom de Bonaventure sur Mer est devenu en 2003 la troisième acquisition du groupe et porte depuis le nom de Riôtel-Percé.

Le complexe hôtelier propose, outre le bâtiment principal, où se trouvent la réception et le restaurant Paqbo, deux autres pavillons connexes pour l’hébergement : l’Île Bonaventure et le Rocher Percé. Bien entendu, un grand nombre de chambres offrent la vue directe sur ces deux éléments forts du paysage local. De plus, plusieurs balcons et une grande terrasse extérieure permettent de profiter du panorama en tout temps.
Les habitués du coin savent que la lumière du jour contribue largement à l’ambiance des lieux. Du lever du soleil directement derrière le rocher jusqu’au moment où il va disparaître derrière les montagnes à l’ouest après avoir déversé ses rayons dorés dans le paysage, on a droit à des moments inoubliables à tous les moments de la journée. Le Riôtel-Percé étant un hôtel saisonnier, c’est de la fin du printemps au milieu de l’automne qu’il faut en profiter pour jouir de tous ses avantages.

L’établissement propose diverses catégories de chambres, allant de la classique à la supérieure, en passant par les suites, les chambres avec cuisinette et la chambre familiale. La majorité offrent des vues directes sur le panorama de la baie de Percé. Des rénovations apportées à plusieurs sections de l’hôtel entre 2013 et 2019 en ont fait un établissement de catégorie supérieure et assurent une qualité de séjour optimale.
L’accès direct à la plage favorise les longues marches vers les boutiques, cafés, galeries d’art, bars et restaurants situés à proximité, tout en profitant de ce panorama dont on ne se lasse jamais. L’accès aux croisières en mer vers le Rocher et l’île Bonaventure, des incontournables doit-on le préciser, est aussi facile tout près de l’hôtel.

Les gourmets et gourmands seront heureux de s’attabler au restaurant Paqbo pour le petit déjeuner style Riôtel, ou encore en fin de journée pour le repas du soir, en salle à manger ou sur la terrasse extérieure. On peut y prendre l’apéritif ou simplement un cocktail entre amis ou en famille. Le menu du Paqbo s’apparente à celui des autres hôtels du groupe en Gaspésie, toutefois avec des variantes pour y inclure des spécialités locales. L’expérience culinaire y est remarquable, de l’entrée jusqu’au dessert : une cuisine actuelle, maritime et accessible. Gâtez-vous avec entre autres la coquille aux fruits de mer, les côtes levées au sirop d’érable et la tarte à la lime.

En soirée, on peut profiter des dernières lueurs du jour ou encore de la beauté des ciels étoilés, de l’air salin et du bruit des vagues, autour d’un feu de camp près de la plage, seul ou avec d’autres visiteurs de passage.

Riôtel-Percé
riotel.com/fr/hotels/perce
261 QC-132 W
Percé, QC G0C 2L0
1 800-463-4212

Un petit creux à combler avant ou après le spectacle ou les emplettes? L’axe de la rue Saint-Joseph offre un large éventail d’excellentes tables. Le 101 Restaurant offre une expérience gastronomique avec sa cuisine française de saison, ses menus raffinés et ses vins d'exception. À moins que vous n'ayez un penchant pour le bistro du Clocher Penché? C’est toujours un réel plaisir de s’attabler dans cet irréductible bistro qui échafaude son art autour de produits d’artisans d’ici.
À quelques pas, avec sa formule de plats à partager, Torii Izakaya offre un menu régulier digne de la bistronomie moderne. Cette élégante buvette japonaise propose un alliage parfait entre les cuisines japonaise et française. À l’Hôtel Royal William, boulevard Charest, le restaurant Mila célèbre l’Italie avec une touche québécoise audacieuse.
Tout près, les becs sucrés se donnent rendez-vous chez Champagne Chocolatier. La maître-chocolatière Natalie Déchène et son équipe de passionnés vous offrent, depuis plus de vingt d'années, des produits haut-de-gamme dans l’univers du chocolat, de la pâtisserie et de la pâte d'amandes.
Les amateurs de bières artisanales, eux, souhaiteront étancher leur soif à la microbrasserie La Barberie, qui a atteint depuis bientôt trente ans le statut d'institution dans le quartier. À moins que ce ne soit chez la petite dernière, Korrigane Brasserie Artisanale, rue Dorchester.
Sur la rue Saint-Vallier, les Salons d’Edgar combine cuisine réconfortante, cocktails soignés, ambiance éclectique et grand espace chaleureux. Tous les soirs, avec ses deux salles, l’établissement propose des tables de billard, une petite scène, des soirées dansantes et même deux bars, l’un à l’avant, l’autre à l’arrière, permettant des ambiances distinctes. Vous risquez d’y rencontrer Robert Lepage, un habitué de ce lieu emblématique de la vie nocturne à Québec.
Le dernier-né de la famille RIÔTEL n’est pas le moindre. C’est en 2024 que les installations de l’Hostellerie Baie-Bleue de Carleton-sur Mer, dont les activités ont débuté sous ce nom il y a environ 30 ans, sont devenues celles de Riôtel-Carleton. C’est un complexe hôtelier qui comprend plusieurs immeubles et qui offre en plus de l’hébergement, un restaurant fort populaire et un centre des congrès qui dessert toute la région.

Le Riôtel-Carleton est fièrement situé face à la mer, dans la Baie des Chaleurs, et propose 105 chambres et suites de diverses catégories réparties dans quelque cinq pavillons, en plus de 4 lofts et 1 chalet tout équipé pour 16 personnes. Une piscine extérieure chauffée à quelques dizaines de mètres de la plage accueille la clientèle tous les jours où la météo le permet durant la saison. Les chambres décorées avec goût offrent souvent un balcon privé et sont équipées de toutes les facilités pour rendre un séjour agréable.


Au pavillon principal, en plus de la réception, on trouve au second étage le Resto-pub Saint-Joseph, un établissement festif et populaire ouvert toute l’année pouvant accueillir jusqu’à 250 personnes, en plus d’une terrasse extérieure couverte. Son menu de style familial, ralliant les différentes générations grâce à une ambiance sportive et décontractée depuis de nombreuses années, a connu des changements le 8 juillet dernier, alors qu’on a présenté le menu Riôtel déjà en vigueur dans ses trois autres hôtels en Gaspésie. Toutefois, comme c’est le cas ailleurs, on y a inséré des spécialités culinaires locales en plus des mets offerts en tout temps, au déjeuner et au souper. On peut aussi faire des commandes pour emporter. Le Pub Saint-Joseph connaîtra certainement une nouvelle vie avec l’arrivée de ce nouveau menu qu’on décrit comme proposant une cuisine actuelle, maritime et accessible.

Au rez-de chaussée du même pavillon, on trouve Churros & Crème Glacée qui propose en saison des churros faits à la main et un choix étonnant de délices glacés, du jeudi au dimanche.
Le Riôtel-Carleton loge également le Centre des congrès de la Gaspésie qui accueille divers événements et réunions toute l’année depuis 2009. Il met à la disposition des organisations des salles multifonctionnelles, des équipements ultra-modernes et un personnel qualifié pour l’accompagnement des promoteurs et organisateurs. Les services d’hébergement et de restauration du Riôtel-Carleton représentent une valeur importante pour ces installations.

Enfin, la proximité de la plage et son accès direct, et la présence de nombreuses activités nautiques dans les environs favorisent un séjour au Riôtel-Carleton.
Riôtel-Carleton
riotel.com/fr/hotels/carleton
482, Bd Perron
Carleton-sur-Mer, QC G0C 1J0
418.364.3355
Mélissa Spénard-Lefebvre et Louis-Charles Tremblay ont fait l’acquisition du mythique et populaire café Chez Temporel du Vieux-Québec en 2021, au moment où la pandémie de COVID-19 faisait toujours rage. On ne devient pas propriétaire d’un tel endroit sans en mesurer tous les tenants et aboutissants. C'est ainsi qu'ils ont décidé d’investir afin de mettre en valeur ce restaurant culte du Vieux-Québec.
Louis-Charles arrivait là avec une expérience de gestionnaire dans le monde de l’immobilier, une connaissance des affaires et de l’ingénierie, entre autres, en plus de détenir un diplôme d’ingénieur civil. En 2023, il a également fait l’acquisition de l’Auberge de la Paix voisine, une auberge de jeunesse, véritable institution du Vieux-Québec depuis 1972.

Louis-Charles Tremblay (à droite) avec la conseillère municipale du quartier (Québec) et le co-fondateur du Temporel, Jean Boissonnault, lors des fêtes du 50e anniversaire en 2024.
Situé sur la rue Couillard, dans le secteur historique au cœur des fortifications, Chez Temporel fait partie de la culture depuis l'ouverture en 1974. Étudiants, résidents du quartier et artistes, sans parler des touristes européens et autres, s’y attablent toujours pour créer et partager.
Temporel a joué un rôle important pour toute une génération bohème littéraire. « Le Vieux-Québec symbolisait l’existence de la France au Québec. Les gens ont découvert les allongés au Temporel, les croissants, la chanson française et francophone », affirme l’auteur Martin Têtu, qui a grandi dans le quartier et qui a écrit le roman Félix au Café Temporel.
Lors d’une fête célébrant les 50 ans du café en 2024, des experts en sciences sociales ont finalement témoigné de l’importance des lieux de rassemblement entre voisins pour la vitalité culturelle du Vieux-Québec. La création du Temporel s’inscrit dans une époque où le Vieux-Québec était encore un quartier populaire. Au fil du temps, le lieu a servi d’incubateur de création pour plusieurs artistes de renoms, tels que Gaston Miron, Chrystine Brouillet, Lucien Francoeur et Monique Proulx. Ces passages ont marqué l’effervescence culturelle de la ville de Québec dans les années 1980 et confèrent au Temporel son aura mythique. Le café Chez Temporel se distinguait également dans l’offre de ses produits. Certains habitués de longue date y ont bu leur premier allongé, y ont mangé leur premier croissant.

Chez Temporel revêt aujourd’hui une ambiance de bistro. Depuis 2021, Mélissa Spénard-Lefebvre et Louis-Charles Tremblay ont revisité le menu de l’établissement. Le couple s’applique tout de même à respecter l’esprit bohème du lieu. Le fameux croque-monsieur figure encore sur le menu et l’art est toujours au rendez-vous. Et que dire de ce menu qui propose, le jour ou le soir, des plats traditionnels ou plus actuels toujours préparés avec des produits du terroir et une volonté de la part de ses propriétaires de conserver l’âme de l’établissement et y faire revivre ces belles années. On y trouve également des boissons pour satisfaire tous les goûts : cocktails, vins, prêts-à-boire, etc.

Avec ses murs de pierre, sa cuisine ouverte à l’arrière, ses belles vitrines en devanture, son comptoir aux tabourets et son escalier menant à une plus vaste salle chaleureuse à l’étage, Chez Temporel nous transporte dans une époque pas si lointaine où le temps s’arrêtait alors qu’on s’affairait à refaire le monde autour d’un café ou d’un verre.

De plus, comme restaurateur et employeur concerné et engagé, Louis-Charles Tremblay s’implique dans les affaires qui concernent l’égalité et la justice dans la rémunération du personnel. Lui et plusieurs autres estiment que la répartition actuelle est inégale pour les employés de cuisine et demandent au gouvernement de les laisser gérer la répartition des pourboires pour mettre fin aux inégalités entre les employés de service et le personnel de cuisine. Il est monté au front récemment pour faire valoir cette proposition et en informer les médias.

Chez Temporel
cheztemporel.com
25, rue Couillard
Québec, QC G1R 3T3
(418) 694-1813
Ils ne sont pas parmi les plus flamboyants vus de l’extérieur puisqu’ils sont localisés un peu en retrait de l’activité commerciale et touristique du secteur, à l’entrée du Village. C’est lorsqu’on franchit leurs portes et qu’on accède à leurs chambres, suites et services qu’on en apprécie toutes les particularités.

C’est à la famille Charron, des entrepreneurs et investisseurs dans le monde de l’immobilier depuis plus de 40 ans à Montréal, qu’on doit la « renaissance » de ces deux établissements. Ce sont aujourd’hui les enfants du fondateur qui les dirigent.
La principale qualité de ces hôtels, c’est la localisation : à quelques pas du Quartier Latin, du Vieux-Montréal, à l’entrée du Village et de ses restaurants et bars, à quelques centaines de mètres de la station Berri-Uqam où passent trois lignes de métro, et tout à côté du campus de l’UQÀM et du complexe hospitalier du CHUM et de son centre de recherches. Le merveilleux Quartier des spectacles peut être rejoint en moins de 10 minutes de marche.

Le Roberval, coin René-Lévesque et Berri, est constitué de deux bâtiments connexes qui datent des années 1920. La famille l’a acquis à la fin des années 1990. Les suites Labelle, sur la courte rue du même nom, est de construction plus récente. Il est la propriété des Charron depuis le début des années 2000, explique la directrice des ventes et du marketing, Charlene Richard.
Chacun des deux hôtels propose des spécificités uniques pour plaire à diverses clientèles. Le Roberval a subi des rénovations importantes : en 2019 on y a refait les planchers, on a changé la literie, refait des comptoirs de cuisines et des salles de bains. On y compte 75 chambres et suites, dont : 26 studios 1 lit Queen, 11 studios à 2 lits Queen, 15 suites une chambre plus sofa-lit, 17 suites une chambre plus lit mural, 6 suites deux chambres (dont 2 au sous-sol). Il propose un confort exceptionnel, une ambiance familiale peu importe la durée du séjour. Les travailleurs, étudiants ou chercheurs venus à Montréal pour de courtes ou longues périodes y trouvent un lieu de résidence temporaire des plus appréciés.

Pour sa part, l’hôtel Labelle tout à côté a subi des rénovations importantes de ses planchers, on y a changé la literie et les rideaux et de nouveaux matelas ont été installés dans les chambres de 4 des 8 étages, en 2022 et 2023. On poursuivra au cours des prochains mois pour le reste du bâtiment. Il propose 97 chambres, dont 84 studios standards à 1 ou 2 lits Queen, 10 studios supérieurs à 1 ou 2 lits Queen, 2 suites junior et 1 suite exécutive. Cet hôtel accueille régulièrement des clients de tours opérateurs.

Dans les deux établissements, les chambres et suites sont équipées de plusieurs commodités, dont une kitchenette, un réfrigérateur, un micro-ondes, la climatisation, le wifi gratuit et une foule d’autres accessoires. Des salles à petit déjeuner (inclus dans le séjour) vastes et accueillantes sont accessibles dans les deux hôtels. Enfin, les clients peuvent profiter de stationnements intérieurs.
Bien entendu, le personnel attentionné est formé pour respecter les principes d’inclusion et diversité pour toute la clientèle qui choisit d’y séjourner. Les gens de la communauté LGBTQ sont ainsi assurés d’y trouver respect et sécurité.
Enfin, la famille Charron, sensible au besoin de s’impliquer dans la communauté, accueille depuis plusieurs années des travailleurs et travailleuses immigrants de l’Ukraine. Ces immigrants légaux sont actuellement une quarantaine à y trouver un emploi et ce, à la satisfaction de la direction qui est fière de sa contribution à l’intégration de ces nouveaux arrivants.
Hôtel et Suites Labelle
hotellabelle.com
120, rue Labelle
Montréal, QC H2L 4C1
514 840-1151
Hôtel Le Roberval
leroberval.com
505, Bd. René-Lévesque Est
Montréal, QC H2L 5B6
514 286 2992
Par Pierre Perreault
Lorsqu’il a créé la troupe Ensemble – collectif théâtral LGBT en 2018, Jean-François Quesnel donnait suite à un goût pour les arts de la scène qui l’anime depuis son enfance, ayant grandi dans un environnement familial artistique. Aujourd’hui, avec trois productions à son actif, la troupe d’abord de type amateur s’est transformée en une entreprise personnelle destinée à produire du théâtre de niveau professionnel, avec Les productions Jean-François Quesnel.
Il définit cette troupe comme étant de profil queer+ et alliées, ayant pour mission de réunir des personnes issues des diversités qui sont passionnées de théâtre. « Nous misons sur l’ouverture du public : rallier les gens autour des différences, de la diversité », explique-t-il.
La plus récente production, avec la pièce Hosanna de Michel Tremblay, a fait passer la troupe à un niveau supérieur, grâce à la participation d’acteurs chevronnés et à une mise en scène que même son auteur a apprécié et salué, après avoir assisté à l’une des représentations à la Comédie de Montréal au printemps 2021.
« Au départ, je produisais et je jouais dans les pièces, et la mise en scène était effectuée par des professionnels. Pour Hosanna, j’ai fait le pari de réunir mes bonnes idées et ma motivation, pour mettre en scène ce chef d’œuvre théâtral créé pour la première fois en 1973 », affirme Jean-François Quesnel.
Il faut dire que la pandémie de COVID a eu un impact sérieux sur la production d’une pièce qui devait être présentée en 2021. Pour plusieurs raisons et après deux reports de dates, malgré le temps et l’énergie consacrée à préparer cette pièce à nombreux personnages, on a dû se résigner à abandonner le projet et passer à autre chose. C’est là qu’Hosanna est entrée dans le décor.

« C’est ma mère, l’artiste-peintre Dolores Desbiens, qui m’a amené vers cette pièce. Alors que j’étais allongé dans un hamac au bord de l’eau à Longueuil, au début de l’été 2021, réfléchissant à ce que je pourrais bien faire pour relancer la troupe, elle m’a suggéré de jouer du Tremblay. Il existe peu de théâtre à thématique LGBTQ+ ; cela devenait donc intéressant pour nous », précise Jean-François.
Hosanna touche les gens de la communauté, entre autres, en exposant une situation de relation de couple toxique qui survient encore aujourd’hui. Et la façon qu’a Tremblay de l’afficher et de la traiter, rend la chose encore plus attrayante pour les amateurs et les spectateurs. Une fois les droits d’auteur obtenus, on a invité Michel Tremblay à assister à la présentation. Ce qu’il a accepté d’emblée. « Dire que cela ne m’a pas causé un grand stress serait mentir. Mais de voir sa réaction sur le vif après la représentation, son émotion, son respect, c’était un cadeau impossible à qualifier tellement c’était un énorme soulagement, autant pour toute la troupe que pour moi. Cela a fait passer ce projet dans une autre dimension. M. Tremblay a démontré son soutien et son intérêt même après être venu assister », affirme l’homme de théâtre.
Michel Tremblay et l'équipe 2021 d'Hosanna
Crédit- photo Martine Poulin
En réussissant à mettre à l’affiche le nom de Marc-André Leclair, la fameuse Tracy Trash du Cabaret Mado, jumelé à un acteur de talent pour le rôle de Cuirette, on pouvait s’attendre à un cocktail explosif. Ce fut un succès d’assistance pour les quelque huit représentations de l’automne dernier. La pièce partira en tournée, avec un nouvel acteur pour le rôle de Cuirette, Florent Deschênes, dans Lanaudière, à Val d’Or pour la Fierté, à Lévis et un retour à Montréal en août dans le cadre du Festival Fierté Montréal.
L’effet « Tremblay » se poursuivra en 2022-2023 alors que Jean-François Quesnel se prépare à monter et produire « La Duchesse de Langeais », avec Luc Arsenault dans le rôle principal. On doit s’attendre à une version recréée et revampée de la duchesse, loin de celle imposée par le regretté comédien Claude Gay qui l’avait incarnée dans le film d’André Brassard en 1974, « Il était une fois dans l’est ». Le projet entre actuellement dans son étape de création et de planification, avant que ne débutent les répétitions.
Qu’est-ce qui motive et passionne aussi Jean-François Quesnel ? Il s’est récemment transformé en directeur de casting pour deux productions cinématographiques québécoises. D’abord le film Drag de Sophie Dupuis, actuellement en fin de tournage, dans lequel Marc-André Leclair joue un rôle important. Plus de 200 personnes de la communauté LGBT ont été auditionnées pour cette production. Par la suite, il a agi à ce titre pour le film « Pour ceux qui errent seuls dans le noir », dont la production devrait débuter plus tard cette année.
C’est le hasard qui l’a amené au casting. « Sophie Dupuis, la réalisatrice de Drag, est venue voir Hosanna. Elle m’a ensuite écrit pour me parler de son projet qui débutait. Mon expérience en direction d’acteurs et en mise en scène a joué en ma faveur pour le recrutement des personnages identifiés pour participer à ce tournage. Comme professionnel passionné, structuré et bien organisé, je pouvais sans crainte m’engager dans cette nouvelle expérience », conclut Jean-François.
Travailler avec des acteurs qui vont pouvoir vivre les projets, pas seulement les jouer, toucher les gens avant tout, voilà ce qui constitue l’essence même de la motivation de la compagnie de Jean-François Quesnel. Le développement du rôle de directeur de casting pour le cinéma est également dans ses plans. Comme le nombre de tournages cinématographiques est constamment en hausse à Montréal, et que les producteurs souhaitent davantage travailler avec des ressources locales, il y a fort à parier que cela se concrétisera.
Plus récemment, la troupe Ensemble a présenté d'autres spectacles, dont Un coeur normal (2023), Les anciennes odeurs de Michel Tremblay (2024), Tom à la ferme de Michel-Marc Bouchard (2024), Bent - Le triangle rose (2025), Souvenirs de Brokeback Mountain (2025), sans oublier la reprise de Hosanna en tournée au Québec en 2023-24.

Au printemps 2026, c'était le retour de l'auteur Michel Tremblay au programme avec sa pièce La Maison suspendue, moins connue du grand public, mais toute aussi remplie de personnages et d'intrigues intéressants. On dit qu'il s'agit de son oeuvre la plus marquante, présentant des tableaux sur trois époques et trois générations du monde de Michel Tremblay – 1910, 1950, 1990. Trois représentations à guichet fermé, deux mois avant la présentation de mai 2026.
Crédit photo JF Quesnel : Benjamin Allain-Vaillant
Les bonnes idées prennent souvent du temps à aboutir. Parce que les visionnaires veulent réussir leurs projets en mettant toutes les chances de leur côté. C’est ce que Steve Horman, sa conjointe Véronique Piché et leur associé Mathieu Fleurent, entrepreneur en construction, ont compris alors qu’ils ont mis plus d’une quinzaine d’années à imaginer leurs refuges prêts-à-camper aux Éboulements, dans Charlevoix.

C’est en 2020, en pleine pandémie mondiale, qu’ils ont choisi d’entreprendre la réalisation de leur rêve. Originaires des Laurentides, c’est dans la région de Charlevoix que leur choix s’arrête. Le fleuve, les montagnes, les grands espaces à perte de vue ! En choisissant le village des Éboulements, ils ont trouvé « un endroit qui nous ressemble, un village accueillant où la communauté est tissée serrée. Ce fut le coup de foudre instantané », explique Steve Horman, qui s’y est installé depuis deux ans avec sa conjointe et les trois enfants.
Hauts Refuges se veut un lieu rassembleur où les gens peuvent profiter du moment présent, s'amuser et se reconnecter avec la nature. C'est au printemps 2022 qu'on entreprend la construction des trois premiers refuges, tout en cèdre, à l’intérieur comme à l’extérieur, acquis chez Cédréco dans la municipalité voisine de Saint-Aimé-des-Lacs. En quelques mois, La Luciole, La Forestine et La Canopée s’élèvent au milieu de la forêt. Des refuges conçus afin qu'ils soient pratiques, confortables et chaleureux, adaptés aux besoins des familles qui souhaitent voyager sans trop se compliquer la vie.

Le groupe d’actionnaires ont profité d’une aide financière du programme EPRTNT de Tourisme Québec pour la mise en œuvre du projet, qui vise à renouveler et à bonifier l’offre touristique en région en fonction du développement d’une offre touristique attrayante et distinctive, la mise en valeur d’une offre touristique innovante, et le développement de nouveaux créneaux pour les entreprises touristiques. On a aussi reçu une aide financière du Fonds d’aide au tourisme de Développement économique du Canada (DEC) pour le Québec. Cela a permis de compléter la construction du quatrième refuge, la Chouette, au cours des derniers mois.

De quoi s’agit-il exactement ? C’est un domaine écotouristique quatre saisons, comprenant plusieurs refuges perchés à la cime des arbres, uniquement accessible par des sentiers pédestres. Les habitations, de type prêt-à-camper, peuvent accueillir entre 1 et 6 personnes et sont adaptées aux familles. Chauffer le poêle à bois, lire auprès du feu, jouer aux cartes ou cuisiner entre amis, voilà qui est inspirant. Chacune des unités disposent de plusieurs lits confortables et de tout le nécessaire pour la confection des repas.
Certaines ont même une glissoire extérieure partant du balcon. De quoi fasciner les enfants et même leurs parents. Steve Horman explique que ces équipements proviennent des anciens parcs d’amusement intérieurs des restaurants MacDonald, qu’on reconnaît à leurs couleurs vives.

Pour l’instant, les refuges situés à différentes hauteurs du sol, et offrant chacune des particularités propres, sont dotés d’électricité, d’un frigo, mais pas de toilette intérieure ni d’eau courante. Il y a une toilette chimique confortable en bas de chacun des refuges. Lors des prochaines phases de développement, les propriétaires souhaitent construire une aire commune où les gens pourront se rassembler, une grande cuisine communautaire, un parc, un espace de feu de joie, un jardin, un bloc sanitaire, etc.
Hauts Refuges – Prêt-à-camper
hautsrefuges.com
760, rang Sainte-Catherine
Les Éboulements (Qc) G0A 2M0
(418) 635-2329
Après le succès de la première édition qui avait attiré quelque 500 personnes, c’est les 22 et 23 août prochains que se tiendra la deuxième édition de la Fierté aux Iles de la Madeleine à l’initiative du comité Vent de Fierté. Et pour la première fois, une marche de la fierté est organisée le dimanche 23 aout. La marche s’ébranlera à la mairie de Cap-aux-Meules et parcourra les rues jusqu’à la Place des Gens de Mer à un km de là.
Cette journée sera précédée la samedi 22 aout de 12h30 à 16h30 du Marché Queer à l’Anse-aux-Baleiniers qui regroupera une quinzaine d'artistes, artisans et artisanes. Seront aussi présents cette année des représentantes de la Coalition des familles LGBT+, débarquées aux Iles spécialement pour l'occasion. Fondée en 1998, la Coalition des familles LGBT+ milite pour la reconnaissance légale et sociale des familles LGBT+. C'est aussi un groupe de parents et de futurs parents lesbiens, gais, bisexuels et trans qui s'échangent des informations et activités.
Un barbecue est au menu et les DJ Beausir et Le Spiz de la Plage électronique créeront une ambiance festive. Habituellement basés au Parc de Gros Cap, ce collectif de DJ fondé par Le Spiz et Beausir fera encore une fois vibrer le site en offrant un moment de partage, de danse et de lâcher-prise. Passionnés de musique house et électro, ils proposeront un set conçu pour célébrer notre communauté.
Des maquillages de fantaisie seront offerts et on y créera les pancartes pour la Marche de la Fierté.
Artiste pluridisciplinaire née à Saint-Siméon, Gabrielle Boulianne-Tremblay fait paraitre son premier recueil de poésie, Le Ventre des volcans, en 2015. Et un deuxième, Les secrets de l'origami, en 2018. En 2021, elle présente son premier roman d’autofiction, La fille d'elle-même, dont elle a enfin « accouché » après avoir commencé à l'écrire à l'âge de quinze ans, le récit initiatique d'une enfant dans la transidentité, dans un Québec à la fois cruel et bouillonnant de vie. Ce roman qui met en scène les paysages bucoliques de Charlevoix ainsi que son fleuve majestueux, a changé sa vie et offert au Québec une vision plus intimiste d'une réalité encore souvent méconnue.
La fille d'elle-même sera adapté au petit écran et l’année suivante, le roman obtient le Prix des Libraires du Québec. La fille d'elle-même est le premier roman d'autofiction francophone écrit par une femme trans au Québec ». En 2025, elle publie La fille de la foudre, une suite à son roman La fille d’elle-même. Dans celui-ci, elle explore l’après-transition en tant que femme ayant un trouble de la personnalité limite.
Après avoir tourné quelques années plus tôt dans plusieurs documentaires et courts métrages, Gabrielle Boulianne-Tremblay apparait pour la première fois dans un long métrage en 2016, dans le film Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau de Mathieu Denis. Pour son interprétation de Klas Batalo, elle est nommée aux Prix Écrans canadiens dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle, ce qui en fait alors la première femme trans nommée en tant qu'actrice à ces Prix.
En 2023, militante pour les droits des personnes trans, l’artiste se fait porte-parole de la première édition de Fierté Charlevoix.
En 2026, elle signe le scénario de François.e, une comédie ou François, un homme scénariste cisgenre sur le déclin, se fait passer pour une femme trans afin d’obtenir des financements pour une série télévisée, un film très bien accueilli par la critique.
Eve Lambert
Du pire au meilleur
Née à Chicoutimi, c’est en 2017, à 25 ans, que l’aventure littéraire d’Eve Lambert débute avec « Tu aimeras ce que tu as tué ». Ce premier roman connaît un important succès et paraît en France, avant d’être traduit en anglais. Il reçoit déjà de nombreux éloges et se mérite quelques prix littéraires significatifs. Dans ce récit qui se déroule dans un Chicoutimi malsain et morbide, Eve Lambert utilise la haine comme ton littéraire et critique avec virulence la xénophobie et l’homophobie qui sévit encore au Québec.
Eve Lambert est diplômée de l'Université de Montréal avec une maîtrise et un doctorat en création littéraire. Sa thèse portant sur le processus créateur dans l’œuvre de Victor-Lévy Beaulieu remporte alors le prix de la meilleure thèse en arts et sciences humaines de l'Université de Montréal. Connue alors sous son nom de naissance Kevin Lambert avant sa transition de genre, elle affirme vouloir participer au mouvement d’affirmation homosexuelle dans ses œuvres. « J’aime ça faire partie de la catégorie LGBTQ », affirme-t-elle.
Les écrivains sont réputés écrire parfois sous l'influence de la drogue ou de l'alcool. De son propre aveu, Eve Lambert, elle, écrit parfois sous l'influence de l'angoisse. « J'ai tendance à imaginer ce qui peut arriver de pire, confie-t-elle. ‘’Dans la scène d'ouverture de mon roman Querelle, j'imaginais mon chum, qui n'était pas encore officiellement mon chum à l'époque, baiser avec plein d'autres gars. Je ne me suis pas censuré, j'ai déliré à fond. Quand j'écris, je ne suis pas nécessairement dans un état de bien-être même s'il y a quelque chose de libérateur à laisser aller nos délires. Ça crée une sorte d'extase de se libérer de nos angoisses. »
Depuis 2018, elle a publié trois autres romans, « Querelle de Roberval », « Que notre joie demeure » et ‘’Les sentiers de neige’’ tous trois parus aussi en France, démontrant qu’elle s’avère une prolifique auteure qui collectionne les prix les plus prestigieux, dont le réputé Médicis en 2023.
Récemment, elle adapte en 2023 le roman « Un cœur habité de mille voix » de Marie-Claire Blais pour le théâtre. L'adaptation est créée à l'Espace Go en avril 2024, et reçoit alors un concert d’éloges pour son audace à traiter au théâtre de la vie d’un homme gai vieillissant.