Manger et boire

L’île de Miscou, dans la péninsule acadienne est d’une beauté exceptionnelle. Pas étonnant que Michèle Garceau et sa famille aient choisi d’y élire domicile il y a plus de 10 ans, alors qu’elle y avait trouvé son conjoint une quinzaine d’années plus tôt. Aujourd’hui, elle exploite ce qui est devenu son projet dès 2012, mais qui a mis du temps à aboutir pour diverses raisons, dont le décès tragique de son conjoint et bien entendu, la pandémie de COVID. 

Vieille école Miscou

Fait à signaler, cette diplômée en anthropologie, qui a roulé sa bosse au Québec pendant plus de 25 ans dans le domaine de la production télévisuelle et cinématographique entre autres, touchant plusieurs champs d’intérêt sociaux, culturels, anthropologiques, humains et bien d’autres, a depuis attaché une autre corde professionnelle à son arc : celle de capitaine de bateau de pêche au homard depuis 2016. Elle demeure encore une des rares femmes dans les Maritimes à exercer ce métier, ce qui a d’ailleurs fait l’objet d’un film documentaire (*) ces dernières années.

Une fois la saison de pêche terminée, en juin, c’est son dossier de La vieille école de Miscou qui prend la relève pendant la belle saison, et ce jusqu’en octobre.

La vieille école de Miscou, dont elle est propriétaire, fait dorénavant partie du paysage socio-économique, touristique et culturel de l’île et même de toute la région. « J’ai acheté l’école en me disant que je voulais faire quelque chose de créatif », explique-t-elle. Les aléas de la vie ont quelque peu retardé sa réalisation, mais depuis trois ans, le projet a fini par prendre forme et se concrétiser.
Vieille école Miscou Vieille école Miscou

L’édifice construit dans les années 1950 comprend deux étages et se veut un lieu polyvalent, selon le concept de maison des voyageurs, des artistes et des gens d’ici imaginé par Michèle Garceau. De nombreux travaux de rénovation, d’amélioration et de réaménagement y ont été réalisés depuis 10 ans. À l’étage supérieur, on y trouve huit chambres avec salles de bain, bien aménagées, pouvant accueillir chacune de 2 à 5 personnes, pour un total de 32 personnes. On y trouve aussi un coin café et un espace cuisine équipé pour les repas offerts dans la salle à manger. En bas, une vaste salle communautaire servira dès l’été 2024 pour la tenue de rassemblements, de spectacles, de conférences ou de réceptions.
Vieille école Miscou Vieille école Miscou

À l’arrière, sur le vaste terrain entouré d’arbres et de végétation, on a aménagé des structures couvertes pour accueillir des activités familiales, des cours de yoga, ou d’autres types de rassemblements. D’autres plus petites peuvent servir pour des pique-niques à l’abri, alors que deux autres abritent un spa, accessibles par les gens qui logent dans les chambres. La cour peut accueillir des activités en plein air de toutes sortes et adaptées selon les saisons.

On y tient d’ailleurs au mois d’août autour de la fête nationale des Acadiens, le populaire Festival du thon avec jeux, musique, bouffe et animation, concours et dégustation, fête de la famille, etc.

Vieille école Miscou

Michèle Garceau précise que depuis trois ans, l’endroit est le théâtre tout le printemps et aussi l’automne, avant et après la saison touristique, d’activités privées qui occupent les lieux en totalité ou en partie, pendant quelques jours ou même des semaines entières. L’endroit est prisé par les organisateurs d’activités qui recherchent un lieu calme, bien organisé, accueillant et polyvalent. Les administrateurs et membres de l’organisme LGBT Acadie Love de Caraquet y ont d’ailleurs tenu une rencontre d’orientation l’automne dernier. Avant la fermeture pour l’hiver, une grande fête d’Halloween pour la population locale et régionale y a été tenue en 2023. Parions qu’elle sera de retour pour les prochaines années.
Vieille école Miscou

L’accès au public des chambres et du restaurant est surtout concentré du 19 juin au 15 octobre environ, " en fait, après que la tourbière ait perdu son rouge flamboyant. Vers la fin septembre et début octobre, c’est carrément la messe pour venir virer à Miscou et voir ce spectacle annuel " rappelle Michèle Garceau. 

Pendant cette période, on peut profiter du café/restaurant licencié saisonnier. En plus du coin-café qui offre cafés, smoothies, croissants, chocolatines et muffins, les déjeuners traditionnels sont également offerts ainsi que le lunch. On y prépare aussi des lattés et lattés glacés, des fish cakes maison, paninis garnis, ou même une salade césar maison et une guédille aux homard. Qu’on vienne y loger quelques jours ou simplement faire une halte lors d’une visite au phare historique de 23 mètres tout au bout de l’île, on y sera bienvenu, assure Michèle Garceau.

Vieille école Miscou  Vieille école Miscou

Fière de participer à l’essor économique et touristique de l’île de Miscou, La vieille école emploie de 8 à 10 personnes de juin à septembre.

Vieille école Miscou

La vieille école de Miscou
facebook.com/LavieilleecoledeMiscou
506.344.0190

10577, New Brunswick 113
Miscou, NB E8T 1Z6

Vieille école Miscou

(*) Femmes capitaines, 2022, tou.tv. Disponible en ligne gratuitement. ici.tou.tv/femmes-capitaines


Par Gaëtan Vaudry

Si vous passez à Chicoutimi, particulièrement sur la célèbre rue Racine, vous ne pouvez pas manquer le non moins célèbre Bistro D. Propriété de l’homme d’affaires David Rousseau, l’établissement se donne comme mandat de fusionner les influences françaises, italiennes, et asiatiques, pour le grand plaisir d’une clientèle assidue, souhaitant déguster de succulents plats traditionnels, réalisés avec les meilleurs ingrédients locaux et de saison.

Si l’étoile du Bistro D brille au centre-ville de Chicoutimi depuis plusieurs années déjà, sa petite sœur, la Sandwicherie et la Salaison du Bistro D ne sont vraiment pas en reste. Véritable fierté de son propriétaire et fondateur, la Salaison du Bistro D propose des charcuteries de qualité supérieure : « Chaque morceau de viande est préparé à la main, de façon artisanale », souligne David Rousseau. « Nous y ajoutons subtilement épices et aromates, afin d’offrir un festin pour les sens. » Et à la Salaison du Bistro D, la variété est au rendez-vous, avec d’excellents produits comme des saucissons secs, le lonzu, le salami, le chaudin, la coppa, la bresaola, la ventrèche et bien d’autres.

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Dans la haute saison, de nombreux touristes français font le détour à la Salaison du Bistro D. Une cliente parisienne affirmait récemment : « Je dois vous faire une déclaration d'amour : depuis 2 ans que je suis au Québec et que je cherchais un saucisson qui me rappelait ceux que j'avais en France. Je viens d’en trouver dans mon épicerie locale et c'est un régal. Mon dieu que ça m'avait manqué ! » C’est le genre de commentaires que reçoivent fièrement les charcuteries Monsieur D sur les réseaux sociaux, étant disponibles dans plusieurs points de vente au Québec. Les charcuteries Monsieur D étaient même demi-finalistes au Gala des grands prix agroalimentaires 2023, dans la catégorie Prix du public Maxi et Provigo. Rien de moins !

Là où David et son équipe se distinguent particulièrement, c’est avec leurs précieuses associations avec des artisans du Saguenay. Je pense entre autres à la création d’un saucisson avec la bière et le porc de la Ferme Villoise de Saint-Gédéon, ou encore les saucissons à la Beemer Vodka, créés en collaboration avec Morille Québec, que propose la Distillerie Beemer de Roberval.

Bistro D2

Si vous faites l’expérience d’un plat au Bistro D, sachez qu'un sympathique employé sera en mesure de vous proposer une variété de vins d’importation privée, soigneusement sélectionnés afin de rehausser les saveurs de votre assiette.

Bistro D / La sandwicherie / La Salaison du Bistro D
381, rue Racine Est, Chicoutimi
418 973-4668
Page Facebook du Bistro D / La Sandwicherie
Page Facebook de La Salaison du Bistro D

Véritable institution dans le paysage de la Côte-de-Beaupré depuis maintenant 50 ans, l’Auberge Restaurant Baker de l’avenue Royale à Château-Richer est un lieu riche en histoire et en patrimoine culturel. Aujourd’hui, sous la gouverne de Gaston Cloutier, l’établissement prépare lentement, mais sûrement, le dossier de la relève.

D’abord une maison bourgeoise de campagne plutôt cossue construite en 1840 dans un des plus vieux villages du Québec, par Ferdinand Lefrançois et son épouse Mary Ann (Anney) Brady, l’endroit a profité d’une période de croissance économique faste. La finition et l’ornementation des lieux démontrent clairement qu’il s’agissait d’une habitation confortable et du dernier cri.

Auberge Baker 

À cette époque, le deuxième étage servait de grenier et on y habitait qu’en été. Presque cent ans plus tard, soit en 1935, l’homme d’affaires Alvin A. Baker, qui avait connu le crash économique récent, ouvrit « The Baker’s Inn » dans la maison qu’il loua d’abord du propriétaire et qu’il acheta finalement en 1958. On y faisait une cuisine très québécoise de l’époque, mais simple aussi parce qu’en fait, les mets populaires, c’étaient le bar – le poisson – et aussi le steak. Comme c’était écrit « fish and steak » sur l’enseigne, c’était très important pour tous les Américains qui venaient dans la région.

Après son décès, au début des années 1960, sa seconde épouse Lucienne Hamel, continua d’opérer le restaurant. Plus tard, celle-ci ayant décidé de se retirer de l’opération des lieux en raison de problèmes de santé, c’est Henri Simard, le fils d’Idola Simard, propriétaire de la terre où est bâtie l’auberge, qui décida de racheter le « Baker » en 1972. Très vite, il le revendit à un de ses neveux, Gaston Cloutier au printemps 1975, qui en est le propriétaire encore aujourd’hui.

Celui-ci habita l’étage avec sa famille jusqu’en 1989, tout en assurant la gestion et l’entretien des lieux. Cette année-là l’auberge reprit son nom chez Baker puisqu’on y aménagea cinq chambres pour accueillir des touristes.

Auberge Baker

Gaston Cloutier (photo) a démontré au fil de ans une véritable passion pour l’Auberge Restaurant Baker. Il a mené en parallèle à sa vie d’aubergiste une carrière d’éducateur physique dans une école secondaire de la région, de 1973 jusqu’à sa retraite en 2005. Depuis, il se consacre corps et âme à son établissement qui a pris une place importante dans le monde de la gastronomie et de la cuisine du terroir de la région de la Capitale-Nationale, entre autres. Peu d’endroits peuvent se targuer de servir des repas depuis 90 ans. Chaque année il y apporte des changements et des améliorations pour toujours mieux répondre aux attentes de la clientèle et ce, pendant toute l’année.

Du côté de l’hébergement, on propose six chambres joliment décorées sous les combles, mais on a ajouté un petit chalet voisin ainsi que la « Maison du Village », située au cœur du village de Château-Richer, la maison du grand-père Cloutier. Celle-ci consiste en une demeure ancestrale et patrimoniale de 1776 face au fleuve et à l’Île d’Orléans, aménagée pour accueillir six personnes pour un voyage dans le temps dans le confort du 21e siècle.

Auberge Baker

Quant au restaurant, il est d’une capacité de deux cents places et est composé d’une salle à manger et d’une salle de réception entièrement vitrée, spacieuse et polyvalente avec toutes les installations multimédias nécessaire pour un événement réussi. On y propose la table d’hôte en soirée et de fabuleux brunchs le dimanche.

Auberge Baker 

Auberge Baker

Plus récemment, Gaston Cloutier a choisi d’ajouter un produit à son offre : une bière de type belge, la Baker, brassée à Québec à partir d’un houblon cultivé sur une ferme locale, et de mûres aussi produites localement. Une touche spéciale: cette bière est fermentée avec de la levure de champagne, offrant une effervescence délicate et des arômes raffinés.

Auberge Baker
Certes, le succès de l’Auberge Restaurant Baker depuis 50 ans, sous la gouverne de Gaston Cloutier, est lié à son engagement de tous les instants et à sa motivation toujours animée par la qualité de l’accueil et du produit « Baker ». Plus de 22 personnes y trouvent un emploi et le patron peut compter sur du personnel fiable et compétent à qui il peut déléguer une bonne partie des responsabilités.

Une visite sur place est certainement la meilleure façon de découvrir et d’apprécier la qualité des lieux et de ses services.

Auberge Baker

Auberge Restaurant Baker
aubergebaker.com
8790, avenue Royale
Château-Richer (Québec) G0A 1N0
418 824-4478

À Carleton-sur-Mer, on a développé une culture du bien manger et du bien se loger depuis de nombreuses années. On y vient de partout pour profiter de ce magnifique décor dans la Baie-des-Chaleurs gaspésienne, mais aussi et surtout, pour profiter de l’offre de restauration devenue des plus intéressantes.

Parmi, cette offre, il y a celle du Marin d’eau douce, rue du Quai, de la famille Benhamidou, qui célèbrait en 2024 ses 25 ans d’établissement. Pour son anniversaire, le restaurant a proposé une série de soupers-spectacles offerts aux clients tout l'été.

Marin Carleton

Depuis 1999, on y sert des menus inspirés par le terroir gaspésien, la cuisine française et marocaine. Le chef propriétaire Mohamed Benhamidou, longtemps séparé de son père Mustapha, mais qui l'a finalement retrouvé à Carleton-sur-Mer, a pris la relève en 2023 et partage son amour de la cuisine du terroir Gaspésien et Québécoise, mais toujours avec une pincée d’inspiration Marocaine.

Dans les années 1990, après avoir travaillé dans de grands établissements québécois, le chef Mustapha Ben Hamidou décide d’installer sa petite famille à Carleton, dans la baie des Chaleurs. C’est en 1999 que Mustapha, un immigrant Marocain, a racheté le café l’Indépendant pour en faire Le Marin d’eau douce, maintenant un incontournable de la gastronomie Gaspésienne. Aujourd'hui, son fils Mohamed, sa femme Iman, ses filles Fatima, Assia et Aicha et une belle équipe de passionnée sont là pour le meilleur de la cuisine du terroir.

Marin Carleton

Le Marin d’eau douce loge dans une maison construite en 1820 par Narciss Leblanc dit « Buck Wheat ». Il était forgeron et avait sa boutique face à la mer. Après lui quelques autres propriétaires se sont succédés. En 1980, Pierre Landry l’acheta et en fit un café restaurant « Le Café l’Indépendant ». Dix ans plus tard, soit en 1990, trois amies de la région rachetèrent et gardèrent la vocation du café restaurant.

Puis, en 1999, Mustapha Benhamidou se porte acquéreur du bâtiment situé à deux pas d’une plage de la Baie des Chaleurs, offrant une vue renversante qui s’accorde avec justesse à la cuisine raffinée et ensoleillée du chef Mohamed, maintenant aux cuisines depuis 2023, après y avoir été maître d'hôtel et directeur général pendant quelques années.. On s’efforce toujours aujourd’hui d'en faire un incontournable pour les amateurs de poissons et de fruits de mer, ainsi que viande et gibier. Voilà un endroit chaleureux et sympathique. Sans oublier une carte des vins digne des meilleurs celliers.

Marin Carleton Marin Carleton

Parmi les spécialités au menu, Mohamed propose les délicieux produits de sa terre d’accueil, le tout avec une touche propre à ses racines marocaines : pieuvre grillée au fenouil et au citron vert; pétoncles des Îles et lentilles safranées; jarret d’agneau aux épices d’Orient.

Marin Carleton Marin Carleton

Le Marin d’eau douce a reçu un certificat d’excellence en 2005 par le Guide Debeur, revue gourmande annuelle. L’établissement fait partie des 500 meilleurs restaurants du Québec sélectionnés parmi environ 15 000 établissements existants. Cette distinction lui a été décernée en regard de la qualité de ses produits et de son service.

Marin Carleton

Soulignons qu’avant d’acheter son propre restaurant, Mustapha Benhamidou n’était pas un inconnu du domaine de la restauration, avec ses 29 ans d’expérience dans la cuisine que ce soit au Maroc, en Europe, au Québec et au Canada. Son fils Mohammed a pris le relais avec honneur et confiance, sachant que l'institution a toujours sa place dans l'univers gaspésien.

Le chef-propriétaire rappelle que le restaurant est ouvert toute l'année, même durant la période des fêtes de fin d'année. C'est en janvier que l'équipe prend une pause bien méritée. Il mentionne aussi qu'il est toujours préférable de réserver pour s'assurer d'être bien accueilli.

Marin Carleton

Le Marin d’eau douce
marindeaudouce.com
215, rue du Quai
Carleton-sur-Mer, QC G0C 1J0
418-364-7602


Par Gaëtan Vaudry

Les amateurs de bonnes tables de Matane connaissent bien le Pub La Fabrique et sa Brasserie Artisanale du même nom, situés sur l’avenue Saint-Jérôme. La première brasserie artisanale de Matane voyait le jour à l’été 2010. Propriété de la coopérative de travail Le Cabestan, elle ne cesse de gagner en popularité depuis.

Au Pub La Fabrique, il vous sera possible de déguster un excellent repas de style pub comprenant fish&chips, burgers, sandwiches, salades et amuse-bouche, en plus de siroter une excellente bière brassée sur place, ou encore l’un des 35 whiskys qui font la réputation de l’établissement. Lors de ma rencontre avec Jean-Pierre Boutin (sur la photo), membre du conseil d’administration de la coopérative, l’équipe de La Fabrique venait tout juste de dévoiler son très attendu menu des Fêtes (à découvrir ici), pour le grand plaisir des nombreux clients de l’endroit. Ce dernier est disponible tous les soirs, dès 16 h, jusqu’à la mi-janvier.

Le Pub La Fabrique est tout simplement magnifique. Doté d’un décor chaleureux sur deux étages, il propose régulièrement des spectacles d’artistes émergents, qui font courir les foules sur la rue Saint-Jérôme et qui, bien souvent, offrent au pub une ambiance survoltée.

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Encourager les entreprises matanaises

De son côté, La Fabrique – Brasserie Artisanale brasse environ 25 bières, de leurs classiques aux saisonnières, en passant par les bières vieillies en fûts de chêne. Comme nous l'explique Jean-Pierre Boutin, la brasserie tente au maximum de produire ses bières à partir de produits locaux, dans le but d’encourager les entreprises matanaises et celles de la région.

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Si vous passez par Matane, il faut vous arrêter au pub, de même qu’à la Brasserie La Fabrique, située juste à côté. Chez cette dernière, il vous sera possible de déguster les produits de l’établissement, en plus d’avoir accès à la boutique officielle, qui propose une panoplie de produits.

Pub La Fabrique La Fabrique – Brasserie Artisanale
360, avenue Saint-Jérôme 366, avenue Saint-Jérôme
Matane (Québec) Matane (Québec)
418 566-4020 418 566-4020
publafabrique.com publafabrique.com

La Côte acadienne n'a pas que des plages et des attraits culturels à offrir. Ses plaisirs de la table sont tout à fait attrayants eux aussi. La région de la Sagouine et celle de la capitale mondiale du homard, Shédiac, en sont des exemples.

À Bouctouche, pays de la Sagouine, on peut s’attendre à y trouver des endroits caractéristiques. Le Restaurant la Sagouine, voisin du gîte du même nom, en plein cœur de la ville, en est un exemple parfait. Pour ceux et celles qui recherchent une nouveauté gastronomique, on peut y déguster des mets acadiens ou de fameux fruits de mer. On y rencontre régulièrement des autocars d’excursionnistes qui y déversent leurs passagers pour un repas en après-midi. Les petits déjeuners y sont particulièrement réputés.

Le fameux Marché des fermiers de Bouctouche accueille les fervents de produits locaux tous les samedis de mai à décembre.

Bouctouche Shediac

Au cœur du centre-ville, sur la rue Main, le restaurant La Coast a été fondé en 2012. Son  nouveau propriétaire depuis 2024 poursuit la tradition de ce restaurant familial vite devenu vite  l'un des favoris des résidents locaux tout comme des touristes. Les fruits de mer sous diverses  formes y sont rois, mais on y sert aussi une variété de plats comme les steaks, les burgers, le  poulet, les pâtes, les salades. Jusqu'à 16 bières et breuvages sous pression sont offerts, en plus  d’une sélection en bouteille, l’un des plus grands choix dans la région. Les petits déjeuners y  sont réputés et populaires.

Inspiré de personnages d’Alice au Pays des Merveilles, le bistro ludique le Moque-Tortue, dans une grande maison de la rue Main, propose de jouer, de s’évader et de manger, tout au même endroit. Avec la plus importante collection de jeux de société de l’Atlantique ainsi que des jeux d'évasion bien construits, le Moque-Tortue offre un menu varié de bons mets bien préparés. Les fruits de mer y sont à l’honneur. Le brunch du dimanche vaut à lui seul le déplacement. Il y a de la musique sur la terrasse tous les jours durant l’été.

Pas très loin du Moque-Tortue, les propriétaires Sébastien et Heater proposent Adorable Chocolat. L’endroit offre une variété de chocolats fabriqués sur place, à partir d’ingrédients simples et naturels, mais c’est aussi un café où on peut déguster soupes, sandwiches et desserts. Le matin, on y trouve brioches et viennoiseries fraîches. On y propose désormais des cocktails alcoolisés en plus d’une grande variété de cafés et ce, tous les jours jusqu’à 18 heures.

Comme si ce n’était pas suffisant, ces mêmes entrepreneurs ont fait l’acquisition du ciné-parc Neptune, à nouveau en opération depuis mai 2024, où ils opéreront aussi la cantine de l’endroit, sous le nom Morse et Marteaux, pour poursuivre le concept « Pays des Merveilles ». Ils ont aussi obtenu le contrat d’opération de la cantine de la Plage Parlee de Pointe-du-Chêne. Sébastien Després rêvait d’un fumoir à viande de style Texan. Il en a construit un, installé à la cantine du ciné-parc. Il sera utilisé pour fumer au feu de bois le poulet et les viandes de bœuf  qui seront servis autant dans les deux cantines que dans ses deux restaurants de Shediac.

Bouctouche Shediac

À signaler : chaque année en juillet, depuis 1949, Shédiac accueille son réputé Festival du homard célébré dans toute la ville avec une foule d'activités gourmandes. On ne manquera pas la Grande Table sur la rue primcipale en plein centre-ville.

Mine de rien, l’année 2024 marquait les 10 ans de l’arrivée de la microbrasserie Le Malbord dans le paysage gaspésien. Établie dans une ancienne épicerie totalement réaménagée, en bord de mer au cœur du secteur historique de Sainte-Anne-des-Monts, Le Malbord est devenu un lieu de rencontre convivial et fait revivre ce bâtiment patrimonial dans un décor chic et rustique agrémenté de créations d’objets recyclés.

Pour les amateurs d’information linguistique, « malbord » est une expression folklorique pour désigner la Haute-Gaspésie, l'autre Gaspésie qui ne veut pas sombrer dans l'oubli. On associe souvent la Gaspésie à la Baie-des-Chaleurs. Malbord, ça fait référence à l'autre bord de la Gaspésie. « Pour nous, c'est une façon de dire que ça vaut la peine de s'arrêter à Sainte-Anne-des-Monts. Il y a de beaux produits et une belle population de tous âges, super impliquée », indique le copropriétaire Félix Labrecque.

Le Malbord 

Sainte-Anne-des-Monts est la plus importante municipalité de la Haute-Gaspésie, mais aussi, en contrepartie, la ville québécoise qui a connu la plus importante chute démographique au cours des dernières années. Elle méritait donc qu’on y injecte un peu d’énergie entrepreneuriale.

En 2012, cela a motivé trois personnes provenant de milieux bien différents, mais quand même préoccupés par leur avenir et conscients de l’effervescence du monde des microbrasseries à l’époque, de se lancer dans l’aventure et de saisir l’opportunité qui se présentait à eux. Après quelques expériences de brassage en petites quantités réalisées au sous-sol de la résidence de l’un d’entre eux, pendant deux ans, ils ont entrepris de poursuivre leur projet avec l’acquisition du bâtiment de la 1ére avenue et sa rénovation.

Le Malbord

Ils ont même eu l’idée de se lancer dans la culture du houblon… mais le projet ne s’est pas concrétisé après mûre réflexion et le manque de potentiel.

Entre temps, ils entreprennent de faire brasser leurs premières bières imaginées par eux chez Pit Caribou (Percé) et le Naufrageur (Carleton-sur-Mer) et reçoivent enfin leurs premiers clients en novembre 2014. Un an après l’ouverture, Le Malbord célébrait le début du brassage maison avec des équipements modernes et des recettes sérieusement concoctées par les propriétaires.

Le Malbord 

Le Malbord

Thierry Lafargue, un travailleur du milieu forestier et Félix Labrecque, un passionné d’architecture, ont poursuivi seuls à partir de 2018 l’aventure Malbord.

Le Malbord offre aujourd’hui des bières de fabrication artisanale raffinées dont les recettes s’inspirent de la richesse du terroir. Les propriétaires définissent leurs produits comme « Des bières qui se partagent, qui se découvrent, des bières qui s’affirment au gré du temps. Bonne mer, mauvaise mer, elles s’agrippent à vos papilles comme les crans de roche à la mer. Elles vous feront voyager, découvrir ses goûts aussi bien que les beautés de notre coin de pays, avec ses monts et son ciel à perte de vue. »

Le Malbord
Au bistro bar, 11 bières pression servies en tout temps et brassées sur place. En distribution en épicerie et en boutique partout au Québec, plusieurs produits dont la blanche, la blonde, la rousse et la noire en canette de 473 ml. Pour les appétits gourmands, un menu de style pub et grignotines offre des plats savoureux. On tient aussi boutique dédiée à la vente de vêtements et d’accessoires du Malbord ainsi que de la bière pour emporter.

Le Malbord 

Le Malbord

Ayant été un certain temps un lieu de diffusion et de découverte culturelle, l’accent est d’abord mis sur le plaisir ! Étant une petite équipe, on accueille parfois un humoriste, un quizz amusant ou des soirées de karaoké.

Le Malbord

Le Malbord est ouvert toute l’année du jeudi au dimanche. L’été on peut profiter de la terrasse à l’avant et y admirer les magnifiques couchers de soleil sur le Saint-Laurent.

Microbrasserie Le Malbord
lemalbord.com
178, 1ère avenue Ouest
Ste-Anne-des-Monts, Qc G4V 1C9
418 764.0022

L’endroit est baigné dans la lumière matinale d’un soleil automnal. Le vieux bâtiment trône fièrement sous les arbres de la rue de l’Évêché, à quelques enjambées de la vivante rue Saint-Germain et de ses multiples commerces.

Le restaurant populaire depuis 30 ans, peut accueillir jusqu’à 120 personnes sur les deux étages ainsi que sur la terrasse durant la belle saison. Outre le magnifique escalier ancestral surmonté d’un impressionnant lustre qu’on aperçoit dès l’entrée, plus de mille cabanes d’oiseaux, dont plusieurs des plus originales, ornent les divers coins du bâtiment, l’œuvre du fondateur du restaurant, Alain Bellavance. Les nouveaux propriétaires ont repris le flambeau et continuent de faire grandir l’imposante collection.

Central Café   Central Café

Pendant la belle saison, une terrasse extérieure, véritable havre de paix lumineux au cœur du centre-ville de Rimouski, située à l’avant de l’élégante maison victorienne, permet aux convives de profiter des doux rayons du soleil tout en offrant de l’ombre avec la présence de beaux arbres matures.

Central Café

L’édifice construit en 1920 par un prêtre à la retraite, Georges Gagnon, se distingue par un ensemble architectural distinctif du portail avant, tiré de l’art gothique, qui domine la façade et les magnifiques galeries qui couvrent trois côtés de cette maison ancestrale. Ses poteaux en bois tourné, épaulés de consoles à volutes au sommet de la balustrade, sont d’origine. Les propriétaires passés et actuels se sont donc assurés de préserver ce trésor désormais plus que centenaire.

Central Café  Central Café

Ce sont Julie Lacroix et Alain Bellavance qui devaient créer ce tout nouveau concept de restaurant en juin 1995. Un autre groupe d’affaires a pris la relève quelques années plus tard et la belle aventure se poursuit, au grand bonheur d’une clientèle grandissante.
Finalement, en juin 1995, le Central Café a connu une transformation importante au niveau de sa gestion : le propriétaire précédent souhaitant prendre sa retraite et n‘ayant pas de relève assurée, un groupe d’employés et quelques autres personnes intéressées par la poursuite des affaires ont décidé d’aller de l’avant pour transformer l’entreprise en une coopérative de solidarité. Le groupe a reçu l’aide et les conseils d’un expert pour cheminer dans ce projet de coopérative de travailleurs.

Ce sont donc 16 personnes, dont plusieurs employés de longue date, qui forment les membres de la coopérative depuis bientôt 10 ans. Le succès de cette formule, explique la directrice générale Nancy Dubé, une des initiatrices du projet, c’est le fort sentiment d’appartenance qui découle de cette structure de gestion et d’opération : plutôt que de travailler pour un patron, on travaille pour sa propre organisation et on participe aux décisions. On parle aussi d’avantages fiscaux non négligeables..

Central Café  Nancy Dubé, directrice générale


Le Central Café fait partie de l’Association des restaurateurs du Québec. Il est également membre de Saveurs du Bas-Saint-Laurent, une organisation chargée de promouvoir les produits bas-laurentiens. Le Central Café fait une large place dans ses assiettes aux produits agroalimentaires de la région. Le restaurant se fait un point d’honneur d’encourager les artisans locaux qui font la fierté de la région.

Aujourd’hui, plus de 27 personnes assurent le fonctionnement du Central Café, ouvert toute l’année, 7 jours par semaine.
Les clients apprécient particulièrement la qualité du menu qui propose une bonne variété de burgers, de pâtes, de pizzas, de viande fumée et d’escalopes. En accompagnement, on peut choisir entre le bol de frites de la maison, les oignons français, le saumon fumé de l’Atlantique ou la fondue parmesan maison, quelques-uns des délices de la cuisine.

Central Café  Central Café

On s’évertue à réaliser des recettes uniques, concoctées par les cuisiniers et transformées sur place à partir d’ingrédients et de produits de la région. On est fier aussi des délicieux desserts originaux qu’on y prépare.

Le Central Café vaut certainement le détour pour qui apprécie les mets savoureux, une ambiance agréable et décontractée et un séjour dans un environnement riche d’histoire et de cuisine de qualité. On propose également la livraison à domicile en tout temps.

Central Café

Central Café
centralcaferimouski.com
31, rue de l’Évêché Ouest
Rimouski (Qc) G5L 4H4
418 722-4011


Par Gaëtan Vaudry

Depuis 2017, la microbrasserie La Mouche fait tourner bien des têtes, avec ses bières produites presqu'uniquement avec des produits québécois, sans aucun additif.

D’entrée de jeu, Kelly Mansbridge, la responsable des ventes et marketing de la jeune microbrasserie natashquanaise, me parle du petit essoufflement que semble vivre l’industrie microbrassicole au Québec depuis quelques mois et dont certains médias nous faisaient part en novembre dernier : « C’est évident que ce n’est pas facile », souligne-t-elle en toute honnêteté. « Il y a plusieurs microbrasseries au Québec et les amateurs se retrouvent avec une très grande gamme de produits, alors que le marché devient de plus en plus compétitif. »

La Mouche4

Sa propre levure sauvage à Natashquan

Gabriel Turner, c’est l’artiste et l’artisan derrière le succès des bières de la microbrasserie La Mouche. Natif de Montréal et natashquanais d’adoption, Gabriel fonde la microbrasserie La Mouche en 2017. Il brassera sa toute première bière dans les installations de la Microbrasserie St-Pancrace à Baie-Comeau, avant de déménager ses pénates à Natashquan trois ans plus tard. « Gabriel aime Natashquan pour sa nature sauvage, son territoire sans clôture et la vie sociale d’une communauté accueillante », précise fièrement Kelly. « Amoureux de cette magnifique région de la Côte-Nord, Gabriel voulait créer des emplois dans ce coin de pays. Il souhaitait produire une bière pour les gens d'ici. » Après maintes recherches et développements, Gabriel est parvenu à atteindre son objectif et ses bières sont produites avec du houblon et des grains du Québec, en plus de produire sa propre levure sauvage à Natashquan!

J’ai eu la chance de déguster qu’un seul produit de la microbrasserie La Mouche : la Mlle Manon, est une bière de blé tout en douceur et avec bien peu d’amertume, inspirée des hefeweizen allemandes. L’effervescence de cette dernière est vive, voire piquante. Dans sa grande bouteille, on trouve une bière brumeuse, mousseuse et pétillante, au goût vif et agréable de céréales. La Mlle Manon est drôlement rafraîchissante et c’est particulièrement ce que je recherche lorsque je déguste une bière!

Mikushkuau : la nouvelle bière de la microbrasserie

La microbrasserie La Mouche propose plus de 16 variétés de bières, de la Bomber Jaune à la Mickey Finn, en passant par la Cosse Boom, la Pelletier, la Pirate, la Muddler, la Pompier, la Green Butt et la Colibri, pour n'en nommer que quelques-unes. Mais saviez-vous que chaque nom de bière fait référence à un nom de mouche, qu’utilisent les pêcheurs à la mouche ? À titre d’exemple, la microbrasserie nous annonce la sortie prochaine de sa nouvelle bière, la Mikushkuau (Le ciel est rouge, en langue innue), dont le nom a été inspiré par une mouche à la pêche créée spécialement pour l’entreprise par Audrey Ringuette, fondatrice de l'entreprise nord-côtière Shakutaimu. Madame Ringuette offre des cours d'initiation de pêche à la mouche pour tous.

Les bières de la microbrasserie La Mouche sont disponibles dans plus de 150 points de vente au Québec, particulièrement dans les établissements spécialisés en bières de microbrasseries (voir la liste ici).

Microbrasserie La Mouche
33, Chemin de l'Aéroport
Natashquan (Québec)
418 962-6003
microbrasserielamouche.com

En 2025, les experts et inspecteurs du Guide Michelin, une des plus illustres références mondiales dans la classification des restaurants en France, ont rendu leur verdict pour la toute première sélection du Guide MICHELIN Québec. On a dévoilé neuf restaurants auréolés d'Étoiles MICHELIN à Montréal, à Québec et à Rimouski.

Les inspecteurs se sont aussi rendus ailleurs au Québec pour expérimenter des tables remarquables. C’est ainsi que le restaurant Chez Mathilde Bistro, à Tadoussac, figure dans la prestigieuse sélection du Guide MICHELIN.

Guide Michelin

En cette année de célébration des 18 ans de leur établissement, les propriétaires Mireille Perron et Jean-Sébastien Sicard considèrent cette reconnaissance comme un cadeau pour le moins exceptionnel !

Voici ce qui est écrit dans le guide à son sujet : « Au confluent du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent, le site de Tadoussac offre une biodiversité marine exceptionnelle. C’est ici, dans ce village isolé soufflé par les vents, que Mireille (originaire de la région) et Jean-Sébastien ont choisi de s’installer. Ils ont bâti au fil des ans la réputation de leur restaurant, très fréquenté pendant ses cinq mois d'ouverture estivale. Un menu est consacré aux produits terrestres (légumes du potager, plantes forestières, gibier), l’autre dédié au Saint-Laurent (crabe des neiges, thon rouge, homard, flétan). Les assaisonnements sont simples et bien équilibrés, laissant toute leur place à la saveur des ingrédients. »

Pour voir la description des restaurants ayant obtenus deux et une étoiles au Guide, c’est ICI.