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Lors du séjour des représentants des Guides GQ à Anticosti, au début de septembre dernier, dans le cadre d'une tournée en Minganie organisée par Voyages CoSte, le directeur général de la SÉPAQ Anticosti, Éric Harnois, nous a reçu dans ses bureaux de Port-Menier, qu’il occupe depuis 2022.

Jusqu’à sa nomination à la direction de la plus importante SÉPAQ au Québec, il était directeur de la Réserve faunique de Mastigouche depuis 12 ans. Éric Harnois rêvait de grandes espaces. Il a trouvé son « Yukon » au Québec, sur Anticosti.

SÉPAQ Anticosti Le directeur général de la SÉPAQ Anticosti, Éric Harnois

Depuis décembre 2021, Sépaq Anticosti exploite près du trois quarts de l’île au chevreuil, qui est dorénavant plus que jamais accessible à tous. Les nouvelles installations de grande qualité ainsi que les nouveaux secteurs de chasse permettent à encore plus de chasseurs de réaliser le rêve d’une vie, soit celui de traquer le chevreuil sur ce joyau naturel qu’est l’île d’Anticosti.

« On est ailleurs, mais on se sent chez nous. Une expérience vraiment unique ». Les membres de la communauté LGBTQ+ qui sont amateurs de plein air et de sensations fortes seront heureux d’apprendre qu’ils seront bien accueillis à Anticosti. L’équipe d’accueil et de direction s’assure que chaque visiteur et villégiateur profite des meilleures conditions possibles.

Anticosti, c’est immense !
SÉPAQ-Anticosti a acquis il y a quelques années les 1 500 km2 du territoire de Safari-Anticosti, qui s’ajoutent au Parc national Anticosti et aux autres pourvoiries de l’île. Depuis son arrivée, Éric Harnois a pu constater non seulement l’immensité de son nouveau territoire, mais aussi la densité d’un cheptel chevreuil qui manifestement selon lui, a très bien traversé les saisons ces dernières années. Anticosti, c’est 7943 km2 à découvrir, un territoire 16 fois plus grand que l’île de Montréal. C'est aussi un service aérien assuré avec un B-737 de Nolinor à partir de Montréal et plus de 160 employés en haute saison. 

« Les paysages changent au fur et à mesure que l’on pénètre le territoire. Par exemple, le site de la chute Vauréal, magnifique au printemps avec un dégel qui gonfle son débit d’eau, et chemin faisant, observer beaucoup de cerfs », relate-t-il.

 SÉPAQ Anticosti SÉPAQ Anticosti Le site de la chute Vauréal

Éric Harnois explique sa vision à long terme pour amener ce milieu à devenir encore plus accessible. Ses priorités : la qualité de l’accueil et la sécurité partout et en tout temps. De plus, comme Anticosti est maintenant reconnue comme faisant partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO, on se doit d’adopter des standards qui accompagnent un tel statut. Afin de mieux répondre aux besoins des milliers de chasseurs, pêcheurs et des villégiateurs qui fréquentent le territoire de Sépaq Anticosti, « majoritairement des Québécois et des Canadiens », ajoute-t-il, on a décidé de réaliser une opération de mise à niveau de plusieurs infrastructures.

SÉPAQ Anticosti  SÉPAQ Anticosti SÉPAQ Anticosti

L’île offre aussi la villégiature en hébergement et de nouveaux forfaits en chalets. On a également établi de nouveaux forfaits de pêche du saumon offerts en hébergement. On a augmenté le nombre de chalets en villégiature. On a enfin entrepris d’installer le système solaire ou autre dans certains pavillons, pour diminuer l’empreinte sur le milieu, en diminuant le roulement des génératrices.

SÉPAQ Anticosti SÉPAQ Anticosti

« Nous voulions offrir des services à la hauteur des attentes de la clientèle, explique le directeur de Sépaq Anticosti. Notre but était d’agir rapidement, afin d’assurer la pérennité de nos installations avec des matériaux comme la tôle pour les couvertures, les intérieurs en planche de pin et les galeries en cèdre par exemple. Nous avons investi plusieurs millions de dollars dans cette opération, depuis trois ans. Il nous reste encore d’autres améliorations à faire dans les prochaines années ».

En 2024, sur l’ensemble du territoire de l’île, selon les résultats de la saison précédente fournis par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, il y a eu 8091 bêtes enregistrées, à savoir 2250 femelles, 4978 mâles et 863 veaux. Des 220 cerfs de Virginie introduits sur l’île en 1896, la population est aujourd'hui la plus forte concentration de cerfs dans l'est de l'Amérique du Nord. Son isolement du continent protège le cerf d'Anticosti des maladies et sa position géographique particulière le différencie sur plusieurs points par rapport à son homologue du continent.

 
 SÉPAQ Anticosti SÉPAQ Anticosti
L’an dernier, on a reçu 3837 chasseurs, soit une augmentation de 217 par rapport à l’année précédente. Pour 2026, un grand nombre de chasseurs sont déjà confirmés en fin de saison 2025, et plusieurs autres sont en attente. « Il reste des places, mais ça va vite. Il y a toujours le tirage au sort où les gens peuvent tenter leur chance. Il se déroule jusqu’au 15 janvier prochain ».

Anticosti est également un endroit merveilleux pour les pêcheurs qui veulent taquiner le saumon, l'omble de fontaine anadrome (truite de mer) et l'omble de fontaine (truite mouchetée) indigène en lacs. Tout ça, en découvrant une nature généreuse et envoutante. Chaque jour, un choix est offert entre la pêche à la mouche sur les fosses de la rivière La Loutre ou celle de l'omble de fontaine sur le Grand lac Long et le Petit lac Long, par exemple.

Anticosti en exploration terrestre ou en mer

Au chapitre des autres activités de villégiature, on peut se rendre à Anticosti en juillet pour participer à un séjour d’Exploration en photo en compagnie d’un guide expérimenté. On peut aussi découvrir la beauté sauvage et la lumière exceptionnelle de l’île d’Anticosti à travers la lentille de son appareil-photo ou de son cellulaire. « C’est une occasion unique d’explorer les sentiers de cette île fascinante dont la nature généreuse excite tous nos sens : Anticosti, c’est beaucoup plus que l’île aux chevreuils », assure Éric Harnois.

Partir à la découverte de la magnifique île d’Anticosti est de plus en plus abordable grâce à plusieurs excursions terrestres ou en mer. On peut ainsi s’embarquer pour une croisière le long de la côte, choisir un pique-nique en mer ou marcher le canyon Vauréal accompagné de guides.

SÉPAQ Anticosti
La beauté de l’île est à couper le souffle, on l’a vérifié nous-mêmes!

Consultez le site web de la SÉPAQ Anticosti pour tous les détails et pour trouver le forfait qui répond à vos attentes : sepaq.com/sepaq-anticosti/vacances-ete/

Visitez aussi le site de Voyages CoSte pour découvrir les forfaits découverte de ce trésor national (Escapade Anticosti et SÉPAQ Anticosti) : voyagescoste.ca/tour/escapade-anticosti.

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Photos : SÉPAQ Anticosti et Pierre Perreault

Le nouvel hôtel portant l’enseigne Quality Inn à l’entrée ouest de la Ville de Sept-Îles a été construit en 2014-2015 sur les terrains bordant le centre commercial Galeries Montagnaises. L’hôtel offre 61 chambres avec petit déjeuner inclus, une salle d’exercice, des salles de réunions, une salle de jeux et une buanderie.


Les terrains font partie du territoire de Uashat, enclavé dans la Ville de Sept-îles, géré par le Conseil de bande Innu Takuaikan Uashat Mak Mani-Utenam, qui a financé la construction de l’hôtel. Il est la propriété d’une entreprise chapeautée par un conseil d’administration nommé par le Conseil de bande.

Quality Inn Sept-Iles Quality Inn Sept-Iles
La directrice générale de l’hôtel depuis 2017, Mylène Babin-Duclos, gère et coordonne les activités d’environ 25 personnes, dont 90% provient de la communauté innue. Certains employés sont des étudiants qui travaillent l’été et conservent quelques heures par semaine le reste de l’année.


La directrice est diplômée en psychoéducation, mais a vite trouvé un attrait pour l’hôtellerie. Elle a été à l’emploi du Château Arnaud pendant quelque temps avant de postuler pour la direction de l’hôtel qu’elle occupe maintenant. Elle avoue toutefois que ses connaissances en psychoéducation lui sont utiles au quotidien dans la gestion de personnel.

 
Son attitude donne des résultats certains puisqu’une employée s’est fait remarquer par les clients qui ont souligné ses qualités particulières. Mylène Babin-Duclos a donc soumis sa candidature pour le concours du Prix annuel de l’esprit de l’hospitalité en l’honneur de Mark Pearce, remis par Choice Hotels Canada. Il a été décerné en 2022 à Élisabeth Jean-Pierre, préposée au petit-déjeuner du Quality Inn de Sept-Îles.

Quality Inn Sept-Iles
Étant l’une des premières personnes que les clients voient le matin à l’hôtel, sa personnalité joyeuse et dynamique est très appréciée des clients. Madame Jean-Pierre chante en langue innue lorsqu’elle sert les clients. « L’un d’entre eux, très impressionné, a confié : c’était une expérience vraiment unique qui a rendu l’hôtel particulièrement charmant », peut-on lire dans le communiqué de Choice Hotels Canada.
Cela a eu pour effet de créer une fierté au sein du personnel et d’augmenter la motivation de plusieurs. Des réunions d’équipe sont tenues régulièrement par département pour permettre au personnel de s’exprimer et au besoin, de corriger des situations, explique Mme Babin-Duclos.

Quality Inn Sept-Iles
La directrice générale ajoute que la communauté innue est omniprésente pour supporter l’entreprise, incluant le programme Shipeku, le programme du tourisme autochtone durable mis de l’avant par Tourisme Autochtone Québec, avec le support financier de Développement économique Canada via le Fonds d’aide au tourisme et de Tourisme Québec.


Enfin, elle souligne la collaboration soutenue de la bannière Quality Inn pour la gestion des opérations et des finances de l’établissement.

Quality Inn Hôtel & Suites Sept-Îles
qualityinnsept-iles.com
1009, Boulevard Laure
Sept-Îles (QC) G4R 4S6
(418) 960-5600

  Décembre 2010, Natashquan, Minganie : un groupe de représentants de diverses organisations des milieux socio-économiques, touristiques, municipaux, gouvernementaux, d’affaires se réunit dans le cadre d’un forum au cours duquel il fut décidé que l’approche coopérative permettrait au milieu de mieux se coordonner et d’articuler une offre touristique profitable, que ce soit pour les visiteurs ou pour le milieu lui-même.


L’un de ceux qui ont initié cet exercice de réflexion et de concertation des forces locales et régionales, Jacques Lachance, avait débarqué à Natashquan au début des années 1970, avec ses moutons, après avoir été antiquaire et conducteur de calèches dans le Vieux-Québec pendant un certain temps…. Cet amoureux du patrimoine, du fleuve, de la nature, a roulé sa bosse un peu partout et dans divers milieux avant de s’installer là où son cœur l’appelait.

Voyages Coste Voyages Coste

Désormais consultant, producteur et agent de pilotage de projets de développement touristique et de mise en valeur, il rappelle que Coopérative de Solidarité en tourisme équitable (CoSte) agit comme une bougie d’allumage auprès de l’ensemble des intervenants politiques et socio-économiques de la Minganie et même de la Côte-Nord toute entière par son approche originale et dynamique pour faire découvrir la région et ses attraits.

Lors de notre rencontre sur la terrasse derrière le siège social de CoSte, il relate avec vigueur et conviction ce qui l’a amené à s’engager dans cette aventure dont il est bien fier aujourd’hui. Il vit maintenant à Rivière-au-Tonnerre et s’implique encore de façon régulière dans les activités touristiques de l’agence, notamment comme guide-accompagnateur de groupes de touristes vers diverses destinations en Minganie.

 Voyages Coste Voyages Coste
Depuis 2006, l’Agence coopérative de solidarité en tourisme équitable (la CoSte) organise et commercialise une offre touristique de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord en mettant en valeur l’environnement naturel et humain, en faisant vivre aux voyageurs des expériences animées, dynamiques, authentiques et mémorables tout en maximisant les retombées positives pour les communautés.

L’agence de voyages est dotée d'un bureau d'accueil et propose de l’hébergement à Rivière-au-Tonnerre, avec L’Escale Lam-Air. Elle propose des forfaits et des prestations touristiques en Côte-Nord, principalement en Minganie, sur l'île d'Anticosti et en Basse-Côte-Nord. « CoSte contribue à l'essor des communautés locales en encourageant un tourisme durable, responsable et équitable », explique Jacques Lachance. Elle propose une large gamme de services : réservations de vols, croisières dans le golfe du Saint-Laurent, forfaits sur mesure et produits à la carte.

 
Minganie 

D’abord installée dans un petit bâtiment près de l’église, la coopérative a bénéficié en 2013 d’un « cadeau » inespéré : les propriétaires du motel au cœur du village prenant leur retraite et conscients de l’importance du travail et des réalisations de CoSte, ont décidé de faire don des installations à la Coopérative. Le complexe situé directement en façade de la mer représente alors une occasion de rêve pour développer ses services et ses forfaits.

Avec l’arrivée d’une nouvelle directrice générale la même année, Alberte Marcoux, CoSte installe son siège social dans la partie avant du bâtiment et gère également la salle à manger et les 13 chambres de l’Escale Lam-Air. Cela a certainement agi comme un merveilleux stimulant pour l’organisation et pour ses membres.

 Voyages Coste Anticosti Anticosti

" Voyages Coste a reçu du soutien financier au démarrage, mais la coopérative est entièrement autonome depuis 2016. Nous ne recevons plus de fonds publics à notre fonctionnement depuis près de 10 ans. L'aide que nous recevons est essentiellement pour répondre à nos projets ponctuels de développement, soit par exemple l’achat d’un minibus, un virage numérique collaboratif avec 40 entreprises membres, etc.", explique Jacques Lachance. L'entreprise collective vit de ses ventes et elle appartient à ses membres provenant principalement des territoires de la MRC du Golfe du St-Laurent et de la MRC de la Minganie, incluant l’île d’Anticosti.

La CoSte bénéficie notamment du soutien et de l'encouragement de Tourisme Québec, du ministère du Développement économique de l’Innovation et de l’Exportation, des Centres locaux de développement (CLD) de la Minganie et de la Basse-Côte-Nord, de la Conférence régionale des élus de la Côte-Nord et d’Emploi-Québec. Ces multiples partenaires ont entre autres contribué au démarrage. La coopérative travaille en plus avec d’autres partenaires locaux et régionaux pour la réalisation de ses projets et son offre diversifiée de services touristiques.

Tous voient dans cette initiative issue du milieu une entreprise qui, au rythme des années, pourrait devenir un modèle de développement collectif et de prise en charge pour les populations du Nord québécois.

D’autre part, nombre d’agences canadiennes considèrent que CoSte ouvre les portes, d’une façon originale et respectueuse, d’un vaste territoire fort peu connu qui, autrement, demeurait difficilement accessible sinon peu équipé, en termes de possibilités de voyager sans tracas, alors que l’aspect expérientiel des forfaits de CoSte est mis en évidence, s’accordant ainsi avec la tendance propre au nouveau type de voyageurs, à la recherche d’expériences.

Chose certaine, CoSte occupe une place grandissante dans le milieu touristique de la Minganie. Les représentants des Guides GQ ont pu le constater et profiter de quelques-uns de ses services et forfaits en août et septembre dernier. (Lire « Huit jours à la découverte de la Minganie »)

Voyages Coste Voyages Coste

Voyages CoSte
voyagescoste.ca
454, Jacques-Cartier
Rivière-au-Tonnerre, QC G0G 2L0
1.877.573.2678 ou 418 465-2002

Republié le 20 mars 2026

La vie est faite de diverses expériences qu’on souhaite généralement positives et agréables. Certaines arrivent d’elles-mêmes, sans qu’on les provoque. D’autres doivent êtres suscitées et ce sont souvent les plus excitantes. Comme par exemple, aller profiter d’un repas dans une institution montréalaise de plus de 19 ans où on mange dans le noir total. C’est réellement SENSationnel. Parce que tous les sens, sauf la vue, sont hyper sollicités.

O Noir
Alejandro Martinez a imaginé et fondé le restaurant O’Noir de Montréal en 2006, le premier du genre en Amérique du nord. Ce concept déjà présent en Europe et en Australie a séduit Alejandro et quelques membres de sa famille qui sont devenus ses partenaires dans l’aventure. D’abord installé rue Sainte-Catherine ouest, c’est maintenant dans un immeuble plus vaste et plus convenable pour rencontrer toutes les normes d’un tel commerce, qu’il se trouve depuis 2016, rue Prince-Arthur, à proximité du Carré Saint-Louis.
On y trouve deux salles, une au rez-de-chaussée et une autre à l’étage. Au total, on peut accueillir jusqu’à 170 clients en une soirée. Sans compter la terrasse en été qui offre un menu différent, davantage bistro, sans réservation. O’Noir propose un menu qui offre une variété de mets en entrée et en plat principal, en plus des desserts. On y trouve aussi une variété de boissons, de cocktails et de vins. Pour les prix, on a le choix entre 2, 3 ou 4 services à tarifs fixes, peu importe les plats choisis, plus les boissons et vins. Le menu varie 3 ou 4 fois l’an, selon les saisons et les événements.
Mis à part qu’on s’y trouve dans l’obscurité dès qu’on quitte le hall d’entrée où on est chaleureusement accueilli, et où on fait ses choix au menu pour les boissons et les mets, le reste demeure plutôt conventionnel. Un serveur nous amène vers notre table (on se demande comment il fait pour la trouver !!), et nous indique ce qui s’y trouve. Après qu’on se soit assis, on se familiarise avec son contenu : les ustensiles, une serviette, c’est tout.

O Noir
Fait à signaler : le personnel de service est composé de personnes vivant avec des déficiences visuelles importantes, spécialement formées pour ce travail. O’Noir travaille avec l’organisme Horizon Travail, lequel aide à former et à préparer les personnes malvoyantes à faire leur entrée sur le marché du travail. Disons-le, ces personnes font preuve d’une habileté, d’une courtoisie et d’une attitude exceptionnelles.
Rien n’est ménagé pour rendre l’expérience agréable et réduire toute forme d’inquiétude qui pourrait survenir lors d’une première visite. Bien entendu, les personnes souffrant de claustrophobie ou d’anxiété sévère n’y trouveraient pas grand plaisir. Les boissons et les plats sont apportés et placés sur la table avec indications précises du serveur. Cela a pour effet d’éviter des accidents ou d’avoir des gestes brusques qui pourraient avoir des effets désagréables. D’ailleurs, précise Alejandro, une personne se trouve en permanence dans la salle à manger pendant tout le temps où des clients sont attablés, pour des raisons de sécurité et de mesures d’urgence, au besoin.

O Noir
Alejandro est très fier de ce que lui et ses associés ont mis en place. Parce que, puisqu’il ne s’agit pas d’un établissement « normal », les questions de sécurité, d’hygiène, de qualité sanitaire et d’autres aspects quant à l’aménagement et aux opérations nécessitent l’application de règles et de normes rigoureuses. La formation du personnel est également primordiale et permanente. Les gens sélectionnés sur le volet sont tous bilingues et doivent apprendre à se familiariser totalement avec les lieux, en plus de pratiquer leur agilité à se déplacer dans le noir avec des plats et les servir aux bonnes personnes. Vraiment impressionnant !
Au total, O’Noir emploie environ 25 personnes. Toutefois, le personnel de la cuisine et celui du bar ne sont pas des non-voyants.
Enfin, mentionnons qu’il y a aussi un restaurant O’Noir à Toronto depuis 2009.

Restaurant O’Noir
onoir.com
124, rue Prince-Arthur Est
Montréal, QC H2X 1B5
514 937-9727

Depuis le temps que j’en rêvais. Voir le Bout du banc et mourir ? Pas tant… mais pas loin.

Le Bout du banc, aussi appelé Sandy Hook, se situe à l’extrémité est de la dune du Havre Aubert. Il forme une « flèche » ou un crochet de sable blanc s’avançant vers l’Île d’Entrée. Cette plage spectaculaire s’étend sur près de 12 km et offre une silhouette étonnante, avec deux courants océaniques qui viennent s’y rejoindre.

Par ailleurs, le Bout du banc recèle un écosystème fragile et précieux : les Dunes de Sandy Hook. Le site abrite un refuge naturel pour les oiseaux migrateurs, attirés par les dunes et les berges stables des extrémités sableuses. Les dunes sont des milieux en constante évolution, essentiels pour le maintien de la biodiversité côtière.

Ce lieu unique est une merveille esthétique et sensorielle : banc de sable, brise océanique, rencontres des courants marins, panorama sur l’île d’Entrée, eau chaude et peu profonde autour du banc. Par ailleurs, sa vulnérabilité est réelle : fréquentation touristique, piétinement, aménagements limités, variations de marées, érosion et montée du niveau de la mer exigent une gestion délicate et durable.

Bout du banc

Protéger le Bout du banc, c’est inscrire sa préservation dans un cadre raisonnable : sentiers balisés, accès surveillé, sensibilisation des visiteurs. Et c’est un peu ce qui a incité en 2015 un Madelinot, Clermont Poirier, à offrir des visites guidées à bord d’une longue plateforme de style « charette à foin », tirée par un tracteur, à partir du stationnement de la plage Sandy Hook au bout du chemin de Sable. Il a aménagé cette plateforme avec des bancs d’autobus scolaire et l’a entourée d’une garde sécuritaire. Il y a aussi prévu un espace de rangement pour les sacs et chaises, et y a installé un escalier qui permet l’accès facile par l’arrière.

Bout du banc Bout du banc

La Balade au bout du banc de Clermont Poirier permet d’éviter de marcher 13 km aller-retour. Avec un parcours de 40 minutes, on arrive au bout du banc où on peut passer de 90 minutes à 2 heures, avant de s’embarquer pour le retour. On peut même y venir avec son chien et y apporter des chaises de plage.

Il est très probable que l’immensité du panorama et la beauté des éléments vous plongent dans un état de profonde contemplation. Une fois arrivé à l’extrémité du banc de sable, là où la mer reprend tous ses droits, on a l’impression d’avoir atteint le bout du monde. C’est aussi de cet endroit que l’île d’Entrée est la plus rapprochée.

Bout du banc Bout du banc

La Balade du bout du banc est devenue si populaire qu’il faut s'y prendre à l’avance pour obtenir une place à bord les jours de sortie, quand la météo est propice. La plupart du temps, les départs se font à 10 heures et à 14 heures. Clermont Poirier s’est entouré d’une équipe pour le soutenir aux réservations et à la gestion, Josée et Colette.

Pour ma part, l’expérience de ce samedi 19 juillet fut un véritable cadeau après plusieurs jours de route et de rencontres entre le Bas St-Laurent et les Îles, en passant par la Gaspésie et l’Acadie. La météo parfaite, soit un 22 C sous un soleil radieux et des vents assez présents, a rendu cette balade inoubliable.

Bout du banc

Balade du bout du banc
Chemin du sable
Plage Sandy Hook (Havre-Aubert)
facebook.com/boutdubanc
Réservations : (581) 453-1310

18 juillet 1980. Un groupe de rêveurs qui s’appellent alors Jean-Marc, Claude, Henri et Fernand permettent à ce lieu riche d’histoire de demeurer et d’ouvrir ses portes aux arts et à la musique. Parce que La Grave, c’est un site qui a profondément marqué le développement des Îles de la Madeleine.

Il fallait que je débarque dans l’archipel ce même jour 45 ans plus tard, après une nuit sur le traversier qui relie Souris (I,P.E.) à Cap-aux-Meules, pour apprendre que la soirée de célébrations allait être mémorable.

À l’époque, la Grave était le port d’entrée des Îles et le cœur des activités commerciales, et ce, jusqu’à la fin des années 50. Ce qui fut jadis un magasin général a pris part à l’histoire des Madelinots. Son premier propriétaire, John Phillip Savage, natif de Jersey, s’est établi aux Îles-de-la-Madeleine vers 1865. On prenait le temps d’aller aux nouvelles, de chuchoter les potins, de partager ses inquiétudes, ses espoirs, et de faire des pronostics sur l’avenir du pays.

C’est entre les murs de ce lieu mythique que s’est développé un sentiment d’appartenance fort, un attachement profond à la culture locale sous toutes ses formes, et un esprit festif qui a su traverses toutes les époques depuis sa fondation. En 2007, un vent nouveau souffle sur le café. Trois entrepreneurs dynamiques, Sonia, Francine et Denis apportent leur vision et leur volonté de poursuivre l’institution qui gagne en popularité bien au-delà des Îles. Le Café de La Grave est en voie de devenir un incontournable pour qui vient passer du temps dans l’archipel. Fraîcheur et fantaisie sont les éléments qui caractérisent cette nouvelle équipe.
La Grave 45 ans

Puis en 2015, c’est au tour de Marie-Claude Vigneault et de sa mère Nathalie, de prendre les rênes du Café et de s’entourer d’une solide équipe pour poursuivre les activités de l’institution. En fait, au fil des ans, il s’est construit une histoire autour du Café de La Grave à laquelle des milliers de personnes ont contribué de diverses façons.

Ce 18 juillet 2025, des dizaines de personnes, clients de longue date, visiteurs, touristes, familles et amis, ont envahi les lieux pour venir contribuer un tant soit peu à l’événement. Dès 18h30, la salle à manger vibrait de fébrilité. Deux anciens propriétaires du groupe fondateur se sont même faits un devoir de participer. Parce que les souvenirs, c’est ce qui perpétue l’histoire.

La Grave 45 ans La Grave 45 ans La Grave 45 ans

Suzanne Richard, au piano, a rappelé à plusieurs l’époque où la musique était au cœur de la vie du Café. Plusieurs ont des souvenirs assez vibrants de ces soirées animées qui se perpétuent encore aujourd’hui.

La Grave 45 ans La Grave 45 ans

En plus de ces soirées « traditionnelles » inspirantes, le Café propose également un grand éventail d’expositions d’arts visuels, de spectacles et de « jams » spontanés. De plus, tout en poursuivant les traditions culinaires locales, on encourage les partenariats avec les différentes entreprises du secteur bioalimentaire de la région. Le menu du Café de la Grave a de quoi satisfaire ceux et celles qui aiment se laisser surprendre par des saveurs et des produits différents. Moules, pétoncles, agneau, veau, effiloché de phoque en poutine, morue et plus encore, il y en a pour tout le monde. Au Café de La Grave, rien n’est ordinaire peut-on constater.

La Grave 45 ans

Au moment d’écrire ces lignes, les célébrations se poursuivaient. Souhaitons à ses artisans et à toute l’équipe une longue vie afin de perpétuer encore longtemps ce merveilleux lieu emblématique des Ìles.

Café de La Grave
cafedelagrave.com
969, Chemin de la Grave,
Havre Aubert, Îles de la Madeleine (Qc) H4T 9C8
418-937-5765
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Le 1er août 2016, l’écrivaine et poétesse Anne Hébert aurait eu 100 ans. Ce centenaire sera souligné en 2017 à Kamouraska, le village où se situe l’action de son roman Kamouraska qui l’a rendu célèbre et mis du même coup le village sur la carte. Porté au grand écran par Claude Jutra sur une musique d’André Gagnon, le film fit connaître son œuvre au grand public.

Né à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Anne Hébert a vécu son enfance à Québec, mais descendante de la famille seigneuriale de Kamouraska, elle y a passé plusieurs étés où la célèbre histoire de meurtre passionnel de son aïeul lui est devenue familière. Après avoir publié de 1942 à 1953 divers recueils de poèmes, elle publie en 1958 son premier roman, Les Chambres de bois, aux Éditions du Seuil et elle est élue en juin 1960 membre de la Société royale du Canada.

En 1965, après la mort de sa mère, elle déménage à Paris. Avec la publication du roman Kamouraska, en 1970, pour lequel elle reçoit le prix des libraires de France, elle connaît enfin le succès. Elle publie en 1975 Les enfants du sabbat, un troisième roman, puis en 1980, elle donne un quatrième roman, Héloïse.  Mais c'est grâce au roman suivant, les Fous de Bassan, en 1982, qu'elle devient la quatrième franco-canadienne et la deuxième Québécoise à obtenir un grand prix littéraire français. Elle décroche pour ce cinquième roman le prix Femina. Seules Gabrielle Roy, elle aussi avec le Femina, Marie-Claire Blais, avec le Médicis et Antonine Maillet avec le Goncourt l'ont précédée comme lauréates d'un des grands prix littéraires français. Elle reçoit de 1969 à 1983 des doctorats honoris causa des universités de Toronto en (1969) et de Guelph (1970), puis de l’UQÀM (1979) , de McGill (1980) et enfin de l’Université Laval en 1983.

En 1988, son sixième roman, Le Premier Jardin, rend hommage aux femmes qui ont fondé la Nouvelle-France. Un septième roman, L’Enfant chargé de songes, paraît en 1992. En 1995, âgée de 79 ans, elle publie Aurélien, Clara, Mademoiselle et le Lieutenant anglais, une histoire à mi-chemin entre la poésie et la prose. Son cinquième et dernier recueil Poèmes pour la main gauche est publié deux ans plus tard.

Au début de 1998, celle qui demeurait à Paris depuis 32 ans, revient à Montréal. En 1999 paraît son dernier roman, Un habit de lumière, quelques mois avant son décès à Montréal en janvier 2000.

Anne Hébert est toujours restée discrète sur sa vie privée, elle qui ne s’est jamais mariée et n’a jamais eu d’enfant. L’éloignement à Paris, comme pour son amie Mavis Gallant, une écrivaine anglo-montréalaise elle aussi déménagée dans la Ville-Lumière et avec laquelle elle a entretenu une longue amitié, lui a permis de maintenir cette séparation entre sa vie artistique et sa vie intime.

Le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire a une mission qui se démarque quelque peu de la majorité des musées québécois. Et avec l’exposition « Correlieu retrouvé » du peintre et auteur Mathieu Laca, qui s’est installée le 20 juin dernier et qu’on pourra visiter jusqu’au 27 septembre prochain, le musée marque un grand coup dans le sens de cette mission clairement exprimée dans son mandat, soit une occasion singulière d’élaborer une exposition directement liée au mandat du musée qui concentre entre autres ses efforts à la préservation et la mise en valeur de l’héritage culturel des trois maîtres de Mont-Saint-Hilaire, c’est-à-dire Ozias Leduc (1864-1955), Paul-Émile Borduas (1905-1960) et Jordi Bonet (1932-1979).

Correlieu retrouvé 2026Mathieu Laca et Jean Comeau lors du vernissage.

Dans le cadre de la programmation du 30e anniversaire de l’institution, l’exposition du peintre Mathieu Laca convie ces trois figures majeures de l’histoire du Québec et du Canada en s’appuyant d’une part sur le mythique atelier Correlieu construit en 1890 par Ozias Leduc, « un endroit où le cœur est en tout », malheureusement disparu dans les années 1980, qui a été un véritable lieu de rencontres et d’échanges pour la communauté artistique à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, et les ateliers-résidences de Bonet et Borduas, recréés sous forme de maquettes poétiques.

Ces trois artistes ont vécu à Mont Saint-Hilaire sur une période s’étendant sur 110 ans. Leduc y est né et y a passé la majeure partie de sa vie, alors que Borduas, aussi natif de l’endroit, fut l’élève de Leduc dès son adolescence et s’y est établi plus tard en y construisant une maison toujours présente et faisant partie aujourd’hui de la collection permanente du musée. C’est là, entre autres, qu’il a écrit le manifeste Refus global, dans lequel il dénonce l’étroitesse d’esprit gluante du Québec, alors empesé par des valeurs catholiques traditionnelles. C’est plus tard que Jordi Bonet, né en Espagne puis venu s’installer au Québec au début des années 1950, a eu un coup de foudre pour le Manoir Rouville-Campbell et son architecture néo-gothique Tudor au bord du Richelieu. Il l’a acquis au début des années 1970, dans un état lamentable, y a vécu avec sa famille, puis l’a rénové pièce par pièce avant de le faire classer monument historique en 1977.

Correlieu retrouvé 2026

C’est à la suite d’un souper avec les enfants de Jordi Bonnet, Sonia et Laurent, en 2024, à Saint-Hilaire, que Mathieu Laca et son conjoint Jean, ont eu le coup de foudre pour cet environnement presque hypnotisant, selon ses dires. « Arrivé dans cette ville, j’ai aussi été frappé par la toponymie de musée à ciel ouvert. On y emprunte le pont Jordi-Bonet, le chemin Ozias-Leduc, la rue Paul-Émile-Borduas et celle de l’Heure-Mauve. J’ai découvert à cette occasion que le domaine où Ozias Leduc (1864-1955) a habité pendant presque toute sa vie n’était situé qu’à un jet de pierre », explique-t-il comme pour justifier la démarche qui a suivi.

Ainsi, à travers cette exposition inédite, Mathieu Laca a souhaité offrir un regard renouvelé sur ces artistes et identifier un thème cardinal pour chacune de leur production. Il a entrepris de longues et rigoureuses recherches qui lui ont permis d’entrer dans le vécu et les influences de chacun d’eux. Chez Leduc, il décèle le thème de la bonté, une qualité qui permettrait d’approcher le divin selon l’artiste. La bonté se manifesterait à travers l’humilité de ses sujets ; pensons à L’heure mauve, qui représente une branche aux feuilles mortes à demi enneigée, par ses éclairages enveloppants et sa touche caressante. La trajectoire de Borduas lui semble guidée par la quête de liberté. En voulant s’affranchir d’une morale étriquée, incarnée par la religion, il a cherché continuellement un langage pur et universel afin de traduire les profondeurs de sa psyché et se libérer du carcan de la tradition artistique figurative. Son oeuvre résonne encore aujourd’hui comme une leçon d’authenticité et de sacrifice. De son côté, la vie de Jordi Bonet a été marquée par de profondes tragédies : la Guerre d’Espagne, qui a ravagé sa terre natale entre 1936 et 1939, l’amputation de son bras droit, puis le destin tragique de son jeune fils, happé par une voiture. Bonet a déployé en partie ses travaux comme un dépassement de cette condition de plénitude, rendant visible ce qui est caché et qui survit à la disparition. Pour cette raison, Laca lui assigne le thème du mystère.

Correlieu retrouvé 2026

« Par l’entremise de ces trois thèmes centraux, Mathieu Laca oriente son travail vers de nouvelles interprétations et techniques, tout en plongeant dans l’histoire de l’art afin d’alimenter ses recherches, démontrant ainsi le riche potentiel d’un patrimoine toujours aussi significatif », affirme Etienne Ardaens, adjoint à la conservation du Musée des beaux-arts de Mont Saint-Hilaire.

Une découverte inattendue
En effectuant des recherches approfondies sur Leduc, entre autres dans son fonds d’archives, Mathieu Laca a fait une découverte qui a bouleversé sa perception de l’artiste. De nombreux indices tendent à démontrer qu’il aurait vécu un amour interdit pour un jeune poète de Saint-Hilaire appelé Guy Delahaye, un élément biographique qu’aucun livre sur lui n’a abordé jusqu’ici. Le mariage de Leduc à l’âge de 43 ans avec sa cousine germaine plus vieille que lui, abandonnée par son mari, puis veuve, lui avait mis la puce à l’oreille.

Correlieu retrouvé 2026 Guy Delahaye, l'amoureux prétendu, peint par Leduc. (MBAM)

L’absence de portrait d’elle dans sa production l’a aussi amené à considérer leur mariage comme une union de convenance. Parallèlement à son projet d’exposition, Mathieu Laca a entrepris d’écrire un ouvrage sur le sujet, sachant que cette information ouvrait la voie à une toute nouvelle interprétation de son oeuvre, dont le symbolisme n’est peut-être pas aussi mystérieux qu’il n’y paraît.

L’amour de Leduc pour Delahaye n’a pas pu se réaliser pleinement à cause des interdits de son époque. En 1910, l’homosexualité était condamnée par l’Église, criminalisée par la loi et qualifiée « d’aliénation mentale » par la psychiatrie. Malgré cela, Leduc a peint de magnifiques portraits de Delahaye, dédicacés à même la toile. En découvrant celui conservé au Musée des beaux-arts de Montréal, où l’on voit le jeune poète de profil, comme un médaillon d’Ovide, et accompagné d’Érato, la muse de la poésie lyrique et érotique, Mathieu Laca été renversé. Il lui apparaît telle une déclaration d’amour à peine dissimulée.

Bien que leur relation ait évolué vers l’amitié, ils ont continué à s’envoyer des lettres et à se fréquenter régulièrement tout au long de leur existence pour discuter d’art, de philosophie et de science. Leduc a par la suite produit des paysages imaginaires, qui exprimaient ses états d’âme.

Correlieu retrouvé 2026 Une des fresques religieuses peintes dans des églises par Leduc

Un voyage vers le « Génie de la Montagne »
Ayant visité de cette façon l’histoire de l’art du Québec qu’il traduit par ses œuvres présentées au Musée, Mathieu Laca a l’impression de l’avoir vécue de l’intérieur, par l’action plutôt que la contemplation. Il s’est approprié ses ressorts psychologiques et les inflexions de son langage. « Mon corps en conserve la mémoire. Le symbolisme incompris des toiles d’Ozias Leduc s’éclaire désormais d’un jour nouveau, à la lumière des sentiments qu’il a éprouvés pour le poète Guy Delahaye. Sa peinture apparaît comme l’expression sublimée d’un amour interdit, qui résonne fortement en moi », assure-t-il. Paul-Émile Borduas, pour sa part, lui a enseigné le désir farouche de s’affranchir de tout ce qui contraint la création. Le ruisseau souterrain dont il a ouvert les vannes ne se tarira pas de sitôt. Et Jordi Bonet, ce fulgurant poème humain, lui a fait toucher au sacré. « La mort me semble moins effrayante depuis qu’il l’a apprivoisée », conclut-il.
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Avec cette exposition, Mathieu Laca, originaire de Laval où il vit encore, rejoint une autre étape de sa vision d’artiste. « Je résume donc ma démarche ainsi : tracer des portraits autrement, écrire et peindre simultanément, peindre des portraits d’écrivains et écrire sur des artistes visuels. Cet entrelacement créatif m’intéresse au plus haut point, car il est porteur de résonances inédites. Chez moi, ces deux arts fonctionnent en vases communicants, qui me permettent de transgresser à loisir leurs limites respectives en sautant de l’un à l’autre, et cela, sans fin ».

Curieusement, la maison que Mathieu Laca partage avec son mari Jean Comeau est située devant un cimetière où un ange de pierre veille sur la tombe de Marc-Aurèle Fortin, un autre grand peintre québécois. « Les jours de brume, j’aime imaginer le peintre paysagiste à vélo, une toile sous le bras, à la recherche du point de vue idéal sur de grands ormes aujourd’hui disparus ».

Correlieu retrouvé 2026

Correlieu retrouvé
Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire
150, rue du Centre-Civique
Mont-Saint-Hilaire (Québec)
du 20 juin au 27 septembre 2026

Visites guidées par l’artiste disponibles.
- Dimanche 19 juillet, 14h
- Samedi 1er août, 13h
- Dimanche 16 août, 14h
- Samedi 29 août, 13h
- Dimanche 13 septembre, 14h
- Dimanche 27 septembre, 14h

Information : https://mbamsh.com/exposition/correlieu-retrouve/

Des vacances dans Charlevoix ? La nature sauvage, l’air pur et la magnifique diversité des paysages, trois parcs nationaux et un des plus beaux sites au monde pour l'observation des mammifères marins, la diversité étonnante de ses sites naturels : la région de Charlevoix a de quoi séduire les plus exigeants.

Hébergement Charlevoix
C’est ce qui a incité Daniel Guay, il y a déjà 20 ans, à créer une plateforme centralisée pour l’offre de chalets et de condos dans la région, Hébergement Charlevoix. « Entre amis, entre amoureux ou en famille dans un cocon juste à soi. Champêtre, luxueux, au pied des pentes de ski ou sur le bord d'un lac en pleine nature sauvage, les options sont nombreuses pour trouver un chalet à louer », explique son directeur.
L’organisme propose un regroupement de plus de 300 chalets, maisons ou condos confortables à prix abordable dans la région de Charlevoix. « On offre le confort, le calme d'une maison ou d'un chalet pour un séjour sans tracas, comme si on était à la maison », assure Daniel Guay. Hiver comme été, toute l’année finalement, on peut trouver l’endroit idéal pour s’évader en n’emportant avec soi que ses vêtements et effets personnels. Lorsqu’on voyage en famille particulièrement, cela a ses avantages.
Les amateurs de ski savent combien les centres de Charlevoix sont appréciées et réputées. Plusieurs chalets et condos offerts se trouvent justement à proximité des pentes, parfois même juste à leurs pieds. Ceux qui préfèrent le fleuve, l’air marin et les plages sablonneuses de la région seront également bien servis. Bref, il y a des chalets et maisons à louer pour tous les goûts et toutes les occasions.
En plus de proposer des offres d’hébergement, le site web de l’entreprise présente une série d’activités à faire et de lieurs touristiques à visiter dans Charlevoix toute l’année. On a donc l’embarras du choix. On y présente aussi les festivals régionaux de même que les meilleurs endroits pour se restaurer. Une équipe de sept collaborateurs.trices mettent à jour ces sections en permanence.
Les vacanciers à la recherche de la perle rare peuvent trouver aisément en utilisant l’outil de recherche du site web, ou encore en se rendant rencontrer les gens aux bureaux de Baie Saint-Paul.
Hébergement Charlevoix
Bref, 20 ans d’expérience en hébergement de location, c’est certainement un gage de professionnalisme et de qualité. De plus, Daniel Guay est administrateur de la Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ), qui est responsable entre autres de l’enregistrement de l’hébergement touristique au Québec. Toutes les inscriptions du site d’Hébergement Charlevoix y sont enregistrées.
Hébergement Charlevoix
Hébergement Charlevoix
hebergement-charlevoix.com
43, rue Racine
Baie-Saint-Paul, Qc G3Z 2P9
418 435.5107

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