Manger et boire

Aucun établissement, quel qu’il soit, ne peut vivre 85 ans sans permettre à sa clientèle d’en sentir les effluves historiques et traditionnelles. Binerie Mont-Royal
Surtout quand on s’appelle La Binerie Mont-Royal.


Même si cet incontournable et symbolique lieu de la cuisine traditionnelle québécoise a déménagé ses pénates en 2019 dans un local plus vaste et mieux en mesure de satisfaire l’accueil de la clientèle toujours grandissante, à quelques enjambées du site original, on ressent l’importance que ses propriétaires depuis 2005, Jocelyne Gingras et Philippe Brunet, accordent à cet aspect de leur commerce légendaire.
D’autant plus que lorsqu’ils en sont devenus propriétaires, tous deux approchaient l’âge de la retraite habituellement reconnue comme telle. Aujourd’hui, ils sont loin d’envisager cette éventualité, même après l’avoir maintenant largement dépassé. « On a passé tout droit », dit à la blague Jocelyne, elle qui a œuvré pendant une grande partie de sa vie comme comptable, sa profession première. Elle l’a fait pendant un certain temps dans le monde de l’hôtellerie et de la restauration, ici et ailleurs.
Tout ça parce que Philippe, lui, a la restauration et l’hôtellerie dans le sang. Il a occupé longtemps des postes importants dans le monde de la restauration en hôtellerie, à la chaîne Hilton (dont celui de Québec), puis chez Disney à Orlanda en Floride, avant de revenir au Québec et s’engager dans l’acquisition de la Binerie.
Fondée en 1938, par Léonide Lussier, et établie sur la célèbre avenue du même nom durant 81 ans, La Binerie Mont-Royal met en valeur la cuisine traditionnelle québécoise dans sa plus pure expression. Rôti de porc, ragoût, bacon, cretons, poutine, pâté chinois... et pas moins de 32 tonnes de fèves au lard y sont préparées par année.

Binerie Mont-Royal
Qu’est-ce qui a changé depuis le déménagement ? Mis à part le décor, quoique on en a récupéré un bon lot, on peut servir maintenant 95 personnes à la fois, au lieu des 23 auparavant. Côté menu, on avait déjà commencé à ajouter des items au fil des ans depuis 2005. On a conservé toutefois la recette gagnante qui faisait le succès de l’endroit. « Les clients ont suivi en grande majorité et c’est sûr que les fèves au lard continuent à être en vedette », assure Jocelyne qui passe encore de nombreuses heures aux fourneaux pour la préparation des repas et à son four à pâtisserie pour y produire ses pâtés et autres délices qu’on peut acheter pour emporter.

Binerie Mont-Royal
Fait à signaler, il n’y a aucune friture dans les cuisines. Tout est cuit au four. On a d’ailleurs reconstruit au sous-sol le légendaire four à fèves au lard de la rue Mont-Royal. C’est Philippe qui est en charge de préparer la recette et de les cuire chaque jour.
Si on leur demande quelle période de l’année est la plus occupée, on se surprend d’apprendre que c’est la période précédant Noël, en décembre. Parce que leurs produits pour le Réveillon québécois traditionnel sont devenus de plus en plus populaires. Soupe aux pois, ragoût de boulettes, tourtière, purée de pommes de terre, légumes saisonniers, fèves au lard, etc. Ils sont préparés en format individuel et on peut les commander selon la quantité désirée. Plusieurs autres produits sont offerts, comme le pâté chinois, le pain de viande, le ragoût de pattes et boulettes, rôti de porc, jambon à l’érable, bœuf aux légumes, etc. Plusieurs variétés de tartes (pommes, raisins, sucre) et de pâtés (saumon, poulet, viande, tourtière) sont aussi disponibles pour compléter ces repas.
Et comme il faut être de son temps, ils ont ajouté quatre types de poutine au menu, avec des frites cuites au four.
Finalement, ne cherchez pas devant l’immeuble l’immense enseigne verticale qui trônait en facade sur la rue Mont-Royal. Elle ne pouvait être installée rue Saint-Denis. On l’a donc accrochée dans la cage d’escalier vers la mezzanine où elle fait sensation. Comme tout le reste d’ailleurs. Les comptoirs avec banquettes jonchées de petites lampes style Tiffany sont charmants et incitent aux échanges, ce qui est une préoccupation de toujours de Jocelyne et Philippe.

Binerie Mont-Royal
Il y a fort à parier qu’on en parlera encore dans 80 ans.
La cuisine ferme à 14h en début de semaine, mais se poursuit jusqu’à 21h le week end.

La Binerie Mont-Royal
labineriemontroyal.com/
4167, rue Saint-Denis,
Montréal, Québec H2W 2M7
(514) 285-9078

par Pierre Perreault

Il passe un peu inaperçu de l’extérieur alors qu’il se fond dans la façade du bâtiment qui abrite également le Cabaret Lion d’Or, à l’extrémité nord-est du Village. Mais une fois qu’on a franchi la porte du restaurant Au Petit extra, on se retrouve dans un espace franchement d’une autre époque, avec son imposant bar au fond devant l’entrée, ses plafonds en caissons duquel de magnifiques lustres et luminaires sont suspendus, des tables nappées de blanc, mais aussi ses murs garnis de grands et chics miroirs de styles divers et enfin, l’ardoise géante sur lequel le menu est inscrit à la main dans une fine écriture qui ajoute au cachet des lieux. Au Petit Extra

Les larges fenêtres donnant sur la rue Ontario sont vêtues de stores aux larges lamelles de bois, qui permettent de tamiser la lumière au besoin et de conserver une certaine intimité aux clients qui choisissent de s’attabler sur cette tribune surélevée qui longe la devanture. Cela, il va sans dire, offre un point de vue intéressant sur le reste de la salle à manger et sur les convives qui s’y trouvent. Au fond, sur un grand tableau noir, une citation d'Oscar Wilde donne le ton: ''Je résiste à tout, sauf à la tentation''



Et la tentation est un menu. Au Petit Extra propose une cuisine française classique de style bistro. Ouvert il y a 38 ans, il a profité de quelques agrandissements au fil des ans, passant de 40 à plus de 100 places plus récemment.
Au Petit Extra
Acquis par André Baillargeon en 2016, après y avoir œuvré une quinzaine d’années comme maître d’hôtel et sommelier, entre autres, l’endroit jouit toujours d’une grande popularité. Le midi, on y retrouve souvent le personnel et les dirigeants d’entreprises du secteur, de l’hôpital Notre-Dame, des nombreux bureaux et commerces, par exemple. Le soir, les repas d’avant spectacle des théâtres environnants, les résidants du quartier et des gens attirés par son ambiance et sa cuisine savoureuse, composent l’essentiel de la clientèle de tout âge. Mentionnons aussi la carte des vins avec ses nombreux choix d’importation privée à prix abordable, dont une trentaine sont offerts au verre.

Au Petit Extra
Le menu demeure le même le midi et le soir pour l’instant, soit classique tout en permettant à chaque saison quelques changements de plats sur la carte. Au Petit extra se spécialise dans le canard sous toutes ses formes ; foie gras, confit et magret. La soupe de poisson et la salade de chèvre chaud sont également très populaires à l’heure du lunch. Les poissons et fruits de mer sont toujours au rendez-vous. On propose également une très bonne option végane et sans gluten. Avec l’arrivée imminente d’un nouveau chef résident, on verra s’installer un menu évolutif qui sera toujours aussi invitant.

Avec la pandémie, le personnel restreint en cuisine et les fréquentes fermetures, on a choisi de proposer un menu qui permettait une belle variété de mets en entrées et en plats principaux, tout en amenant quelques ajouts ou changements à l’occasion, ce qui a eu l’heur de plaire à la clientèle qui est toujours fidèle, assure André Baillargeon. « Cette pandémie a changé nos façons de faire de plusieurs manières et cela va certainement se répercuter encore longtemps. On ne veut pas seulement bien faire, on veut toujours faire mieux. Il est justement là, le petit extra », ajoute-t-il.

Autre curiosité de l’endroit : un jardin sur les toits. Depuis quelques années, le Petit Extra cultive des fines herbes et aromates, des légumes et des fleurs sur la toiture du bâtiment. On peut donc offrir des produits frais en saison, en plus de ceux qu’on se procure au marché.
Bref, avec son décor chaleureux, son ambiance invitante, sa table remarquable, son cellier bien garni et son personnel attentionné, le restaurant Au Petit Extra n’a rien à envier aux autres établissements de cette catégorie à Montréal, cela dit sans prétention.

On sert les repas du midi du mardi au vendredi et le soir du mardi au samedi. Le restaurant ferme pour les vacances trois semaines en été et la semaine suivant le nouvel An. La cuisine est également celle qui offre le service de traiteur pour les deux salles de réception du Lion d’or.


Restaurant Au Petit Extra 

aupetitextra.com
1690, rue Ontario est,
Montréal, Qc H2L 1S7
(514) 527-5552

Le complexe de restaurant et marché italien Le Richmond dans Griffintown est bien loin de ce que les amis d’enfance Luc Laroche et Paul Soucie ont d’abord imaginé et créé. Après avoir été copropriétaires du Misto, rue Mont-Royal est, jusqu’en 2015, ils ont entrepris ensemble de joindre leurs talents respectifs pour mettre au monde Le Richmond, un endroit de premier choix.


Ces deux adeptes de voyages et d’escapades gastronomiques ont choisi pour ce faire un espace industriel de 3200 pi² qui date de la fin des années 1800, rue Richmond, au sud de la rue Notre-Dame, pour y aménager un restaurant qui allait mettre en relief la richesse architecturale de l’endroit, le tout selon l’imaginaire créatif du réputé designer Luc Laroche.

Richmond 1 
Il faut voir le résultat : après de coûteux et complexes investissements, on a inauguré en 2013 une salle manger de 230 places assises dont une trentaine sur la mezzanine, surplombant la salle à manger, et 90 places dans la cour intérieure avec toit rétractable. Le tout se présente selon un véritable chef-d’œuvre de bon goût et d’audace. Et là on ne parle pas encore du menu !

 
Acier peint en noir, briques, éléments structuraux et décoratifs en bois de pruche : les matériaux rappellent le Montréal de 1886, dans lequel est né ce bâtiment. Ils sont cependant employés avec une approche moderne et contribuent à créer un décor convivial et chaleureux. Lorsque la toiture rétractable s’ouvre sur la terrasse du restaurant, la verdure intérieure fait écho à celle des grands arbres qui poussent à l’extérieur, et l’on peut profiter de la nature et du moment présent.

 
Le jury du 8e Grand prix du design au Québec, en 2016, a été impressionné au point de lui accorder son vote. On a souligné la qualité de ce concept, qui se démarque en plongeant dans l’histoire pour créer un intérieur invitant.

Le Richmond
Le succès n’a pas tardé. Au point où en 2015, la direction dorénavant composée des copropriétaires Ertan Eren, comme directeur général, et Luc Laroche, comme président, associés dans la vie comme en affaires, (photo ci-haut) a entrepris de prolonger l’offre alimentaire dans un nouveau concept qui occupe le local voisin du restaurant, rue Richmond. C’est ainsi qu’est né le Marché italien Richmond., qui agit en quelque sorte comme « garde-manger » du Richmond, explique son DG.

Richmond 1 Le Richmond
On y trouve un bistro-marché-traiteur dans un espace à aire ouverte où l’on peut profiter d’un verre de vin et d’une assiette d’antipasti au bar, savourer un repas complet du côté bistro et trouver des produits fins exclusifs ainsi qu’une sélection de mets à emporter.

 
Les articles disponibles au Marché italien Richmond sont préparés par le chef exécutif Liam Fanning et son équipe, des coffrets de recettes gourmandes où on peut préparer ses plats préférés à la maison, des coffrets gourmands spécialement préparés pour le 5 à 7 virtuel, ou les desserts préférés pour satisfaire sa gourmandise.

Richmond 1 Richmond 1
Le directeur général explique que le Richmond entrevoit de poursuivre son association avec le monde événementiel, comme le Grand Prix F1 de Montréal, et d’autres grands événements annuels. Le volet traiteur demeure une activité en croissance depuis la pandémie et toujours populaire. Le Richmond dispose d’une salle au 2e étage du restaurant pour recevoir des groupes ou tenir des événements spéciaux.


Un menu qui transporte et surprend

Le Richmond
Nous avons pu déguster quelques plats du menu du Richmond qui nous ont réellement convaincu de l’inspiration qui prévaut dans ses cuisines. En entrée, le Burrata (purée d’aubergine rôtie, tomates confites, chips de prosciutto, huile d’herbes) et les Pétoncles poêlés (beurre blanc, Œufs de saumon, salicorne, huile d'herbes), deux plats savoureux et surprenants pour les papilles. 

Le Richmond Richmond 1

En plat principal, la Morue d’Islande (Fregola, bisque de homard, salsa verde) et les pâtes flambées aux truffes, sur meule de fromage : spectaculaire ! Au dessert, un entremet de bleuets & lime (Sablés aux amandes & agrumes, sirop de lime, bleuets) et une mousse chocolat et abricots (coulis d’abricots, pacanes confites au caramel) ont complété ce régal à saveur italienne.

Le Richmond


Une équipe pleine de ressources
Diplômé du Collège Lasalle en 2012 à l'âge de 20 ans, Liam Fanning a débuté sa carrière culinaire a un très jeune âge. Ce qui était au départ un intérêt culinaire est devenu une passion au fil des années. Après deux premières années à travailler dans différents restaurants et services de traiteurs à fort volume dans la région de Montréal, il poursuit son expérience en cuisine dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal, à l’Île-du-Prince-Édouard et à travers l’Europe.


Pionnier dans la cuisine du restaurant le Richmond depuis l’ouverture en 2013, il monte les échelons de chef de partie à sous-chef exécutif. En 2017, il part en Italie travailler pour se perfectionner avec des chefs renommés, spécialisés dans les produits frais et de saison. De retour à Montréal, Liam est devenu le chef exécutif du Groupe Le Richmond en 2020. Depuis, ce jour, il élabore les menus et supervise les équipes du restaurant Le Richmond, du Marché Italien Le Richmond et de la salle à manger, soit une trentaine de personnes au total.
Les associés propriétaires, pour leur part, proposent des talents et des expériences complémentaires, qui servent bien les intérêts de l’entreprise.

 
Né et élevé à Istanbul, en Turquie, Ertan Eren a poursuivi ses études au Québec avec son deuxième baccalauréat en génie mécanique spécialisé en systèmes et mécatronique à l'Université Concordia. Après avoir obtenu son diplôme en 2013, il se joint au Richmond et prend en charge la gestion de projet des premiers restaurants de ce groupe à Griffintown. Ses connaissances en budgétisation, prévisions et finances ainsi que sa passion pour l'hôtellerie et la gastronomie, lui permettent d’être promu au poste de directeur général et l'un des propriétaires du Groupe Le Richmond.


Pour sa part, véritable passionné de mode et entrepreneur dans l’âme, Luc Laroche débuta sa carrière en créant la ligne ultra-chic de sous-vêtements pour hommes, Lùk by Luc Laroche, au début des années 90. Il en assumera la direction de la création et de la mise en marché au Canada et aux États-Unis pendant plus de 14 ans avant de partir à la conquête de grandes maisons de prêt-à-porter, comme Château Lingerie, la marque espagnole Mango, puis à New York chez Tommy Hilfiger, comme vice-président des opérations au détail pour l’Amérique du Nord. De retour à Montréal avec un savoir-faire impressionnant en finances, en développement des affaires et en commerce de détail, il se lance dans une toute nouvelle aventure : la restauration, avec le Misto, en 2011. Quelques mois plus tard, il entreprend la concrétisation d’un grand projet : le restaurant Le Richmond dans Griffintown. Luc prend ainsi l’entière conception du design intérieur sous son aile et dirige le projet.

 
En plus de tout ça, il est depuis 5 ans vice-président, support aux opérations chez LCI Éducation, la division internationale du réputé Collège LaSalle, composé de cinq écoles et offrant plus de 60 programmes. Celui-ci est aujourd’hui présent sur cinq continents et compte maintenant 23 campus d’enseignement supérieur qui forment chaque année plus de 17 000 étudiants à travers le monde.

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Le Richmond
377, rue Richmond
Montréal (Qc) H3J 1T9
514 508.8749
lerichmond.com

Le Richmond marché italien/Bistro
333, rue Richmond
Montréal (Qc) H3J 1T9
514 508.8749
lerichmond.com

Les connaisseurs savent que Cantharellus cibarius, en français girolle ou Chanterelle commune, est une espèce de champignons basidiomycètes de la famille des Cantharellaceae. Ce champignon, très commun dans tout l'hémisphère nord, est un excellent comestible de son espèce, parmi les plus connus et les plus recherchés.

Par analogie, on pourrait affirmer qu’il en est de même pour le restaurant français « apportez votre vin » La Girolle du quartier Saint-Sacrement, à Québec, bien connu et recherché depuis 23 ans. Propriété du chef David Grenier (photo) depuis 2018, l’endroit a conservé l’esprit et les valeurs de ses créateurs tout en misant sur une évolution naturelle de son menu au fil des années et des saisons.

La Girolle

Mentionnons quelques exemples des fameux plats qu’on peut y déguster. En entrée : Assiette charcutière Deluxe, Feuilleté d'escargots sauce fromagère, Les saveur de L'ile d'Orléans, Carpaccio de bison, émulsion a la truffe. On apprécie particulièrement comme plat principal : Risotto de pétoncles et crevettes, Longe d'agneau grillée, sauce à l'espagnole, Magret de canard, porto et amélanchier, Ris de veau braisés à la forestière, Terre et mer / Boudin noir aux épices, Cerf en croûte de champignon, sauce périgourdine, Pavé de saumon, salsa à la mangue, Filet mignon de boeuf à la façon du chef, Mignon de porc, fondant de cheddar et balasamique.

La Girolle La Girolle

Tout ça parce que David Grenier, avant de l’acquérir, y a été actif de plongeur à cuisinier, en passant par les diverses tâches de la cuisine, dès l’âge de 18 ans. Même s’il a fréquenté l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ), où il a obtenu un prestigieux diplôme en restauration, il a aussi le mérite d’avoir été engagé dans des établissements renommés lors de voyages en Australie et ailleurs sur la planète pendant quelques années, où il a pu raffiner et développer ses talents culinaires.

Avec les propriétaires précédents de La Girolle, il a cultivé l’art de la table sur la base de mets et de plats qui font encore la renommée de l’endroit et attirent toujours une clientèle fidèle, en plus d’en avoir développé une toute nouvelle. Depuis que David en a pris la direction, pas de changements majeurs à l’endroit : on a fait disparaître le tapis du sol et procédé à quelques rénovations mineures. Sa motivation à poursuivre réside dans sa volonté de maintenir une constance dans la qualité de la table, toujours en fonction du marché, donc des produits disponibles et abordables selon les saisons et les fluctuations des arrivages.

La Girolle 

En plus du menu régulier présenté sur de grandes ardoises sur roulettes et qui évolue au gré des saisons, on peut commander en permanence des plats surgelés pour emporter, offrant des repas et des mets totalement différents que ceux de la carte régulière et complémentaires à l’offre en salle à manger. Un produit qui, même après la pandémie de 2000-2001, continue à obtenir un bon succès. On offre aussi quelques plats à emporter et à réchauffer (soupes, salades, charcuteries, ris de veau, boudin noir, mignon de porc, par exemple).

La Girolle

Disons-le : l’endroit demeure encore l’un des rares restaurants « apportez votre vin » (ou votre bière) qui subsiste dans cette catégorie d’établissements à Québec. Et cela n’est pas près de changer, assure David Grenier. Parce que la formule est grandement appréciée six soirs et trois midis chaque semaine, des mois d’août à juin. La localisation en dehors des quartiers touristiques permet de s’offrir des vacances pour toute l’équipe de quelque 25 employés.es pendant le mois de juillet.

La Girolle

La Girolle peut accueillir jusqu’à 140 convives en soirée, du mardi au dimanche, pour occuper les 106 places assises réparties dans deux sections distinctes. Il est toujours préférable de réserver, surtout du vendredi au dimanche Les travailleurs et résidents du quartier viennent y prendre le lunch du mercredi au vendredi.

Pour les amateurs d’histoire, l’établissement Les Prés s’était établi à cet endroit dès 1990. Le restaurant La Girolle opère à cette adresse depuis 2000.

La Girolle

Restaurant La Girolle
lagirolle.ca
1384, Chemin Sainte-Foy
Québec, QC, G1S 2N6
(418) 527-4141

Il était une fois un grand restaurant chic qui avait le goût de se doter d’un petit frère décontracté et sans prétention. C’est ainsi qu’est né le Conti, autour de 2005, dans le local voisin du Continental, rue Saint-Louis dans le Vieux-Québec.


Lorsque Mathieu Pettigrew et ses associés de l’époque en ont pris possession en 2010, ils ont vite compris que le bistro Italien allait occuper un créneau complémentaire à son grand frère. La chaleur de son décor urbain aux milles éclats et les délices de sa table Italienne très tendance, dans une ambiance feutrée, urbaine et inclusive à souhait, invitent à découvrir saveurs et couleurs de l’Italie d’aujourd’hui.

Le Conti Caffe
Le directeur du Conti, Alex Boyer, fait en sorte que la clientèle qui s’y présente, pour le repas du midi ou celui du soir, ou pour un cocktail de fin de journée, ressente l’esprit complice de l’endroit pour des moments de détente et de plaisir.

 
Mathieu Pettigrew a voulu en faire un endroit de qualité, décontracté, pour qui ne souhaite pas s’asseoir pendant deux heures pour un repas, mais s’attend tout de même à recevoir toute l’attention qu’on retrouve généralement aux bonnes adresses du secteur. L’été, l’endroit baigne dans la lumière avec ses fenêtres ouvertes sur la rue sur deux façades, donnant l’impression d’une terrasse. Mais toute l’année, on apprécie ses murs de briques anciens qui créent une chaude atmosphère ainsi que son éclairage qui favorise les beaux échanges.

Le Conti Caffe
Sa cave à vins impressionne par sa grande sélection de crus composés principalement de vins français, italiens et américains. Elle offre un choix de cinq mille bouteilles dans plus de quatre cents variétés, des plus abordables au plus grands crus classés.


Les habitants du quartier et les voyageurs apprécient cette adresse à deux pas du Château Frontenac. La touche italienne commence dans le nom de l'établissement et continue sur la carte. Le Conti revisite les grands classiques : risotto, pennes et linguines arrosées de sauces goûteuses. Pour un repas plus sophistiqué, on opte pour le veau, l'osso buco, le filet de saumon ou le filet mignon de bœuf. Le plat d'antipasti accompagnera parfaitement un bon verre de vin lors d'un « happy hour ».

Le Conti Caffe Le Conti Caffe
Bref, en s’attablant au Conti Caffe, on s’assure d’un accueil chaleureux, du souci du détail et d’un service attentionné, sans parler des mets uniques de tendance italienne, en rappel de ceux qui ont créé l’ancêtre de ce restaurant, les frères Angelo et Luigi Sgobba.


Ouvert 7 jours sur 7, le midi et le soir. On réserve ou on commande en ligne.

Conti Caffe
conticaffe.com
32, rue Saint-Louis
Québec (QC) G1R 3Y9
(418) 692-4191

Arrivé de Belgique en 1986 avec ses parents, Patrick Nisot a d’abord frayé avec l’agronomie dont il est diplômé de l’Université Laval, avant de devenir la « star » de la boulangerie qu’il est aujourd’hui. Dans sa tête, il se disait qu’après tout, l’agronomie est la science qui porte sur les divers aspects de l’agriculture et de la production alimentaire, donc qui s’intéresse à ce que les gens mangent.

25 ans plus tard, il emploie 150 personnes dans ses quatre boulangeries La Boîte à Pain de Québec.

Boîte à pain 2026 Boîte à pain 2026

C’est lors d’un séjour en Saskatchewan sur une ferme de culture de céréales qu’à 26 ans, il a le déclic : il vise le travail indépendant, l’entrepreneuriat. De retour au Québec, il passe l’été à réfléchir à son avenir. Patrick avait toujours voulu devenir boulanger. Enfant, il visitait la boulangerie de ses grands-parents dans un petit village de France qui produisait une baguette extraordinaire. Il se voyait déjà enfourner du pain.

Grâce à des prestations d’assurance-emploi, un cours de boulangerie à Montréal-Nord lui permit d’acquérir ce qu’il fallait comme formation pour espérer pouvoir donner suite à son rêve. Il s’engagea ensuite dans une boulangerie de la rue Cartier à Québec, tout en poursuivant sa quête d’information et de notions diverses sur le domaine.

Lorsque Patrick Nisot a voulu démarrer sa boulangerie en 1999, les institutions financières ont refusé de lui prêter l’argent nécessaire. Il avait pourtant travaillé sur un important et pertinent plan d’affaires pendant six mois soumis au CLD de Québec. À l’époque, c’est finalement le Fonds d’emprunt Québec qui avait accepté de lui donner un coup de pouce financier de 15 000$ au démarrage. Cet organisme propose des prêts à des entrepreneurs de la région qui n’ont pas accès au financement conventionnel.

C’est ainsi que le 19 octobre 1999, à 3h30 de la nuit, dans un local commercial de la rue St-Joseph dans le quartier St-Roch, après deux ans de préparation, de formation, de travaux et de tests, Patrick Nisot démarre le pétrin de la Boîte à Pain : une pâte blanche sur du poolish de 25 kg est divisée en 20 baguettes, 10 pains belges, 10 carrés blancs, 10 miches blanches et quelques ficelles.

Il y avait trois jours que le pétrin tournait et que le four chauffait. Les premiers tests de pains sont donnés aux curieux. Ceux-ci sont déjà en train d’attendre devant la boulangerie. La porte encore couverte de papier brun, en attente de l’ouverture, mais on doit l’ouvrir car il fait trop chaud dans le fournil : aucun système de ventilation n’a été installé. On offre le pain qui sort du four. Il n’y a rien de mieux pour connaître l’avis de la future clientèle. Le succès est immédiat.

Puis on ouvre enfin pour la vente. La première semaine, on vend 15 baguettes par jour. La boulangerie double son chiffre d’affaires chaque année par la suite. Déjà en 2002, on comptait une vingtaine d’employés, avec une seule place d’affaires.

De retour d’un voyage à Naples, en Italie au printemps 2007, Patrick est déterminé à offrir de la pizza napolitaine à sa clientèle, ce que personne n’offre encore à l’époque à Québec. Il est cependant impossible de la faire dans Boîte à Pain de St-Roch, car ce type de pizza doit être cuit à une très haute température, ce qu’un four à pain ne peut atteindre. Par bonheur et par chance, Patrick déniche un de ces fours à pizza à haute température, entreposé dans un bâtiment de Lévis. Un an plus tard, le 1er avril 2008, la pizzeria napolitaine/boulangerie/café ouvrait ses portes à Limoilou autour de ce fameux four : la Boîte à pain/Café Napoli.

Boîte à pain 2026 Boîte à pain 2026

L’expérience se répétera en 2015 à Sainte-Foy et en 2019 au Grand Marché de Québec, où on ne fait que la vente des produits, alors que les deux autres sont à la fois des boulangeries et des pizzérias. Entretemps, la Boîte à pain initiale s’est transportée rue du Parvis, dans Saint-Roch, tout près du local de départ.

Elle exploite également depuis 2014 un centre de production où sont produites pas moins d’une quarantaine de variétés de pains artisanaux, alors qu’en 1999, l’offre tournait autour du pain blanc, de blé, de seigle, de la baguette, des croissants, des chocolatines et des brioches. Chaque semaine, ce sont quelque 3000 croissants et 10 000 viennoiseries qui sont acheminés dans les quatre boutiques-restaurants. En 25 ans, Patrick a vu évoluer l’univers des pains et des pâtisseries en compagnie de ses équipes de boulangers et d’artisans.

Boîte à pain 2026 Patrick Nisot avec des employés du centre de production

En plus de ses 40 sortes de pains, une vingtaine de pizzas d’inspiration napolitaine, de nombreux sandwichs gourmands, copieux et frais du jour, une quinzaine de sortes de viennoiseries, de multiples pâtisseries aux formats différents et enfin, des produits du marché qui répondent à une demande sectorielle spécifique. La Boîte à pain réalise toute sa production à partir de farines de première qualité et de produits frais provenant de fournisseurs locaux certifiés et reconnus. Pour son fondateur et président, aucune concession n’est possible lorsqu’on parle de qualité des produits.

S’il demeure pour l’instant le grand chef d’orchestre de l’entreprise, Patric Nizot s’est adjoint en 2024 un directeur général pour voir à plusieurs aspects administratifs et de production. Jean-François Gagné joue un rôle important dans l’entreprise et s’apprête à accéder à l’actionnariat. Le patron laisse entendre que de nouveaux projets sont en développement avec des partenaires, entre autres, mais il considère qu’il est trop tôt en ce printemps 2026 pour les dévoiler.

Boîte à pain 2026

La Boîte à pain
boiteapain.com
Saint-Roch
432 rue du Parvis, Québec
418 647-3666

Sainte-Foy
2836, chemin Sainte-Foy, Québec
418 914-1133

Café Napoli (Limoilou)
396, 3e Avenue, Québec
418 977-7571

Grand Marché de Québec
250, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec
418 692-2517 ext. 105

Les entrepreneurs et gens d’affaires sont souvent des initiateurs de belles histoires. De celles qu’on a envie de raconter et de partager. Si on est souvent confrontés à des récits malheureux lorsque les affaires tournent mal, les succès des autres méritent qu’on prenne la peine de les exposer au grand jour.

L’histoire de Carl Bourget et de sa famille en est une de celles-là. Longtemps propriétaire d’un vignoble, d’une cidrerie et d’une distillerie, dans le secteur Pintendre de la Ville de Lévis, dans la région de Chaudière-Appalaches, il avait un projet d’expansion de ses activités, mais était limité dans l’espace sur le site qu’il possédait. Aujourd’hui, après plus de trois ans d’efforts et environ 3 millions $ d’investissements, Distillerie Cap-Chat occupe une place de choix dans l’environnement Gaspésien.

Une démarche  qui porte fruits

Après plus de 25 ans d’activités et des résultats intéressants, Carl Bourget s’est donc mis à la recherche d’un nouveau site dans la vaste région de Québec et de la rive-sud. Après un certain nombre de démarches infructueuses, une remarque de son fils lui a permis d’orienter ses recherches vers d’autres lieux : pourquoi ne pas se transporter dans une destination touristique ? Ayant grandi aux Îles de la Madeleine et à Gaspé, les regards se sont d’abord tournés naturellement vers la Gaspésie.

Partis tous les deux à la découverte au printemps de 2021, Carl et son fils Pierre-Étienne font un premier arrêt en Haute-Gaspésie, à Cap-Chat, où le hasard fait en sorte qu’ils ne poursuivront jamais plus loin leurs recherches du site par excellence. Une visite au bureau municipal pour explorer le potentiel des lieux les oriente vers un vaste entrepôt, ancienne usine de traitement des crevettes, devenu site d’entreposage d’automobiles.

Dès l’entrée dans ce bâtiment, ils comprennent rapidement qu’il correspond totalement à ce qu’ils ont à l’esprit : directement sur la route 132, face à la mer, à quelques pas d’une halte municipale, haut-lieu de l’industrie éolienne, porte d’entrée d’une vaste région touristique populaire et recherchée en toutes saisons. Le dernier élément favorable à leur projet, et non le moindre : l’eau du sous-sol de Cap-Chat, provenant de sources montagneuses des Chic-Chocs à proximité, est d’une qualité remarquable et presque inépuisable. La matière première de la production de la distillerie est donc assurée.

Distillerie Cap-chat

Les pourparlers avec le propriétaire des lieux n’ont pas traîné. C’est ainsi qu’en mai 2021 ils ont pris possession des lieux et entrepris la rénovation et l’installation des équipements de distillation. En parallèle, Carl Bourget complétait la vente de ses installations de Lévis, pour enfin se consacrer totalement à son nouveau bébé. Comble de bonheur et de bonne étoile, un jour que son fils et lui prenaient des mesures du bâtiment, le propriétaire de la maison voisine leur a fait part de son intérêt à la vendre… ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.

Peu de temps après, c’est également d’une solide et fière résidence dont la famille Bourget est devenue propriétaire, directement voisine de leur distillerie. Quand on dit que la chance attire souvent les opportunités, en voilà une autre démonstration éloquente.

Le vent dans les voiles
Après plus d’un an de travaux et d’installation, de tests et de planification, c’est en décembre 2022 que les premiers clients ont pu acquérir les produits de Distillerie Cap-Chat. On y produit une gamme diversifiée de spiritueux et de liqueurs, à partir d’herbes et de plantes aromatiques dont plusieurs sont cueillies en Gaspésie, comme le poivre des dunes en fleurs, l’églantier, le thuya et le sapin beaumier.

Distillerie Cap-chat

Depuis, l’entreprise n’a cessé de se développer et d’ajouter de nouveaux produits, tous dans des formats de 375 ml et de 175 ml. Un choix de marketing heureux, assure Carl Bourget, qui permet à la clientèle d’acheter deux ou trois produits différents au lieu d’un seul au format habituel de 750 ml ou 1 l. « C’est aussi un produit qui s’insère bien dans la ligne des produits-cadeaux », ajoute-t-il.

Actuellement, au moment de célébrer les deux années d’existence en décembre 2024, ce sont 13 produits qui sont offerts, alors qu’un 14e verra le jour pour le temps des Fêtes : une liqueur de fraises. Par ailleurs, la Distillerie Cap-Chat est en attente d’une décision de la Société des alcools du Québec (SAQ) pour la commercialisation de trois de ses produits : le Gin Pin Gris, le Limoncello et la Liqueur de framboise.

Distillerie Cap-Chat Distillerie Cap-chat

Depuis un an, Pierre-Étienne Bourget, vice-président à la production, s’est engagé dans la production de vidéos éducatifs en anglais et en français diffusés sur la page Facebook, à propos de la distillerie, de ses procédés et d’autres aspects de la production et du développement de produits. Il a également développé des sessions de formation sur place en préparation de cocktails avec un expert en mixologie. Une formule qui sera reprise éventuellement.

Distillerie Cap-chat

On peut s’arrêter à la Distillerie Cap-Chat pour une dégustation de produits ou une visite d’interprétation. Une salle est aussi disponible pour accueillir des groupes, ou encore pour tenir des événements locaux, comme des cocktails ou des lancements de livre ou d’autres types d’activités.

L’entreprise emploie sept personnes à temps plein et la production et les ventes se tiennent toute l’année, sept jours par semaine, selon un horaire varié.

Distillerie Cap-Chat

Distillerie Cap-Chat
distilleriecapchat.com
16, rue Notre-Dame Est
Cap-Chat (Qc) G0J 1G0
418 575-7899


Par Gaëtan Vaudry

Je savais bien qu’en m’arrêtant à Baie-Comeau, ville industrialo-portuaire de la Côte-Nord, j’allais avoir la chance de rencontrer des gens sympathiques. Ce fut le cas avec Frédéric St-Laurent Garon, l’un des trois actionnaires de la Boucherie les trois p’tits cochons. Faire connaissance de celui que tout le monde surnomme Fred, c’est faire la rencontre d’un artisan passionné. Pour lui, les viandes n’ont plus de secret, sans compter les sushis dont il est passé maître durant une bonne décennie. Les plus fidèles de l’endroit font l’éloge du service impeccable de l’équipe de la boucherie, mais aussi de la grande variété de nombreux produits, de la qualité de ces derniers et du retour très attendu du comptoir à sushis.

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Si Fred et son associé se font un devoir d’offrir une bonne douzaine de produits de producteurs locaux (dont ceux la ferme Les jardins de Carmanor), plusieurs produits de la Boucherie les trois p’tits cochons apparaissent également au menu de restaurants de la Manicouagan : « C’est important pour nous de valoriser le travail d’artisans d’ici », souligne le principal intéressé. « Nous songeons même proposer à une autre boucherie de la région de créer une nouvelle sauce avec nous. Simplement pour démontrer la belle fraternité qui existe entre les entreprises de Baie-Comeau. »

Ça vaut le détour !

Parmi les gros vendeurs de la Boucherie les trois p’tits cochons, on retrouve bien évidemment le bœuf classique, mais aussi les viandes marinées, une grande variété de saucisses, les charcuteries (dont celles de la Charcuterie Le porc-épique), les tartares de bœuf et de saumon, sans oublier le tartare de veau et camerise, qui s’avère un véritable délice légèrement fruité et le tartare cheeseburger de la maison. Lors de ma visite, Fred venait tout juste de terminer la préparation de piments jalapenos farcis au fromage et enroulés de bacon… qui dit mieux ?

Toujours à la recherche de nouveautés, Fred se dit très heureux de sa nouvelle collaboration avec l’entreprise Pinto's MC Wagyu, qui offre un bœuf Wagyu d’une qualité exceptionnelle, en provenance du Japon. « La qualité de ce bœuf est incroyable », précise le jeune homme d’affaires. « Et que dire de sa saveur, hautement relevée. Il n’est pas donné, mais il vaut le détour ! »

Les projets sont nombreux pour Fred et son équipe. Le retour du populaire comptoir à sushis démontre à quel point ce produit fait fureur à la boucherie de Baie-Comeau : « Les boîtes disparaissent presque au même moment où nous les déposons dans le comptoir », nous explique l’expert en la matière. « Nous sommes donc en constante production, afin de répondre à la forte demande. » J’ai personnellement eu la chance de faire l’expérience d’un plat de 10 sushis, préparés spécialement par ce cher Fred. Et je peux désormais comprendre l’engouement des amateurs pour cet excellent produit de la Boucherie les trois p’tits cochons !

Boucherie les trois p’tits cochons
873, rue Bossé, Baie-Comeau
418 294-0804
Visiter la page Facebook de la boucherie

Fièrement affiché en facade du RIÔTEL-MATANE, on ne peut franchement pas ignorer la présence du restaurant CARGO dans cet établissement depuis 10 ans en 2025. Toutefois, les habitués du secteur et les anciens se rappelleront que la restauration existe à cet endroit, dans cette même enceinte, depuis une soixantaine d’années, autrefois sous la bannière de l’Hôtel des Gouverneurs.

Aujourd’hui, le CARGO a quitté ses vieux habits pour devenir restaurant original, proposant toute l’année un clin d'oeil au patrimoine industriel et maritime de la ville de Matane. Son décor charme avec ses installations, ses matériaux bruts et simples et son design intérieur qui lui confèrent une atmosphère des plus conviviale et permet d’apprécier pleinement la nourriture au menu et l’environnement naturel des lieux.

Riotel-Matane+Cargo

Ce qui étonne et charme surtout à l’arrivée, c’est cette large vitrine ouverte sur le Saint-Laurent et l’immensité de son estuaire maritime. On ne se lasse jamais de se laisser envelopper par ce paysage plus grand que nature, peu importe les saisons, sans parler des grandioses couchers de soleil qui s’y manifestent, jour après jour. Avec la présence de la marina voisine, les mouvements de bateaux qui sortent et rentrent ajoutent à cette impression de vie maritime et de vacances.

Avant de s’y attabler pour un repas en soirée, on peut choisir de passer un peu de temps pour un apéritif au CARGO LOUNGE, où on sert une variété de cocktails maisons, de bières régionales ou importées, de vins provenant d’un imposant cellier. Plusieurs mocktails et boissons non-alcoolisées sont aussi disponibles. Leur limonade est d’ailleurs digne de mention. On peut y venir en groupe d’amis ou en famille, ou simplement pour un 5 à 7 décontracté. En saison et selon la météo, la terrasse extérieure prolonge ce plaisir, autant pour les repas que pour le cocktail, toujours avec cette vue imprenable unique à Matane.

Riotel-Matane+Cargo Riotel-Matane+Cargo

Pour un anniversaire ou un déjeuner d’affaires, par exemple, on peut également profiter d’un salon privé aménagé dans un container à l’intérieur du CARGO et pouvant accueillir 10 personnes.

Le CARGO sert des repas au petit-déjeuner et pour le souper, autant pour la clientèle locale que pour les clients de l’hôtel (Riôtel-Matane et Pavillon-sur-Mer). Les menus concoctés par une équipe de chefs chevronnés sous la direction du chef Jean-Alexandre Dubé, proposent des plats simples, de qualité et accessibles, selon la formule que favorise RIÔTEL pour les décrire. Une cuisine bistro urbaine inspirée des saveurs de la Gaspésie, incluant des plats végétariens et un menu pour enfants. On peut également commander des plats à emporter. Plusieurs plats sont offerts en version sans gluten.

Parlant d’expérience culinaire, certains mets méritent qu’on s’y attarde. Il faut mentionner en entrée les pilons de canard, crème sure au poivre crispé, ou le foie gras au torchon, pain brioché, gelée d’argousier et caramel de betteraves : des saveurs indéniables. Le tartare de bœuf ou de saumon est également à souligner. En plat principal, on a l’embarras du choix avec les poissons et fruits de mer, les pâtes, les tartares, ou même les viandes, le burger ou les choix végétaliens. On a pu apprécier le fish’n chips maison de morue qui inspirait la Gaspésie, et la bavette de bœuf Angus AAA et ses légumes, digne des grandes grilladeries.

Riotel-Matane+Cargo Riotel-Matane+Cargo

Les desserts ne sont pas en reste, avec une courte variété, mais des choix de qualité, tels le cheesecake onctueux et la tarte aux bananes avec de gros morceaux de fruit sous la garniture.

Pour les amateurs de petits-déjeuners, CARGO propose toute une gamme d’assiettes, certains intégrant des fruits de mer, voire même une poutine déjeuner. Les œufs et les crêpes y sont également proposées selon diverses formules. On y sert de délicieux cafés pour ceux et celles qui en ont besoin pour débuter leur journée.

Fait à signaler, l’accueil et le service par le personnel du CARGO sont réputés de qualité supérieure. La maître d’hôtel Malela y œuvre depuis 10 ans, d’abord comme serveuse, puis est récemment passée à cette importante fonction de chef d’orchestre des opérations de la salle à manger et du lounge du CARGO.

Enfin, mentionnons que comme le Riôtel-Matane loge un centre de congrès, les participants aux événements qu’on y tient peuvent eux aussi profiter des avantages des cuisines du CARGO pour les repas qui y sont servis. De plus, avec l’acquisition de trois autres hôtels en Gaspésie, le groupe Riôtel Hospitalité a étendu aux restaurants de ces établissements la même formule de menus, avec des variantes pour favoriser les spécificités locales, à Percé, Bonaventure et depuis peu à Carleton-sur-Mer.

Riotel-Matane+Cargo

Resto-bar-lounge CARGO
restocargo.com
250, avenue du Phare est
Matane (Qc) G4W 3N4
418.566.2651

En plein cœur du quartier Saint-Roch de Québec, le « Nouvo Saint-Roch » comme on l’a surnommé depuis les vingt dernières années, l’Hôtel Royal William métamorphosé depuis son acquisition en 2018 par un entrepreneur, hôtelier et développeur immobilier de Sept-Îles, Simon Dubé, vient ajouter un peu de flamboyance avec une expérience hôtelière remarquable. Élégance, histoire et gastronomie se retrouvent dorénavant en plein cœur de la basse-ville de Québec.

Son propriétaire a dû faire face à de nombreux défis – une pandémie et un incendie du restaurant peu de temps après l’acquisition, notamment. Un investissement de 6 millions de dollars a été nécessaire pour rénover les 47 chambres et studios, embellir le hall et actualiser le restaurant au rez-de-chaussée, qui a une toute nouvelle identité à l’italienne, le Mila. De plus, on s’affaire depuis quelques mois, en 2026, à refaire la devanture de l’immeuble sur le boulevard Charest.

Royal William 2026 Royal William 2026 Royal William 2026

On le connaît comme un établissement emblématique, prisé par les personnalités publiques et artistiques de Québec et Montréal, qui se distingue entre autres par son emplacement stratégique à deux pas des attraits culturels et gastronomiques du quartier et sa proximité avec les attraits de la haute-ville et du Vieux-Québec historique. On trouve un stationnement intérieur à quelques pas de l’hôtel, sous la Bibliothèque Gabrielle-Roy. Des salles de réunion permettent d’accueillir des événements corporatifs, formations, cocktails, anniversaires, lancements, etc. Plusieurs des chambres et suites offrent un coin cuisinette qui permet aux clients de préparer des repas ou de casser la croute sans devoir sortir. 

Royal William 2026 Royal William 2026

Dans cette même volonté d’excellence, le MILA Ristorante, entièrement repensé, propose une cuisine italienne raffinée mettant à l’honneur des ingrédients soigneusement sélectionnés. Le co-propriétaire, Tchad Khalil, un passionné de cuisine italienne, a déjà plusieurs années d’expérience en restauration. Il a trouvé chez Simon Dubé un partenaire accueillant et intéressé. « Nous avons voulu créer un lieu où chaque repas devient un voyage, une expérience qui réconforte et inspire », confie Tchad Khalil. À noter que le restaurant le Mila offre des petits déjeuners autant pour les clients de l'hôtel que pour les amateurs de buffets copieux et savoureux.

Ancien faubourg populaire, Nouvo Saint-Roch est aujourd’hui le symbole d’une revitalisation urbaine réussie au cœur de Québec. Il a connu une transformation profonde portée par des projets d’aménagement, l’arrivée de nouvelles entreprises créatives, comme les concepteurs de jeux vidéo et laboratoires technologiques, une offre culturelle foisonnante, en plus d’antennes universitaires et de sièges sociaux d’organisations majeures. L’effervescence d’autrefois y est bel et bien de retour, mais avec une touche contemporaine qui en fait l’un des secteurs les plus dynamiques de la ville.

Nouvo Saint-Roch propose important projet de revitalisation urbaine qui a multiplié les espaces publics, encouragé l’implantation de commerces de proximité et mis en valeur le patrimoine bâti. Et l’édifice où loge le Royal William depuis plus de 25 ans fait partie de ces joyaux architecturaux avec sa devanture qui rappelle un peu les imposants hôtels longilignes, aux façades rétros des années 20, à Manhattan. « Je voulais offrir un hôtel-boutique qui se distinguait des gros hôtels de la ville. Un lieu sans prétention, où on se sent comme à la maison, avec une offre de qualité sans que les prix ne soient exagérés », explique Simon Dubé l’homme d’affaires de Sept-Îles derrière ce beau projet d’établissement.

Royal William 2026  Royal William 2026

Pour les férus de faits historiques, on apprendra que la transition de la voile à la vapeur va entraîner une révolution du commerce mondial au XIXe siècle. De ce fait, la première traversée transatlantique avec un bateau à vapeur est un exploit technologique. Le droit à ce titre a souvent été contesté au nom de vapeurs d'autres pays, mais c'est au Canada que revient cet honneur. C'est en effet le Royal William, un bateau à aubes construit au chantier naval Campbell and Black, dans le port de Québec, qui traversera le premier l'océan Atlantique, en naviguant de Pictou, en Nouvelle-Écosse, à Portsmouth, en Angleterre, en 1833.

Royal William 2026 Le Royal William, construit à Québec au début des années 1830.

La Ville de Québec a dévoilé récemment un plan 2026-2029 accompagné d'investissements de 80 M$ pour dynamiser le quartier Saint-Roch. La Ville dit voir grand pour le secteur et promet même d'investir massivement dans les 15 prochaines années.

Royal William 2026

Hôtel Royal William royalwilliam.com
360 boulevard Charest Est Québec, QC G1K 3H4
(418) 521-4488