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Gérard  Pourcel

On y accède par un embranchement sur la route 362 entre Saint-Irénée et Les Éboulements. La descente vers la plage par une petite route tortueuse est assez raide. En bas de cette pente abrupte, sur la gauche, on vous indique une autre route très étroite : Plage. Vous continuez sur quelques centaines de mètres pour arriver sur un stationnement face à la grève cernée par la voie ferrée du train touristique de Charlevoix. La municipalité y a installé une toilette sèche, ce qui est fort à propos. Il se pourrait, surtout les beaux jours d’été, qu’il n’y ait pas de place sur le stationnement. Vous devrez faire preuve d’ingéniosité pour vous négocier un petit emplacement en bordure de cette voie très étroite. Même si c’est un peu compliqué pour circuler, je n’ai jamais vu d’automobiliste incivique obstruant une entrée privée ou bloquant la route.

Ici, c’est le paradis d’avant Adam et Ève, encore que la légende d’Adam et Ève soit bien antérieure à l’iconographie catholique. Selon Michel Onfray, dans les trois religions monothéistes, on retrouve la même histoire du paradis perdu d’Adam et Ève issue du mythe grec de Pandore. À l’extrémité nord-est de la plage de Cap-aux-Oies, c’est l’éden retrouvé, pas de feuille de vigne. Toujours selon Michel Onfray, l’existence de la feuille de vigne serait climatiquement contestable pour laisser sa place à une feuille de figuier. Toujours est-il qu’à la plage de Cap-aux-Oies, feuilles de vigne ou de figuier, on s’en contrefiche.


Cap aux Oies
En réalité, la plage est séparée de manière un peu floue, sans poser de problème, en trois sections. La première section, près des escaliers, est hétéro textile. En s’éloignant vers la gauche, on atteint une section mixte hétéro nudiste et plus loin une partie nudiste peuplée essentiellement d’Adam. Et, les fruits défendus, si on les consomme, ce qui n’est pas obligatoire, ne seront pas en mesure de respecter le message biblique : « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre… »

Cap aux Oies 2
Outre que la plage en forme de grande anse adossée à la montagne est très belle et offre de nombreux endroits intimes et ombragés, c’est le sentiment de liberté qui s’installe assez rapidement. Pour avoir fréquenté les lieux à diverses reprises, je ne m’y suis jamais senti mal à l’aise. Aucun harcèlement. Y prennent le soleil, des jeunes aux corps sculpturaux et des personnes nettement plus âgées marquées par les ans, des grands, des petits, des gros et des maigres. J’ai même vu un adepte du naturisme, cet été, fin août 2024, marcher à l’aide d’une canne. J’ai l’impression que tout le monde s’y sent à l’aise et sans complexes. La plage est très propre. Je n’y ai jamais remarqué des papiers gras, de vieilles cannettes de boisson gazeuses ou autres. Encore plus au nord-est, il y a une autre petite anse de sable fin, plus intime, à laquelle on ne peut accéder qu’en marchant quelques centaines de mètres le long de la voie ferrée.

Je vous souhaite le paradis, non pas à la fin de vos jours, mais dès que vous passerez dans Charlevoix en période estivale.

Référence : Michel Onfray, Traité d’athéologie/Livre de poche/éditions Grasset, 2005.

Par Pierre Perreault>
Avril 2026

Lorsque les amis Italiens venus de Parme, Luigi Leoni et Cesar Onniboni, ont ouvert leur restaurant, en juin 1974, à quelques centaines de mètres du Château Frontenac à Québec, ils étaient loin de se douter qu’on en parlerait encore plus de 50 ans plus tard. On sait maintenant d’où vient le nom de cet établissement qui traverse les époques tout en préservant la tradition des fondateurs.

C’est désormais à Stéphane Roveredo (photo) et ses trois associés qu’on doit la poursuite de ce grand succès historique et culinaire, après que Luigi ait pris sa retraite en 2023.

Le Parmesan 2026

Stéphane fait partie de l’équipe du Parmesan depuis plus de 25 ans. D’abord plongeur en 1989, puis commis de salle, il gravit chaque échelon avant de devenir le maître d’hôtel pendant de nombreuses années. Propriétaire du restaurant et de l’immeuble datant de 1848, patiemment restauré en respectant son cachet d’époque, où se transmet une tradition culinaire et familiale fidèle aux racines italiennes, Stéphane se consacre maintenant aux tâches administratives et de gestion générale.

Comme il le dit lui-même, « Dans ce restaurant familial de 130 places, chaque client est reçu comme un invité. L’expérience dépasse largement l’assiette : elle touche à l’essentiel, à cette chaleur humaine devenue si précieuse ».

Le Parmesan 2026 Le Parmesan 2026

Lui-même a grandi dans un environnement familial de restauration alors que son père, Germano Rovedero, opérait le réputé resto gastronomique La Ripaille bien connu pour ses viandes de gibier. Fait à signaler, aujourd’hui, ses quatre enfants travaillent au Parmesan en permanence ou à temps partiel.

Depuis l’acquisition en 2021, la nouvelle équipe a choisi de maintenir la majorité des éléments qui ont fait le succès et l’attrait auprès de la clientèle. Toutefois, Stéphane Rovedero avoue qu’on a apporté quelques changements au menu, alors que 75% de celui-ci demeure le même. Toutefois, on s’entend pour dire que le Parmesan ne serait rien sans sa cuisine, qui constitue le cœur battant de l’expérience. Loin d’une cuisine rapide, on y privilégie les préparations longues et le travail artisanal.

Les amateurs et habitués seront heureux d’apprendre que le prosciutto est toujours fait maison, tout comme le saumon fumé — préparé selon une méthode de fumage à froid au bois de pommier, après un salage de 24h. Le vinaigre balsamique, lui aussi, est élaboré sur place, puis conservé en baril 12 ans, dans le respect des traditions. Bien entendu, les pâtes sont toujours au cœur des plats préférés de la clientèle, plusieurs arrosées de sauces exclusives.

Enfin, un repas au Parmesan peut difficilement se conclure sans un des fameux desserts. On en propose une quinzaine presque tous préparés par le pâtissier-maison. Le Parmesan a d’ailleurs été le premier restaurant de Québec à se doter d’un guéridon réfrigéré, ou d’un charriot à dessert frigorifié, afin d’être en mesure de pouvoir offrir à ses clients un vaste assortiment, passant par des fruits frais et d’exquises pâtisseries italiennes, françaises ou autrichiennes, sans oublier les tiramisus.

Le Parmesan 2026 Le Parmesan 2026

Dès l’entrée, on est saisi par l’ambiance chaleureuse et feutrée de l’endroit. On est invité au voyage sans même quitter Québec. Les couleurs de l’Italie se conjuguent aisément par l’accueil, le menu et ses spécialités maison, les odeurs, le décor unique, les fameux desserts et la musique de l’accordéon présente tous les soirs. Sans oublier les quelque 4000 bouteilles et flacons de collection provenant des tous les coins du monde que le fondateur a accumulé et installé sur des cimaises en haut des murs du restaurant, créant un décor spectaculaire.
Les convives peuvent aussi compter sur une carte de 120 vins et profiter de 300 différents alcools pour accompagner leurs repas. Les fameux cafés flambés sont toujours très populaires.

Le Parmesan 2026 Le Parmesan 2026 Le Parmesan 2026

Enfin, les nouveaux propriétaires associés de l’endroit ont entrepris des rénover les étages supérieurs de l’immeubles pour éventuellement y proposer de l’hébergement et de l’habitation longue durée. Ils sont aussi à développer des stratégies de marketing pour rajeunir la clientèle et attirer plus d’adeptes sur le plan local.

Ce qui est certain, c’est que l’approche tradition et modernité fait partie de ce que Stéphane Rovedero et son équipe favorisent pour la poursuite du succès de cet endroit mythique dans l’univers culinaire et gastronomique du Vieux-Québec. On y mange 7 jours sur 7, toute l’année, le midi et le soir.

Le Parmesan 2026

Restaurant Le Parmesan
restaurantparmesan.com
38, rue Saint-Louis
Vieux-Québec (Qc)
(418) 692-0341

L'Acadie propose plusieurs destinations charmantes au Nouveau-Brunswick. Celle de la Capitale mondiale du homard est particulièrement prisée par les touristes ainsi que par les gens des alentours.

À 25 kilomètres de Moncton, Shédiac est la destination balnéaire la plus populaire de la Côte acadienne. Le parc provincial de la plage Parlee est très couru l’été. C’est ici dans cette pointe d’Acadie aux limites de Moncton et de la Nouvelle-Écosse où le français est fortement concurrencé par l’anglais qu’a pris naissance le shiac, ce parler acadien mêlant le français acadien et l’anglais, une contraction du nom Shédiac, qu’on entend beaucoup moins dans le nord de la province.

Plus au sud, à une vingtaine de km, le Plage de l’Aboiteau à Cap-Pelé, vaste, profonde  et encore largement dans son état naturel, est l’une des plus belles plages de mer en  eau tiède du Nouveau-Brunswick.

Shédiac s’est déclaré la capitale mondiale du homard. La ville est reconnue internationalement pour la pêche au homard et célèbre au début juillet à la fin de la saison de pêche le Festival du homard qui célèbrait en 2024 ses 75 ans. Pour les amateurs du crustacé, c’est donc une destination incontournable. Depuis 1989, pour bien marquer son titre, la ville s’est dotée d’un monument qui fait le bonheur des milliers de visiteurs de passage dans la région, un homard géant qui trône au milieu de la ville où on aime se faire prendre en photo.

La ville compte plusieurs jolies auberges et bons restaurants. Pour un séjour  homosympa, le Gite Le Griffon sur la rue principale vous accueille dans une résidence  bourgeoise patrimoniale. La plongée dans l’univers d’Alice au pays des merveilles dont  les hôtes se sont inspirés, se poursuit au Moque-Tortue, un bistro ludique à quelques  pas où les soirées animées se prolongent l’été en terrasse. Ce pays des merveilles inclut  maintenant la chocolaterie et bistro Adorable Chocolat en face et les comptoirs alimentaires Morse & Marteaux à la Plage Parlee et au ciné-parc Neptune, opérés par les mêmes  entrepreneurs avec la même magie. 

Le Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) accueille depuis le 26 février et jusqu’au 12 octobre 2026 l’exposition Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps. Première canadienne d’une tournée internationale qui l’a menée dans 17 villes, de Bilbao à Québec, cette exposition d’envergure réunit une sélection d’œuvres représentatives de la sculpture hyperréaliste à l’échelle nationale et mondiale.

À travers une quarantaine d’œuvres au réalisme époustouflant, réalisées par 35 artistes d’ici et d’ailleurs, elle retrace l’évolution de la figure humaine dans la sculpture des années 1970 à nos jours. En rupture avec l’abstraction, l’hyperréalisme est une tendance artistique née dans les années 1960 aux États-Unis. À l’époque, des peintres et des sculpteurs et sculptrices souhaitent offrir une nouvelle forme de réalisme en lien avec la société contemporaine. S’inspirant parfois des effets spéciaux utilisés dans le cinéma, ils recourent à des matériaux inédits comme le silicone, la résine de polyester et la fibre de verre afin de restituer dans le détail l’apparence et les textures du corps humain.

MNBAQ Hyperéalisme
Ces pionniers et pionnières, et les générations d’artistes qui ont suivi, font preuve d’une telle précision technique que leurs œuvres semblent surgir du réel. Dans une scénographie inédite, l’exposition rassemble des sculptures de ces pionniers et pionnières et d’artistes de renom. La présentation du MNBAQ est par ailleurs enrichie de créations d’artistes du Québec et du Canada, qui s’inscrivent dans ce mouvement artistique à la lisière du réel : Alain Benoit, Stanley Février, Louis Fortier, Milutin Gubash, Karine Payette et Mark Prent.
Véritables miroirs de la condition humaine, leurs œuvres mettent en scène les transformations de la société et celles de notre rapport au corps au fil des cinquante dernières années. L’approche illusionniste de ces artistes donne corps à des réflexions sur l’expérience humaine. Leurs créations traitent de sujets universels – l’enfance, la vieillesse, la solitude, la relation à soi, le passage du temps et la mort – tout en adoptant une posture critique vis-à-vis du monde d’aujourd’hui, avec des prises de position qui vont bien au-delà du simple défi de ressemblance.

Leurs œuvres en trois dimensions brouillent les frontières entre l’art et la science, et explorent les thèmes du simulacre, de la manipulation génétique ou de la conscience de soi. Le titre de l’exposition fait d’ailleurs écho au célèbre tableau de René Magritte, sur lequel on peut lire « Ceci n’est pas une pipe », remettant en question le rapport de l’art à la réalité.

MNBAQ Hyperéalisme

« Une galerie de personnages plus vrais que nature vous donne rendez-vous au Musée national des beaux-arts du Québec. Ces œuvres des plus grands noms de l’hyperréalisme d’ici et d’ailleurs soulèvent des réflexions essentielles sur notre rapport au corps dans notre intimité et dans notre société. C’est une exposition profondément émouvante, une expérience à échelle humaine, qui ne laissera personne indifférent », affirme Jean-Luc Murray, directeur général du MNBAQ.

« L’exposition offre un aperçu saisissant de la vivacité et de la pertinence de l’hyperréalisme aujourd’hui. Les frontières entre le réel et le virtuel s’amenuisent en même temps que notre capacité à distinguer le vrai du faux est malmenée par l’intelligence artificielle. Le sens de nos existences et de notre humanité s’envisage maintenant selon de nouvelles perspectives. Les hyperréalistes nous accompagnent dans cette grande aventure en nous indiquant parfois des chemins moins fréquentés », poursuit Caroline Lantagne, commissaire d’expositions au MNBAQ et commissaire de la présentation québécoise.

Intégrant des œuvres d’artistes du Québec et du Canada, la présentation québécoise fait la part belle à plusieurs œuvres de la collection du MNBAQ et intègre des prêts consentis notamment par le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée d’art contemporain de Montréal, le Musée des beaux-arts de Montréal, la Collection Giverny Capital et l’artiste Karine Payette représentée par la Galerie Art Mûr.

MNBAQ Hyperéalisme

Présentée au rez-de-chaussée du pavillon Pierre Lassonde, l’exposition se déploie en six sections qui présentent le vaste champ des possibles exploré par les artistes hyperréalistes. Chaque section s’articule autour d’un concept formel, fournissant des clés de compréhension pour interpréter les œuvres. La sélection de sculptures offre un aperçu du travail des hyperréalistes et montre que les représentations du corps humain sont en constante évolution. Au fil du parcours, une sélection de vidéos permet au public de percer certains secrets de fabrication des œuvres révélés par les artistes mêmes.

Hyperréalisme. Ceci n’est pas un corps.
Au MNBAQ, Pavillon Pierre Lassonde
179, Grande Allée Ouest, Québec (Qc)
Jusqu’au 12 octobre 2026
Horaire et billetterie : mnbaq.org
Information : 418 643-2150

Lorsqu’on se présente devant les étalages de la boulangerie Le Farinographe au centre-ville de Rimouski, on sent tout de suite qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel derrière ces grandes vitrines qui nous permettent de voir le personnel et le proprio à l’œuvre.

De plus, avec son déménagement de l'autre côté de la rue Saint-Germain, dans un local plus grand et mieux adapté à ses activités et à sa croissance, en mai 2024, la boulangerie-pâtisserie-café a pris des allures de modernité qui lui vont à merveille.

Farinographe

Ici on prépare les chocolatines, là-bas on enfourne les baguettes qui vont s’envoler plus tard « comme des petits pains chauds », pour reprendre l’expression populaire. À l’accueil, le sourire du personnel qui connaît par cœur le nom et les saveurs des produits en étalage, ajouté aux bonnes odeurs diverses qui émanent de l’endroit, font titiller nos papilles gustatives sans même avoir goûté à rien.

De plus, le comptoir propose dorénavant le café sous plusieurs formes, au grand plaisir de la clientèle qui s'y présente toute la journée, dès 7h et ce jusqu'à 18h (sauf le lundi où on prend congé).

Farinographe

Originaire de Mont-Joli, le propriétaire Rémi Bélanger a toujours œuvré dans le domaine alimentaire, avec un intérêt marqué pour les aliments biologiques, ce qui l’amena à exploiter une petite ferme maraîchère biologique à St-Octave-de-Métis dans les années 80, avant de faire un retour aux études et à l’enseignement dans les années 90.

De fil en aiguille, avec le goût de revenir au bercail après une quinzaine d’années dans la formation en transformation des aliments à La Pocatière et le désir de démarrer à nouveau un projet d’entreprenariat, il analysa le potentiel de lancer une nouvelle boulangerie artisanale à Rimouski.

Farinographe Farinographe

Installé d'abord dans le complexe abritant la Coop Alina, qui songeait à agrandir sa section de produits frais et manifestait un grand intérêt pour y inclure un service de boulangerie, c’est dans ce contexte qu’on a pu assister au démarrage de la Boulangerie Le Farinographe en juillet 2019, un beau « projet de retraite » précise-t-il.

En plus d’une importante gamme de pains, allant des plus légers aux plus denses, on y propose viennoiseries, pâtisseries et sandwichs variés. Le pain au levain demeure une spécialité de l’endroit qui plaît grandement aux nombreux restaurants qui s’en approvisionnent.

Rémi Boulanger ne s'en cache pas : le déménagement a permis de se doter de plus d'espace pour la production, une meilleure accessibilité avec pignon sur rue, et d'une meilleure autonomie pour desservir la clientèle. On peut désormais offrir les déjeuners et on y a aménagé un coin pour permettre de s'attabler pour consommer sur place. De plus, on en a profité pour revisiter certains produits, dont le prêt-à-manger, les mets végan, les sandwiches et la variété de pâtisseries.

Enfin, ces changements dans la production ont contribué à porter le nombre d'emplois à 19.

Boulangerie Le Farinographe
lefarinographe.com
110, rue Saint-Germain Ouest
Rimouski, QC G5L 4B5
418.725.5297

Par Pierre Perreault

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Depuis le 5 juin, le public peut découvrir l’exposition René et Lévesque - Comment René est-il devenu Lévesque? Au Musée régional La Pulperie de Chicoutimi, au Saguenay. L’exposition développée avec l’aide du Musée de la Civilisation de Québec sera présentée jusqu’au 31 janvier 2027.

Julie Lemieux, directrice générale du Musée de la civilisation, explique que « Après le succès de la présentation de Broue. L’homme des tavernes, le Musée de la civilisation est fier et heureux de s’associer encore une fois à La Pulperie, une institution phare. Cette fois-ci, les publics auront la chance de découvrir le visage plus intime d’un homme politique qui a marqué le Québec, René Lévesque. Avec cette exposition, le Musée a voulu dépasser le mythe pour rencontrer l’humain unique et exceptionnel qu’il fut, et nourrir cet amour du Québec que nous portons en nous et qui nous rassemble. Nous remercions l’équipe de La Pulperie pour ce nouvel accueil, qui permet au Musée de la civilisation de voyager et de continuer de partager cette formidable exposition. »

Pulperie-René Lévesque 2026 Pulperie-René Lévesque 2026

Portrait intime d’un personnage plus grand que nature
René Lévesque est, sans aucun doute, une figure marquante du paysage politique québécois. Son parcours, son style et ses réalisations suscitent, encore aujourd’hui, l’intérêt et le respect de plusieurs. Afin de lui rendre hommage, dans le cadre des célébrations entourant son 100e anniversaire de naissance, le Musée de la civilisation et la Fondation René-Lévesque ont collaboré à la réalisation de cette exposition qui brosse un portrait intime du célèbre personnage.

L’exposition met de l’avant les étapes de vie marquantes qui ont forgé la personnalité de René Lévesque, qui est né et a grandi en Gaspésie, jusqu’à son décès en 1987, à travers de nombreux documents d’archives et des objets inédits, certains lui ayant appartenu. Vous pourrez découvrir un enfant, un journaliste, un correspondant de guerre et un politicien qui faisait les choses à sa façon, peu embarrassé des conventions, toujours avec une touche de Tabasco.

Pulperie-René Lévesque 2026

Pour l’horaire et la billetterie, c’est ICI .

Pulperie-René Lévesque 2026

La Pulperie de Chicoutimi
pulperie.com
300 Dubuc
Chicoutimi (Québec) G7J 4M1
418 698-3100

Par Pierre Perreault

Lorsqu’on pénètre dans l’immeuble pour la première fois, on s’étonne de n’y trouver aucun poste de réception comme c’est généralement l’habitude. Un grand cadre lumineux affichant le logo emblématique « Hyvi » de l’Hôtel Chicoutimi attire notre attention et nous fait réaliser qu’on s’apprête à découvrir quelque chose de différent. C’est le moins qu’on puisse dire !

Idéalement situé au cœur du centre-ville de Saguenay, l’Hôtel Chicoutimi qui fait partie du paysage chicoutimien depuis 1899 se distingue par son ambiance moderne et évolutive où chaque détail est pensé pour enrichir le séjour de sa clientèle. La version actuelle construite après le grave incendie du centre-ville en 1912, a subi diverses transformations au fil des ans. 

Hôtel Chicoutimi Hôtel Chicoutimi  Charles Dionne

C’est la pandémie de COVID et la révolution du système de travail entrainée par celle-ci, qui a inspiré le propriétaire du Groupe Hôtel Chicoutimi depuis 30 ans, Éric Larouche, quant à la façon de répondre aux nouveaux besoins des travailleurs, des entreprises et des tendances en matière d’espaces flexibles et de « travacances », explique le directeur adjoint de l’établissement, Charles Dionne.

C’est ainsi qu’en 2023 est né le concept Hyvi, pour hybride et espace de vie. Il en a résulté un service d’hôtellerie destiné aux touristes et aux voyageurs d’affaires, mais aussi aux clients qui souhaitent tirer pleinement profit des opportunités que leur offre désormais le télétravail. « Avec Hyvi, on accompagne notre clientèle afin qu’elle performe dans un environnement ergonomique tout en ayant le loisir de profiter des nombreuses installations et activités destinées au mieux-être ». Le tout en plein cœur du quartier des affaires et de la vie active de la Ville de Saguenay.

Hôtel Chicoutimi  Hôtel Chicoutimi Hôtel Chicoutimi

À l'Hôtel Chicoutimi, on a choisi de déconstruire l’hôtellerie professionnelle en misant sur une expérience client originale où chaque détail est pensé pour enrichir le séjour. Dès l’accueil dans le hall principal, on sent la différence : pas de poste de réception, plutôt des agents munis de tablettes numériques qui peuvent s’occuper de tous les aspects d’un séjour ou d’une visite. De plus, le personnel (une trentaine de personnes) ne profite pas de bureaux individuels. Tout se fait dans l’espace public ou dans des salles de rencontres. De petits postes de travail aménagés dans le hall permettent aussi de planifier et d’organiser tout ce qui entoure une réservation.

Fait à signaler, l’hôtel possède son propre système de réservation conçu spécialement pour eux, totalement automatisé et accessible par chaque agent présent.

Toutes les chambres sont modulables, adaptées au voyageur moderne. Elles offrent des espaces pour répondre aussi bien aux besoins de détente qu'à ceux de travail. On y bénéficie de la praticité d'une petite cuisine intégrée. Les espaces, alliant esthétique et fonctionnalité, sont conçus pour inspirer chaque instant. Le service attentionné fait donc de l'Hôtel Chicoutimi bien plus qu'une simple destination, c'est une nouvelle ère de vie, assurent ses gestionnaires.

Hôtel Chicoutimi Hôtel Chicoutimi Hôtel Chicoutimi

L’hôtel offre également des espaces de réunion ou de réception pouvant accueillir jusqu’à 350 personnes. De plus, on peut acueillir des sessions de « coworking » dans des espaces aménagés à cette fin. Enfin, On peut manger à toute heure du jour et du soir grâce à trois lieux de restauration. L'INTER, une invitation à la découverte culinaire, où chaque plat raconte une histoire. Le Rouge Burger Bar, où la passion rime avec burger, pour une expérience gustative inédite. Enfin, la Galerie, pour des déjeuners créatifs, nourrissant et parfois copieux !

Hôtel Chicoutimi Hôtel Chicoutimi 

Comme citoyen corporatif, l’Hôtel Chicoutimi, s’inscrit dans un concept de développement qui ne doit pas se faire au détriment de son milieu et des générations futures. C’est pour cette raison que les opérations s’inscrivent dans une approche de développement durable et d’écoresponsabilité. Depuis dix ans, on s’y démarque par des efforts constants à promouvoir les talents de la région et à retreindre les impacts environnementaux. Par exemple, l’hôtel propose aussi une salle d’entraînement verte, où les tapis roulants produisent de l’énergie qui est utilisée pour alimenter divers appareils. L’hôtel offre également des bornes de recharge pour les voitures électriques, un service de l’entreprise RL Énergie, propriété de Éric Larouche.

« La vision d’entreprise inclut les dimensions environnementale, sociale, économique, culturelle, éthique et territoriale du développement durable », assure Charles Dionne. Sa mission est claire : offrir un environnement et des services flexibles afin de permettre à ses clients de vivre pleinement leur quotidien et de mieux « Performer. S’épanouir. S’arrêter ».

Rappel anecdotique, la communauté LGBT+ du Saguenay a tenu des activités à l’Hôtel Chicoutimi depuis plusieurs années. Le secteur de la rue Racine à proximité est connu pour être accueillant pour la communauté LGBT+ à Chicoutimi, offrant plusieurs établissements homosympas, suggérant que ce quartier était un point de rencontre historique.

 Hôtel Chicoutimi 

Le concept « Hyvi » s’étend désormais à deux autres établissements de la région, et bientôt à un troisième. L’auberge des îles de Saint-Gédéon (Lac Saint-Jean), la Maison du Vébron de l’Anse Saint-Jean (Saguenay) ont déjà adapté tous leurs espaces et services au concept. On prévoit annoncer en 2026 la construction d’un nouvel établissement moderne à proximité de la marina de Dolbeau-Mistassini (Lac Saint-Jean).

L’Hôtel Chicoutimi est membre de la première coopérative hôtelière au Québec, Ôrigine artisans hôteliers, qui regroupe plus de 40 auberges et hôtels indépendants de choix dans 15 régions touristiques du Québec. Sélectionnés avec soin, les hôteliers membres proposent une grande diversité d’expériences détente, gastronomique, romantique, urbaine, de villégiature et de plein air.

Hôtel Chicoutimi

Hôtel Chicoutimi Hyvi
hotelchicoutimi.qc.ca
460, Rue Racine Est
Chicoutimi (Québec) G7H 1T7
(418) 549-7111

Lorsqu’on quitte la route 138, entre Godbout et Baie-Trinité, la première fois, pour parcourir la douzaine de kilomètres du sinueux et étroit Chemin de la Pointe-des-Monts qui nous permet d’atteindre enfin le site, on n’a pas idée du spectacle qui nous attend lorsqu’on atteint la rive du Saint-Laurent sur le chemin du Vieux Phare.


Pointe-des-Monts, aujourd'hui inhabitée, fut une localité de la municipalité de Baie-Trinité située à 10 km du village, dans le secteur Manicouagan de la Côte-Nord. Cet endroit a la particularité d’héberger un phare classé monument historique, en plus de marquer pour les navigateurs entre autres, le début du golfe du Saint-Laurent vers l’est et la fin de l'estuaire du Saint-Laurent, qui débute à la pointe de l’île d’Orléans.

Pointe-des-Monts
L’entreprise qui propose gîte et camping est le résultat de passion, de coup de foudre et d’un peu de folie. Toute cette histoire a commencé avec Jean-Louis Frenette. Diplômé en histoire et en bio-géographie en 1965, Jean-Louis Frenette a longuement enseigné dans le programme de TACH (Techniques d’aménagement cynégétique et halieutique) qu’il a d’ailleurs contribué à mettre sur pied en 1972, en exclusivité, au Cégep de Baie-Comeau.


Dès sa première visite à Pointe-des-Monts en 1969, il tombe littéralement en amour avec le site où il a choisi de vivre toutes ses longues vacances d’été par la suite. Après l’acquisition d’un ancien grand lot de colonisation, il a entrepris patiemment l’élaboration de sa petite entreprise de tourisme en faisant construire ou en rachetant un à un les 24 bâtiments et les 500 hectares qui la constituent aujourd’hui.

 Pointe-des-Monts Jean-Louis Frenette, le fondateur. (Photo : Radio-Canada)
Jean-Louis Frenette a été concessionnaire de la Maison du gardien du phare de Pointe-des-Monts durant 17 ans. Dès 2004, il s’est prévalu du droit de conserver l’appellation de marque de son entreprise comme étant “Le Gîte du Phare de Pointe-des-Monts”. C’est sous ce nom qu’il a exploité pendant un certain temps un restaurant (Le Gîte de la Chapelle), en plus de l’hébergement (Le Gîte du Phare de Pointe-des-Monts), un site patrimonial autochtone (Le sentier de Charlotte et le Campement Ashini) et 17 pavillons de villégiature disséminés le long d’un littoral privé sur 1,5 km.

Pointe-des-Monts Pointe-des-Monts
Ces pavillons d’hébergement proposent diverses configurations, et peuvent accueillir de deux à six personnes. On y retrouve un petit intérieur simple et rustique avec lit double, table et chaises, eau courante (non-potable), électricité, toilette et douche, cuisinette avec mini-frigo, deux ronds électriques, vaisselle, ustensiles, casseroles, grille-pain, et linge à vaisselle, éponge, savon à vaisselle, papier hygiénique. Ils offrent tous un balcon avec vue et un accès au fleuve dans un environnement paisible et sauvage.


À noter que les visiteurs doivent prévoir y apporter leur literie (draps, oreillers, couvertures, serviettes), de l’eau potable, de la nourriture. L’endroit n’a pas de service de repas, pas de Wi-Fi et la couverture téléphonique varie selon l’emplacement et le fournisseur de service.

Pointe-des-Monts Pointe-des-Monts
Pour les amateurs de camping sauvage, plusieurs espaces sans services sont prévus pour y dresser la tente ou y stationner le VR ou la roulotte.


Le comble de ce site, offert tout à fait gratuitement, sans supplément : par beau temps, la nuit venue, le ciel nous fait le cadeau d’un voile étoilé tous azimuts. Les citadins des grandes villes ne peuvent profiter d’un tel spectacle en général. Émerveillement garanti ! Par ciel sans lune, c’est encore plus incroyable. Sans parler des baleines qu'on peut apercevoir régulièrement, le jour et ce une grande partie de l'été et même en automne, s'amuser et venir se nourrir face aux chalets.

Pointe-des-Monts
L’entreprise a depuis changé de nom pour garder seulement “Le Gîte de Pointe-des-Monts” et Jean-Louis Frenette partage la gestion de son entreprise avec sa famille pour assurer la pérennité du rêve qu’il a créé. C’est son petit-fils, Raphaël Laberge, qui en assure l’accueil et l’entretien au quotidien avec son équipe. Le pavillon d’accueil, situé à côté de la vieille chapelle autochtone, agit aussi comme centre d’art et boutique de souvenirs offrant des œuvres authentiques aux visiteurs.

Pointe-des-Monts

Ah oui, il ne faut pas négliger de visiter le phare et son musée, un peu plus loin sur le même chemin. Érigé en 1830 et classé monument historique depuis 1965, il représente le véritable témoignage d’un paysage culturel en symbiose avec la nature. Le site exceptionnel propose une exposition de type multimédia sur l’histoire, le quotidien des gardiens, les naufrages et la vie aux abords de pointe des monts.

Gîte de Pointe-des-Monts
pointe-des-monts.ca
1937, Chemin du Vieux Phare
Baie-Trinité, QC G0H1A0
866-369-4083

Par Pierre Perreault

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Situé dans le Complexe Jacques-Gagnon érigé à la fin des années 1970 et complété par des travaux majeurs au cours des dernières années, l’Hôtel Universel d’Alma est un établissement multiservices unique dans la région. Ce bâtiment abrite, en plus du complexe hôtelier, plusieurs commerces, un centre des congrès de 16 salles pouvant accueillir jusqu’à 500 personnes, un cinéma ainsi que deux restaurants.

En plein cœur du centre-ville, cette place d’affaires d’une superficie globale de 211 000 pieds carrés offre aussi la location d’espaces à bureaux. L’hôtel a lancé en octobre 2025 sa nouvelle image de marque, reflétant l’évolution et la modernisation de l’établissement. Cela s’inscrit dans une démarche globale de transformation et de repositionnement visant à offrir aux visiteurs d’affaires et de loisirs, une expérience renouvelée, à la hauteur de leurs attentes, dans un environnement confortable et raffiné.

Universel Alma

En entrevue, le directeur général du complexe, incluant l’hôtel, Maxime Robitaille, explique que son rôle d’administrateur et gestionnaire est appuyé par une équipe d’une douzaine de personnes. Il est en poste depuis 2019 et il assure que la clientèle hôtelière autant que celle qui profite des nombreux services offerts est au cœur de ses préoccupations et de celles des propriétaires du complexe.

Universel Alma Le DG, Maxime Robitaille

« Cette fonction suppose une disponibilité 24 heures / 7 jours, alors qu’il y a toujours une situation qui peut survenir et nécessiter une intervention rapide », explique M. Robitaille, originaire d’Alma et qui compte une douzaine d’années comme gestionnaire dans le monde des affaires, dont un passage à la SDC d’Alma. C’est toutefois le volet de l’hébergement qui occupe son temps en priorité comme directeur général.

L'hôtel dispose de 100 chambres qui offrent un maximum de confort. L’ajout récent d’une section de 27 nouvelles chambres en 2025 apporte un style contemporain distinct, inspiré des dernières tendances hôtelières et conçu pour évoquer le calme et la détente. Depuis 2 ans, c'est 3,5 M$ qui ont été investis. 

La qualité de l’accueil et des installations hôtelières sont prioritaires pour lui. La gestion des ressources humaines est aussi une préoccupation majeure : le complexe hôtelier emploie jusqu’à 130 personnes. Les activités de réunions, de congrès, de banquets et d’événements divers occupent également beaucoup de place toute l’année et nécessitent une organisation efficace pour satisfaire les besoins de la clientèle.

Universel Alma Universel Alma Universel Alma

 Mis à part le restaurant Pacini et le bar l’Apéro qui sont la propriété des actionnaires de l’hôtel, on compte un service de préparation de repas pour le centre de congrès et de banquets.

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L’hôtel accueille une clientèle d’affaires importante, des participants à divers tournois sportifs et leurs familles, de nombreux touristes d’agrément en belle saison et une importante quantité de motoneigistes en hiver qui profitent d’un accès direct par un sentier local, d’enclos à motoneiges sécuritaires, de forfaits donnant accès au Centre de santé Elixir et Spa, etc. La Véloroute des bleuets attire également plusieurs adeptes qui viennent profiter des installations.

Par ailleurs, mentionnons que l’hôtel Travelodge Alma appartient aux mêmes propriétaires et est situé en plein cœur du centre-ville d’Alma. Il offre une localisation géographique idéale pour les déplacements. Ses 30 chambres ont été complètement rénovées et on y profite du confort des chambres très spacieuses.

Universel Alma

Hôtel Universel Alma
hoteluniversel.com
1000, boulevard des Cascades
Alma (Québec) G8B 3G4
(418) 668-5261

Même si la famille Rioux de Matane a créé la bannière Riôtel plusieurs années après avoir débuté ses activités dans le monde de l’hôtellerie, son parc hôtelier en Gaspésie compte désormais cinq établissements de classe à Matane (2), Percé, Bonaventure et Carleton-sur-Mer, offrant également des services de restauration de qualité et un centre de congrès et de réunions à Matane et Carleton. En prime, tous ces endroits sont situés en bord de mer avec vue incomparable.

Le fondateur, Bertrand Rioux, a été un développeur immobilier et un commerçant important à Matane et dans la région dès les années 1950. C’est à Murdochville que tout a débuté avec un magasin de meubles puis un second à Matane en 1961 alors que la famille s’y installe. Tout ça n’est que le prélude pour Bertrand Rioux à une longue et fructueuse carrière en construction, en immobilier et en hôtellerie, notamment. Il a même fait un passage remarqué dans les domaines des magasins de musique et de la radio dans les années 1970.

C’est toutefois véritablement en Floride, en 1978 et 1979, alors qu’il y a installé sa famille depuis 1976, pour permettre à tous d’apprendre l’anglais, qu’il fait ses premières armes en hôtellerie avec l’achat de deux motels, le Flamingo et le Vagabond, à Treasure Island. C’est sa conjointe Mariette et son fils aîné François, toujours aux études, qui prennent en charge la gestion des deux établissements. Le Groupe s’est départi de ces établissements depuis quelques années déjà.

Poursuivant ses affaires croissantes au Québec, le Groupe Rioux et ses partenaires acquièrent l’Auberge des Gouverneurs à Matane en 1984. L’année suivante, François revient de Floride avec un diplôme universitaire en sciences comptables et devient contrôleur du groupe. S’en suivent des projets en hôtellerie, dont la rénovation de l’hôtel Matane et l’ajout d’un centre de congrès, puis l’acquisition du Monaco des Monts à Sainte-Anne-des Monts.

C’est en 1992 que le Groupe Rioux devient le seul propriétaire de la division hôtellerie et entreprend de faire croître ce secteur d’activités dans la région. En 1994 c’est le Château Blanc de Bonaventure et l’Auberge de la Montagne de Percé qui s’ajoutent. En 1995, on ajoute un nouveau pavillon à l’Hôtel de Matane pour répondre à une demande grandissante d’hébergement.

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Devant cette croissance rapide, et désireux d’unifier l’offre de services dans leurs hôtels, Bertrand et François Rioux décident de créer la bannière RIÔTEL et on entreprend un important programme de rénovation quinquennal pour chaque hôtel. Puis en 2003, c’est le plus important complexe hôtelier de Percé, au pied de la Côte Surprise, qui devient Riôtel Percé. Alors que le groupe procède à d’importantes rénovations aux hôtels de Matane, Percé et Bonaventure entre 2013 et 2019 pour en faire des hôtels de catégories supérieures, le parc hôtelier est complété en 2024 avec l’acquisition de l’Hostellerie Baie-Bleue à Carleton-sur-Mer.

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Fêtant ses 28 ans en 2025, Riôtel n’a pas terminé de grandir, selon sa vice-présidente ventes & marketing, Lucie Dumas (photo). La direction a un plan de développement qui prévoit déjà au moins un nouvel hôtel à Rimouski, un projet de construction sur la table depuis quelques années qui devrait se réaliser en 2026-2027 si tout va bien. Enfin, Riôtel travaille aussi sur un projet d’hôtel à Québec ; aucun calendrier de réalisation précis n’est encore arrêté pour ce dernier projet.

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Mis à part François qui occupe la présidence du Groupe depuis le décès de son père en 2005, deux autres membres de la famille, de la troisième génération, y occupent des fonctions. Marie-Frédérik, diplômée en administration de McGill, dirige le Riôtel Matane alors que son frère Charles-Alexandre, diplômé en génie civil et en entrepreneuriat et innovation de l’université Notre-Dame aux États-Unis, agit comme directeur stratégie et opération.

Fait à signaler, les cinq hôtels de Riôtel en Gaspésie emploient jusqu’à 300 personnes en haute saison. De plus, la division hôtelière de l’entreprise supporte annuellement diverses causes sociales et humanitaires pour environ 100 000 $. Les secteurs de l’éducation, de l’environnement, de la santé et de l’entrepreneuriat sont particulièrement favorisés.

Fin de l'aventure Bonaventure en octobre 2025

Alors que le projet de Rimouski semble de plus en plus proche d'une annonce pour le début de 2026, la direction de RIÔTEL a décidé de mettre fin à l'exploitation du Riôtel Bonaventure de façon définitive à la mi-octobre 2025. Le conseil d'administration a pris cette décision qui s'inscrit " dans un réalignement stratégique visant à concentrer le développement du groupe sur ses hôtels de type resort à Matane, Percé et Carleton, qui offrent des facilités complémentaires et des installations importantes de type congrès et réunions, notamment.

Le personnel touché par cette décision devrait être relocalisé vers les autres hôtels pour la saison haute de 2026, avec hébergement assuré pendant cette période, a indiqué la direction de RIÔTEL.

Pour l'instant, rien n'a été annoncé quant à l'avenir réservé à l'établissement de Bonaventure qui avait pignon sur rue depuis 1906 et que RIÔTEL exploitait depuis 1994.

Riotel_divers
RIÔTEL
riotel.com
250, avenue du Phare Est
Matane (Québec) G4W 3N4
1 888 427 7374

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