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Le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire a une mission qui se démarque quelque peu de la majorité des musées québécois. Et avec l’exposition « Correlieu retrouvé » du peintre et auteur Mathieu Laca, qui s’est installée le 20 juin dernier et qu’on pourra visiter jusqu’au 27 septembre prochain, le musée marque un grand coup dans le sens de cette mission clairement exprimée dans son mandat, soit une occasion singulière d’élaborer une exposition directement liée au mandat du musée qui concentre entre autres ses efforts à la préservation et la mise en valeur de l’héritage culturel des trois maîtres de Mont-Saint-Hilaire, c’est-à-dire Ozias Leduc (1864-1955), Paul-Émile Borduas (1905-1960) et Jordi Bonet (1932-1979).
Mathieu Laca et Jean Comeau lors du vernissage.
Dans le cadre de la programmation du 30e anniversaire de l’institution, l’exposition du peintre Mathieu Laca convie ces trois figures majeures de l’histoire du Québec et du Canada en s’appuyant d’une part sur le mythique atelier Correlieu construit en 1890 par Ozias Leduc, « un endroit où le cœur est en tout », malheureusement disparu dans les années 1980, qui a été un véritable lieu de rencontres et d’échanges pour la communauté artistique à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, et les ateliers-résidences de Bonet et Borduas, recréés sous forme de maquettes poétiques.
Ces trois artistes ont vécu à Mont Saint-Hilaire sur une période s’étendant sur 110 ans. Leduc y est né et y a passé la majeure partie de sa vie, alors que Borduas, aussi natif de l’endroit, fut l’élève de Leduc dès son adolescence et s’y est établi plus tard en y construisant une maison toujours présente et faisant partie aujourd’hui de la collection permanente du musée. C’est là, entre autres, qu’il a écrit le manifeste Refus global, dans lequel il dénonce l’étroitesse d’esprit gluante du Québec, alors empesé par des valeurs catholiques traditionnelles. C’est plus tard que Jordi Bonet, né en Espagne puis venu s’installer au Québec au début des années 1950, a eu un coup de foudre pour le Manoir Rouville-Campbell et son architecture néo-gothique Tudor au bord du Richelieu. Il l’a acquis au début des années 1970, dans un état lamentable, y a vécu avec sa famille, puis l’a rénové pièce par pièce avant de le faire classer monument historique en 1977.

C’est à la suite d’un souper avec les enfants de Jordi Bonnet, Sonia et Laurent, en 2024, à Saint-Hilaire, que Mathieu Laca et son conjoint Jean, ont eu le coup de foudre pour cet environnement presque hypnotisant, selon ses dires. « Arrivé dans cette ville, j’ai aussi été frappé par la toponymie de musée à ciel ouvert. On y emprunte le pont Jordi-Bonet, le chemin Ozias-Leduc, la rue Paul-Émile-Borduas et celle de l’Heure-Mauve. J’ai découvert à cette occasion que le domaine où Ozias Leduc (1864-1955) a habité pendant presque toute sa vie n’était situé qu’à un jet de pierre », explique-t-il comme pour justifier la démarche qui a suivi.
Ainsi, à travers cette exposition inédite, Mathieu Laca a souhaité offrir un regard renouvelé sur ces artistes et identifier un thème cardinal pour chacune de leur production. Il a entrepris de longues et rigoureuses recherches qui lui ont permis d’entrer dans le vécu et les influences de chacun d’eux. Chez Leduc, il décèle le thème de la bonté, une qualité qui permettrait d’approcher le divin selon l’artiste. La bonté se manifesterait à travers l’humilité de ses sujets ; pensons à L’heure mauve, qui représente une branche aux feuilles mortes à demi enneigée, par ses éclairages enveloppants et sa touche caressante. La trajectoire de Borduas lui semble guidée par la quête de liberté. En voulant s’affranchir d’une morale étriquée, incarnée par la religion, il a cherché continuellement un langage pur et universel afin de traduire les profondeurs de sa psyché et se libérer du carcan de la tradition artistique figurative. Son oeuvre résonne encore aujourd’hui comme une leçon d’authenticité et de sacrifice. De son côté, la vie de Jordi Bonet a été marquée par de profondes tragédies : la Guerre d’Espagne, qui a ravagé sa terre natale entre 1936 et 1939, l’amputation de son bras droit, puis le destin tragique de son jeune fils, happé par une voiture. Bonet a déployé en partie ses travaux comme un dépassement de cette condition de plénitude, rendant visible ce qui est caché et qui survit à la disparition. Pour cette raison, Laca lui assigne le thème du mystère.
« Par l’entremise de ces trois thèmes centraux, Mathieu Laca oriente son travail vers de nouvelles interprétations et techniques, tout en plongeant dans l’histoire de l’art afin d’alimenter ses recherches, démontrant ainsi le riche potentiel d’un patrimoine toujours aussi significatif », affirme Etienne Ardaens, adjoint à la conservation du Musée des beaux-arts de Mont Saint-Hilaire.
Une découverte inattendue
En effectuant des recherches approfondies sur Leduc, entre autres dans son fonds d’archives, Mathieu Laca a fait une découverte qui a bouleversé sa perception de l’artiste. De nombreux indices tendent à démontrer qu’il aurait vécu un amour interdit pour un jeune poète de Saint-Hilaire appelé Guy Delahaye, un élément biographique qu’aucun livre sur lui n’a abordé jusqu’ici. Le mariage de Leduc à l’âge de 43 ans avec sa cousine germaine plus vieille que lui, abandonnée par son mari, puis veuve, lui avait mis la puce à l’oreille.
Guy Delahaye, l'amoureux prétendu, peint par Leduc. (MBAM)
L’absence de portrait d’elle dans sa production l’a aussi amené à considérer leur mariage comme une union de convenance. Parallèlement à son projet d’exposition, Mathieu Laca a entrepris d’écrire un ouvrage sur le sujet, sachant que cette information ouvrait la voie à une toute nouvelle interprétation de son oeuvre, dont le symbolisme n’est peut-être pas aussi mystérieux qu’il n’y paraît.
L’amour de Leduc pour Delahaye n’a pas pu se réaliser pleinement à cause des interdits de son époque. En 1910, l’homosexualité était condamnée par l’Église, criminalisée par la loi et qualifiée « d’aliénation mentale » par la psychiatrie. Malgré cela, Leduc a peint de magnifiques portraits de Delahaye, dédicacés à même la toile. En découvrant celui conservé au Musée des beaux-arts de Montréal, où l’on voit le jeune poète de profil, comme un médaillon d’Ovide, et accompagné d’Érato, la muse de la poésie lyrique et érotique, Mathieu Laca été renversé. Il lui apparaît telle une déclaration d’amour à peine dissimulée.
Bien que leur relation ait évolué vers l’amitié, ils ont continué à s’envoyer des lettres et à se fréquenter régulièrement tout au long de leur existence pour discuter d’art, de philosophie et de science. Leduc a par la suite produit des paysages imaginaires, qui exprimaient ses états d’âme.
Une des fresques religieuses peintes dans des églises par Leduc
Un voyage vers le « Génie de la Montagne »
Ayant visité de cette façon l’histoire de l’art du Québec qu’il traduit par ses œuvres présentées au Musée, Mathieu Laca a l’impression de l’avoir vécue de l’intérieur, par l’action plutôt que la contemplation. Il s’est approprié ses ressorts psychologiques et les inflexions de son langage. « Mon corps en conserve la mémoire. Le symbolisme incompris des toiles d’Ozias Leduc s’éclaire désormais d’un jour nouveau, à la lumière des sentiments qu’il a éprouvés pour le poète Guy Delahaye. Sa peinture apparaît comme l’expression sublimée d’un amour interdit, qui résonne fortement en moi », assure-t-il. Paul-Émile Borduas, pour sa part, lui a enseigné le désir farouche de s’affranchir de tout ce qui contraint la création. Le ruisseau souterrain dont il a ouvert les vannes ne se tarira pas de sitôt. Et Jordi Bonet, ce fulgurant poème humain, lui a fait toucher au sacré. « La mort me semble moins effrayante depuis qu’il l’a apprivoisée », conclut-il.
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Avec cette exposition, Mathieu Laca, originaire de Laval où il vit encore, rejoint une autre étape de sa vision d’artiste. « Je résume donc ma démarche ainsi : tracer des portraits autrement, écrire et peindre simultanément, peindre des portraits d’écrivains et écrire sur des artistes visuels. Cet entrelacement créatif m’intéresse au plus haut point, car il est porteur de résonances inédites. Chez moi, ces deux arts fonctionnent en vases communicants, qui me permettent de transgresser à loisir leurs limites respectives en sautant de l’un à l’autre, et cela, sans fin ».
Curieusement, la maison que Mathieu Laca partage avec son mari Jean Comeau est située devant un cimetière où un ange de pierre veille sur la tombe de Marc-Aurèle Fortin, un autre grand peintre québécois. « Les jours de brume, j’aime imaginer le peintre paysagiste à vélo, une toile sous le bras, à la recherche du point de vue idéal sur de grands ormes aujourd’hui disparus ».

Correlieu retrouvé
Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire
150, rue du Centre-Civique
Mont-Saint-Hilaire (Québec)
du 20 juin au 27 septembre 2026
Visites guidées par l’artiste disponibles.
- Dimanche 19 juillet, 14h
- Samedi 1er août, 13h
- Dimanche 16 août, 14h
- Samedi 29 août, 13h
- Dimanche 13 septembre, 14h
- Dimanche 27 septembre, 14h
Information : https://mbamsh.com/exposition/correlieu-retrouve/
Sacre-Coeur
Tadoussac dunes baleines
Escoumins Essipit
Archeo Topo
Banc de sable
Parc nature
Manic 5
Sainte-Amelie
Pointe des Monts
Pointe aux Anglais
Nord-Cotier
Gallix
Poste de traite
Purmer
Plages Surfshack
Innu Nikamu
Chute Manitou
Rivière au tonnerre
Longur-Pointe île aux Perroquets
Havre Stpierre
Archipel de Mingan
Baie Johan Beetz
Natashquan
Anticosti
Basse-Côte-Nord
300 km de plages
Monts Groulx
La région de Kamouraska est reconnue pour les initiatives citoyennes et l’originalité de son entrepreneuriat à plusieurs égards. La population de Saint-Denis-de-la-Bouteillerie n’y fait pas exception. Après le départ du dernier curé ayant habité le presbytère voisin de l’église paroissiale après 36 ans, en 2014, l’abbé Jean-Baptiste Ouellet, on a décidé de mettre en valeur ce bijou de bâtiment construit en 1895.
En 2017, la Corporation pour le maintien des lieux historiques de St-Denis a été créée pour structurer le projet de mise en valeur du presbytère. C’est ainsi qu’une entreprise d’économie sociale composée d’administrateurs de la communauté a proposé de faire de ce lieu une auberge incluant un café. Une opération de financement a permis d’amasser les fonds auprès de plusieurs partenaires locaux et régionaux pour faire l’acquisition du bâtiment en 2018 et de faire les rénovations avec une équipe de bénévoles pour pouvoir accueillir la clientèle dans les cinq chambres et offrir les déjeuners et des collations au café adjacent.

Chaque chambre a conservé un cachet authentique et possède sa salle de bain privée. Des pièces communes sont aussi accessibles : un salon avec piano, une magnifique salle à manger et une salle commune avec micro-onde et réfrigérateur. La chambre qu’occupait l’évêque lors de sa visite annuelle est également offerte aux visiteurs, explique Sylvie Gendron, une des administratrices.
La corporation à but non lucratif faisant office d’entreprise de l’économie sociale emploie 7 personnes pour la cuisine du café et l’entretien ménager de l’auberge. On accueille les visiteurs toute l’année à l’hébergement, mais le café est ouvert du vendredi au dimanche. On y propose un menu-santé composé de produits locaux pour consommer sur place ou à l’extérieur.
Travailler avec l’histoire, le patrimoine, les paysages et les traditions régionales et en faire le fondement des actions entreprises. Assurer la prise en charge par la communauté du développement des services dont elle a besoin. Mettre à l’avant-plan les attraits locaux et régionaux ainsi que des savoir-faire des gens du Kamouraska. Voilà ce qui motive et anime l’équipe de la Maison Jean-Baptiste.
Une halte chaleureuse et sympathique attend les visiteurs de passage dans Kamouraska.
La Maison de Jean-Baptiste
lamaisondejeanbaptiste.com
5, route de l’Église
Saint-Denis-De-La-Bouteillerie (Québec) G0L 2R0
418.894.2213
Le Site historique martitime de la Pointe-au-Père, à Rimouski, a ceci de particulier qu’il mène les visiteurs du sol vers les hauteurs, puis vers les profondeurs de l’océan. En effet, Parcs Canada administre et anime ce site qui propose des curiosités et des émotions fortes aux visiteurs.
Martin Debolfe, coordonnateur du marketing pour le site historique, explique que tout est en place pour surprendre et instruire les visiteurs avec trois attractions distinctes :

- Le sous-marin Onondaga, premier sous-marin accessible au public au Canada, qui expose le quotidien de 70 hommes d’équipage qui vivaient confinés dans ce sous-marin de 90 mètres. L’été, on peut y vivre l’expérience d’y passer une soirée et une nuit avec une animation interactive.
- Le phare et ses bâtiments connexes. Érigé en 1909, il est le 2e plus haut au Québec et l'un des rares phares à posséder encore son prisme. Dans la maison du gardien, une exposition sur les phares du Saint-Laurent.
- Le musée de l’Empress of Ireland. Si on connait bien le naufrage du Titanic, on connait moins bien celui de ce paquebot qui a coulé au large de Rimouski en 14 minutes en 1914. Une exposition impressionnante et émouvante. Une présentation vidéo surprenante.
Le Musée ouvert en 2000 a été agrandi en 2017. L’exposition y a été totalement modifiée. Les technologies numériques permettent une interaction captivante avec le visiteur. De revivre en simulation vidéo la collision des deux navires et de voir ensuite le paquebot couler, ne laisse personne indifférent. Surtout quand on sait que 1102 personnes y ont laissé leur vie.
Site historique maritime de la Pointe-au-Père (SHMP)
shmp.qc.ca
1000, rue du Phare
Rimouski, QC G5M 1L8
418.724.6214
Le Comité organisateur annonce que le Symposium Clorid’Art est de retour pour une 5e édition à Cloridorme, du secteur l’Estran en Gaspésie, les 31 juillet, 1er et 2 août 2026. C’est au gymnase de l’école de Cloridorme, au cœur du village, où la nature, la rencontre et la création se rejoignent, que l’événement se tiendra, sous la présidence d’honneur de Philippe Roy, artiste de Cloridorme.

Le Comité a décidé pour la première fois d’offrir à ce participant de trois éditions précédentes de l’événement ce titre honorifique pour saluer contribution et du même coup, célébrer ses 80 ans en 2026, explique l'un des fondateurs de Clorid'Art, Marc-Alain Marticotte.
Les créateurs et créatrices de toutes disciplines et de toutes les régions avaient jusqu’au 14 juin pour présenter leur dossier de candidature. On leur demandait de témoigner de leur démarche personnelle, et de venir s’inspirer du territoire, de son rythme et de sa communauté.
Le comité fera connaître les artistes retenus au début de juillet. En 2025, une vingtaine d’artistes présentaient leurs œuvres à Clorird’Art et plus de 125 personnes ont visité l’expo.

Pour plus de détails sur l’événement et connaître les noms des artistes participants en 2026, surveillez la page Facebook de Clorid’Art au cours des prochaines semaines.
Quiconque a déjà déambulé sur la rue Saint-Louis, dans le Vieux-Québec, entre la porte Saint-Louis et la Terrasse Dufferin, a certainement remarqué du côté gauche cette grosse maison un peu en retrait du trottoir, avec sa façade blanche et son toit mansardé rouge, portant l’inscription Restaurant aux Anciens Canadiens.

Ce lieu constitue un attrait indéniable pour les touristes européens en particulier qui sont charmés par son rappel de certains lieux du vieux continent. Ce restaurant offre de la cuisine traditionnelle québécoise depuis 1966, dans un décor rustique et plein d’objets anciens, une invitation à découvrir le meilleur du patrimoine gastronomique local. Les visiteurs sud-américains, asiatiques et états-uniens, entre autres, apprécient également son charme. On estime que près de 75 % de la clientèle est constituée de touristes d’un peu partout.

Outre des plats bien de chez nous, comme le bourguignon de bison ou le caribou du Grand Nord, son menu fait aussi la part belle aux classiques de la cuisine européenne, qu’on pense au saumon koulibiac ou au bœuf Wellington. Les trois « mignons » du menu y sont d'ailleurs des vedettes incontestées. Au dessert, la sublime tarte au sirop d’érable et crème barattée fait le délice des gourmands. Aujourd’hui, l’établissement reçoit encore et toujours des hordes de visiteurs qui sont curieux de découvrir ou de redéguster les plats qu’on y sert depuis toujours et qui font sa renommée. On lui a d’ailleurs décerné plusieurs prix prestigieux au fil des années.
On y attire des clientèles diverses depuis trois générations de la famille Légaré. Aujourd’hui, c’est la petite-fille du fondateur, Laurence Légaré (photo), qui en dirige les destinées depuis 20 ans. On y compte cinq salles à manger, dont une privée pour les groupes de 10 personnes, et ce sont plus de 30 personnes qui y oeuvrent aux cuisines et au service, tous les jours. Mme Légaré rappelle d'ailleurs que l'assiette brunch y est toujours servie de 11h30 à 13h.
Le restaurant est situé dans la Maison Jacquet, réputée comme la plus vieille maison de la ville de Québec et comme l’une des plus vieilles de la province. Elle fut érigée en 1675. On y racontait même que le Marquis de Montcalm (1712-1759), après avoir dirigé les troupes françaises contre les soldats anglais du général James Wolfe lors de la bataille des plaines d’Abraham survenue le 13 septembre 1759, y aurait succombé le lendemain.

Ce carré de maison original est l’un des rares à avoir conservé les caractéristiques propres à l’architecture résidentielle urbaine de la Nouvelle-France, malgré les rénovations et les agrandissements successifs qu’on y a apportés. La Maison Jacquet connaîtra différents propriétaires au fil du temps, dont John le premier barbier noir de Québec. L’établissement sera classé comme immeuble patrimonial en 1957.
Curieusement, quand le grand-père de Laurence, Renault Légaré, y a ouvert le restaurant, l’immeuble était la propriété du gouvernement du Canada, puisqu’on y tenait un bureau de poste jusque dans les années 1960. C’est d’abord comme locataire que le restaurant fut inauguré. C’est la grand-mère, après le départ de son mari, qui a négocié et a acquis la maison un peu plus tard.
« Aux Anciens Canadiens » est nommé ainsi en l’honneur du roman écrit par Aubert de Gaspé, qui fut également l’un des propriétaires de cette maison, roman inspiré des mœurs et des coutumes de la vie seigneuriale à la fin du Régime français.
Le défi des Anciens Canadiens pour l’avenir ? Célébrant 60 ans d'existence en 2026, on insiste sur l’importance d’assurer la continuité de la qualité des produits et du service, en tenant compte des contraintes que subit le monde de la restauration depuis quelques années. Le tout sans défigurer le menu et la tradition culinaire. « Québec est réputée pour sa gastronomie unique et ses bonnes tables : cela constitue un stimulant pour poursuivre notre mission. Nous sommes résolument et constamment tournés vers demain avec optimisme », assure Laurence Légaré.
Aux Anciens Canadiens
auxancienscanadiens.qc.ca
34, rue Saint-Louis
Québec (Québec)
G1R 4P3
418 692-1627
Depuis 2019, le Festival Fierté Val-d’Or célèbre la diversité sexuelle et de genre à Val-d’Or, en Abitibi. Il s’agit du seul festival LGBTQ+ en Abitibi-Témiscamingue.
La 7e édition du Festival se tiendra du 5 au 7 juin 2026. Au programme : humour, chanson, paillettes et trois jours pour célébrer la diversité sexuelle et de genre!

Le samedi 6 juin, se tiendra la Journée communautaire présentée par Fierté Montréal, dès 13h, à Place Agnico-Eagle. On s’attend à un après-midi festif, inclusif et rassembleur lors de la Journée communautaire du Festival Fierté Val-d’Or! Une occasion unique de découvrir des organismes locaux, d’en apprendre davantage sur diverses réalités, et de célébrer la diversité dans une ambiance conviviale et familiale.

Pour une huitième année consécutive, la traditionnelle marche de la diversité, animée par The KaraoKings, clôturera la 7e édition du Festival Fierté Val-d’Or. Les personnes issues de la diversité sexuelle et de genre et leurs allié·e·s sont attendu·e·s, dans leurs plus beaux habits arc-en-ciel, à 11h à la Place Agnico-Eagle pour défiler contre l’homophobie, la biphobie et la transphobie dans les rues de Val-d’Or.

Faisant suite à la marche, on propose le Pique-nique familial de l’Aqua-lition, dès 13 heures à la Plage Lemoine. L’activité est présentée par la Coalition des familles LGBT+. La plage Lemoine est une petite plage sablonneuse et gratuite située au bord du lac Lemoine, à quelques minutes du centre-ville de Val-d'Or.

Pour la programmation complète, on visite le site Web de Fierté Val-d’Or
On peut aussi visiter la page Facebook de l’organisme.
En plein cœur du quartier Saint-Roch de Québec, le « Nouvo Saint-Roch » comme on l’a surnommé depuis les vingt dernières années, l’Hôtel Royal William métamorphosé depuis son acquisition en 2018 par un entrepreneur, hôtelier et développeur immobilier de Sept-Îles, Simon Dubé, vient ajouter un peu de flamboyance avec une expérience hôtelière remarquable. Élégance, histoire et gastronomie se retrouvent dorénavant en plein cœur de la basse-ville de Québec.
Son propriétaire a dû faire face à de nombreux défis – une pandémie et un incendie du restaurant peu de temps après l’acquisition, notamment. Un investissement de 6 millions de dollars a été nécessaire pour rénover les 47 chambres et studios, embellir le hall et actualiser le restaurant au rez-de-chaussée, qui a une toute nouvelle identité à l’italienne, le Mila. De plus, on s’affaire depuis quelques mois, en 2026, à refaire la devanture de l’immeuble sur le boulevard Charest.

On le connaît comme un établissement emblématique, prisé par les personnalités publiques et artistiques de Québec et Montréal, qui se distingue entre autres par son emplacement stratégique à deux pas des attraits culturels et gastronomiques du quartier et sa proximité avec les attraits de la haute-ville et du Vieux-Québec historique. On trouve un stationnement intérieur à quelques pas de l’hôtel, sous la Bibliothèque Gabrielle-Roy. Des salles de réunion permettent d’accueillir des événements corporatifs, formations, cocktails, anniversaires, lancements, etc. Plusieurs des chambres et suites offrent un coin cuisinette qui permet aux clients de préparer des repas ou de casser la croute sans devoir sortir.

Dans cette même volonté d’excellence, le MILA Ristorante, entièrement repensé, propose une cuisine italienne raffinée mettant à l’honneur des ingrédients soigneusement sélectionnés. Le co-propriétaire, Tchad Khalil, un passionné de cuisine italienne, a déjà plusieurs années d’expérience en restauration. Il a trouvé chez Simon Dubé un partenaire accueillant et intéressé. « Nous avons voulu créer un lieu où chaque repas devient un voyage, une expérience qui réconforte et inspire », confie Tchad Khalil. À noter que le restaurant le Mila offre des petits déjeuners autant pour les clients de l'hôtel que pour les amateurs de buffets copieux et savoureux.
Ancien faubourg populaire, Nouvo Saint-Roch est aujourd’hui le symbole d’une revitalisation urbaine réussie au cœur de Québec. Il a connu une transformation profonde portée par des projets d’aménagement, l’arrivée de nouvelles entreprises créatives, comme les concepteurs de jeux vidéo et laboratoires technologiques, une offre culturelle foisonnante, en plus d’antennes universitaires et de sièges sociaux d’organisations majeures. L’effervescence d’autrefois y est bel et bien de retour, mais avec une touche contemporaine qui en fait l’un des secteurs les plus dynamiques de la ville.
Nouvo Saint-Roch propose important projet de revitalisation urbaine qui a multiplié les espaces publics, encouragé l’implantation de commerces de proximité et mis en valeur le patrimoine bâti. Et l’édifice où loge le Royal William depuis plus de 25 ans fait partie de ces joyaux architecturaux avec sa devanture qui rappelle un peu les imposants hôtels longilignes, aux façades rétros des années 20, à Manhattan. « Je voulais offrir un hôtel-boutique qui se distinguait des gros hôtels de la ville. Un lieu sans prétention, où on se sent comme à la maison, avec une offre de qualité sans que les prix ne soient exagérés », explique Simon Dubé l’homme d’affaires de Sept-Îles derrière ce beau projet d’établissement.

Pour les férus de faits historiques, on apprendra que la transition de la voile à la vapeur va entraîner une révolution du commerce mondial au XIXe siècle. De ce fait, la première traversée transatlantique avec un bateau à vapeur est un exploit technologique. Le droit à ce titre a souvent été contesté au nom de vapeurs d'autres pays, mais c'est au Canada que revient cet honneur. C'est en effet le Royal William, un bateau à aubes construit au chantier naval Campbell and Black, dans le port de Québec, qui traversera le premier l'océan Atlantique, en naviguant de Pictou, en Nouvelle-Écosse, à Portsmouth, en Angleterre, en 1833.
Le Royal William, construit à Québec au début des années 1830.
La Ville de Québec a dévoilé récemment un plan 2026-2029 accompagné d'investissements de 80 M$ pour dynamiser le quartier Saint-Roch. La Ville dit voir grand pour le secteur et promet même d'investir massivement dans les 15 prochaines années.
Hôtel Royal William
royalwilliam.com
360 boulevard Charest Est
Québec, QC G1K 3H4
(418) 521-4488
Il y a de ces endroits qui s’inscrivent dans le temps comme des incontournables lorsqu’il s’agit d’aller passer de bons moments dans un environnement plein de références humaines, sociales, culturelles et historiques, entre autres. L’Auberge de la Paix, rue Couillard, dans le Vieux-Québec, fait partie de ces lieux.
Fondée en 1972, l'Auberge de la Paix est une auberge de jeunesse créée dans le sillage du mouvement contre-culturel des années 1970. Elle est née comme un organisme sans but lucratif dans le but d'offrir un hébergement abordable et accessible aux voyageurs, tout en favorisant les échanges et l'ouverture sur le monde. Elle a d’abord été conçue comme un espace communautaire d'hébergement abordable, permettant aux jeunes et aux voyageurs de s'approprier une façon de vivre, d'apprendre et de communiquer ensemble.
Les locaux sont installés dans une maison historique construite vers 1850, en plein cœur des fortifications du Vieux-Québec, un secteur classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. L’édifice a été construit par nul autre que l’architecte, ingénieur de la ville, Charles Baillairgé. Ce seul fait donne du prestige au bâtiment. L’édifice était anciennement percé par un passage cocher qui permettait aux voitures de se rendre dans la cour arrière
Toutefois, la pandémie de la COVID a qui a forcé la fermeture complète des lieux en 2020 pendant quelque temps, a eu raison de son statut d’organisme sans but lucratif. Les gestionnaires n’avaient plus vraiment les ressources et les moyens de poursuivre les opérations et l’entretien des lieux. Ils ont dû mettre fin à leurs activités en mars 2023.
Il n’a pas fallu longtemps avant que les propriétaires du café Chez Temporel, voisin de l’auberge, se décident à prendre la relève et fassent l’acquisition de l’institution et de ses installations. Mélissa Spénard-Lefebvre et Louis-Charles Tremblay (photo) se sont donc lancés dans l’aventure de devenir aubergistes et de poursuivre ainsi la mission de ce lieu emblématique, mais cette fois dans une formule corporative d’affaires. Leur expérience en gestion immobilière et dans le monde des affaires, mais aussi leur intérêt pour la survie du patrimoine et des institutions du Vieux-Québec, ont motivé leur décision d’aller de l’avant.

On a donc pu remettre l’auberge en opération en mai 2023, à temps pour profiter de la saison touristique, un peu plus de 50 ans après sa fondation. Depuis, ils ont déjà investi plus de 300 000 $ dans des rénovations, mises aux normes et rafraîchissements des installations.

Aujourd'hui, l'établissement peut accueillir une soixantaine de personnes dans un mélange de dortoirs et de chambres privées. Il a conservé un esprit convivial et chaleureux, typique des auberges traditionnelles. Et qu’on ne s’y trompe pas : la clientèle des voyageurs, en particulier les européens, n’est pas constituée que de jeunes gens. On y vient même en famille pour de courts séjours et les occupants sont souvent des retraités qui favorisent la simplicité et les belles rencontres humaines.

L'Auberge de la Paix offre un hébergement convivial, toute l’année, une cuisine entièrement équipée, une grande salle commune, une superbe cour extérieure, l’internet sans fil gratuit, et un accès à du stationnement intérieur souterrain à deux minutes de marche.

La proximité de plusieurs cafés et de restaurants, dont Chez Temporel deux portes plus loin, et d’une épicerie de quartier juste à côté, favorise les séjours à l’Auberge et rend l’expérience encore plus agréable. Les nouveaux propriétaires y ont installé des équipements électroniques modernes pour l’accès à l’entrée et aux chambres et dortoirs, dont des serrures numériques à codes uniques, pour une meilleure sécurité de tous.

Auberge de la Paix
aubergedelapaix.com
31 Rue Couillard
Québec, QC, G1R 3T4
418-694-0735
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