Il y a 34 ans en 2023, on procédait à la transformation d’un bâtiment qui avait abrité un garage, puis un entrepôt, afin d’en faire un établissement chaleureux, accueillant et lumineux. Le Café bistro L’Anse-aux-Coques est né de la détermination de gens qui, à l’époque, souhaitaient miser sur une ambiance de bord de mer, avec une incroyable vue sur le fleuve pour créer un arrêt privilégié permettant de déguster les joyaux de la mer.
C’est cette même détermination et cette passion qui animent le propriétaire de l’endroit depuis 2020, Dave Roussel. Aux commandes de l’établissement après un séjour d’une quinzaine d’années sur la Côte-Nord où il a opéré restaurant et hôtel de même qu’une boulangerie artisanale, c’est un retour aux sources pour ce fils de la région du Bas-Saint-Laurent. Pour lui, l’Anse-aux-Coques est une valeur sûre qui doit se perpétuer, tout en y apportant quelques améliorations.

L’établissement ouvert d’avril à septembre offre 90 places sur la terrasse, en plus des 70 places intérieures. Durant l’été, le bistro attire de nombreux touristes, mais la plus grande partie de la clientèle de l’Anse-aux-Coques est locale et régionale. Chose certaine, les fameuses clams (coques) demeurent parmi les vedettes de l’endroit, tout comme les autres produits locaux et régionaux au menu : moules, fines pizzas, pâtes poêlées, produits de la mer (poissons) et de la terre (viandes), pour ne nomme que ceux-là.
Dave Roussel parle d’un bar au 2e étage et de spectacles avec chansonniers et musiciens plus tard en saison. Et cette vue superbe d’un des plus beaux endroits de la côte, l’anse-aux-coques de Sainte-Luce-sur-Mer, dont la plage est l’une des plus populaires de la région.
https://youtu.be/mgmq-2_tggg
Café bistro l’Anse-aux-Coques
anseauxcoques.com
anseauxcoques@gmail.com
31, route du Fleuve Ouest
Sainte-Luce, QC G0K 1P0
418.739.4815
Rimouski, rue Saint-Germain ouest, une façade qui n’indique que très peu ce qui attend le visiteur à l’intérieur. Un vaste espace « cozy », de petits fauteuils autour d’une table basse, une section bistro, et au fond une grande salle aux éclairages tamisés où de petits groupes viennent y discuter ou s’y réunir tout en profitant des produits uniques et spécialisés du torréfacteur.

Et puis ce grand comptoir derrière lequel on trouve deux douzaines de silos remplis de grains de cafés divers prêts à être emportés, moulus au goût du client ou dégustés sur place en une variété de choix et de formats, grâce à un personnel de baristas formés et connaisseurs.
On n’y sert pas de repas, précise Nathalie Gagnon, la directrice générale. On y sert en plus des cafés, des thés, des bières de micro-brasserie, des vins, des pâtisseries d’un commerce local. On peut y apporter un lunch et le faire réchauffer. À l’occasion, on y tient des vernissages, des conférences ou des spectacles.
La torréfaction, au cœur de l’entreprise

Le Moussonneur, ce n’est pas que l’endroit qu’on vient de décrire plus haut. C’est encore et surtout une entreprise qui importe et sélectionne des cafés d’un peu partout dans le monde, et qui opère dans le parc industriel de Rimouski un atelier de torréfaction parmi les mieux équipés, grâce à l’expertise de plus de 32 années de Richard O’Neill, l’associé de Nathalie Gagnon.
Et le nom de cette entreprise rimouskoise provient du terme « moussonné », qui constitue en fait une gamme de cafés dont le Moussonneur a fait sa spécialité. En fait, on dit d'un café vert obtenu à partir de café non lavé qui a été exposé en atmosphère humide afin d'absorber de l'eau, gonfler et changer de couleur jusqu'à devenir brun clair doré, qu’il est moussonné.
La vedette de cette gamme, c’est le Moussonné des Îles-de-la-Madeleine, un café vert trempé dans l'eau de mer des Îles, ensuite séché au soleil et aux vents salins, avant d'être torréfié au fur et à mesure de la demande. Pourquoi cette idée folle ? « Parce que le sodium de mer, cristallisé à l'intérieur de ce grain, se mélange aux huiles du café lors de sa torréfaction, ce qui crée une réaction réduisant grandement l'acidité des autres cafés avec lequel il est mélangé, en plus de faire ressortir leurs arômes spécifiques qu'on ne découvrirait pas sans lui », explique Richard O’Neill. Il s’agit d’un procédé découvert au 17e siècle. Ces produits sont reconnus pour leur finesse, leur saveur supérieure et leur texture onctueuse. Afin de concevoir ces cafés exceptionnels, Richard O’Neill s’est plus qu’inspiré de la nature : il l’a intégrée à son procédé.

Par sa façon unique de choisir et de torréfier nos cafés d’origine, l’artisan torréfacteur Richard O’Neill sait atteindre des saveurs exceptionnelles et remarquables. D’ailleurs, il se rend lui-même sur les plantations afin de mieux comprendre le quotidien et les particularités des producteurs, leurs procédés spécifiques ainsi que l’environnement distinct qui entoure chacune des cultures.
Il développe également plusieurs mélanges aux saveurs précieuses, parfaites et sans pareil qui savent plaire aux fins connaisseurs, qu’on appelle les Incontournables. L’atelier produit aussi des cafés pour des chaînes d’épicerie et des restaurants.
Par ailleurs, les cafés Privés sont des cafés ayant obtenu un grade au-dessus de 87 sur une échelle de 100 définie par la SCA (Speciality Coffee Association), une note attibuée selon différents critères : les arômes, le corps, l’acidité, la balance, l’arrière-goût, la netteté de la tasse. De l’éclairage de la salle, au Ph de l’eau en passant par les niveaux d’humidité du grain, tout est pris en compte pour assurer une uniformité des résultats lors de la dégustation.
C’est en découvrant ces détails et les méthodes de travail du torréfacteur qu’on peut dire qu’il est au café l’équivalent du sommelier pour le vin.
On ne peut terminer ce profil sans parler d’un nouveau produit qui occupe un créneau particulier : on l’appelle le Cold Drip Brew. Ce café est infusé à froid selon une méthode artisanale japonaise de goutte à goutte, le style Kyoto. Ce procédé permet d'obtenir un café infusé à froid d'une extrême richesse permettant le développement des saveurs et arômes spécifiques au terroir de chaque café d'origine. Il est offert en cannette prêt à servir ou à être intégré à un alcool ou à un breuvage fruité, par exemple, sur glace.
Ces dernières années, les boissons froides à base de café sont devenues de plus en plus populaires pendant les mois d'été aux États-Unis et au Canada. L'infusion à froid a connu une croissance exponentielle au cours des dix dernières années. Cependant, parallèlement à l'infusion à froid, on a également assisté à l'essor du café « cold drip », une boisson qui présente des similitudes et des différences essentielles. C’est ce procédé que le Moussonneur utilise pour fabriquer ses deux variétés : le Costa Rica Terrazu et le Jamaica Blue Mountain.
Le Moussonneur emploie une équipe de quatre personnes à l’atelier en plus de quelques baristas au café du centre-ville.
Le Café du Moussonneur
lemoussonneur.ca
173, rue St-Germain Ouest
Rimouski (Qc) G5L 4B8
418 721-7776

Lorsqu’on fréquente un restaurant réputé pour la première fois, on cherche souvent à « tester » un plat méconnu et un autre que l’on apprécie déjà. Une expérience qui procure la plupart du temps des frissons sur les papilles gustatives.
Disons d’abord que l’Union Pacifique, en plein cœur du centre-ville de Rimouski, sur la populaire rue Saint-Germain est où on trouve nombre de restaurants, bars et boutiques très fréquentés, propose une salle à manger sur deux niveaux, dont l’un sous une verrière agréable pour sa luminosité en fin de journée. La partie inférieure est décorée sobrement dans un style qui inspire la conversation et la détente en bonne compagnie. L’endroit accueille les clients depuis plus de 25 ans.
Le chef-propriétaire, Mani Bonnif, a concocté un menu dite de cuisine urbaine, qui présente quatre sections: les entrées, le bistro, la ferme et la mer. Il est intéressant de pouvoir à la fois savourer une entrée originale, comme la terrine de fromage de chèvre, pesto et noix de pin, et de la compléter par un copieux plat de moules de l’Atlantique sauce au saumon fumé, et leurs frites. Les viandes grillées, les poissons et fruits de mer s’affichent également sur la carte. On peut bien entendu accompagner son repas d’un vin ou d’une bière, à partir de la sélection offerte.

Dans un coin de la salle à manger, un vaste vivier rempli de homards n’attend que l’on vienne les choisir.
L’Union Pacifique sait combler les attentes. Le sourire et la gentillesse du personnel y est certainement pour quelque chose.
L’Union Pacifique
unionpacifique.com
40, rue Saint-Germain est
Rimouski, Qc G5L 1A2
418.723.3220
Quitter des emplois haut-de-gamme dans des établissements réputés en hôtellerie et restauration après tant d’années n’est pas une décision qui se prend à la légère.
Si cette décision est associée à un désir de se rapprocher des familles et à celui de donner suite à un goût pour l’entrepreneuriat, alors que la pandémie avait contribué à la fermeture des hôtels pendant un certain temps, voilà qui permet de mieux comprendre les motivations de Mathieu Deschênes et de sa conjointe Mélissa dans l’acquisition de l’Auberge Mange-Grenouille au Bic en 2021.
Ces années passées dans les milieux hôteliers, des banquets et de la restauration leur ont fait réaliser que le contact humain et l'hospitalité sont deux points importants dans le quotidien.

Et on le constate dès l’accueil à la réception de l’auberge. Pour sa part, fier lui aussi de revenir dans sa région natale, Mathieu a comme vision de la restauration une offre conviviale, mettant l'accent sur l'hospitalité et de pouvoir faire découvrir une gastronomie "du Bas du Fleuve" à tous ceux et celles qui passeront au Mange-Grenouille.

L’endroit était exploité depuis plus de 30 ans par deux associés qui avaient acquis l’ancien magasin général inoccupé au cœur du village, pour en faire un lieu de villégiature bien sûr, mais aussi un lieu de création et de culture. Au fil des ans, l’auberge avait développé et maintenu une réputation remarquable auprès de la clientèle régionale, nationale et même internationale. Ils y avaient créé un décor baroque et théâtral qui alliait lyrisme, folie, clins d’œil, objets uniques et pure poésie.

Lors de l’acquisition au début de 2021, en pleine période de pandémie de la COVID, les nouveaux propriétaires ont choisi d’alléger le décor et d’y associer un environnement qui correspondait mieux à leur personnalité et à ce qu’ils souhaitaient offrir à la clientèle passée ou future. D’autres projets d’amélioration sont dans les plans pour les prochaines années.
C’est assurément la cuisine avec sa nouvelle équipe qui satisfait et motive le plus Mathieu Deschênes. Il entend pousser encore plus loin l’offre gastronomique qui en a fait sa réputation, un menu en constante évolution en fonction des arrivages des producteurs de la région ainsi que des saisons de récolte.

Le Mange-Grenouille
lemangegrenouille.com
148, rue Sainte-Cécile-du-Bic
Le Bic, QC G0L 1B0
418.736.5656
Quiconque a déjà déambulé sur la rue Saint-Louis, dans le Vieux-Québec, entre la porte Saint-Louis et la Terrasse Dufferin, a certainement remarqué du côté gauche cette grosse maison un peu en retrait du trottoir, avec sa facade blanche et son toit mansardé rouge, portant l’inscription Restaurant aux Anciens Canadiens.

Ce restaurant offre de la cuisine traditionnelle québécoise depuis 1966, dans un décor rustique et plein d’objets anciens, une invitation à découvrir le meilleur de notre patrimoine gastronomique. Outre des plats bien de chez nous, comme le bourguignon de bison ou le caribou du Grand Nord, son menu fait aussi la part belle aux classiques de la cuisine européenne, qu’on pense au saumon koulibiac ou au bœuf Wellington.
On y attire des clientèles diverses depuis trois générations de la famille Légaré. Aujourd’hui, c’est la petite-fille du fondateur, Laurence Légaré, qui en dirige les destinées depuis 18 ans.
Le restaurant est situé dans la Maison Jacquet, réputée comme la plus vieille maison de la ville de Québec et comme l’une des plus vieilles de la province. Elle fut érigée en 1675. On y racontait même que le Marquis de Montcalm (1712-1759), après avoir dirigé les troupes françaises contre les soldats anglais du général James Wolfe lors de la bataille des plaines d’Abraham survenue le 13 septembre 1759, y aurait succombé le lendemain.

Ce carré de maison original est l’un des rares à avoir conservé les caractéristiques propres à l’architecture résidentielle urbaine de la Nouvelle-France, malgré les rénovations et les agrandissements successifs qu’on y a apportés. La Maison Jacquet connaîtra différents propriétaires au fil du temps, dont John le premier barbier noir de Québec. L’établissement sera classé comme immeuble patrimonial en 1957.
Curieusement, quand le grand-père de Laurence, Renault Légaré, y a ouvert le restaurant, l’immeuble était la propriété du gouvernement du Canada, puisqu’on y tenait un bureau de poste jusque dans les années 1960. C’est d’abord comme locataire que le restaurant fut inauguré. C’est la grand-mère, après le départ de son mari, qui a négocié et a acquis la maison un peu plus tard.
« Aux Anciens Canadiens » est nommé ainsi en l’honneur du roman écrit par Aubert de Gaspé, qui fut également l’un des propriétaires de cette maison, roman inspiré des mœurs et des coutumes de la vie seigneuriale à la fin du Régime français.
Aujourd’hui, l’établissement reçoit encore et toujours des hordes de visiteurs qui sont curieux de découvrir ou de redéguster les plats qu’on y sert depuis toutes ces années et qui font sa renommée. On lui a d’ailleurs décerné plusieurs prix prestigieux au fil des années. Laurence Légaré dirige une équipe d’une quarantaine de personnes, à l’accueil, aux cuisines et au service. Près de 75 % de la clientèle est constituée de touristes d’un peu partout et ce, en toutes saisons.
Le défi des Anciens Canadiens pour l’avenir ? La directrice générale insiste sur l’importance d’assurer la continuité de la qualité des produits et du service, en tenant compte des contraintes que subit le monde de la restauration depuis quelques années, surtout après la pandémie mondiale de COVID. Le tout sans défigurer le menu et la tradition culinaire. « Nous devons tourner la page sur La COVID et regarder vers demain avec optimisme », assure-t-elle.
Aux Anciens Canadiens
auxancienscanadiens.qc.ca
34, rue Saint-Louis
Québec (Québec)
G1R 4P3
418 692-1627
Depuis sa fondation en 1930, la Poissonnerie Fortier offre des produits frais et un service exceptionnel à Sept-Îles et les environs. Son expertise acquise au cours de plusieurs décennies, a toujours su ravir les plus grands amateurs de poissons et de fruits de mer de la région. Sans compter les savoureux mets cuisinés sur place qui ont conquis tant de gens.
Poissonnerie familiale durant de nombreuses années, elle est, depuis 2015, la propriété de la communauté autochtone Ekuanitshit de Mingan. La crevette cuite en écaille sur les bateaux, produit le plus attendu des Sept-Îliens au printemps, terminée depuis la mi-juillet, est distribuée à travers le Québec. Une autre pêche a lieu en octobre, explique la directrice générale de l’entreprise depuis 15 ans, Claudine Sirois.

« L’abondance et la fraîcheur marine sont continuellement au rendez-vous. On offre des produits même en hiver grâce aux approvisionnements assurés par les bateaux de pêche de la communauté innue de Mingan », ajoute-t-elle.
De plus, les bateaux de pêche de la communauté de Mingan approvisionnent la poissonnerie aussi en crabe, en bourgot, en flétan et en pétoncle. Ils sont d’ailleurs les seuls distributeurs du pétoncle de Minganie, un produit d’exception. On est aussi en mesure d’offrir plus de plats prêts à manger, préparés dans l’usine de transformation et de préparation, voisine du magasin et des bureaux administratifs.

On a aussi un arrivage de crevette fraîche à l'automne, cuite à bord du bateau. À l’usine, on décortique aussi la crevette à la main. Ce produit se compare avantageusement aux crevettes décortiquées à la machine qui perdent beaucoup de saveur lors de la transformation.
La Poissonnerie Fortier transforme à son usine plusieurs produits de la région. Le produit qui fait sa réputation est sans aucun doute la crevette en écaille, mais on transforme aussi le crabe des neiges, le bourgot, le homard et le flétan. Les pizzas, pâtés de morue, saumon et fruits de mer ainsi que les coquilles aux fruits de mer sont aussi préparées à l'usine.
L’entreprise agit comme distributeur auprès des grossistes, qui eux revendent à leurs clients en restauration, hôtellerie, chaînes d’alimentation, etc. Dans le magasin de la poissonnerie, les clients locaux ou régionaux représentent près de 75% de la clientèle totale, affirme Claudine Sirois.

Poissonnerie Fortier compte sur les travailleuses de l’étranger depuis deux ans pour assurer le maintien de son équipe de personnel. Claudine Sirois est allée à la recherche de personnel à l’extérieur des frontières canadiennes. Malgré les longues démarches et les frais reliés à l’accueil de nouveaux arrivants, Mme Sirois affirme que les avantages qui en découlent sont majeurs. « Mon magasin peut désormais être ouvert sept jours sur sept. C’est quelque chose que je ne pouvais pas faire auparavant. En plus, elles donnent un service vraiment exceptionnel. Elles sont vraiment axées sur le service à la clientèle, souligne-t-elle.
À l’aube de ses 95 ans, Poissonnerie Fortier va s’offrir une cure de rajeunissement et d’agrandissement d’ici 2025. Ses propriétaires vont entreprendre une reconstruction presque totale de l’usine, sur le même site. On y installera des équipements modernes toujours dans le respect de la réglementation qui régit ce secteur d’activités. Cela permettra aussi la création de 20 nouveaux emplois. Le recrutement à l’étranger a déjà débuté à cet effet.
Plan image d'architecte - Nouvelle usine
Poissonnerie Fortier
ekuanitshit.com
1, rue du Père Divet
Sept-Îles (Québec)
G4R 5B6
418 962-9187
Lorsqu’on se présente devant les étalages de la boulangerie Le Farinographe au centre-ville de Rimouski, on sent tout de suite qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel derrière ces grandes vitrines qui nous permettent de voir le personnel et le proprio à l’œuvre.

Ici on prépare les chocolatines, là-bas on enfourne les baguettes qui vont s’envoler plus tard « comme des petits pains chauds », pour reprendre l’expression populaire. À l’accueil, le sourire de la préposée qui connaît par cœur le nom et les saveurs des produits en étalage, ajouté aux bonnes odeurs diverses qui émanent de l’endroit, font titiller nos papilles gustatives sans même avoir goûté à rien.
Originaire de Mont-Joli, Rémi Bélanger a toujours œuvré dans le domaine alimentaire, avec un intérêt marqué pour les aliments biologiques, ce qui l’amena à exploiter une petite ferme maraîchère biologique à St-Octave-de-Métis dans les années 80, avant de faire un retour aux études et à l’enseignement dans les années 90.

De fil en aiguille, avec le goût de revenir au bercail après une quinzaine d’années dans la formation en transformation des aliments à La Pocatière et le désir de démarrer à nouveau un projet d’entreprenariat, il analysa le potentiel de lancer une nouvelle boulangerie artisanale à Rimouski. Au même moment la Coop Alina, où son commerce se trouve toujours, songeait à agrandir sa section de produits frais et manifestait un grand intérêt pour y inclure un service de boulangerie. C’est dans ce contexte qu’on a pu assister au démarrage de la Boulangerie Le Farinographe en juillet 2019, un beau « projet de retraite » précise-t-il.
En plus d’une importante gamme de pains, allant des plus légers aux plus denses, Rémi Bélanger et son équipe proposent viennoiseries, pâtisseries et sandwichs variés. Le pain au levain demeure une spécialité de l’endroit quoi plaît grandement aux nombreux restaurants qui s’en approvisionnent.
Boulangerie Le Farinographe
lefarinographe.com
97, rue Saint-Germain Ouest
Rimouski, QC G5L 4B6
418.725.5297
Quand on passe prendre un café, une crêpe ou une viennoiserie au Mich Café à Chandler, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Justement parce qu’il s’y passe souvent plein de choses qui animent les lieux et ce, en toutes saisons.
Le propriétaire Jean-Michel aime bien accueillir les gens de la communauté et partager l’espace avec eux. Quand ce ne sont pas les tricoteuses, les séances de yoga en plein air, ou des artistes locaux qui viennent y créer une œuvre, ce sont les jeunes coureurs du club de course de la polyvalente, ou encore des marcheurs qui viennent y faire une halte, au chaud à l’intérieur ou sur le parterre aménagé en face. Deux dômes géodésiques se sont ajoutés l’an dernier, permettant de profiter du paysage même par mauvais temps, au moins jusqu’à l’automne.

Pendant la belle saison, on a vu encore la Mich Mobile servir les plaisanciers de la plage de Cap-d’Espoir et même se déplacer ailleurs pour des événements spéciaux, dont les populaires Percéides à Percé. On a fait l’ajout d’un bar à crêpes dans l’unité mobile, pour encore plus de délices.

Fait à signaler, le Mich café a remporté cette année le concours « Le Collectif » organisé par l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ) à travers le Québec. Il a été récompensé pour ses pratiques RH innovantes et efficaces qui contribuent à maintenir un climat de travail dynamique au sein de son équipe.
On peut aussi rappeler qu’on vient de lancer en octobre 2024 son 4e café, le « Maison Jaune », qui provient du Costa Rica. On a retenu ce nom car l’établissement est un lieu chaleureux et réconfortant, tout comme ce café. De plus, on appelle le Mich Café « la maison jaune » depuis toujours.

C’est ouvert tous les jours dès 7h00. Le bar à crêpes est offert du jeudi au dimanche, le matin.

Mich Café
facebook.com/Michcafe
165, rue Commerciale Ouest
Chandler, QC, G0C1K0
(418) 689-7799
Entre plaisir des yeux plaisir en bouche!
1595, rue Principale Est, J0E 1A0, 450 379-5069.
À seulement 50 kilomètres de Montréal, St-Paul-d’Abbotsford cache un Éden pour les sens. Au vignoble et cidrerie Coteau St-Paul, sis sur le versant sud du mont Yamaska, Bacchus bichonne ses vignes tel un dieu, et ça se goûte! Le nouveau et jeune propriétaire, Nicolas, se fait un honneur de partager sa passion dans un intérieur d'inspiration médiévale. De derrière son comptoir, le vigneron ne se gêne pas pour transmettre ses connaissances et remplir les verres! Parmi ses cépages et ses pommes, il vous invite à gravir les quelques centaines de mètres de sa terre pour profiter d'une vue magnifique.
À faire l'été: Là haut, tout est bucolique à souhait et idéal pour un pique-nique. La grande tranquillité et la beauté légèrement désordonnée du site inspirent l'oisiveté et la détente.
À faire l'automne, dès fin août: L'incontournable auto cueillette de pommes qui, compte tenu de l'étendue de la pommeraie, vous assure assez d'intimité pour partager ce moment avec ceux et celles que vous aimez.
À essayer absolument: Envie de vous laisser surprendre ou d'étonner quelqu'un? Auto cueillette de raisins de table dès la mi août et jusqu'en octobre. Une quinzaine de variétés, toutes plus savoureuses les unes que les autres, vous attendent pour une expérience aussi rare que délicieuse au Québec.
Les vins: Des rouges et des blancs et rosé généreux en bouche, juste assez fruité et peu tannique pour accompagner des tables festives ou des petits moments de bonheur. En apéro avec du salé: parfait.
Les vins de glace rouge et blanc: Sucré légèrement, bien sirupeux, une onctuosité aérienne qui caresse agréablement la langue.
À goûter absolument: le Sao Paulo. Un Porto rouge qui excite les papilles sans détrousser le portefeuille. De quoi en rapporter une caisse chez soi!
Coteau St-Paul: à ajouter immédiatement à son carnet d'adresse.
www.coteau-st-paul.com
Dans la bergerie, les brebis sont calmes. À l’entrée, un gros chien fait le guet. Très calme lui aussi. Il est responsable de la sécurité : sa présence au champ lorsque le troupeau est dans la pâturage a empêché plusieurs fois que les coyotes ne fassent un festin, explique Rachel White, co-propriétaire avec son conjoint Pascal-André Bisson de la Ferme du Mouton-Blanc de La Pocatière.

En plus du cheptel de brebis, il y a la production de fromages débutée en 2004. Cinq produits de lait cru, dont un de vache, déjà reconnus et réputés. Le fromage vedette, la Tomme du Kamouraska, a reçu plusieurs prix au fil des ans.
En ce dimanche matin frisquet et humide du début de juin, Rachel se fait un honneur de présenter et raconter l’histoire de cette entreprise qui a été créée il y a 23 ans. Pendant ce temps, son conjoint prépare le terrain pour la plantation de noisetiers et de poiriers. On souhaite éventuellement produire de nouveaux fromages avec ces fruits, dès qu’on pourra les récolter.
Il faut comprendre ce que représente un élevage ovin qui compte près de 400 têtes, dont une centaine de brebis en lactation, dans un mode d’agriculture durable, sans pesticides. C’est un travail quotidien qui demande des soins constants et méticuleux. Les normes de production fromagère sont telles qu’on ne peut se permettre de diminuer la garde.

Chaque jour est différent pour Rachel White. La bergère est toujours émerveillée de travailler entourer de ses moutons. De janvier à mai, plus de 300 agneaux viennent au monde au Mouton Blanc. Pendant qu’elle prend soin des animaux, Pascal-André supervise la production des fromages et la gestion de la boutique. Parce qu’on y propose aussi des produits d’artisans fromagers et d’autres produits du terroir non-industriels, de la région et d’ailleurs au Québec.
Chaque été, des travailleurs guatémaltèques viennent prêter main-forte aux champs, à la bergerie et aux divers travaux de la ferme. Parce que la relève familiale n’y est pas, Rachel et Pascal-André ont une préoccupation première, celle de consolider l’entreprise qu’ils ont créée et faite grandir, pour pouvoir trouver d’éventuels acquéreurs qui assureront la pérennité du Mouton Blanc.
Fromagerie Le Mouton Blanc
lemoutonblanc.ca
176, route 230 Ouest,
La Pocatière, Qc G0R 1Z0
418.856.6627