Ces dix dernières années, le Parc nature de Pointe-aux-Outardes est devenu une des attractions les plus visitées de la Côte-Nord. Alors qu’il avait accueilli 1800 visiteurs en 2012, ils étaient plus de 17,500 en 2021. Et pour cause! Ce coin de la péninsule de Manicouagan est unique par sa biodiversité. Neuf écosystèmes distincts s'y succèdent, de la forêt boréale aux battures, en passant par la plage et les dunes, en plus d’accueillir le deuxième plus grand marais salé du Québec.

Basé sur une pointe de sable qui s’avance dans la mer, au bout de la rivière aux Outardes, le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes offre des paysages grandioses, accessibles à tous grâce à différents types d’activités, une aire de camping avec 10 sites de camping pour tentes en bord de mer et 10 sites de motorisés comme de l’hébergement inusité en chalets ‘’nichoirs’’ et un réseau de sentiers offrant des boucles de marche variant de 1 à 5 km.

Les haltes de découverte et de ressourcement présentes dans les sentiers permettent de se reposer en toute quiétude et d’en apprendre davantage sur ce site incontournable sur la Côte-Nord. Sans parler de la plage et de sa longue batture qui vous feront découvrir le secret fascinant des eaux de mer plus chaudes et baignables sans se geler de la péninsule de Manicouagan qui à elle seule vaut le détour de la 138.

La diversité de la faune et de la flore fera plaisir aux naturalistes aguerris. Une randonnée guidée de 2,5 km vous permettra de partir à la découverte des petits fruits comestibles et des vertus médicinales des plantes nord-côtières. Le Parc Nature est aussi classé parmi les cinq meilleurs sites d’observation d’oiseaux au Québec. Avec 255 espèces d’oiseaux répertoriées en période de migration, vos jumelles seront très occupées. Vous vous sentirez libre comme l’air en profitant du cadre enchanteur du Jardin d’oiseaux où 300 espèces végétales en permaculture trônent dans un décor créatif en matériaux recyclés. Pour compléter l’expérience vous pourrez dormir comme un oiseau dans un des cinq nichoirs d’oiseaux au décor inspirant. La nuit venue, le ciel étoilé, les astres et les planètes danseront sous vos yeux et un télescope de 45 cm vous permet d’explorer la Voie lactée.

La passion de Denis Cardinal
Son directeur-général actuel Denis Cardinal n’est pas étranger à ce développement. Il fait en effet partie des fondateurs de la Corporation en 1986, alors qu’il était nouvellement prof au cégep, lui qui est originaire de Pointe-aux-Trembles. Et il en parle avec passion. C’était à l’époque un parc régional et une aire de récréation polyvalente qui avait été créé sur le site du premier village à la Pointe aux Outardes fondé vers 1850 avant qu’un incendie le déplace vers le village actuel. Les premiers bâtiments du Parc construits en 1974 datent de cette époque.
Après avoir été pendant six ans directeur de Tourisme Manicougan de 2004 à 2010, il revient au parc en 2012 comme directeur-général pour en assurer la relance, C’est alors que le Parc régional devient le Parc nature de Pointe-aux-Outardes. Son objectif est d’en assurer le développement et la pérennité, tout en maintenant son statut d’OBNL indépendant de la SÉPAQ et des parcs nationaux. Les résultats sont là. Dix ans plus tard, le tourisme sur la Côte-Nord ne s’arrête plus à Tadoussac et il pousse l’exploration de la région jusqu’au Parc. C’est maintenant une des destinations principales des visiteurs qui poursuivent vers l’Archipel de Mingan et jusqu’à Natashquan.
Sur cette lancée, Denis Cardinal caresse maintenant un projet de développement de plus de 3 millions $ pour refaire le bâtiment d’accueil dès 2024 et un autre projet d’hébergement offrant tous les services dans des œufs d’oiseaux géants, un projet d’1,5 million $.
Il souhaite aussi créer au large une aire marine protégée en rappelant l’importance du phytoplancton et du zooplancton qui sont responsables de plus de 50% de la production d’oxygène en ces temps de grands défis climatiques. Ce ne sont pas les projets qui manquent.
Par Pierre Perreault
Janvier 2026
--------------------
Alors que la communauté autochtone Innu de Mashteuiatsh, au nord de Roberval sur les rives du lac Saint-Jean (Pekuakami), propose déjà un musée, un carrefour d’accueil, un circuit patrimonial, le site d’interprétation Nutshimit, le Grand rassemblement annuel des Premières Nations et quelques boutiques d’artisanat, d’art et de vêtements traditionnels, entre autres, voilà que les Pekuakamiulnuatsh (habitants de l’endroit), qui partagent généreusement leurs traditions ancestrales et leur vision du monde intimement liée au territoire, pourront maintenant compter sur un économusée pour diffuser encore davantage un autre pan de leur culture.

C’est Valéry Larouche, l’entrepreneure et la créatrice derrière la boutique Mikuniss Collection depuis 2022, qui est l’initiatrice du projet qu’elle a développé avec plusieurs partenaires communautaires, municipaux, gouvernementaux, socioéconomiques et financiers. Évalué à environ 500 000 $, le projet mettra l’accent sur la découverte et la connaissance du travail de couture et de confection de vêtements en fourrure et en cuir, selon les traditions innues. Dès l’été 2026, la population locale et régionale de même que les touristes pourront participer à des visites guidées ou autonomes des ateliers de production, ainsi que la boutique dans un contexte immersif. On pourra ainsi y déguster des produits de la chasse, du trappage, de la pêche et de la cuisine traditionnelle, en plus de découvrir des odeurs caractéristiques reliées aux diverses activités du milieu.

Innu et Québécoise, sa boutique Mikuniss qui poursuit l’œuvre de la famille Robertson, des pionniers dans ce domaine, veut faire rayonner sa culture et celle des Premières Nations. Après six générations de Robertson à la tête de l’entreprise Robertson Fourrures, la designer de mode Valéry Larouche en a repris le flambeau en 2024. Véritable passionnée, elle aime créer selon ses émotions et ses envies en prônant des matériaux écoresponsables, tout en ayant un petit penchant pour le cuir et la fourrure. Diplômée du Cégep Marie-Victorin en design de mode, elle décide ensuite de retourner vivre dans sa région natale pour participer à son rayonnement économique sur la planète mode.
Mikuniss s’est donc donné pour mission d’inspirer confiance en offrant des produits de qualité uniques issus du savoir-faire des artistes et artisans, et inspirés de l’héritage culturel des Premières Nations à partir de matières premières ayant un faible impact environnemental. En alliant l’ingéniosité des pratiques artisanales passées et l’innovation d’aujourd’hui Mikuniss Collection propose des pièces authentiques et créatives dans une grande variété de styles et de gammes de prix. On offre également des cours de couture pour la transmission des traditions et le développement de nouveaux talents dans la confection de vêtements mode.

Dès le printemps 2026, les travaux de transformation et de rénovation du bâtiment actuel de Mikuniss permettront de réaliser les aménagements du concept d’économusée qu’on souhaite rendre accessible aux visiteurs dès l’été. Son inauguration officielle aurait lieu plus tard à l’automne lors d’un événement spécial. Le projet est appuyé et soutenu par divers acteurs socioéconomiques, comme la Société de développement économique Ilnu de Mashteuiatsh, Tourisme Saguenay – Lac St-Jean, Tourisme Autochtone Québec, etc. Une campagne de sociofinancement sera lancée à la fin de l’hiver pour recueillir une partie des fonds nécessaires à la réalisation du projet qui va contribuer à l’essor de la communauté de Mashteuiatsh, assure Valéry Larouche.
Valéry Larouche, propriétaire de Mikuniss
Signalons que Mashteuiatsh, une branche de la nation Innue du Nitassinan au Québec, est la seule communauté autochtone dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Avec ses presque 10 000 membres, en 2025, les Pekuakamiulnuatsh forment la deuxième communauté autochtone en importance au Québec. On compte actuellement environ 2 200 membres vivant sur la réserve.

Mikuniss Collection
mikunisscollection.com
1619 , Ouiatchouan
Mashteuiatsh, QC, G0W 2H0
(418) 275-0795
Par Gaëtan Vaudry
À l’annonce de ma visite au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les plus érudits m’ont rapidement dressé une liste des meilleures tables à ne pas manquer dans la région. Parmi celles-ci figurait la table du restaurant O'Batillage, qui propose une fine cuisine du terroir à même l'Auberge des Battures de ville de La Baie. Le chef Étienne Trottier s’assure d’un approvisionnement local qui nous fait découvrir le meilleur de la forêt boréale et des producteurs régionaux. Même si nous étions dans la basse saison du mois de novembre, l’équipe du O'Batillage nous a drôlement bien accueillis. Pour ma part, j’ai eu droit à un repas trois services, comprenant le saumon fumé de la Boucanerie d’Henri en entrée. Outre ce saumon de la meilleure boucanerie au Québec, à mon humble avis, le plat comprenait un coulis de Frambleu (du Domaine Le Cageot), concombres, huile de lin (de la Ferme Tournevent), câpres, framboises et riz sauvage soufflé. Une entrée incontournable !
Pour le plat principal, j’ai opté pour les pâtes aux fruits de mer qui proposaient des tagliolinis frais (La Prod LP) sauce Mornay, crevettes de Matane, moules de l'Île-du-Prince-Édouard, pétoncles des Iles-de-la-Madeleine, poisson blanc et laitue de mer. Une généreuse portion pouvant rassasier les bonnes fourchettes. On garde bien évidemment une place pour le dessert, me laissant tenter par une excellente crème brûlée. Je ne pouvais mieux choisir !
Faire l'expérience du restaurant de l'Auberge des Battures en est certes une fort positive pour les papilles, mais elle l'est tout autant pour les yeux. Tout au long de mon copieux repas, l'établissement dirigé par Monsieur Éric Civel m'offre une vue imprenable sur le Fjord du Saguenay. De quoi réjouir tous vos sens.
Restaurant O'Batillage / Auberge des Battures
6295, boulevard de la grande Baie Sud Saguenay, arrondissement La Baie
418 544-8234
https://obatillage.com
En 2019, Francis Joncas, a vendu ses parts d’une brasserie réputée de Percé pour se concentrer entièrement à Brett & Sauvage qu’il venait de créer. Pour bien maîtriser l’art de créer ce type de bière, il a fait un stage à la brasserie belge Cantillon, la référence mondiale dans la production des bières de fermentation spontanée. L’entreprise est installée sur un site en pleine campagne, entouré de végétation et de forêt, à Sainte-Thérèse-de-Gaspé, dans la MRC du Rocher-Percé.
Ce qui distingue la nano-brasserie, c’est qu’aucune levure commerciale n’est utilisée dans le processus de fermentation. C’est d’ailleurs une des rares entreprises du genre au Canada à avoir une production entièrement autosuffisante en matière de levures.
Sa mission est de mettre en marché des bières spontanées et d’explorer d’autres méthodes de fermentation à travers les ressources fermentescibles du terroir Gaspésien, ce qui donne à ses bières une signature organoleptique unique.

Ce qu’il faut savoir, c’est que chez Brett & Sauvage, il n’y a qu’une seule recette de base. Les bières sont toujours conçues avec la même recette de grains et contiennent du houblon suranné. Les bières sont toujours brassées avec la même recette de grains, à partir de blé cru (35%) et de malt d’orge (65%) ; on utilise uniquement du houblon suranné, lors de l’ébullition. Les aromates et les petits fruits sont soit indigènes, sauvages ou cultivés. Les levures et les bactéries lactiques naturellement présentes dans l’air ensemencent le moût pendant qu’il refroidit, conférant sa complexité au produit final.
La saison, la pluie, le beau temps et même le sens du vent influencent la flore du moût au moment de son passage en bac refroidissoir, communément appelé coolship. C’est ce qu’on appelle la fermentation spontanée.

Par la suite, les bières séjournent entre une à trois années en barriques de chêne. Certaines bières sont également dites ensemencées. L’ensemencement de la production est fait avec des ferments que nous avons recueillis dans l’environnement gaspésien. Les cidres sont quant à eux réalisés avec des pommes qui proviennent de pommiers sauvages. Les levures sauvages permettront également la fermentation de ceux-ci. On procède pour terminer à l’assemblage des bières et des cidres, parfois de différentes barriques ainsi que des bières de fermentation spontanée et des bières ensemencées.
Brett & Sauvage propose donc sept catégories de bières : Série spontanée, Série spontanée tranquille, Série spontanée nature culture, Série ensemencée, Série ensemencée authentique, Série hybride et Série hommage aux pommes. Sept catégories, mais une seule formule de base et toujours avec un accent sur les produits régionaux.

Philippe Wouters, conférencier et éditeur du journal Bières et Plaisirs, explique que « un autre défi, c’est que c’est un goût qu’il faut adapter, dans le sens que ce sont des bières qui sont acidulées, surettes, avec des notes très terreuses, donc ce n’est pas donné à tout le monde ». Il ajoute également que non seulement y a une demande, mais en plus de ça, y a un marché pour les produits artisanaux et en petites quantités. C'est un marché qui est destiné principalement à des amateurs avertis dans le monde de la bière. Des gens qui vont suivre l'actualité de la bière, aussi bien internationale, canadienne que québécoise.
Les produits de la Nano-brassserie Brett & Sauvage sont disponibles à divers endroits en Gaspésie, à Montréal, à Québec et à plusieurs autres lieux. On peut faire une visite guidée de la brasserie sur demande et y déguster certains produits. Francis Joncas, la cobrasseuse, Rosemary Ahelo-White et l’équipe de Brett & Sauvage sont fiers de ce qu’ils ont créé et réalisé depuis 2019.

Nano-brasserie Brett & Sauvage
brettetsauvage.com
37, Chemin de St-Isidore
Sainte-Thérèse-de-Gaspé, QC G0C 3B0
(581) 359-0359
Toute parée de blanc et de bleu sur son promontoire, l’Auberge Fleurs de Lune inspire luxe et charme. Au Cap-à-l’Aigle, à La Malbaie, dans un décor champêtre qui offre une vue spectaculaire sur le Saint-Laurent, ses proprios d’origine française vous mettent à l’aise dès l’arrivée. L’endroit respire le confort douillet et le bon goût. Le matin, bonne odeur du petit déjeuner que cuisine le chef propriétaire lui-même se répand dans les espaces communs au décor invitant à la détente.

L’hébergement offre deux volets : chambres et suites exceptionnelles dans l’auberge, ou chalet voisin tout équipé pour gens autonomes, incluant deux chambres, une cuisine avec toutes les commodités, avec accès internet sans fil et télé par câble.
Plusieurs chambres jouissent d'une vue sur l'estuaire et d'un accès au grand balcon qui s'étend sur tout le devant de l'auberge, au deuxième étage. Chacune des chambres porte le nom d'une fleur et est décorée selon le thème. Une suite est disponible pour ceux qui recherchent un peu plus, comme une baignoire tourbillon, une section salon et bien sûr le foyer.
Des forfaits sont offerts incluant un souper table d’hôte dans un restaurant voisin de l’auberge. En toutes saisons on y accueille les visiteurs qui veulent profiter d’un séjour hors du commun.
Auberge Fleurs de Lune
fleursdelune.com
301, rue Saint-Raphaël,
La Malbaie QC G5A 2N6
418.665.1090
Le bâtiment qui a abrité pendant plus de 50 ans l’Hôtel Saint-Siméon a une nouvelle vocation : café-bistro et hébergement. L’immeuble avec vue panoramique sur le fleuve accueille depuis le début de mai le Mont Café Bistro.
Richard Lemieux, un Charlevoisien ancien propriétaire du casse-croûte Saint-Fidèle, et sa conjointe, ont développé un concept qu’ils présentent comme « Entre fleuve et montagnes ». Stratégiquement situé juste en haut de la côte menant au terminal du traversier Saint-Siméon / Rivière-du-Loup, le grand bâtiment blanc fait partie du paysage local depuis fort longtemps. Il offre un vaste espace de stationnement derrière.

On y propose un menu évolutif frais et convivial, qui plaira en famille ou entre amis. Sandwiches, salades, nachos, ailes, et plus encore. Les meilleurs cafés spécialisés, des bières artisanales locales et d’ailleurs, avec comme décor le Saint-Laurent. Et pour ajouter à tout ça, la crème glacée sous diverses formes.

Sa grande terrasse promet un moment parfait dans un décor actuel, moderne, avec une touche de nature.
Par ailleurs, les propriétaires font aussi la location de condos (au 2e étage) et d’un chalet selon la formule ArBnB.
Mont Café-Bistro
montcafebistro.com
320, rue Saint-Laurent,
Saint-Siméon, Qc, G0T 1X0
418.564.6005
Élever des canards dans Charlevoix? Isabelle Mihura et de son mari, Jean-Jacques Etcheberrigaray, étaient bien loin de se douter qu’ils s’adonneraient à cette activité et seraient propriétaires d’une ferme d’élevage quelques années après leur arrivée au Québec.
Ils sont tous deux originaires du Pays basque français, mais c’est à Québec qu’ils se sont connus. Après que Jean-Jacques fut muté au Manoir Richelieu, ils ont décidé de s’installer dans Charlevoix. C’est finalement en 2002 qu’ils ont acheté la ferme située à Saint-Urbain, qui deviendra l’année suivante un élevage de canards. Pour se former, le couple professionnel du milieu de l’hôtellerie s’est rendu dans le Béarn, région française proche du Pays basque, chez des amis qui possèdent un élevage de canards pour la production de foie gras. Ils leur ont appris tout ce qu’il fallait savoir, puis sont revenus appliquer ce savoir dans leur production.
Ils ont tenu à garder leur production à l’échelle humaine. « Notre philosophie d’entreprise repose sur des valeurs fondamentales : une agriculture durable, respectueuse du bien-être animal et de l’environnement et des produits de qualité. Nous avons fait le choix de privilégier la qualité au rendement, dit Isabelle. C’est pourquoi nous n’élevons pas plus de 5000 canards par an ». Près de 1000 sont destinés à la viande. Le reste sert à la production de foie gras. Cette variété est le Mulard, une espèce reconnue dans cette industrie.

Durant la belle saison, du mois de mai au mois de novembre, les canards sont élevés à l’extérieur, sur parcours herbeux, et bénéficient de grands espaces pour se développer au rythme normal de la nature. Il faut les voir déambuler, boire aux abreuvoirs et jacasser joyeusement. Durant la période de gavage, les canards sont placés en petits groupes dans des parcs collectifs plutôt que dans des cages individuelles. Ils peuvent ainsi marcher, se lisser les plumes, s’ébattre et se taquiner à leur guise.
À la Ferme Basque, les méthodes de production sont basées sur le maintien des traditions ancestrales. Forts d’une nourriture saine tout au long de leur croissance, les canards sont ensuite gavés au maïs en grains entiers, gage de qualité, conférant ainsi au foie gras, souplesse et couleur dorée.
La ferme reçoit son lot de visiteurs intéressés par ce type d’élevage et curieux de constater les résultats et aussi, se procurer des produits à la boutique.
La Ferme Basque de Charlevoix
lafermebasque.ca
813, rue Saint Édouard
Saint-Urbain, Qc G0A 4K0
418.639.2246
Par Gaëtan Vaudry
Si vous habitez près de La Pocatière, municipalité régionale de comté de Kamouraska dans le Bas-St-Laurent, impossible de ne pas avoir entendu parler du Le Martinet. Car avant d’être le sympathique motel que nous connaissons aujourd’hui, le légendaire restaurant Au Martinet y a fait la pluie et le beau temps à la confluence des routes 132 et 230, dans les années 50 et 60 : « Ça a swigné ici! », nous lance l’actuelle propriétaire Marie-Claude Lavoie, dans un grand éclat de rire. « Au Martinet était LE restaurant vedette de toute la région, avant l’incendie qui le ravagea, le 17 février 1975. »
Madame Lavoie est propriétaire de l’établissement qui soulignait son 75ième anniversaire en 2025 depuis 11 ans. Femme d’affaires déterminée, elle se donne corps et âme pour faire de son motel, le lieu de prédilection pour plusieurs visiteurs, travailleurs de la région et une clientèle d’affaires qui ne jurent que par cet endroit. C’est pour cette raison que l’hôtelière a pris la décision de rénover la grande salle où elle sert le déjeuner, afin de proposer une véritable salle multimédia : « La demande était là », précise-t-elle. « Le matin nous y servons toujours nos très populaires petits-déjeuners et ensuite, les salles servent pour des conférences, des ateliers, des cours, des déjeuners causeries et bien plus. » Il faut dire que cette salle lumineuse, lancée le 15 juin 2023 est multifonctionnelle et attire une vaste clientèle.

Pénurie de main-d'œuvre
Le motel Le Martinet propose 22 unités, dont 19 chambres avec un ou deux lits, une suite familiale, de même que deux lofts que j’ai trouvé particulièrement intéressants, avec une cuisinette, un coin pour casser la croûte, un petit salon et un espace travail : « Nous en avons pour tous les goûts », souligne Madame Lavoie. « Nous aimons les gens et nous souhaitons leur offrir le meilleur, selon leurs besoins. C’est notre mission. »
Pour y parvenir, Madame Lavoie doit y investir un très grand nombre d’heures par semaine. Elle ne compte d’ailleurs plus le temps qu’elle passe dans son établissement, elle qui confirme devoir concilier avec la pénurie de main-d'œuvre qui sévit dans toute l’industrie hôtelière : « On n’y échappe malheureusement pas », nous confie-t-elle. « Mais je reste confiante. Je forme régulièrement du nouveau personnel et en équipe, nous livrons la marchandise. »
Le charme de La Pocatière
Si vous passez dans le coin, n’hésitez surtout pas à rendre visite à Madame Lavoie et son équipe du motel Le Martinet. Vous ne serez certes pas déçu. Même que si j’étais vous, je forcerais un brin la note pour passer dans le coin. J’ai grandement aimé le charme de La Pocatière, de son impressionnant CÉGEP à sa petite rue principale fort chaleureuse !
Motel Le Martinet
120, route 230 Ouest
La Pocatière (Québec)
418 551-4913
lemartinet@videotron.ca
lemartinet.ca
Elle est devenue au fil des ans une adresse gourmande incontournable aux Iles qui figure dans plusieurs guides touristiques. Elle fait de plus partie de la courte liste des adresses qui s’affichent sans détour accueillantes pour la clientèle LGBT. Et pour cause. La petite entreprise familiale est devenue grande en 30 ans pas à pas. Elle offre un large éventail de pizzas des plus originales dans un espace coloré et rustique typique des Iles.

Depuis 10 ans, les sœurs Isabelle et Rosalie Arseneau ont pris la relève de leur mère Jocelyne Guérette qui avait démarré cette pizzéria 20 ans plus tôt dans une des Maisonnettes Ton Nid qu’elle exploitait au Havre-aux-Maisons. Il y a dix ans à la faveur de la construction du nouveau pont, la Pizzéria est devenue une entreprise en soi alors que la famille cessait l’exploitation des Maisonnettes.


D'hier à aujourd'hui
Avantageusement située à l’entrée du Havre aux Maisons sur la route 199, au centre de l’archipel , Pizza D’la Pointe s’est rapidement démarquée avec ses pizzas originales qui n’envient rien aux meilleures pizzérias des métropoles. Avec l’avantage de puiser dans le terroir madelinot et de faire une bonne place aux fruits de mer. Sans surprise, sa pizza du pêcheur avec béchamel au homard, pétoncles, crevettes et homard est très recherchée. La Beau maquereau au maquereau fumé, la Ti-Loup au loup marin confit, bacon et fromage Pied-de-vent dépayseront les plus grands amateurs de pizzas. Je me suis offert la Sainte-Jocelyne aux pétoncles et saumon fumé pour faire honneur à la fondatrice… et me gâter un peu.

Ces pizzas complètent une carte diversifiée réinterprétant les classiques du genre avec une diversité de viandes pour les carnivores : salami, poulet assaisonné, bacon, saucisse italienne, jambon, Les végétariens ne sont pas en reste avec une belle variété de pizzas mettant en valeur tantôt les fromages parmesan, suisse, pied-de-vent ou la mozzarella. On offre aussi des pâtes sans gluten.
À cette carte, s’ajoutent des frites savoureuses, de pomme de terre ou de patate douce, Ou encore mieux des deux, un classique de la place. Pour déculpabiliser de toutes ces gourmandises, il y a aussi des salades verte, césar ou grecque. Les impénitents pourront compléter leur repas avec une pâtisserie de chez Hélène des Iles en face, opérée par leur soeur Hélène Arseneau, maitre-pâtissière depuis 30 ans. Autant de bonnes raisons de s’exclamer ‘’Diable que c’est bon’’ comme il est écrit sur la façade.

Toutes ces gourmandises peuvent être dégustées sur place ou pour emporter. La salle à manger offre depuis cette année un espace pour les groupes.

Et la terrasse à l’arrière, fleurie et à l’abri du vent et de la route permet aux vacanciers de profiter pleinement de l’été. Pour ses 30 ans, on a réaménagé la cuisine pour la rendre plus efficace et répondre plus rapidement à la demande grandissante. Autre nouveauté, clin d’œil à la diversité de genre, les toilettes sont maintenant non-genrées.
Pizza d’la Pointe
86, route 199,
Havre-aux-Maisons, Iles de la Madeleine
Par Gaëtan Vaudry
On m’avait bien informé : la table du Restaurant du Moulin, fierté du Village historique de Val-Jalbert au Saguenay–Lac-Saint-Jean est sublime. Le chef exécutif Raphaël Labrecque-Simard et son équipe se font un honneur de nous faire découvrir les savoureuses couleurs et saveurs de l’industrie agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Dès notre arrivée, l’hôtesse nous accueille avec un large sourire et nous assure que nous ferons la découverte de plusieurs produits vedettes du terroir. Et elle avait bien raison ! Je débute d’abord avec un très bon potage, pour ensuite débuter avec l’entrée : avec un imposant tartare flambé de pétoncles madeliniennes, dont le goût raffiné me donne déjà envie d’y retourner. Pour le plat principal, je me laisse tenter par un linguini safran et citron, sur sauce Nantua avec son homard à la cardinale. Chaque bouchée de mon assiette s’avère un pur décile. Vivement le dessert, alors que l’on m’apporte un pouding chômeur renversé aux bleuets, avec glace à la vanille. Je succombe!
Cette formule quatre services est de bon goût. Copieuse, goûteuse, le tout dans un décor charmant voire romantique.

De sympathiques touristes
J’ai particulièrement apprécié la petite balade en navette qu’offre gratuitement l’établissement, de la réception principale du site au restaurant du Moulin. Avant même de casser la croûte, j’y ai la chance de rencontrer de sympathiques personnes, particulièrement des touristes, venues tout comme moi déguster l’une des meilleures tables de la région. Ça ajoute au charme de découvrir l’histoire de l’ancien moulin.
Le Village historique de Val-Jalbert fait incontestablement partie des incontournables à faire au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Véritable pôle historique, situé au cœur de la nature, il est imprégné d’une histoire forte qu’il est essentiel de connaître et de préserver.
Restaurant du Moulin
Village historique de Val-Jalbert
95, rue Saint-Georges
Chambord (Québec)
1 888 675-3132
valjalbert@valjalbert.com
valjalbert.com