Actualités

Les moments difficiles offrent souvent l’occasion de se remettre en question et de se réorienter. C’est ce qui est arrivé à Joseph St-Denis-Boulanger, un Caplinois et sa conjointe, Laurie-Anne Cloutier, une Montréalaise qui sont allés se réfugier en Gaspésie pour panser leurs blessures à la suite de la perte douloureuse de leur fille à la naissance en 2018.

Construire et ouvrir au public une distillerie entre la 132 et la mer, à Caplan : voilà l’ambitieux projet qu’ont entrepris de réaliser ce couple de nouveaux entrepreneurs. Whisky et gin sont ainsi confectionnés à la Distillerie des Marigots, qui a démarré sa production en 2020.

Ce Gaspésien d’origine et sa conjointe, Montréalaise tombée amoureuse de ce coin de pays, ont tous deux réalisé que c’était le moment ou jamais de vivre leur rêve : celui de s’installer à Caplan, d’une part, mais aussi de lancer leur entreprise de distillerie artisanale mettant en valeur les saveurs du terroir.
Marigots
Le nom choisi pour leur projet invite d’ailleurs les résidents et touristes à profiter de la vie. L’expression « courir ou aller au marigot » fait référence aux pêcheurs qui font « la pêche buissonnière » et se réfugient dans une anse, à l’abri des regards, pour se la couler douce.
Joseph a par ailleurs peaufiné ses connaissances grâce à une formation dispensée à Seattle par la distillerie Copperworks pour lui permettre de mettre au point un produit aimé du grand public qui sera également reconnu par les connaisseurs. C’est ainsi qu’est né le Récif, un gin de bord de mer. Un whisky créé à partir d’orge maltée est actuellement en voie de mûrissement pour être prêt à la vente en 2025.
Distillerie des Marigots
Un alambic charentais est devenu la pièce maîtresse de la confection de ces nouveaux spiritueux gaspésiens. « Mon but, c’était de focuser sur l’arôme, sur la complexité du goût, tant pour mon gin que pour mon whisky. Je voulais que ce soit riche, long en bouche et très caractéristique, donc je suis allé chercher l’équipement parfait pour ça », explique M. St-Denis Boulanger.

Le couple avait dès le départ une idée du bâtiment qu’il désirait pour abriter leur distillerie. La beauté et la noblesse du bois étaient au cœur de cette vision. « Ma conjointe et moi on tripe sur l’architecture et on savait déjà qu’on aimait ce genre de bâtiment au design épuré et aux lignes géométriques rendu chaleureux par l’utilisation du bois », explique Joseph. De l’aveu même du propriétaire, l’option en bois a été la seule envisagée.
Distillerie des Marigots
La façade abondamment vitrée, véritable signature du bâtiment, est d’ailleurs au cœur du logo de l’entreprise, devenant du même coup l’emblème de la marque. « L’idée, c’est que peu importe où on se trouve dans la distillerie, on puisse voir d’un côté la Baie-des-Chaleurs et de l’autre l’alambic », précise le propriétaire, qui n’est pas peu fier de son bâtiment niché sur une falaise avec vue sur la mer.

Le maître distillateur de la Distillerie des Marigots trouve son inspiration pour la conception de ses spiritueux dans le décor gaspésien et prend soin de faire ressortir la qualité exceptionnelle des ingrédients qui s’y trouvent. Sa démarche consiste à mettre à l’avant-plan les arômes et les parfums que lui offrent son environnement et le savoir-faire agricole gaspésien. Enfin, à travers la production des deux produits vedettes – le gin Récif et le whisky –, on prend plaisir à élaborer de petits lots expérimentaux comme des eaux-de-vie, des liqueurs aux herbes ou des gins éphémères.


Distillerie des Marigots
300, Boul. Perron Est
Caplan, QC
distilleriedesmarigots.com
(418) 388-2008

Rue Duluth à Montréal : un lieu emblématique depuis longtemps pour de bons restaurants, peu importe la saison. Et avec la piétonisation de la mi-juin à la fin août, entre les rues Saint-Laurent et Saint-Hubert, les terrasses font le bonheur.

Oiseaux de passage
Restaurant de quartier, tenu depuis 1983 par des propriétaires exploitants, passionnés de fine cuisine, sous le nom de La Colombe, l’heure de la retraite a sonné pour le réputé chef propriétaire Mostafa Rougaibi au début de 2020. Ce restaurant a été désigné par la critique et les experts comme l’un des meilleurs restaurants « apportez votre vin » de Montréal. C’est alors qu’il a passé le flambeau à deux autres fervents adeptes de la cuisine française et européenne raffinée, Julian Strayer, qui y travaillait depuis quelques années, mais qui a débuté en restauration à l’âge de 12 ans, et son frère Jean-Francis, un expert en financement et gestion de projets. Ils ont pris la relève, en pleine pandémie de COVID. En juillet 2020, ils accueillaient leur clientèle à nouveau sous le nom de Les Oiseaux de passage. Toutefois, c’est véritablement en février 2022, après la fin des mesures sanitaires pour la restauration, que Les Oiseaux de passage a véritablement pris son envol.
Ces fils d’immigrants, d’un père États-Unien et d’une mère Polonaise, qui se sont rencontrés à Montréal, sont nés et ont grandi ici. Ils ont donc une histoire remplie de culture à la fois nord-américaine et européenne, servie à la sauce québécoise. Il en résulte un profil identitaire original et peu banal, pour qui est attiré par une cuisine raffinée et proche de l’excellence.
« Toute l'équipe, dont certains membres étaient là auparavant, est bien déterminée à faire perdurer les plats et les sauces légendaires qui ont fait la réputation de ce restaurant de quartier emblématique du Plateau Mont-Royal », assure le chef Julian, qui assure les choix culinaires et dresse le menu. Il insiste d’ailleurs pour maintenir ce profil de quartier, puisque c’est ce qui l’animé depuis toutes ces années. La clientèle est d’ailleurs composée à 60 % de gens du quartier et de 40 % de touristes du Québec et d’ailleurs.
Le nom de leur restaurant, il a été inspiré par le poème du même nom du Français Jacques Richepin (1876), et mis en musique par Georges Brassens (1969). Un poème qui est cher aux deux frères Strayer et qui représentait une heureuse suite pour l’endroit.
Le menu est basé sur une cuisine de marché composée de produits locaux avec des saveurs européennes et méditerranéennes, mettant en avant des produits biologiques et de saison. Une attention particulière est portée aux viandes de canard, d'agneau et de cerf, au poisson, au foie gras et produits du fumoir, tout en s’efforçant d’offrir des alternatives végétariennes créatives et de saison.
Oiseaux de passage
« La grande majorité des produits sont transformés sur place afin d'offrir de beaux plats au meilleur de leur fraîcheur », explique Julian. Il croit que c’est aussi un des rôles de la restauration traditionnelle, d’explorer ce que le terroir peut offrir, de s’efforcer de trouver toujours de nouvelles manières de mettre en avant la richesse de l’environnement et de soutenir les producteurs talentueux. En bref, pour lui, c’est autant un devoir qu’un plaisir de travailler avec les produits de chez-nous, citant par exemple l’agneau de Marieville et le cerf de Saint-Adrien. Les mets offerts selon les recettes de la Colombe, dont ils ont hérité, sont souvent mentionnés comme tel.

Pour le moment, la cuisine est ouverte du mercredi au dimanche de 17h à 23h. Plus tard au printemps, on étendra les heures d’ouverture et on offrira la terrasse.

Pour Julian et Jean-Francis, l’acquisition de ce restaurant est un projet à long terme. Plusieurs autres éléments sont en voie de planification, comme un site web transactionnel avec la venue de nouveaux services comme la pâtisserie plus tard en 2023, avec des gâteaux pour mariages, anniversaires et occasions spéciales, et le traiteur pour des réceptions, à l’extérieur ou dans leur salle de 40 places au second étage.

Finalement, on peut dire sans se tromper que c’est bien plus qu’un lieu de passage : on y revient assurément. Ah oui, n’oublions pas : on peut toujours y apporter son vin.

Les Oiseaux de passage
lesoiseaux.ca
554, avenue Duluth Est
Montréal, QC
514 849-8844


L’émergence du Village a radicalement changé la restauration de l’ancien Faubourg Québec. Jusqu’aux années 1990, la rue Sainte-Catherine, au cœur du Village, était le paradis des casse-croûtes et de la restauration rapide. La présence de la Cité des Ondes depuis les années 1970 a fait apparaitre les premières bonnes tables à proximité de Radio-Canada. Sur la rue Sainte-Catherine, aux débuts des années 1990, le Saloon et le Planète ont fait figure de pionniers en offrant à la clientèle gaie des tables au goût du jour. Leur cuisine du monde a donné le ton à une diversification de la table et aujourd’hui on peut sans quitter le Village faire le tour du monde dans son assiette. Il n’est pas un continent qui ne soit pas représenté.

Avec Aires libres de mai à septembre, la rue Sainte-Catherine devient piétonnière et les visiteurs adorent s’affaler sur les terrasses pour profiter de bons repas et voir et être vu par la faune bigarrée qui déambule sur l’artère principale du Village. L’atmosphère y est festive et la grande majorité de la cinquantaine de terrasses qui prennent la rue, appartiennent à des restaurants. Vous pouvez en profiter pour faire une expérience culinaire passant des diverses cuisines asiatiques aux rôtisseries portugaises en passant par les spécialités mexicaines ou birmanes.

Pour explorer toute la richesse de la table dans le Village, il faut toutefois ne pas hésiter à quitter la rue Sainte-Catherine pour découvrir les trésors des rues transversales jusqu’à René-Lévesque au sud ou Ontario au nord. Sur Wolfe, les noctambules et les amateurs de cuisine québécoise, se retrouvent au Resto du Village, une véritable institution montréalaise qui attire des clients affamés qui désirent un bon repas dans un resto style déli mais non graisseux à toute heure. Décor rustique, ambiance animée, des tables de taverne et un personnel sympathique, voilà le Resto du Village. On y servirait la meilleure poutine en ville.

Sur De Champlain, La Mezcla offre une cuisine fusion originale alliant spécialités péruviennes et terroir québécois juste en face du parc Campbell, un oasis de verdure. En arpentant le boulevard René-Lévesque, vous découvrirez les tables favorites des artisans et artistes de notre télévision. La gastronomie lyonnaise savoureuse et réconfortante est à l’honneur au Comptoir lyonnais. Quenelles de brochet, petit salé aux lentilles, soupe à l’oignon ou pot-au-feu, les plats sont tous généreux et à prix raisonnables. En été, la terrasse arrière, un oasis de calme, est incontournable

Du côté du boulevard De Maisonneuve, En couleur nous régale de ses crêpes maisons et d’authentiques donairs d’Halifax. Un nouvel ajout à surveiller, le Passé composé dont la réputation n’est plus à faire, quitte son petit local de la rue Roy sur le Plateau pour s’installer dans l’ancien local du Pica Pica qui bénéficie d’une des plus belles terrasses du Village.

Du côté de la rue Ontario, autour des salles de spectacles de l’Usine C et du Théâtre Prospero, on trouve parmi les meilleures tables du quartier. Du réputé Carte Blanche jusqu’à l’excentrique Ma grosse truie chérie, en passant par Tablée Vin et le classique Petit Extra. Ma Grosse Truie Chérie vous accueille à sa table des plus chaleureuses avec des produits du terroir choisis avec le plus grand soin et une sélection de vins d’importation privée qui vous feront vivre une expérience mémorable. Chez Tablée Vin, le décor épuré et élégant de ce resto spacieux vous permet de respirer. Il faut goûter au médaillon de cerf de Boileau ou au carré d’agneau à la sauce provençale, aux crevettes au pastis ou encore à la poêlée de ris de veau au cidre de glace. Pour les amateurs de restauration rapide, Poutineville à deux pas vous offre la plus grande sélection de poutines qui sauront plaire à tous les goûts.


Si la ville de Maisonneuve apparut d’abord comme un ambitieux projet de développer un Westmount francophone avant d’être annexée à Montréal, Hochelaga s’est d’abord et avant tout développé comme un quartier ouvrier près du port et de ses industries. La faillite des projets grandioses de Maisonneuve a fait de cet arrondissement au XXe siècle un quartier résolument populaire et francophone.

Avec la désindustrialisation de tous les quartiers centraux à la faveur des nouveaux modes de transport et d’un urbanisme favorisant les parcs industriels à l’écart des zones résidentielles, ce quartier est en mutation, mais demeure un quartier résolument populaire et francophone et ce même si la mixité sociale est de retour. Ceci se reflète dans la restauration et la gastronomie. Longtemps dominée par les casse-croûtes et la restauration rapide, elle fait peu à peu place à une cuisine toujours largement québécoise ou d’inspiration française, mais beaucoup plus recherchée, laissant place aux produits du terroir.

Durant les vingt dernières années, la revitalisation du Marché Maisonneuve, vestige des projets de grandeur de Maisonneuve, et l’aménagement de la Place Valois ont permis l’installation de boutiques spécialisées, boulangers, pâtissiers, charcutiers, bouchers et attirés de nouveaux cafés et bistros. Rue Ontario, Antidote est le premier café et épicerie entièrement végane, alors que le Marché 4751, rue Ste-Catherine, propose des produits bio, équitables et du terroir qu’on peut déguster sur place. À quelques coins de rue, Les Cabotins proposent dans le cadre humoristique d’une ancienne mercerie une cuisine française revisitée, déclinée aux produits du terroir. Les amateurs doivent essayer le cassoulet et même les plus rébarbatifs seront réconciliés avec le boudin.

Mais c’est surtout sur la rue Ontario que le renouvellement se fait. Le bistro La Cervoise, près de la place Valois, offre un menu à base de gibiers, de produits du terroir et de la mer responsables, déclinés en burgers, en tartares ou en poutines. Non loin, La Mâle Bouffe offre sandwichs et poutines gourmandes avec une spécialité en viandes fumées. Le Café Bobby McGee offre des déjeuners et brunchs copieux , un excellent café et de vastes rayons de bibliothèque pour bouquiner et des spectacles musicaux en soirée. Les noctambules qui regagnent leurs foyers de l’Est, s’arrêtent souvent au Miami Deli, un resto dans la tradition du delicatessen ouvert 24h dans un décor floridien rétro.

Après avoir été grandement affectée par la pandémie dans les dernières années, l’industrie touristique en Basse-Côte-Nord espère pouvoir poursuivre son développement, malgré les embûches.

Comme l’explique, Nicole Monger, présidente de l’Association touristique de Tête-à-la-Baleine, le tourisme est l’une des principales avenues pour relancer l’économie de cette région.

« On sait que la pêche est importante au niveau économique, mais le tourisme est une grande industrie pour apporter des retombées en Basse-Côte-Nord », souligne-t-elle.

L’un des principaux outils pour le développement touristique de cette région est le navire Bella Desgagnés, qui offre des croisières qui permettent de visiter les villages de la Basse-Côte-Nord. Cette activité est de plus en plus populaire.

« Quand on a débuté à travailler avec Relais Nordik en 2014, même en saison estivale, il y avait de la disponibilité à bord du navire. Dix ans plus tard, tout est complet à bord de mai jusqu’à septembre», dit Alberte Marcoux, directrice de l’agence Voyages Coste, qui loge à Rivière-au-Tonnerre.

Cette popularité, si on peut ainsi dire, permet de développer l’offre touristique. Mme Marcoux constate que de nouvelles entreprises dans ce domaine apparaissent en Basse-Côte-Nord, ou que des compagnies existantes se consolident, ajoutent de nouvelles activités.

« La région est en train de prendre en main son développement. On a plusieurs membres à la coopérative Voyages Coste qui prennent le virage numérique pour améliorer leur mise en marché », affirme Mme Marcoux.

Des propos appuyés par la directrice générale de Tourisme Côte-Nord, Joannie Francoeur-Côté. « Il y a vraiment une volonté pour développer le potentiel de la région en matière de destination touristique populaire et vigoureuse ».

La région de Manicouagan et sa ville majeure, Baie Comeau, ont développé une gastronomie qui sait plaire même aux plus exigeants. Nul besoin d'aller à Montréal ou à Québec pour se titiller les papilles gustatives.

Seul hôtel quatre étoiles à l’est de Tadoussac et adresse de renom, le Manoir de Baie-Comeau est une halte prisée en voyage sur la Côte-Nord, à quelques minutes du parc des Pionniers et de la plage Champlain. L’hôtel bâti sur un cap qui domine le Saint-Laurent offre une vue imprenable sur le fleuve et la baie dont profite pleinement le bistro La Marée haute qui vous donne accès à sa vaste terrasse en été. Pour un repas dans un site exceptionnel, c’est l’endroit tout désigné. C’est le chef Carl Beaulieu qui a opéré le restaurant L’Orange bleue dans le secteur Hauterive pendant une douzaine d’années qui est maintenant aux commandes du restaurant.

Carl Beaulieu a aussi choisi d’étendre son offre de restauration avec l’opération de deux camions-bouffe (food trucks), sous l’appellation La Poutinerie. Son menu propose poutines et frites, burgers, hot-dog et pogo, et autres spécialités. Depuis quatre ans, chaque été, on en trouve un en permanence, du mardi au dimanche, sur le terrain de stationnement voisin de l’hôtel, à proximité du parc des Pionniers. Quelques tables de pique-nique installées dans un coin permettent de consommer sur place ou d’apporter chez soi. L’autre camion est mobile et se trouve dans le secteur Mingan, au centre-ville, en plus de se déplacer dans divers événements et festivals durant l’été. Il offre le même menu que celui situé au Manoir de Baie-Comeau.

Juste en face de l’église Sainte-Amélie et à quelques centaines de mètres du Manoir de Baie-Comeau, le restaurant La Cache d’Amélie est une adresse emblématique de la gastronomie nord-côtière. Il offre aux visiteurs une table raffinée où la fine cuisine régionale est à l’honneur, en formule table d’hôte ou à la carte. Sa carte des vins soignée inclut une sélection d’importations privées.

On est ici à proximité de la Place Lasalle, le principal pôle de sorties au cœur de la ville qui s’anime l’été avec ses terrasses. C’est l’occasion d’aller faire un tour à la microbrasserie St-Pancrace pour y découvrir les meilleures bières de la région. Première microbrasserie en Côte- Nord, elle fabrique et vous propose ses bières artisanales à saveurs locales pour accompagner un menu composé de produits du  terroir ainsi que d’une grande collection de whisky et spiritueux québécois. On peut aussi déguster leurs bières directement à l’usine et en faire la visite.

Sur les rives du Saint-Laurent, près du quai du traversier, avec sa terrasse offrant une magnifique vue sur les alentours, même les baleines parfois,, le restaurant Saint-James au bar de l'eau propose divers menus du jour, tables d’hôtes et sélection de vins à prix compétitifs. On y trouve de savoureux fruits de mer, poissons et du crabe frais en saison. Aussi populaires auprès de la clientèle,  pâtes, pizzas, salades, sandwichs, grillades.

Née d’une vision d’ensemble et de l’amour de sa région, la distillerie Vent du Nord de Baie-Comeau est axée sur sa communauté. Soutenus par ses partenaires et les producteurs locaux, ses artisans continuent de créer des produits qui feront rayonner le savoir-faire et la solidarité des gens de la région. Les recettes des spiritueux et des prêts-à-boire sont inspirées de la Côte-Nord, de son terroir, de ses traditions ancestrales, de ses aromates, de ses paysages... et de l'avenir brillant qu'on lui souhaite.

Dès notre entrée dans ce resto de plus en plus familier pour les gens du secteur, résidents ou travailleurs, on sent que quelque chose va se passer. Et tout de suite on a droit à deux ou trois bonjours bien nourris et là, on se retrouve devant le chef et proprio qui fait aller sa spanel (spatule en breton) sur deux billigs à la fois.

Spanel Yann Bris
Des billigs ? Mais qu’est-ce donc ? Un ou une billig, appelé aussi galettoire, est une plaque épaisse circulaire en fonte d'une quarantaine de centimètres de diamètre, utilisée en cuisine bretonne pour faire cuire les crêpes de froment ou de sarrasin, et les galettes.
Et voilà ! Maintenant qu’on en connaît les deux principaux outils de production, aussi bien consulter le menu. Et là encore, tout un défi : quoi choisir ? On veut quand même vous dire un peu du parcours professionnel du proprio, avant de lui laisser mettre les mains à la pâte.

Spanel Yann Bris
Un peu comme ses ancêtres l’ont fait quelques centaines d’années plus tôt, Yann Bris a le goût du large. Il quitte alors sa Bretagne française d’origine, plus précisément Paimpol, un petit port de pêche situé dans les Côtes-d’Armor, pour atterrir en Floride vers 1998 avec en bagage un diplôme en gestion hôtelière et restauration. Il avait aussi l’expérience de quelques séjours en hôtellerie dans le sud-ouest de la France, région renommée pour sa gastronomie. Il y ouvre alors sa première crêperie à Fort Lauderdale, qu’il finira par revendre en 2005.
C’est là qu’il atterrit au Québec, à Montréal plus exactement. Il y découvre une ville cosmopolite, à l’accent français, avec des quartiers qui bougent. Il y trouve aussi l’amour… il n’en faut pas plus pour qu’il reste. Yann ouvre d’abord une boutique de décoration dans le Village, sur la rue Amherst, qu’il nomme Karactère. Malgré le succès, la restauration lui manque. Il décide donc de fermer boutique et de s’engager à nouveau dans un projet plus proche de son amour de la gastronomie : une crêperie dans le nouveau quartier tendance de Griffintown, en voie de devenir un secteur en pleine effervescence. C’est ainsi que naît Spanel – Crêpes et gourmets, rue Notre-Dame ouest, en 2011.
Spanel
L’endroit est chaleureux et accueillant. Comble de bonheur, on peut profiter d’une terrasse à l’arrière utilisée aussi longtemps que les trois saisons le permettent, du printemps jusqu’à l’automne. Devant, une autre terrasse est dressée pour la période estivale. « Chez Spanel, explique Yann Bris, tous les ingrédients sont réunis pour que l’expérience soit toujours optimale. Parce qu’on utilise des farines spécialement apprêtées et qu’on les raffine en cuisine avant de les mélanger à la préparation qui sera versée sur la plaque, les recettes qu’on sert chez Spanel sont toutes vouées au plaisir des clients ».

Spanel
Cuisine française, petit déjeuner, crêpes sucrées ou crêpes salées (une trentaine de choix pour chaque), desserts, omelettes sur billig, sandwichs et tartines : tout ça et plus encore attend les estomacs affamés comme les plus petits appétits. Les crêpes au sarrasin sont sans gluten. On propose quelques versions véganes également. L’endroit possède un permis d’alcool et offre cocktails, vins et autres alcools. Sans oublier les cafés, thés et autres types de boissons rafraîchissantes.

Spanel

Après 12 ans de présence dans le quartier et de satisfaction de la clientèle, Yann est devenu un personnage connu et apprécié. Difficile de garder son attention très longtemps lorsque tout le monde qui entre ou sort s’arrête pour lui parler ou lui raconter quelque chose. Spanel, c’est aussi ça : un lieu où la clientèle peut retrouver chaque fois le patron et l’équipe de service toujours attentive et disponible. Une douzaine de personnes y trouvent un emploi et on est ouvert 7 jours par semaine toute l’année.
Fait à signaler : le patron est d’accord qu’on serve à déjeuner toute la journée. Le site web Time Out, spécialisé dans l’offre de restauration à Montréal, a d’ailleurs désigné Spanel parmi la vingtaine d’établissements où on trouve les meilleurs déjeuners en ville, en mars 2023. On peut se procurer des croissants frais et autres gourmandises chaque matin dès 8 heures chez Spanel, précise le chef.
Des projets d’avenir pour ce Breton entrepreneur ? Pour l’instant, on garde le gouvernail bien droit devant, mais il n’exclut pas que Spanel puisse éventuellement faire des petits dans d’autres secteurs de la ville.

Spanel

Spanel – Crêpes et Gourmets
creperiespanel.ca
1960, rue Notre-Dame Ouest
Montréal, QC
514 507-5017

Pierre Perreault

Il passe un peu inaperçu de l’extérieur alors qu’il se fond dans la façade du bâtiment qui abrite également le Cabaret Lion d’Or, à l’extrémité nord-est du Village. Mais une fois qu’on a franchi la porte du restaurant Au Petit extra, on se retrouve dans un espace franchement d’une autre époque, avec son imposant bar au fond devant l’entrée, ses plafonds en caissons duquel de magnifiques lustres et luminaires sont suspendus, des tables nappées de blanc, mais aussi ses murs garnis de grands et chics miroirs de styles divers et enfin, l’ardoise géante sur lequel le menu est inscrit à la main dans une fine écriture qui ajoute au cachet des lieux. Au Petit Extra

Les larges fenêtres donnant sur la rue Ontario sont vêtues de stores aux larges lamelles de bois, qui permettent de tamiser la lumière au besoin et de conserver une certaine intimité aux clients qui choisissent de s’attabler sur cette tribune surélevée qui longe la devanture. Cela, il va sans dire, offre un point de vue intéressant sur le reste de la salle à manger et sur les convives qui s’y trouvent. Au fond, sur un grand tableau noir, une citation d'Oscar Wilde donne le ton: ''Je résiste à tout, sauf à la tentation''



Et la tentation est un menu. Au Petit Extra propose une cuisine française classique de style bistro. Ouvert il y a 38 ans, il a profité de quelques agrandissements au fil des ans, passant de 40 à plus de 100 places plus récemment.
Au Petit Extra
Acquis par André Baillargeon en 2016, après y avoir œuvré une quinzaine d’années comme maître d’hôtel et sommelier, entre autres, l’endroit jouit toujours d’une grande popularité. Le midi, on y retrouve souvent le personnel et les dirigeants d’entreprises du secteur, de l’hôpital Notre-Dame, des nombreux bureaux et commerces, par exemple. Le soir, les repas d’avant spectacle des théâtres environnants, les résidants du quartier et des gens attirés par son ambiance et sa cuisine savoureuse, composent l’essentiel de la clientèle de tout âge. Mentionnons aussi la carte des vins avec ses nombreux choix d’importation privée à prix abordable, dont une trentaine sont offerts au verre.

Au Petit Extra
Le menu demeure le même le midi et le soir pour l’instant, soit classique tout en permettant à chaque saison quelques changements de plats sur la carte. Au Petit extra se spécialise dans le canard sous toutes ses formes ; foie gras, confit et magret. La soupe de poisson et la salade de chèvre chaud sont également très populaires à l’heure du lunch. Les poissons et fruits de mer sont toujours au rendez-vous. On propose également une très bonne option végane et sans gluten. Avec l’arrivée imminente d’un nouveau chef résident, on verra s’installer un menu évolutif qui sera toujours aussi invitant.
Avec la pandémie, le personnel restreint en cuisine et les fréquentes fermetures, on a choisi de proposer un menu qui permettait une belle variété de mets en entrées et en plats principaux, tout en amenant quelques ajouts ou changements à l’occasion, ce qui a eu l’heur de plaire à la clientèle qui est toujours fidèle, assure André Baillargeon. « Cette pandémie a changé nos façons de faire de plusieurs manières et cela va certainement se répercuter encore longtemps. On ne veut pas seulement bien faire, on veut toujours faire mieux. Il est justement là, le petit extra », ajoute-t-il.
Autre curiosité de l’endroit : un jardin sur les toits. Depuis quelques années, le Petit Extra cultive des fines herbes et aromates, des légumes et des fleurs sur la toiture du bâtiment. On peut donc offrir des produits frais en saison, en plus de ceux qu’on se procure au marché.
Bref, avec son décor chaleureux, son ambiance invitante, sa table remarquable, son cellier bien garni et son personnel attentionné, le restaurant Au Petit Extra n’a rien à envier aux autres établissements de cette catégorie à Montréal, cela dit sans prétention.
On sert les repas du midi du mardi au vendredi et le soir du mardi au samedi. Le restaurant ferme pour les vacances trois semaines en été et la semaine suivant le nouvel An. La cuisine est également celle qui offre le service de traiteur pour les deux salles de réception du Lion d’or.


Restaurant Au Petit Extra 

aupetitextra.com
1690, rue Ontario est,
Montréal, Qc H2L 1S7
(514) 527-5552

L'Acadie propose plusieurs destinations charmantes au Nouveau-Brunswick. Celle de la Capitale mondiale du homard est particulièrement prisée par les touristes ainsi que par les gens des alentours.

À 25 kilomètres de Moncton, Shédiac est la destination balnéaire la plus populaire de la Côte acadienne. Le parc provincial de la plage Parlee est très couru l’été. C’est ici dans cette pointe d’Acadie aux limites de Moncton et de la Nouvelle-Écosse où le français est fortement concurrencé par l’anglais qu’a pris naissance le shiac, ce parler acadien mêlant le français acadien et l’anglais, une contraction du nom Shédiac, qu’on entend beaucoup moins dans le nord de la province.

Plus au sud, à une vingtaine de km, le Plage de l’Aboiteau à Cap-Pelé, vaste, profonde  et encore largement dans son état naturel, est l’une des plus belles plages de mer en  eau tiède du Nouveau-Brunswick.

Shédiac s’est déclaré la capitale mondiale du homard. La ville est reconnue internationalement pour la pêche au homard et célèbre au début juillet à la fin de la saison de pêche le Festival du homard qui célèbrait en 2024 ses 75 ans. Pour les amateurs du crustacé, c’est donc une destination incontournable. Depuis 1989, pour bien marquer son titre, la ville s’est dotée d’un monument qui fait le bonheur des milliers de visiteurs de passage dans la région, un homard géant qui trône au milieu de la ville où on aime se faire prendre en photo.

La ville compte plusieurs jolies auberges et bons restaurants. Pour un séjour  homosympa, le Gite Le Griffon sur la rue principale vous accueille dans une résidence  bourgeoise patrimoniale. La plongée dans l’univers d’Alice au pays des merveilles dont  les hôtes se sont inspirés, se poursuit au Moque-Tortue, un bistro ludique à quelques  pas où les soirées animées se prolongent l’été en terrasse. Ce pays des merveilles inclut  maintenant la chocolaterie et bistro Adorable Chocolat en face et les comptoirs alimentaires Morse & Marteaux à la Plage Parlee et au ciné-parc Neptune, opérés par les mêmes  entrepreneurs avec la même magie. 

Ouvert en 1992, probablement encore un des plus vieux établissements gais du Village à Montréal, le Bar l’Aigle noir arbore fièrement son logo présentant un grand aigle déployant ses ailes, qui l’identifie à l’endroit depuis longtemps.

Jocelyn Roy

En 2023, soit 31 ans plus tard, c’est un établissement bien de son temps, mais qui a conservé sa marque de commerce qui fait sa renommée, que gère son propriétaire depuis 2011, Jocelyn Roy. Après des années en programmation informatique et un séjour à des postes cadres en hôtellerie, puis un passage de quelques mois comme barman dans un autre établissement du Village, il apprend que l’Aigle noir est à vendre. Il y voit donc une opportunité d’orienter son avenir dans un monde qui lui plaît bien et où il croit pouvoir apporter de la nouveauté. La transaction s’est réglée en quelques jours et le voilà aux commandes de ce lieu emblématique.
Bien de l’eau a coulé sous les ponts au fil des ans. Et plus récemment, avec la pandémie de COVID, il a fallu s’adapter à la situation et vivre avec les effets de cette malheureuse période, qui n’a pas fini de se faire sentir, croit-il. Les nombreuses rénovations apportées aux diverses sections du bar ont quand même permis de conserver son cachet du début. La section arrière a gagné une fenêtre sur l’extérieur, la mezzanine a été rafraîchie et l’entrée a été réaménagée, avec des portes fenêtre coulissantes donnant sur la terrasse en saison.

Aigle noir
Si la clientèle cuir-fétiche constitue depuis toujours sa base solide, il n’empêche que cette clientèle a évolué, en raison de la bonne réputation de son ambiance, de sa musique « live » 7 jours sur 7, de son personnel agréable et bien foutu, de ses événements thématiques et spéciaux à l’occasion, et de sa vaste et accueillante terrasse extérieure tout l’été. Jocelyn Roy explique que l’âge moyen des clients en soirée et les week ends a diminué, passant de 55 à 45 ans environ en quelques années. Bien que la clientèle féminine soit admise et bienvenue, elle représente un pourcentage très faible.
L’Aigle noir continue à accueillir une clientèle fidèle dès 8 heures chaque matin, et demeure le seul du secteur à offrir un 5 à 7 quotidien avec dj « live ». Jocelyn Roy n’entend pas apporter de nouveaux changements à court terme, préférant maintenir les acquis. La section arrière permet la projection d’événements sur grand écran, comme des matchs sportifs, par exemple, ou des spectacles populaires.
Enfin, la pandémie ayant empêché de célébrer les récents anniversaires de l’Aigle noir, dont son 30e en 2022, son propriétaire a décidé de profiter du mois de mars pour récupérer le tout. Ainsi, les 28-29-30 et 31 mars, on célébrera les 28e, 29e, 30e et 31e anniversaires de l’endroit avec une programmation particulière et des spéciaux sur les consommations. Ce sera en même temps une belle façon d’accueillir le printemps qui aura débuté depuis quelques jours.

Lorsqu’on aborde la question du départ des festivités de Fierté Montréal du Village, c’est le seul moment de l’entrevue où il se montre consterné et amer. Pour lui, l’imagination des organisateurs a fait défaut ces dernières années en ne permettant pas de conserver quelques activités importantes dans le secteur, ce qui a causé des pertes de revenus substantielles aux divers établissements (bars, restaurants, boutiques, etc.). Il souhaite vivement un réalignement majeur de ce côté au cours des prochaines années.
Ce ne sont toutefois pas les idées et la motivation qui font défaut chez Jocelyn Roy. Il est constamment en mode vigilance pour assurer la qualité optimale du service et la satisfaction totale de la clientèle. C’est là un des éléments moteurs de la longévité de l’Aigle noir.

Bar l’Aigle noir
https://www.facebook.com/Bar.Aigle.Noir/?locale=fr_CA
1315, rue Sainte-Catherine Est
Montréal, QC, H2L 2H4
(514) 529-0040

Flux RSS

Souscrire

Catégories

Mots clés

Autres articles

Archives