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Dans le quartier Sainte-Rose, à Laval, à quelques enjambées de la rivière des Mille-Iles, une vieille maison ancestrale datant de 1834 abrite depuis plus de 40 ans un établissement de restauration. Pour les habitués du coin, c’était le resto La Vieille Histoire qui y logeait, jusqu’à ce que Jean-François Pépin et Mélanie Joannette décident de l’acquérir.


Ainsi, depuis 2017, c’est un vieux rêve que ce couple réalise avec le restaurant Black Forest – Cuisine urbaine. Celui-ci est né d’une idée de partage et de découverte des sens. Textures, goûts et innovation sont en symbiose pour faire vivre ce voyage culinaire urbain.

Black Forest - Laval
Question de mieux saisir le contexte qui a précédé cette acquisition, disons que la restauration a fait partie de l’ADN familial depuis au moins trois générations chez les Pépin. Son grand-père et son père ont opéré des restaurants avant lui. Dans les années 2010, il a lui-même joué dans ce milieu, entre autres avec un service de traiteur auprès d’un opérateur de services aériens à Mirabel pendant quatre ans. Puis, le couple s’est mis à la recherche d’un restaurant et c’est sur le boulevard Ste-Rose à Laval que l’occasion s’est présentée.


Jean-François et Mélanie ont choisi dès le départ de modifier le style et le menu de leur restaurant, tranchant donc totalement avec la tradition des lieux. Toutefois, ils ont choisi de conserver l’ambiance chaleureuse qui rappelle celle des petites chaumières d’antan, une ambiance qu’on ressent dès notre entrée. Le décor est rajeuni par des éléments décoratifs modernes au charme discret. On y est littéralement plongé dans le charme des chaudes couleurs, des boiseries et de l’aménagement qui favorise le confort et les discussions entre convives.

Black Forest - Laval Black Forest - Laval
C’est toutefois avec leur choix de menu changeant mensuellement et selon les saisons que l’imaginaire créatif des chefs parvient à vous mettre l’eau à la bouche. À travers quelque 800 tapas gastronomiques cuisinés depuis 2017, l’équipe du Black Forest nous propose de plonger dans son univers épicurien. Jean-François Pépin, qui dirige les cuisines avec ses adjoints, favorise les produits locaux et du terroir québécois. Les produits sont travaillés et transformés dans une vision de cuisine du monde aux nombreuses influences.

Black Forest - Laval Black Forest - Laval
Une des spécialités de ce restaurant, qui emploie 19 personnes, c’est aussi les accords mets et vins. Le propriétaire est un fin sommelier. Les vins sont en fait une vraie passion pour lui. On y propose des vins d’importation privée de même que des produits de qualité provenant de la SAQ pour compléter ses accords avec son menu des plats en dégustation.

Black Forest - Laval Black Forest - Laval
Ce menu, il est conçu de plats à partager à la carte. Encore mieux, c’est d’opter pour le menu dégustation. Il est toujours composé d’une bouchée du jour pour débuter, puis ensuite de 10 plats du mois. Là-dessus, il y a toujours deux crus (genre ceviche et tartare de crudités), deux pâtes maison, deux protéines, deux poissons et fruits de mer ainsi que deux plats végétariens. On peut compléter le tout avec un dessert original.


Chaque plat est divisé en quatre portions, mais il peut être adapté pour 3 ou pour 6. En plus des vins, un grand choix de bières de microbrasseries est également offert, ainsi que de délicieux cocktails pour accompagner le repas.

Black Forest - Laval Black Forest - Laval
À noter que Black Forest offre des mets à emporter, un service qui fut fort populaire durant la pandémie de COVID 19. On peut y recevoir des groupes dans une salle prévue à cet effet. On peut choisir de s’installer dans la salle à manger à l’ambiance plus discrète, ou dans la section du bar près des cuisines. En été, la terrasse installée sur la galerie avant est très populaire.


Comme si cela ne suffisait pas, le couple restaurateur a choisi d’étendre son expérience culinaire dans un second Black Forest, à Terrebonne, depuis 2022. On y propose une signature, une ambiance, un décor et un menu originaux qui attire une clientèle locale et régionale.

Le Black Forest – Cuisine urbaine
leblackforest.ca
284, boul. Sainte-Rose
Laval (Québec) H7L 1M3
(450) 937-1200

Pierre Perreault

Yvan Ouellet est un grand voyageur depuis toujours. Originaire de Rimouski, engagé dans le monde de la publicité, installé à Québec depuis 1994, c’est justement à la suite d’un retour de voyage à la découverte du monde, ouvrant son esprit et ses connaissances, notamment à une foule de saveurs gastronomiques, qu’il a décidé de se lancer en restauration.

Tout a commencé en 1996 sous le nom du 47e Parallèle, sur la rue Sainte-Anne, au cœur du charme historique du Vieux-Québec. Son nom faisait référence à sa situation géographique sur le territoire, tout indiqué pour un grand voyageur comme lui. C’est là que les premières fondations de l’identité de cet établissement ont été jetées, portées par une vision d’excellence et de convivialité, avec la complicité d’un chef Français, Joseph Sarrazin, arrivé peu de temps après et toujours associé aujourd’hui à l’équipe du restaurant. On y développe alors un service de traiteur qui devient vite populaire.

Resto le 47-2026

Fort d’un succès et d’une croissance rapide, le concept de resto fusion proposant 30 plats de 30 pays s’est transporté, en 2003, dans son lieu actuel, voisin au Grand Théâtre et devient Le Quarante 7. Ce déménagement a permis de déployer pleinement le concept et d’offrir un espace à la hauteur de ses ambitions gastronomiques, explique Yvan Ouellet, qui dirige les destinées du groupe de quatre associés.

Célébrant aujourd’hui 30 ans d’histoire, le Quarante 7 demeure un lieu de rencontre privilégié pour les épicuriens en quête de saveurs raffinées. De sa salle à manger dynamique jusqu’à son service traiteur sur mesure, sa mission reste la même : honorer la richesse des produits à travers des créations soignées. En franchissant ses portes, on découvre l’héritage d’une équipe passionnée qui se réinvente sans cesse pour vous offrir une expérience mémorable. On parle de 35 à 40 personnes oeuvrant aux destinées du 47, dont une dizaine aux cuisines.

Resto le 47-2026 Resto le 47-2026 Resto le 47-2026

Cette longévité, on la doit à plusieurs éléments selon Yvan Ouellet, dont la curiosité constante et la collaboration étroite avec les producteurs d’ici. Au fil des décennies, on a su faire évoluer la carte pour marier les classiques indémodables aux tendances contemporaines, garantissant ainsi une surprise à chaque visite. Et que dire de la carte des vins qui est plutôt impressionnante. L’immense cellier vitré qui trône dans la salle à manger en témoigne. Que ce soit pour un événement corporatif, un mariage, souper intime, ou un repas avant le spectacle au Grand Théâtre voisin, chaque assiette témoigne de sa rigueur et de sa passion.
On y mange le midi en semaine et le soir du mercredi au samedi.

Resto le 47-2026 Resto le 47-2026

Aujourd’hui, les services de traiteur composent 70% des activités du Quarante 7, avec une capacité de 200 à 500 personnes. L’équipe se déplace avec ses équipements et sa nourriture en plus de faire le service. On offre également des boîtes à lunch, des cocktails, des buffets ou des banquets, selon les besoins de la clientèle.

Fait à signaler, le grand voyageur en Yvan Ouellet propose encore des séjours à l’étranger en groupes pour la découverte de régions vinicoles ou de parcours gastronomiques réputés.

Resto le 47-2026

Enfin, il importe de souligner que tout au long de l’année, les célébrations du 30e anniversaire apportent des événements particuliers, dont le grand concours avec 30 000 $ en prix, dont plusieurs prix en argent et un voyage pour deux à Bordeaux, en France. Le tour culminera lors de la présentation des gagnants à l’occasion du Party du 30e anniversaire au Musée de la Civilisation le 1er octobre 2026.

Resto le 47-2026

Restaurant Le Quarante 7
lequarante7.com
333, Rue Jacques-Parizeau
Québec, QC, G1R 5G2
(418) 692-4747

Il y a de ces endroits qui s’inscrivent dans le temps comme des incontournables lorsqu’il s’agit d’aller passer de bons moments dans un environnement plein de références humaines, sociales, culturelles et historiques, entre autres. L’Auberge de la Paix, rue Couillard, dans le Vieux-Québec, fait partie de ces lieux.

Fondée en 1972, l'Auberge de la Paix est une auberge de jeunesse créée dans le sillage du mouvement contre-culturel des années 1970. Elle est née comme un organisme sans but lucratif dans le but d'offrir un hébergement abordable et accessible aux voyageurs, tout en favorisant les échanges et l'ouverture sur le monde. Elle a d’abord été conçue comme un espace communautaire d'hébergement abordable, permettant aux jeunes et aux voyageurs de s'approprier une façon de vivre, d'apprendre et de communiquer ensemble.

Auberge de la Paix 2026

Les locaux sont installés dans une maison historique construite vers 1850, en plein cœur des fortifications du Vieux-Québec, un secteur classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. L’édifice a été construit par nul autre que l’architecte, ingénieur de la ville, Charles Baillairgé. Ce seul fait donne du prestige au bâtiment. L’édifice était anciennement percé par un passage cocher qui permettait aux voitures de se rendre dans la cour arrière

Toutefois, la pandémie de la COVID a qui a forcé la fermeture complète des lieux en 2020 pendant quelque temps, a eu raison de son statut d’organisme sans but lucratif. Les gestionnaires n’avaient plus vraiment les ressources et les moyens de poursuivre les opérations et l’entretien des lieux. Ils ont dû mettre fin à leurs activités en mars 2023.

Il n’a pas fallu longtemps avant que les propriétaires du café Chez Temporel, voisin de l’auberge, se décident à prendre la relève et fassent l’acquisition de l’institution et de ses installations. Mélissa Spénard-Lefebvre et Louis-Charles Tremblay (photo) se sont donc lancés dans l’aventure de devenir aubergistes et de poursuivre ainsi la mission de ce lieu emblématique, mais cette fois dans une formule corporative d’affaires. Leur expérience en gestion immobilière et dans le monde des affaires, mais aussi leur intérêt pour la survie du patrimoine et des institutions du Vieux-Québec, ont motivé leur décision d’aller de l’avant.

Auberge de la Paix 2026 Auberge de la Paix 2026

On a donc pu remettre l’auberge en opération en mai 2023, à temps pour profiter de la saison touristique, un peu plus de 50 ans après sa fondation. Depuis, ils ont déjà investi plus de 300 000 $ dans des rénovations, mises aux normes et rafraîchissements des installations.

Auberge de la Paix 2026

Auberge de la Paix 2026

Aujourd'hui, l'établissement peut accueillir une soixantaine de personnes dans un mélange de dortoirs et de chambres privées. Il a conservé un esprit convivial et chaleureux, typique des auberges traditionnelles. Et qu’on ne s’y trompe pas : la clientèle des voyageurs, en particulier les européens, n’est pas constituée que de jeunes gens. On y vient même en famille pour de courts séjours et les occupants sont souvent des retraités qui favorisent la simplicité et les belles rencontres humaines.

Auberge de la Paix 2026 Auberge de la Paix 2026 Auberge de la Paix 2026

L'Auberge de la Paix offre un hébergement convivial, toute l’année, une cuisine entièrement équipée, une grande salle commune, une superbe cour extérieure, l’internet sans fil gratuit, et un accès à du stationnement intérieur souterrain à deux minutes de marche.

Auberge de la Paix 2026

La proximité de plusieurs cafés et de restaurants, dont Chez Temporel deux portes plus loin, et d’une épicerie de quartier juste à côté, favorise les séjours à l’Auberge et rend l’expérience encore plus agréable. Les nouveaux propriétaires y ont installé des équipements électroniques modernes pour l’accès à l’entrée et aux chambres et dortoirs, dont des serrures numériques à codes uniques, pour une meilleure sécurité de tous.

Auberge de la Paix 2026

Auberge de la Paix
aubergedelapaix.com
31 Rue Couillard
Québec, QC, G1R 3T4
418-694-0735

À l’entrée de la Péninsule de Manicouagan, au début du chemin Principal de Pointe-aux-Outardes, il faut visiter la boutique de cosmétiques Argile Eau Mer qui met en valeur l’argile marine sensible extraite sous la tourbière en bordure du Saint-Laurent, un produit unique au monde qui aide à maintenir la santé de la peau.

Manicouagan
Du côté de Pointe-Lebel, aller faire un tour à l’improbable Ferme Manicouagan. Inattendue au milieu de la forêt boréale, la ferme est un nouveau chef de file dans la production de la camerise. Répondant mieux aux aléas des climats nordiques, les terres agricoles de la Côte-Nord sont un lieu idéal pour sa culture, grâce à ses températures plus fraîches donnant un fruit plus sucré. Il faut goûter à la mousse de camerise, un véritable délice. Le domaine se spécialise également dans la production de la fraise, de la framboise et du maïs. Son kiosque vous offre une foule de légumes fraîchement cueillis et une large gamme de produits transformés en plus de ce que vous pourrez obtenir en auto-cueillette.

Du côté de Hauterive, la Boucherie les trois p’tits cochons offre des produits de grandes qualités. Le bar à tartare est un incontournable dans la région. Pour vos casse-croutes, vous y trouverez toute une gamme de prêts à manger : des salades, du sushi frais du jour, des produits fumés maison, des jerky. Plusieurs sortes de saucisses fraîches et plein d’autres produits transformés sur place sauront plaire à vos papilles gustatives. Ses produits sont aussi offerts au Marché des Dunes à proximité du Parc Nature de Pointe-aux-Outardes.

Manicouagan
En arrivant au cœur de Baie-Comeau, visitez la boutique de la Manufacture de savon Borale et découvrez le raffinement des savons et produits de beauté fabriqués avec soin par le maître-savonnier. Évoquant le caractère de la forêt boréale, ses savons sont le résultat d’un procédé traditionnel de pleine cuisson en cuve, suivi d’un rinçage de la pâte, une méthode qui permet d’obtenir un savon de qualité supérieure

Situé au centre-ville de Moncton, le centre culturel Aberdeen est un édifice historique qui héberge plusieurs organismes culturels et ateliers d'artistes, il est un lieu de rassemblement important pour la communauté artistique du sud-est du Nouveau-Brunswick.

 
C’est aussi le lieu où s’est installé le restaurant Les Brumes du Coude en 2014, avec le chef Michel Savoie aux commandes. Le bistro s’est rapidement taillé une place parmi les 100 meilleurs restaurants au Canada. On y propose une cuisine simple et savoureuse. Une vraie cuisine française de bistro, conséquence de ses sept ans de cuisine en France. 

Brumes du Coude

Le restaurant loge dans une ancienne salle de classe de l'école Aberdeen, devenue le Centre culturel Aberdeen en 1986. En 2017, le centre s'est doté d'une terrasse culturelle à 50 places qui est gérée par Les Brumes du Coude durant la saison estivale. 

Brumes du Coude

D’où origine donc le nom de son resto ? La ville de Moncton est reconnue pour sa rivière Petitcodiac, dont le nom signifie « qui se courbe comme un arc » en micmac. Les acadiens qui s’y sont établis en 1733 nommaient ce lieu Le Coude à cause du méandre de cette puissante rivière brune, où les brumes des marais s'enfouissent. Moncton est à ce jour, toujours surnommée Le Coude.

Toutefois le nom Les Brumes du Coude a un sens bien différent pour le chef-propriétaire Michel Savoie. Il explique ce terme comme étant une description de ce qui l'inspire dans la cuisine : les odeurs brumeuses des plats mijotés, les vapeurs qui sont le résultat d'un effort physique, ou l'huile du coude. 

Brumes du Coude Brumes du Coude

Sa cuisine est généreuse, juste et à point, à l'esprit d'un bistrot français. Inspiré par les produits saisonniers du terroir et de la mer, on y retrouve retrouverez un métissage de traditions culinaires françaises, acadiennes et d'ailleurs. « Il y a toujours du nouveau à découvrir au Brumes du Coude car tout comme le menu, la carte des vins et de cocktails est en constante évolution. L'équipe des Brumes du Coude se contentera de vous accueillir dans cet espace vivant, chaleureux et convivial « , explique-t-il.

Brumes du Coude

Originaire de Tabusintac, un petit village au nord de Néguac, Michel Savoie n’était pas prédestiné à la restauration. Avant la fin de ses études secondaires, il ne s’était pas vraiment intéressé à la cuisine. Des raisons financières n’ont pas permis qu’il puisse fréquenter l’université. À 18 ans, n’ayant aucune qualification particulière, il s’est retrouvé par hasard à travailler en cuisine, d’abord à la plonge. De fil en aiguille il s’est découvert un certain talent aux casseroles.

Il a roulé sa bosse dans le monde de la restauration pendant une vingtaine d’années, principalement à Montréal et à Tours en France, occupant le plus souvent des positions situées plutôt vers le bas de la hiérarchie. Son déplacement en France s’explique par le fait qu’il suivait sa femme de l’époque, une Française. A-t-il reçu une formation formelle en cuisine ? Il a bien passé quelques mois à l’ITHQ au début de la vingtaine, mais n’a pas pu compléter la formation, faute de moyens financiers. 

Son désir de lutter contre la malbouffe envahissante, même à Moncton, l’a motivé pour aller de l’avant avec l’ouverture de son propre restaurant.

Brumes du Coude

Serait-il en train de contribuer à réinventer la cuisine acadienne avec ses tentatives de revaloriser les produits locaux ? Il souhaite plutôt faire une cuisine misant le plus possible sur les produits du terroir et de la mer d’ici. On pourrait l’appeler une cuisine acadienne si le terroir en question correspondait à un territoire acadien. Il préfère toutefois ne pas se mêler à l’épineux débat sur les frontières de l’Acadie.
Entre temps, on a le loisir et le privilège de profiter des lieux, de son décor bon enfant, de son menu alléchant et des belles découvertes culinaires que partage Michel Savoie avec sa clientèle. Et si vous êtes amateurs de moules, sachez qu’on y a dégusté les meilleures du genre et ce, dans une proportion à satisfaire les plus grands appétits.


Les Brumes du Coude
lesbrumesducoude.com
140, rue Botsford
Moncton, NB E1C 4X5
506 858-0777

Par Pierre Perreault
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Trônant fièrement en ces lieux remplis d’histoire depuis 1984, l’année où s’est tenue la première Transat Québec-St-Malo, ce restaurant a rapidement bâti sa réputation et affiché ses lettres de noblesse autant chez les touristes qu’auprès de la population locale. Le gouvernement du Québec avait alors investi des sommes importantes dans le secteur pour accueillir comme il se doit la visite attendue pour cet événement international autour de la navigation à voile. La fameuse et pittoresque rue Sous-le-Cap qui se trouve juste à l’arrière du Bistro a d’ailleurs connu une cure de rafraîchissement à cette époque.

D’abord le Café St-Malo à sa création, aujourd’hui, le Bistro St-Malo de la rue Saint-Paul nous fait vivre l’ambiance d’un vrai bistro français : un lieu où l’on vous accueille comme un membre de la famille, un ami, bref, comme l’une des personnes les plus précieuses aux yeux de son équipe.

Bistro St-Malo 2026

Il y a 10 ans en 2026, les fondateurs ont passé le flambeau au couple Philippe Racine et Émy Carrier (photo) qui a su relever le défi et s’approprier ce monument incontournable de la restauration à Québec.

Philippe Racine est aux commandes de sa brigade avec plaisir et enthousiasme. Autodidacte, mais rapidement reconnu par ses pairs, il a fait ses classes en débutant dans le casse-croûte de sa tante, à l’endroit où se situe désormais le terminal de croisière de Québec. Formé par des chefs français traditionnels ainsi que par des jeunes Québécois, il a gravi les échelons sans relâche avant de devenir le propriétaire du Bistro St-Malo.

Bistro St-Malo 2026 Bistro St-Malo 2026

C’est avec passion, créativité et rigueur qu’il concocte chaque jour un menu digne des plus beaux bistros de France! En mélangeant les produits du terroir québécois et ceux provenant d’autres pays, il marie saveurs et textures avec une harmonie exemplaire. Philippe et Émy travaillent chaque jour en cuisine pour vous concocter un menu rajeuni, toujours aussi savoureux, qui puise dans les racines du bistro français tout en vous faisant voyager vers la Méditerranée.

Bistro St-Malo 2026 Bistro St-Malo 2026 Bistro St-Malo 2026

Bien sûr, cette « bistronomie » prend vie grâce à de magnifiques produits du terroir, frais du jour et soigneusement sélectionnés par eux.
Un bon repas passe d’abord par un bel accueil et un service hors pair : c’est pourquoi l’équipe de salle à manger, est prête à tout pour faire passer les meilleurs moments possibles. Que ce soit lors des Moulescredis « Moules à volonté » dès 17 heures, ou lors des Jeudi-Cieux avec ses quatre plats accompagnés de vin ou bière, ou encore en terrasse durant la belle saison, peu importe l’occasion toute l’année, on vous fera partage de connaissances sur les saveurs du menu ou même au choix des vins et spiritueux, toujours avec le sourire.

Bistro St-Malo 2026  Bistro St-Malo 2026

Nouveauté depuis 2025 : La Cambuse, une salle privée événementielle aménagée dans un local voisin du bistro où on vous invite à vivre une expérience conviviale, pensée pour les groupes qui aiment célébrer autour d’un bon match ou d’un cocktail dînatoire. Que ce soit pour partager des bouchées raffinées, vibrer au rythme des événements sportifs ou simplement profiter d’un espace chaleureux, on peut compter sur un service attentionné et une atmosphère inoubliable.

Bistro St-Malo 2026 Bistro St-Malo 2026 

Que vous soyez seul, en couple, en famille, entre amis, le Bistro St-Malo vous sert des repas délectables dans une ambiance chaleureuse où « simplicité » rime avec « passionnés ».

Bistro-St-Malo 2026

Bistro St-Malo
bistrostmalo.com
75, rue Saint-Paul
Vieux-Port, Québec (Qc)
(418) 692-2004

Par Pierre Perreault

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Au Village historique de Val-Jalbert de Chambord, au Lac Saint-Jean, la nouvelle saison d’activités met en valeur son héritage ferroviaire avec deux wagons de train en bois, semblables à ceux qui transportaient la pulpe vers les grands centres à l’époque.

C’est donc l’occasion de redonner vie au riche patrimoine ferroviaire de ce lieu emblématique d’une période animée par un grand projet industriel de la première moitié du XXe siècle : le moulin à pulpe de Val-Jalbert et le village qui y fut créé. Ainsi, à l’intérieur de ces wagons, un labyrinthe de pulpe et des activités destinées aux enfants de 6 à 12 ans permettent de découvrir de façon ludique le transport et la transformation de la pâte de bois. Pour les grands-parents, c’est une merveilleuse occasion de partager un pan d’histoire industrielle avec les plus jeunes.

Val-Jalbert 2026 Val-Jalbert 2026

Les activité habituelles et réputées du Village historique de Val-Jalbert seront toujours présentes du 16 mai au 12 octobre. À Val-Jalbert, la décennie des années 20 ne s’est jamais terminée. Ressentez l’âme du Village à travers des plus de 40 bâtiments historiques conservés – les maisons d’ouvrier, le magasin général, le bureau de poste, le couvent-école, etc.

Le spectacle immersif « Du cœur à l’ouvrage » vous est présenté au sein même du patrimoine industriel du moulin à pâte à papier, vous transportant sur le lieu de travail d’époque des ouvriers pour y découvrir l’histoire véridique de tous les habitants de ce village de compagnie.

Rehaussez votre expérience en profitant d’une ascension en téléphérique jusqu’aux belvédères, d’où vous bénéficierez de points de vue exceptionnels sur la puissante chute Ouiatchouan.

Val-Jalbert 2026 Val-Jalbert 2026

Plusieurs événements spéciaux sont proposés durant la saison estive et même jusqu’à l’automne. Divers modes d’hébergements sont offerts pour ceux qui veulent prolonger l’expérience. On peut aussi manger le midi ou le soir au resto du Moulin, pour un souper gastronomique mettant en vedette le riche terroir régional. Le Magasin général propose aussi divers produits pour grignoter ou rapporter des souvenirs.

Val-Jalbert 2026 Val-Jalbert 2026


Reconnu comme site patrimonial classé depuis 1996, Val-Jalbert comprend aujourd’hui plus de 90 bâtiments et vestiges, dont 42 bâtiments toujours existants, ainsi qu’un site archéologique associé couvrant l’ensemble de son territoire. Il constitue à ce titre un lieu majeur de transmission de la mémoire collective du Québec.

La Corporation du Parc Régional a obtenu en 2009 l’accord du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCF), de Développement économique Canada et de la municipalité régionale de comté (M.R.C) du Domaine-du-Roy ─ propriétaire actuel du site ─ pour financer un projet de 19, 7 M$ visant la revitalisation complète du Village historique de Val-Jalbert, tant au niveau de ses infrastructures que de son interprétation et de l’expérience touristique sur le site.

Les passeports annuels sont offerts depuis avril et proposent plusieurs avantages, dont une association avec le Zoo Sauvage de Saint-Félicien pour l'accès à deux expériences régionales distinctes et incroyables, des rabais au restaurant, etc. Le passeport individuel ou familial permet un accès sans limite au site et à plusieurs des activités de la saison, que ce soit pour une journée complète ou une simple marche de fin de journée. Le passeport est valide dès son achat et ce jusqu’au 30 avril 2027. Des tarifs différents sont proposés pour la basse-saison et pour la haute-saison.

Plus de détails sur le site Web : valjalbert.com

Val-Jalbert 2026
Village historique Val-Jalbert
valjalbert.com
95, rue Saint-Georges
Chambord (Québec) G0W 1G0
418 275-3132

Au centre-ville de Gaspé, la populaire et animée rue de la Reine s’est transformée à quelques reprises depuis une dizaine d’années, en accueillant de nouveaux commerces ou en raison du changement de garde chez certains autres. L’un des éléments remarquables de cette évolution du portrait économique du secteur, c’est la présence de plus en plus importante en 2024 de femmes comme entrepreneures ou dirigeantes.

En voici quelques exemples.

Le Brise-Bise : c’est une femme qui a fondé le populaire resto-bar il y a plus de 30 ans, Claudine Roy. Celle-ci, originaire de Cloridorme, a été grandement engagée dans le monde des affaires de Gaspé et de la région. Elle a passé le flambeau à Simon Poirier en 2015. Elle a été décorée Chevalière de l’Ordre national du Québec en 2010 et faite membre de l’ordre du Canada en 2018. En 2026, c'est le retour d'une propriété au féminin avec Sara Di Zazzo, déjà aux commandes de La Sarcelle à la Marina. Avec ses associés, elle entend poursuivre la mission de cette institution qui fête ses 40 ans.

Rue de la Reine


L’Auberge sous les arbres : c’est justement cette même Claudine Roy qui en a été propriétaire de 2015 à 2023, avant d’en transférer la propriété à une autre femme qu’elle avait engagée deux ans plus tôt à la gérance, Stéphanie Lachance, originaire de Gaspé. Avec son conjoint Diego Valdes, cette diplômée en gestion de la paye et gestion hôtelière s’est engagée à poursuivre avec passion la mission de confort, d’hospitalité et de mise en valeur du patrimoine que représente ce bâtiment.

Rue de la Reine


Oh! les pains : La boulangerie s’est posée au centre-ville de Gaspé en 2020, en pleine pandémie. Sa propriétaire, la gaspésienne Elsa Houde, s’est lancée dans ce projet entrepreneurial après une vingtaine d’années à œuvrer en communications. La boulangerie est née du double désir d’offrir des produits de qualité et de créer un point de rencontre chaleureux et authentique. L’endroit est vite devenu le rendez-vous des amateurs de bon pain, de fines viennoiseries et de pizzas feuilletées. Une soupière se réinvente chaque midi et un menu lunch tout frais est offert.

Rue de la Reine

Paquebot Café Gaspé :
un des derniers-nés du secteur, ce café original et surprenant est né en 2021, alors qu’Isabelle Huard, qui était gérante du Paquebot Mont-Royal depuis deux ans, souhaitait ouvrir un café dans sa ville natale de Gaspé. Après plusieurs mois de travaux à plus de 900 km du premier Paquebot, le Paquebot Gaspé a ouvert ses portes le 1er septembre 2021 avec Isabelle comme copropriétaire. Paquebot opère trois autres cafés à Montréal.

Rue de la Reine

Marché des saveurs gaspésiennes : un des plus anciens commerces du genre à Gaspé, il a été créé il y a près de 25 ans comme épicerie fine. En 2022, le fondateur décide de vendre et c’est à une de ses employées depuis quelques années, Claudia Romero, qu’il accorde sa confiance. Avec son conjoint Ricardo Granja, tous deux venus au Québec depuis leur Amérique du sud natale il y a 15 ans, elle poursuit l’œuvre qui attire une clientèle fidèle. La même année, Claudia obtient le contrat d’opération du restaurant-épicerie saisonnier Les Délices de Forillon de Parcs Canada.

Rue de la Reine

Beige Farine : En 2019, Sandrine Bourbonnais mettait les pieds en Gaspésie pour la première fois comme responsable des communications d’une organisation culturelle à Gaspé. C’est le coup de foudre. Ses études en droit à Sherbrooke complétées en 2021, elle décide que c’est à Gaspé qu’elle veut poursuivre sa vie. Beige farine, une épicerie en vrac offrant des produits alimentaires, ménagers et corporels en vrac, est née de son désir de permettre aux gens d'avoir un impact positif pour la cause environnementale jour après jour. Elle acquiert un des plus anciens bâtiments de la ville au 3, rue Adams, à l’intersection de la rue de la Reine, et le transforme pour en faire ce qu’il est aujourd’hui, et ce depuis juin 2022.

Rue de la Reine

Le Site historique martitime de la Pointe-au-Père, à Rimouski, a ceci de particulier qu’il mène les visiteurs du sol vers les hauteurs, puis vers les profondeurs de l’océan. En effet, Parcs Canada administre et anime ce site qui propose des curiosités et des émotions fortes aux visiteurs.
Martin Debolfe, coordonnateur du marketing pour le site historique, explique que tout est en place pour surprendre et instruire les visiteurs avec trois attractions distinctes :

Phare Pointe-au-père 2

- Le sous-marin Onondaga, premier sous-marin accessible au public au Canada, qui expose le quotidien de 70 hommes d’équipage qui vivaient confinés dans ce sous-marin de 90 mètres. L’été, on peut y vivre l’expérience d’y passer une soirée et une nuit avec une animation interactive.
- Le phare et ses bâtiments connexes. Érigé en 1909, il est le 2e plus haut au Québec et l'un des rares phares à posséder encore son prisme. Dans la maison du gardien, une exposition sur les phares du Saint-Laurent.
- Le musée de l’Empress of Ireland. Si on connait bien le naufrage du Titanic, on connait moins bien celui de ce paquebot qui a coulé au large de Rimouski en 14 minutes en 1914. Une exposition impressionnante et émouvante. Une présentation vidéo surprenante.
Le Musée ouvert en 2000 a été agrandi en 2017. L’exposition y a été totalement modifiée. Les technologies numériques permettent une interaction captivante avec le visiteur. De revivre en simulation vidéo la collision des deux navires et de voir ensuite le paquebot couler, ne laisse personne indifférent. Surtout quand on sait que 1102 personnes y ont laissé leur vie.

Site historique maritime de la Pointe-au-Père (SHMP)
shmp.qc.ca
1000, rue du Phare
Rimouski, QC G5M 1L8
418.724.6214

Né à Drummondville en 1954, Claude Bibeau a poursuivi une carrière de peintre pendant plus d’une vingtaine d’années. En 1973, l'artiste se fait connaître en fondant le Mouvement Bonbon avec le peintre Colin Chabot.

Tantôt étiquetés hyperréalistes, tantôt naïfs, tantôt surréalistes, les tableaux de Claude Bibeau révèlent surtout une personnalité d’artiste unique et une vision incisive et originale de la société. Doté d’une grande maîtrise du dessin et des coloris, Bibeau a laissé derrière lui une œuvre riche, mature et malheureusement inachevée. Deux de ses tableaux majeurs, « Figure de tragédie » et « Sébastien», font partie de la collection permanente du Musée national des beaux-arts du Québec.

Claude Bibeau Claude Bibeau
 
Il a exploité les thèmes de l’art naïf; paysages, objets et personnages sont ainsi stylisés ; il a été inspiré par le pop art dont il fut l'un des seuls représentants au Québec, par l'imagerie psychédélique, l'hyperréalisme et le surréalisme. Ses œuvres ont été exposées en France, au Mexique et au Canada. La plupart se retrouvent dans des collections privées en Europe et en Amérique du Nord

Malheureusement diagnostiqué séropositif au début des années 90, la santé de Claude Bibeau commence à décliner après 1996. Avec son compagnon de vie depuis 17 ans, Uwe von Harpe, il effectuera quelques voyages en Europe. Mais en 1997, le décès soudain de son amant et le déclin progressif de sa santé le forcent à abandonner la peinture. Le 30 juillet 1999, après plusieurs mois de lutte contre le sida, il s'éteint entouré de ses plus proches amis.

Claude Bibeau

On peut découvrir cet artiste unique en visitant L’Espace Claude Bibeau du site web www.galeriecb.com, géré par Christian Bédard.

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