Manger et boire

Il a 25 ans. Dans la fleur de l’âge. Il est grand, calme, il sait ce qu’il veut et il voit très bien où il s’en va. En arrivant dans l’ancien magasin général de Kamouraska où la Fée Gourmande vient d’emménager, on s’attend à voir un vieux monsieur qui nous accueille. C’est plutôt ce jeune entrepreneur audacieux et visionnaire qui discute avec ses employées, sourire aux lèvres.

Samuel Dionne a grandi dans une auberge de Kamouraska que possédait sa mère. Il a donc été en contact avec le milieu entrepreneurial depuis toujours. Ayant découvert la Fée Gourmande qui a pignon sur rue à Kamouraska depuis 2002, il s’y engagea à la fin des années 2010. Puis, en 2018, lui et sa collègue Andréanne Pelletier ont décidé d’acquérir le commerce du propriétaire d’alors. Ils n’avaient que 20 et 21 ans. Un peu à l’étroit dans le local qu’ils occupaient, ils ont décidé d’agrandir pour augmenter la production, puisque la demande augmentait sans cesse.Fée gourmande
L’ancien magasin général a été ciblé comme le meilleur endroit pour ce faire. Les démarches d’acquisition de l’immeuble ont porté fruit au début de 2021. « Ç’a été beaucoup de travail d’aménager le tout, car il y a trois étages, mais on est assez contents du résultat », indique Samuel Dionne.
Si la grande maison construite en 1898 accueille La Fée Gourmande au rez-de-chaussée, deux logements convertis en unité de location touristique sont situés à l’étage, avec vue sur l'estuaire, en formule Airbnb. « Nous en avons loué l’été dernier et ç’a super bien fonctionné. L’hébergement était un autre domaine qui nous intéressait », note Samuel Dionne.
Samuel et Andréanne ont plein de projets pour la chocolaterie. Dont une terrasse à l’arrière très bientôt. Ils ont même ouvert une succursale dans un restaurant de Saint-Jean-Port-Joli en avril dernier. Samuel parle aussi de développer l’offre d’hébergement très bientôt. Comble de bonheur, le personnel qui oeuvrait sous l’ancien propriétaire les a suivis dans l’aventure. On a même embauché du personnel pour développer de nouveaux produits, de nouvelles recettes.
Fée gourmande
L’offre actuelle est déjà impressionnante. Chocolats fins, truffes, ganaches, caramels, tartinades, sans oublier les desserts chocolatés et la fameuse crème glacée molle trempée dans le chocolat. La boutique en ligne permet de s’approvisionner à distance de divers produits.
Passer à Kamouraska sans s’y arrêter, c’est presque péché.

La Fée Gourmande
lafeegourmande.ca
98, avenue Morel
Kamouraska (Qc) G0L 1M0
418.492.3030

L’année 2023 est la 20e de Carl Beaulieu comme propriétaire de restaurant à Baie Comeau. C’est toutefois sans compter ses nombreuses années dans le monde de l’alimentation, notamment comme directeur d’un supermarché dès 1991. On l’a vu également au Café Boutique, devenu ensuite un resto de sushis, puis au populaire l’Orange bleue de 2003 à 2016.


Aujourd’hui propriétaire du très réputé Bistro la Marée Haute, logeant dans les murs du Manoir de Baie-Comeau, il est fier de ce qu’il a accompli à cet endroit depuis qu’on l’a invité à s’y installer en 2016. L’établissement qu’il dirige est locataire de l’hôtel, mais jouit d’une autonomie totale, répondant directement des propriétaires. Ses liens avec la direction sont strictement de nature logistique et organisationnelle. Cela lui donne donc les coudées franches nécessaires pour rencontrer le mandat qu’on lui a confié : fournir l’ensemble des services de restauration et de bars de l’hôtel, en plus de la gestion de l’alimentation pour les réceptions et les congrès et réunions qui s’y tiennent.

La Marée-Haute La Marée-Haute
Le mandat de la Marée Haute est donc de double nature : satisfaire les besoins quotidiens du Manoir de Baie-Comeau (une salle à manger et deux bars, dont un avec terrasse et foyer), avec les 7 salles de réunion, parfaitement équipées et pouvant accueillir jusqu’à 450 personnes. Puis servir les clients du coin ou de passage qui souhaitent profiter du menu de « Bistronomie » et de l’ambiance de l’endroit, incluant sa fabuleuse terrasse avec vue imprenable sur la mer en saison. On y sert les petits déjeuners et on y propose un menu midi également. On peut également aller y prendre un verre seulement et accéder à une carte de cocktails et de vins des plus intéressants et diversifiés.

La Marée-Haute La Marée-Haute
Comme si cela ne suffisait pas, Carl Beaulieu a choisi d’étendre son offre de restauration avec l’opération de deux camions-bouffe (food trucks), sous l’appellation La Poutinerie. Son menu propose poutines et frites, burgers, hot-dog et pogo, et autres spécialités.

 
Depuis quatre ans, chaque été, on en trouve un en permanence, du mardi au dimanche, sur le terrain de stationnement voisin de l’hôtel, à proximité du parc des Pionniers. Quelques tables de pique-nique installées dans un coin permettent de consommer sur place ou d’apporter chez soi. L’autre camion est mobile et se trouve dans le secteur Mingan, au centre-ville, en plus de se déplacer dans divers événements et festivals durant l’été. Il offre le même menu que celui situé au Manoir de Baie-Comeau.

La Marée-Haute
Carl Beaulieu se réjouit de cette initiative qui a beaucoup de succès. Il est fier aussi de s’assurer que ces deux camions de bouffe de rue servent des produits du Québec dans la majorité des cas.


Pour opérer ces cuisines et servir la clientèle, avec trois repas par jour et ce, sept jours chaque semaine, en plus des banquets, congrès et réunions, Carl Beaulieu peut compter sur une équipe de gens dont plusieurs sont des fidèles depuis plusieurs années. L’été, il s’ajoute un groupe de jeunes étudiants dynamiques et motivés, dont certains reviennent chaque année. Le proprio s’assure de leur offrir un traitement avantageux et même des horaires de travail adaptés à leurs occupations d’étudiants, leur permettant de poursuivre quelques heures par semaine le reste de l’année.

La Marée-Haute
Socialement et professionnellement, Carl Beaulieu est bien engagé dans son milieu. Il siège aux conseils d’administration de Tourisme Côte-Nord, de Québec Maritime et du Symposium de peinture de Baie-Comeau qui célèbre ses 35 ans en 2023. Il est aussi président de l’organisation du Festival de la bière de la Côte-Nord qui se tient chaque année en août dans le parc des Pionniers, voisin du Manoir de Baie-Comeau.


Enfin, le restaurateur se prépare à devoir ajuster ses services en raison du projet d’agrandissement de l’hôtel qui ajoutera de 30 à 40 chambres aux 60 déjà offertes. Cela représente une augmentation de clientèle non négligeable La construction devrait se faire en 2024, précise-t-il. Comme on s’en doute bien, ce ne sont pas les projets qui l’effraient. Il a maintes fois démontré qu’il pouvait relever les défis, même plusieurs à la fois.

La Marée-Haute Carl Beaulieu, propriétaire du Bistro La Marée Haute

À cet effet, il a justement entrepris en 2023 la construction d’une nouvelle maison dans le secteur de Franquelin, un projet qui occupe passablement de son temps, mais qui le passionne totalement.

Bistro La Marée Haute
bistro.cool
8, avenue Cabot
Baie-Comeau (Qc) G4Z 1L8
418 296-3391

La propriétaire du populaire et réputé restaurant La Maison du pêcheur à Percé, France LeBreux, originaire de Grande-Rivière, a passé presque toutes les 35 dernières années au service de l’établissement. D’abord comme étudiante à la tenue de livres et comptabilité, engagée par Georges Malemonet, le fondateur venu de France en 1978 à 24 ans, puis comme sa conjointe et mère de ses deux enfants.

Georges et ses deux associés avaient identifié ce vieux bâtiment dès son abandon par le groupe de jeunes qui l’avait investi dans les années 1970, pour en faire une auberge de jeunesse, mais aussi pour y établir le chef-lieu du mouvement contestataire du FLQ, ce qui avait fait grand bruit au Québec et ailleurs dans le monde à l’époque.

 
Leur projet de casse-croûte favorisant et mettant en valeur les saveurs des produits locaux, s’est vite transformé en une reconversion du bâtiment vétuste qu’un aménagement adéquat et une mise en valeur aux accents gaspésiens métamorphosent en un étonnant restaurant qui, conservant l’appellation de La Maison du Pêcheur, accueille dès l’été 1985, ses premiers clients.

La Maison du Pêcheur
Au cours des années qui suivent, Georges s’investit totalement dans son œuvre, ajoutant au sous-sol un café bistro offrant un menu complètement différent et attirant un autre type de clientèle, quelque peu noctambule et plus festive, souvent jusqu’aux petites heures du matin.


Puis, en 2015, au sommet de son art et après avoir mené de front deux carrières comme restaurateur et politicien, Georges est bêtement victime d’un accident de la route auquel il ne survit pas. Et comme si ça ne suffisait pas, l’année suivante, en décembre 2016, une violente tempête détruit une partie importante du bâtiment alors situé en bordure de mer, face au Rocher Percé.

La Maison du Pêcheur
La famille, déjà en deuil du paternel, se voit à nouveau confrontée au malheur. France et les deux autres associés du départ entreprennent de faire déménager le bâtiment à son site actuel et de lui ajouter de nouveaux aménagements pour le faire revivre. L’ajout en façade de l’ancien bâtiment d’un magnifique atrium entièrement vitré, constitue un exemple très réussi d’architecture contemporaine parfaitement intégré au bâti traditionnel du bâtiment, permettant aux clients de bénéficier d’une vue privilégiée sur un paysage exceptionnel.

 La Maison du Pêcheur
Dès la réouverture en juillet 2017, le succès est à nouveau au rendez-vous. Le jeune Christophe assure la relève des cuisines suite au décès de Georges. Riche d’une formation culinaire de première classe, Christophe fait de La Maison du Pêcheur un des hauts lieux de la gastronomie de l’Est-du Québec, un restaurant reconnu internationalement, ayant à son embauche, en pleine opération, plus de 80 employés.

 La Maison du Pêcheur
Puis, les deux associés du départ choisissent de quitter le bateau, laissant à France LeBreux la propriété unique de l’établissement, qu’elle accepte d’assumer avec l’appui de sa famille et de son équipe.


Depuis, elle s’évertue à maintenir la cote de la Maison du Pêcheur, en assurant un approvisionnement de produits locaux. La Gaspésie a la cote. Et pour les touristes en quête de produits du terroir, La Maison du pêcheur se veut un passage obligé. « Je cherche le plus possible à m’approvisionner ici. On travaille avec de la pieuvre, des pétoncles en coquille, des escargots, des algues », énumère le chef Christophe en entrevue à La Presse.

La Maison du Pêcheur
De plus, comme pour mettre un baume sur les plaies encore vives des années précédentes, Christophe fut sélectionné en 2021 pour le titre de Révélation de l’année aux Lauriers de la gastronomie québécoise. On le qualifie alors d’étoile montante de la gastronomie gaspésienne.
Le restaurant est ouvert de juin à septembre et emploie près de 60 personnes. Pour sa part, France LeBreux est fière de son équipe et se réjouit de croire que son fils deviendra la relève entrepreneuriale de la Maison du Pêcheur avant longtemps.

La Maison du Pêcheur
maisondupecheur.ca
157, route 132 Ouest
Percé (QC) G0C 2L0
(418) 782-5331

En février 2002, YinYan voyait le jour au centre-ville gourmand de Rimouski. Ses propriétaires et associés, Yan Hallé et Dany Roy ont voulu créer le premier bar à sushi dans l'est du Québec, avec comme mandat de faire connaître le sushi et la cuisine orientale dans le Bas-St-Laurent. Aujourd’hui, le restaurant emploie 14 personnes.

Yin Yan SushiYin Yan Sushis 2


Comme la cuisine et le sushi sont un art, il est très important pour eux de respecter les techniques et la tradition orientale dans toute leur beauté et leur magie. On parle en fait d’une cuisine équilibrée.
Judicieusement situé dans le secteur des restaurants et des boutiques, rue Saint-Germain, Yin Yan a mis en vedette son savoir-faire asiatique pour le plus grand plaisir : la gourmandise, explique Yan Hallé.
Dès 14 heures, une équipe travaille déjà à préparer les éléments qui seront nécessaires pour servir la clientèle, en salle à manger ou en commandes pour emporter, en début de soirée. Il faut les voir s’activer comme une petite ruche pour que tout soit en place avant l’arrivée des clients ou des commandes.

Yin Yan Sushi Soir

Les amateurs de sushis peuvent y découvrir des variétés exclusives, de même qu’une carte des vins et alcools. Le menu propose des soupes, des tartares, des plats de cuisine asiatique divers, des bols Poké, etc. Yin Yan offre aussi un service de traiteur. De plus, l’établissement encourage les artistes locaux en exposant plusieurs de leurs œuvres.

Yin Yan cuisine équilibrée
yinyansushi.com
61, rue Saint-Germain Est
Rimouski (Qc) G5L 8W2
418.725.2233

Imaginez un concept de restauration qui fait un accord des mets originaux concoctés par des chefs en gastronomie du Mange-Grenouille du Bic, et huit bières artisanales dédiées de la Microbrasserie L’Octant de Rimouski, jamais encore servies dans un établissement de restauration.

Imaginez aussi un grand local favorablement situés en plein cœur du secteur des restaurants, bars et hôtels de la ville, au 97 rue Saint-Louis, qui pourra accueillir la clientèle désireuse de découvrir cet heureux mariage qui sera célébré officiellement au début de décembre 2024, sous l’appellation du Club Saint-Louis.

Maintenant que la saison 2024 de l’Auberge du Mange-Grenouille est terminée, son propriétaire Mathieu Deschênes a décidé de permettre à son équipe de restauration de pouvoir participer à un nouveau projet.

C’est ainsi qu’il a imaginé un concept de sandwicherie et bières avec ses amis de L'Octant – Microbrasserie, qui produisent leurs bières dans un local du parc industriel de Rimouski depuis 2018. On y trouvera une offre abordable de sandwiches, soupes et salades, le tout préparé par les chefs Félix et Gabriel, ainsi que les huit lignes de fût dédiées à l'Octant. Le Club Saint-Louis sera ouvert le midi et le soir selon un horaire à être révélé sous peu.

 Club St-Louis Club St-Louis


Les habitués du secteur reconnaîtront les lieux qui ont abrité pendant quelques années le pub ludique « À qui le tour ? » et le Café Saint-Louis., entre 2020 et 2023.

Club St-Louis

Quant à l’Octant Microbrasserie, c’est au début 2018 qu’elle ouvre ses portes dans un local du quartier industriel de Rimouski. Après plusieurs années d’études et de travail dans le milieu brassicole québécois, l’équipe de L’Octant a finalement décidé de s’implanter dans leur ville d’enfance afin de promouvoir la créativité et la beauté de la région.

Pour sa part, Mathieu Deschênes compte plus de 20 ans en hôtellerie et restauration. Après une carrière dans des institutions de Rivière-du-Loup, dans la chaîne Fairmont, au Sofitel Montréal, à diverses fonctions dont directeur de la restauration, il a été fier de revenir dans sa région natale. Amoureux du Bas-St-Laurent, Mathieu a comme vision de la restauration une offre conviviale, mettre l'accent sur l'hospitalité et pouvoir faire découvrir une gastronomie " du Bas du Fleuve" à tous ceux et celles qui passent au Mange-Grenouille.

« Nous sommes actuellement à un point tournant dans l'histoire du Mange-Grenouille où nous retournons à la base de la restauration, un contact humain, un accent sur la convivialité et l'hospitalité, une relation étroite avec les producteurs de la région et une cuisine qui se veut un ôde au Bas-St-Laurent », explique-t-il sur la page web du Mange-Grenouille.

Il y a fort à parier que la formule développée pour le Club Saint-Louis sera rapidement appréciée et adoptée par les adeptes de mets originaux, populaires et revisités par les chefs, en accord avec des bières artisanales que plusieurs découvriront pour la première fois.

Club St-Louis

Le Club Saint-Louis
97, rue Saint-Louis
Rimouski (Qc) G5L 5P6
Page Facebook

Le bâtiment abritant les équipements de production et la boutique depuis 2012 est en lui-même une splendeur. Tout de bois et de verre, laissant pénétrer la lumière par de grandes vitrines et mettant en vedette la diversité de produits par des étalages rigoureusement installés, le tout autour d’un grand comptoir circulaire, on y ressent déjà la qualité et la passion des concepteurs dès l’entrée.


Le président de l’entreprise, fils du fondateur, Pierre-Philippe Tremblay, est fier de ce que sa famille a créé et développé. Un peu comme Obélix dans la potion magique, il est tombé dedans quand il était petit. Son père, Donald, un professeur de carrière, voulait au départ, en 1977, cultiver un jardin sur le vaste terrain de 400 acres qu’il avait acquis. Après défrichage, drainage et labour, on s’est dit que ce grand espace invitait à faire le choix d’une culture. À la suite de discussions familiales, le choix s’est arrêté sur la culture d’un petit fruit de luxe, la framboise. Trois ans plus tard, la framboisière Le Cageot était née.

Cageot

Ainsi, le Domaine Le Cageot cultive des petits fruits depuis plus de 20 ans, mettant en vedette aujourd’hui les savoureux bleuets sauvages, les framboises et le cassis. Comme si cela ne suffisait pas, au début des années 2000, on a ajouté des vignes pour l’implantation d’un vignoble artisanal. « Un vignoble dont le raisin est unique, non répertorié, un cépage indigène autochtone qu’on appelle le Saint-André », explique fièrement Pierre-Philippe.


En 2002, l’entreprise familiale en plein essor procède à l’implantation du 1er centre régional de production artisanale de boissons alcoolisées à base de petits fruits avec un vin, deux apéritifs et une liqueur. On ajoute également 13 produits de transformations agroalimentaires : 3 vinaigrettes de vin, 3 confitures, 3 gelées, 1 miel et 3 lies. Il faudra attendre en 2013, pour que la première cuvée de vins soit embouteillée et distribuée : le Père & Fils rouge et le Père & Fils blanc. Le Domaine le Cageot est devenu depuis le plus grand vignoble régional au Lac Saint-Jean.


En 2018, un transfert d’entreprise entre le père et le fils se met en branle et de nouveaux actionnaires s’ajoutent à l’équipe, pour faire place, à un projet de croissance d’envergure. En 2019-2020 seulement, ce sont près de 3,5 M$ qui y ont été investis, notamment dans des équipements de pointe pour la microdistillerie.

 Cageot
Le Cageot a lancé un premier vin mousseux de bleuets sauvages, au Québec et même au monde. De plus, après une décennie à créer son propre cépage, on a mis en terre 8 000 plants de vigne devenant ainsi le 1er vignoble reconnu par la RACJ (Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec) au Saguenay–Lac-St-Jean.


En boutique, et sur le site Web pour des commandes en ligne, on retrouve une diversité de produits : alcools et vins, vinaigrettes, gelées et confitures, sirops, tartinades, prêt-à-boire, ainsi que quelques autres produits de collaboration (chocolats, pâtes, foie gras, etc.). Certains produits sont également offerts sur le site du Panier bleu québécois.

Cageot
« Nous sommes reconnus pour notre innovation, notre création, dans la manière d’élaborer nos produits, d’où la spécificité, l’unicité de ces derniers », expliquer le président. « Nous sommes à ce jour, toujours en constante évolution. Notre développons des produits uniques et de qualité supérieure. Pas étonnant donc que le Domaine accumule médailles, prix et hommages qui lui procurent un rayonnement international », conclut-il. Fait à signaler, Pierre-Philippe Tremblay a inscrit Le Cageot et participe à l’organisme Fierté agricole régional, en tant que membre de la communauté LGBTQ. Fierté agricole a pour mission de favoriser une meilleure connaissance des réalités LGBTQ+ en milieu rural et agricole, et de faciliter l’intégration sociale des personnes de diversité sexuelle et de genre partageant un intérêt pour l’agriculture.


Domaine le Cageot emploie une dizaine de personnes à temps plein, plus une dizaine d’autres en saison pour la cueillette et autres tâches. On offre également une salle de réception pour la tenue d’événements spéciaux. Elle peut accueillir plus de 150 personnes assises et 200 personnes en formule cocktail dinatoire. Différentes possibilités, comme mariage, réception, baptême, réunion, congrès, avec bar et repas.
Des visites du domaine et de ses installations sont offertes pour des personnes ou des groupes. On y voit régulièrement des autobus de touristes durant la saison des croisières au Saguenay.

Cageot
Enfin, la question que plusieurs se posent : c’est quoi un cageot ? Le cageot, ou cagette, est une caisse ajourée, très légère et superposable dont l'utilisation la plus fréquente est le transport et l'emballage de fruits et légumes.

Domaine Le Cageot
domainelecageot.com
5455, chemin Saint-André
Jonquière (Québec) G7X 7V4
418-547-2857

Dans le cadre de l’événement national Mangeons local, organisé par l’Union des producteurs agricoles (UPA), la Ferme Manicouagan, de Pointe-Lebel, ouvrira ses portes au grand public le 10 septembre. Ce sera la seule ferme de la Côte-Nord à y participer.

Ferme Manicouagan
Ce rendez-vous  incontournable, qui en est à sa 19e édition, propose une foule d’activités qui se dérouleront entre 10 h et 16 h : visites animées, dégustations, découverte d’animaux, ateliers éducatifs, autocueillette et plus encore. C'est une excellente occasion de découvrir ce délicieux petit fruit qu'est la camerise, une spécialité de la Ferme Manicouagan. Si vous avez l'occasion, goûter à la mousse de camerise que propose la ferme, un pur délice!

Ferme Manicouagan
Sur les 160 hectares en culture de la ferme depuis 2012,  on retrouve des productions fruitière (camerises, fraises et framboises), fourragère, céréalière et maraîchère. On y récolte annuellement 10 000 kg de camerises et 800 balles rondes de foin de 5 pieds de diamètre. On y offre aussi de l’autocueillette de fraises et framboises.

Ferme ManicouaganCes portes ouvertes seront l'occasion de découvrir le Nouveau Centre d'interprétation de la camerise de la ferme.

« Les gens pourront en apprendre plus sur ses origines, ses saveurs et ses valeurs nutritives », explique Julie Bérubé, copropriétaire de la ferme, en insistant sur l’importance de ses propriétés antioxydantes qui surpasse aisément celles des autres fruits.

Les visiteurs pourront élargir leurs connaissances par l’entremise de panneaux d’interprétation. Des écrans roulants sont également dans la mire, mais leur ajout dépendra du potentiel de fourniture d’électricité provenant de panneaux solaires.

Les visiteurs auront aussi la possibilité de découvrir le petit fruit grâce à leurs papilles gustatives puisqu’une offre de dégustations leur sera proposée sous la forme de mousses, de tartes ou de jus, entre autres choses. « Ils vont pouvoir manger assis ou demeurer debout. Il y aura une sorte de comptoir-lunch », poursuit Mme Bérubé.

Plus encore

Ferme Manicouagan
Au-delà de la camerise, le concept permettra à la Ferme Manicouagan de faire goûter d’autres concoctions provenant de la transformation des fruits et légumes issus de ses champs. La copropriétaire pense notamment au confit d’oignon et à la relish de maïs.

Fondée par Laurent et Donald Bérubé, la Ferme Manicouagan a, au fil des ans, vu la deuxième génération s’impliquer dans l’entreprise avec Julie et son frère Luc, les deux enfants de Donald. Depuis peu, un partenaire d’affaires, Claude Théberge, est associé à la famille Bérubé.

Bien connue et populaire sur la rue de la Reine à Gaspé depuis plus de 20 ans, et propriété depuis 2022 d’un couple de sud-américains bien installés au Québec depuis une quinzaine d’années, la boutique Mille saveurs gaspésiennes a un nouveau mandat depuis l’été 2022 : faire manger les visiteurs du Parc Forillon du secteur sud (Petit Gaspé).

Parcs Canada a accordé à l’entreprise la concession de ce resto-épicerie qui opère de juin à septembre sous l’appellation aux Délices de Forillon. On y propose entre 9h et 17h chaque jour le monde culinaire du Marché des Saveurs gaspésiennes, incluant le petit déjeuner et le diner. On y trouve des saveurs d’ici et d’ailleurs explique Claudia Romero, la propriétaire avec son conjoint Ricardo Granja, : plats diversifiés, fromages et charcuteries, pain frais, crème glacée et bien plus. On peut également y acheter des produits d’alcool. On peut y manger à l'intérieur ou sur la terrasse, ou encore apporter la nourriture pour consommer en pique-nique.

Délices De Forillon

Les Délices de Forillon sont situées au Centre récréatif, près des campings de Petit-Gaspé et à deux pas de la piscine. Un site avantageux il va sans dire et les trois derniers étés ont permis de bien servir la clientèle du Parc avec la découverte de mets et de repas de qualité et appréciés. Une équipe de trois personnes assure les opérations de l’endroit.

Les gaufres arriveront sous peu aux Mille saveurs gaspésiennes
Parlant des nouveautés à venir à la boutique de Gaspé, Claudia Romero annonce l’arrivée sous peu d’un nouveau produit qui devrait plaire à plusieurs : les gaufres. Il s’agira d’une formule originale et on travaille actuellement à développer le concept de façon à le proposer à la clientèle de la rue de la Reine. On souhaite également les commercialiser pour les rendre disponibles dans divers établissements (épiceries, hôtels, restos, etc.)

On espère pouvoir annoncer l’arrivée des gaufres d’ici 2025-2026.

Les Délices de Forillon parcs.canada.ca/pn-np/qc/forillon/activ/services-alimentaires-food-services
2342 boul. de Grande-Grève
Gaspé, QC, G4X 6L6
418 368-7705

Par un samedi matin ensoleillé, un lendemain de première neige d’automne, il fait bon entrer dans cette boulangerie-café et d’apercevoir derrière le comptoir, en train de défourner du pain fraîchement cuit, le boulanger-propriétaire César Lopez, en plein cœur du quartier des restos et des bars, rue Lafontaine à Rivière-du-Loup.
Mais n’attendez pas votre pain Gamin, car il ne viendra pas. Puisqu’il n’existe pas réellement. César explique qu’on a quand même conçu un gâteau qui porte ce nom. On l’a choisi parce qu’il faisait sympathique, ajoute-t-il.

Pain Gamin
Arrivé de République Dominicaine, où il est né et a grandi, en 1994 à l’âge de 28 ans, il avait déjà le goût de la boulangerie puisque des membres de la famille la pratiquait. C’est aussi l’amour qui a amené ce souriant néo-Québécois à s’installer ici.
Depuis l’ouverture de ce commerce des plus populaires en 2005, Christiane Carrier, la gestionnaire, et César Lopez le boulanger, ont conquis leur clientèle par tous les sens, vue, odeur, toucher, saveur et sensation de plaisir.

Pain Gamin 
" On manquait de bon pain, et c’est ce qui nous a décidés à faire le saut ", racontait à un journaliste la boulangère qui a quitté l’enseignement pour cette aventure. César avoue qu’il a un faible pour le pain aux canneberges et amandes grillées, elle pour la miche au sarrasin et celle aux dattes et écorce d’orange avec "pointe d’anis pour réveiller les papilles gustatives." Leur pain levain aux olives vaut aussi le détour.
Qu’est-ce qui motive César pour produire ses pains et autres pâtisseries chaque jour ? « On fait de la magie. C’est excitant. De la farine, du levain, de l’eau, un peu de garnitures ou d’assaisonnements, de l’imagination et beaucoup de chaleur : ça donne des résultats toujours impressionnants », répond César Lopez, avec un grand sourire.

Pain Gamin
Le Pain Gamin, c’est aussi un petit café sympathique où l’on vous sert des produits boulangers (pains, croissants, pâtisseries, viennoiseries, pâtes briochées, muffins, biscuits, petits gâteaux, petits fours, madeleines, biscottis), ainsi que des repas légers cuisinés sur place, des petites gâteries, accompagnés de succulents cafés à l’italienne, d’un thé bio ou d’une tisane équitable.
Boulangerie artisanale Au pain gamin
paingamin.ca
288-290, rue Lafontaine
Rivière-du-Loup, Qc G5R 3A8
418-862-0650

L’endroit était fermé et inoccupé depuis un certain temps. On y avait déjà tenu une résidence pour ainée. Depuis sa construction en 1902, l’endroit situé dans le quartier des notables de l’Arrondissement Jonquière de la Ville de Saguenay, a connu plusieurs vocations.


En 2021, Daniel Bolduc, un entrepreneur et propriétaire immobilier de la région, et sa conjointe Lise Laberge, se portent acquéreurs de cet immeuble ancestral de style victorien. En pleine pandémie, ils se mettent à la tâche pour remettre l’endroit en état pour accueillir les clients pour y loger ou pour y manger.

Les Deux Tours
Pas besoin de chercher longtemps pour comprendre d’où vient le nom de l’établissement. Il est coiffé de deux tours jumelles qui le distinguent des autres aux alentours. L’auberge offre 7 chambres climatisées et une salle à manger pouvant accueillir 50 personnes au rez-de-chaussée, en plus d’une terrasse en saison.

 
« Nous avons effectué de nombreux travaux pour transformer cette maison en une auberge de charme et offrir un hébergement paisible et confortable », explique Daniel Bolduc. Chaque chambre dispose d'une salle de bain avec douche et un climatiseur pour assurer le confort durant les nuits chaudes de la haute saison. Toutes les chambres disposent d’un petit réfrigérateur et certaines offrent une vue sur l'Église Saint-Dominique juste en face.


Ce qu’il manquait, c’était un chef cuisinier pour créer un menu qui soit attrayant, mais aussi pour assurer la relève éventuellement. C’est ainsi qu’après de fructueuses démarches auprès d’organismes spécialisés et une participation aux Journées Québec-France en 2022, un prestigieux chef cuisinier français s’est présenté à eux. C’est donc avec toute sa petite famille que le médaillé d’argent du concours Best of Gastronomie International 2022, Frédéric Poirier, a posé le pied au Québec en janvier dernier dans le but de s’établir à Saguenay, de repartir à zéro et peut-être de devenir, un jour, propriétaire de l’auberge.

Les Deux Tours
En ce qui concerne le menu, les propriétaires de l’auberge souhaitent poursuivre un peu comme celui qu’ils ont actuellement, mais en ajoutant des plats classiques ou plus élaborés, avec ce petit quelque chose de la cuisine française qui les fera se démarquer de la concurrence. On parle donc d’un restaurant semi-gastronomique français, où le chef élabore des plats locaux et saisonniers. Daniel Bolduc envisage aussi d’offrir un service de traiteur. Il projette donc d’agrandir le bâtiment à l’arrière pour prolonger la cuisine au cours de 2023-2024, incluant l’aménagement d’une terrasse sur le toit.

Les Deux Tours

La salle à manger est ouverte du mercredi au dimanche pour les petits déjeuner et les soupers. À partir de la mi-mai, on y sert aussi les repas du midi. L’endroit propose aussi des soupers-chansonniers à quelques occasions durant l’année.


Daniel et Lise n’avaient peut-être pas de réelle expérience en hôtellerie et restauration avant de devenir aubergistes, mais ils ont une longue expérience en commerce de détail et en immobilier. Ils sont heureux et fiers de ce qu’ils ont accompli depuis leur acquisition, malgré les aléas de la pandémie qui les a forcés à fermer leur établissement pendant plusieurs semaines. La réponse de la clientèle est excellente.


Auberge les Deux Tours
aubergedeuxtours.qc.ca
2522, Saint-Dominique
Saguenay (Jonquière), QC
(418) 695-2022