Manger et boire

Mine de rien, l’année 2024 marquait les 10 ans de l’arrivée de la microbrasserie Le Malbord dans le paysage gaspésien. Établie dans une ancienne épicerie totalement réaménagée, en bord de mer au cœur du secteur historique de Sainte-Anne-des-Monts, Le Malbord est devenu un lieu de rencontre convivial et fait revivre ce bâtiment patrimonial dans un décor chic et rustique agrémenté de créations d’objets recyclés.

Pour les amateurs d’information linguistique, « malbord » est une expression folklorique pour désigner la Haute-Gaspésie, l'autre Gaspésie qui ne veut pas sombrer dans l'oubli. On associe souvent la Gaspésie à la Baie-des-Chaleurs. Malbord, ça fait référence à l'autre bord de la Gaspésie. « Pour nous, c'est une façon de dire que ça vaut la peine de s'arrêter à Sainte-Anne-des-Monts. Il y a de beaux produits et une belle population de tous âges, super impliquée », indique le copropriétaire Félix Labrecque.

Le Malbord 

Sainte-Anne-des-Monts est la plus importante municipalité de la Haute-Gaspésie, mais aussi, en contrepartie, la ville québécoise qui a connu la plus importante chute démographique au cours des dernières années. Elle méritait donc qu’on y injecte un peu d’énergie entrepreneuriale.

En 2012, cela a motivé trois personnes provenant de milieux bien différents, mais quand même préoccupés par leur avenir et conscients de l’effervescence du monde des microbrasseries à l’époque, de se lancer dans l’aventure et de saisir l’opportunité qui se présentait à eux. Après quelques expériences de brassage en petites quantités réalisées au sous-sol de la résidence de l’un d’entre eux, pendant deux ans, ils ont entrepris de poursuivre leur projet avec l’acquisition du bâtiment de la 1ére avenue et sa rénovation.

Le Malbord

Ils ont même eu l’idée de se lancer dans la culture du houblon… mais le projet ne s’est pas concrétisé après mûre réflexion et le manque de potentiel.

Entre temps, ils entreprennent de faire brasser leurs premières bières imaginées par eux chez Pit Caribou (Percé) et le Naufrageur (Carleton-sur-Mer) et reçoivent enfin leurs premiers clients en novembre 2014. Un an après l’ouverture, Le Malbord célébrait le début du brassage maison avec des équipements modernes et des recettes sérieusement concoctées par les propriétaires.

Le Malbord 

Le Malbord

Thierry Lafargue, un travailleur du milieu forestier et Félix Labrecque, un passionné d’architecture, ont poursuivi seuls à partir de 2018 l’aventure Malbord.

Le Malbord offre aujourd’hui des bières de fabrication artisanale raffinées dont les recettes s’inspirent de la richesse du terroir. Les propriétaires définissent leurs produits comme « Des bières qui se partagent, qui se découvrent, des bières qui s’affirment au gré du temps. Bonne mer, mauvaise mer, elles s’agrippent à vos papilles comme les crans de roche à la mer. Elles vous feront voyager, découvrir ses goûts aussi bien que les beautés de notre coin de pays, avec ses monts et son ciel à perte de vue. »

Le Malbord
Au bistro bar, 11 bières pression servies en tout temps et brassées sur place. En distribution en épicerie et en boutique partout au Québec, plusieurs produits dont la blanche, la blonde, la rousse et la noire en canette de 473 ml. Pour les appétits gourmands, un menu de style pub et grignotines offre des plats savoureux. On tient aussi boutique dédiée à la vente de vêtements et d’accessoires du Malbord ainsi que de la bière pour emporter.

Le Malbord 

Le Malbord

Ayant été un certain temps un lieu de diffusion et de découverte culturelle, l’accent est d’abord mis sur le plaisir ! Étant une petite équipe, on accueille parfois un humoriste, un quizz amusant ou des soirées de karaoké.

Le Malbord

Le Malbord est ouvert toute l’année du jeudi au dimanche. L’été on peut profiter de la terrasse à l’avant et y admirer les magnifiques couchers de soleil sur le Saint-Laurent.

Microbrasserie Le Malbord
lemalbord.com
178, 1ère avenue Ouest
Ste-Anne-des-Monts, Qc G4V 1C9
418 764.0022

L’endroit est baigné dans la lumière matinale d’un soleil automnal. Le vieux bâtiment trône fièrement sous les arbres de la rue de l’Évêché, à quelques enjambées de la vivante rue Saint-Germain et de ses multiples commerces.

Le restaurant populaire depuis 30 ans, peut accueillir jusqu’à 120 personnes sur les deux étages ainsi que sur la terrasse durant la belle saison. Outre le magnifique escalier ancestral surmonté d’un impressionnant lustre qu’on aperçoit dès l’entrée, plus de mille cabanes d’oiseaux, dont plusieurs des plus originales, ornent les divers coins du bâtiment, l’œuvre du fondateur du restaurant, Alain Bellavance. Les nouveaux propriétaires ont repris le flambeau et continuent de faire grandir l’imposante collection.

Central Café   Central Café

Pendant la belle saison, une terrasse extérieure, véritable havre de paix lumineux au cœur du centre-ville de Rimouski, située à l’avant de l’élégante maison victorienne, permet aux convives de profiter des doux rayons du soleil tout en offrant de l’ombre avec la présence de beaux arbres matures.

Central Café

L’édifice construit en 1920 par un prêtre à la retraite, Georges Gagnon, se distingue par un ensemble architectural distinctif du portail avant, tiré de l’art gothique, qui domine la façade et les magnifiques galeries qui couvrent trois côtés de cette maison ancestrale. Ses poteaux en bois tourné, épaulés de consoles à volutes au sommet de la balustrade, sont d’origine. Les propriétaires passés et actuels se sont donc assurés de préserver ce trésor désormais plus que centenaire.

Central Café  Central Café

Ce sont Julie Lacroix et Alain Bellavance qui devaient créer ce tout nouveau concept de restaurant en juin 1995. Un autre groupe d’affaires a pris la relève quelques années plus tard et la belle aventure se poursuit, au grand bonheur d’une clientèle grandissante.
Finalement, en juin 1995, le Central Café a connu une transformation importante au niveau de sa gestion : le propriétaire précédent souhaitant prendre sa retraite et n‘ayant pas de relève assurée, un groupe d’employés et quelques autres personnes intéressées par la poursuite des affaires ont décidé d’aller de l’avant pour transformer l’entreprise en une coopérative de solidarité. Le groupe a reçu l’aide et les conseils d’un expert pour cheminer dans ce projet de coopérative de travailleurs.

Ce sont donc 16 personnes, dont plusieurs employés de longue date, qui forment les membres de la coopérative depuis bientôt 10 ans. Le succès de cette formule, explique la directrice générale Nancy Dubé, une des initiatrices du projet, c’est le fort sentiment d’appartenance qui découle de cette structure de gestion et d’opération : plutôt que de travailler pour un patron, on travaille pour sa propre organisation et on participe aux décisions. On parle aussi d’avantages fiscaux non négligeables..

Central Café  Nancy Dubé, directrice générale


Le Central Café fait partie de l’Association des restaurateurs du Québec. Il est également membre de Saveurs du Bas-Saint-Laurent, une organisation chargée de promouvoir les produits bas-laurentiens. Le Central Café fait une large place dans ses assiettes aux produits agroalimentaires de la région. Le restaurant se fait un point d’honneur d’encourager les artisans locaux qui font la fierté de la région.

Aujourd’hui, plus de 27 personnes assurent le fonctionnement du Central Café, ouvert toute l’année, 7 jours par semaine.
Les clients apprécient particulièrement la qualité du menu qui propose une bonne variété de burgers, de pâtes, de pizzas, de viande fumée et d’escalopes. En accompagnement, on peut choisir entre le bol de frites de la maison, les oignons français, le saumon fumé de l’Atlantique ou la fondue parmesan maison, quelques-uns des délices de la cuisine.

Central Café  Central Café

On s’évertue à réaliser des recettes uniques, concoctées par les cuisiniers et transformées sur place à partir d’ingrédients et de produits de la région. On est fier aussi des délicieux desserts originaux qu’on y prépare.

Le Central Café vaut certainement le détour pour qui apprécie les mets savoureux, une ambiance agréable et décontractée et un séjour dans un environnement riche d’histoire et de cuisine de qualité. On propose également la livraison à domicile en tout temps.

Central Café

Central Café
centralcaferimouski.com
31, rue de l’Évêché Ouest
Rimouski (Qc) G5L 4H4
418 722-4011


Par Gaëtan Vaudry

Depuis 2017, la microbrasserie La Mouche fait tourner bien des têtes, avec ses bières produites presqu'uniquement avec des produits québécois, sans aucun additif.

D’entrée de jeu, Kelly Mansbridge, la responsable des ventes et marketing de la jeune microbrasserie natashquanaise, me parle du petit essoufflement que semble vivre l’industrie microbrassicole au Québec depuis quelques mois et dont certains médias nous faisaient part en novembre dernier : « C’est évident que ce n’est pas facile », souligne-t-elle en toute honnêteté. « Il y a plusieurs microbrasseries au Québec et les amateurs se retrouvent avec une très grande gamme de produits, alors que le marché devient de plus en plus compétitif. »

La Mouche4

Sa propre levure sauvage à Natashquan

Gabriel Turner, c’est l’artiste et l’artisan derrière le succès des bières de la microbrasserie La Mouche. Natif de Montréal et natashquanais d’adoption, Gabriel fonde la microbrasserie La Mouche en 2017. Il brassera sa toute première bière dans les installations de la Microbrasserie St-Pancrace à Baie-Comeau, avant de déménager ses pénates à Natashquan trois ans plus tard. « Gabriel aime Natashquan pour sa nature sauvage, son territoire sans clôture et la vie sociale d’une communauté accueillante », précise fièrement Kelly. « Amoureux de cette magnifique région de la Côte-Nord, Gabriel voulait créer des emplois dans ce coin de pays. Il souhaitait produire une bière pour les gens d'ici. » Après maintes recherches et développements, Gabriel est parvenu à atteindre son objectif et ses bières sont produites avec du houblon et des grains du Québec, en plus de produire sa propre levure sauvage à Natashquan!

J’ai eu la chance de déguster qu’un seul produit de la microbrasserie La Mouche : la Mlle Manon, est une bière de blé tout en douceur et avec bien peu d’amertume, inspirée des hefeweizen allemandes. L’effervescence de cette dernière est vive, voire piquante. Dans sa grande bouteille, on trouve une bière brumeuse, mousseuse et pétillante, au goût vif et agréable de céréales. La Mlle Manon est drôlement rafraîchissante et c’est particulièrement ce que je recherche lorsque je déguste une bière!

Mikushkuau : la nouvelle bière de la microbrasserie

La microbrasserie La Mouche propose plus de 16 variétés de bières, de la Bomber Jaune à la Mickey Finn, en passant par la Cosse Boom, la Pelletier, la Pirate, la Muddler, la Pompier, la Green Butt et la Colibri, pour n'en nommer que quelques-unes. Mais saviez-vous que chaque nom de bière fait référence à un nom de mouche, qu’utilisent les pêcheurs à la mouche ? À titre d’exemple, la microbrasserie nous annonce la sortie prochaine de sa nouvelle bière, la Mikushkuau (Le ciel est rouge, en langue innue), dont le nom a été inspiré par une mouche à la pêche créée spécialement pour l’entreprise par Audrey Ringuette, fondatrice de l'entreprise nord-côtière Shakutaimu. Madame Ringuette offre des cours d'initiation de pêche à la mouche pour tous.

Les bières de la microbrasserie La Mouche sont disponibles dans plus de 150 points de vente au Québec, particulièrement dans les établissements spécialisés en bières de microbrasseries (voir la liste ici).

Microbrasserie La Mouche
33, Chemin de l'Aéroport
Natashquan (Québec)
418 962-6003
microbrasserielamouche.com

En 2025, les experts et inspecteurs du Guide Michelin, une des plus illustres références mondiales dans la classification des restaurants en France, ont rendu leur verdict pour la toute première sélection du Guide MICHELIN Québec. On a dévoilé neuf restaurants auréolés d'Étoiles MICHELIN à Montréal, à Québec et à Rimouski.

Les inspecteurs se sont aussi rendus ailleurs au Québec pour expérimenter des tables remarquables. C’est ainsi que le restaurant Chez Mathilde Bistro, à Tadoussac, figure dans la prestigieuse sélection du Guide MICHELIN.

Guide Michelin

En cette année de célébration des 18 ans de leur établissement, les propriétaires Mireille Perron et Jean-Sébastien Sicard considèrent cette reconnaissance comme un cadeau pour le moins exceptionnel !

Voici ce qui est écrit dans le guide à son sujet : « Au confluent du fjord du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent, le site de Tadoussac offre une biodiversité marine exceptionnelle. C’est ici, dans ce village isolé soufflé par les vents, que Mireille (originaire de la région) et Jean-Sébastien ont choisi de s’installer. Ils ont bâti au fil des ans la réputation de leur restaurant, très fréquenté pendant ses cinq mois d'ouverture estivale. Un menu est consacré aux produits terrestres (légumes du potager, plantes forestières, gibier), l’autre dédié au Saint-Laurent (crabe des neiges, thon rouge, homard, flétan). Les assaisonnements sont simples et bien équilibrés, laissant toute leur place à la saveur des ingrédients. »

Pour voir la description des restaurants ayant obtenus deux et une étoiles au Guide, c’est ICI.

Aucun établissement, quel qu’il soit, ne peut vivre 85 ans sans permettre à sa clientèle d’en sentir les effluves historiques et traditionnelles. Binerie Mont-Royal
Surtout quand on s’appelle La Binerie Mont-Royal.


Même si cet incontournable et symbolique lieu de la cuisine traditionnelle québécoise a déménagé ses pénates en 2019 dans un local plus vaste et mieux en mesure de satisfaire l’accueil de la clientèle toujours grandissante, à quelques enjambées du site original, on ressent l’importance que ses propriétaires depuis 2005, Jocelyne Gingras et Philippe Brunet, accordent à cet aspect de leur commerce légendaire.
D’autant plus que lorsqu’ils en sont devenus propriétaires, tous deux approchaient l’âge de la retraite habituellement reconnue comme telle. Aujourd’hui, ils sont loin d’envisager cette éventualité, même après l’avoir maintenant largement dépassé. « On a passé tout droit », dit à la blague Jocelyne, elle qui a œuvré pendant une grande partie de sa vie comme comptable, sa profession première. Elle l’a fait pendant un certain temps dans le monde de l’hôtellerie et de la restauration, ici et ailleurs.
Tout ça parce que Philippe, lui, a la restauration et l’hôtellerie dans le sang. Il a occupé longtemps des postes importants dans le monde de la restauration en hôtellerie, à la chaîne Hilton (dont celui de Québec), puis chez Disney à Orlanda en Floride, avant de revenir au Québec et s’engager dans l’acquisition de la Binerie.
Fondée en 1938, par Léonide Lussier, et établie sur la célèbre avenue du même nom durant 81 ans, La Binerie Mont-Royal met en valeur la cuisine traditionnelle québécoise dans sa plus pure expression. Rôti de porc, ragoût, bacon, cretons, poutine, pâté chinois... et pas moins de 32 tonnes de fèves au lard y sont préparées par année.

Binerie Mont-Royal
Qu’est-ce qui a changé depuis le déménagement ? Mis à part le décor, quoique on en a récupéré un bon lot, on peut servir maintenant 95 personnes à la fois, au lieu des 23 auparavant. Côté menu, on avait déjà commencé à ajouter des items au fil des ans depuis 2005. On a conservé toutefois la recette gagnante qui faisait le succès de l’endroit. « Les clients ont suivi en grande majorité et c’est sûr que les fèves au lard continuent à être en vedette », assure Jocelyne qui passe encore de nombreuses heures aux fourneaux pour la préparation des repas et à son four à pâtisserie pour y produire ses pâtés et autres délices qu’on peut acheter pour emporter.

Binerie Mont-Royal
Fait à signaler, il n’y a aucune friture dans les cuisines. Tout est cuit au four. On a d’ailleurs reconstruit au sous-sol le légendaire four à fèves au lard de la rue Mont-Royal. C’est Philippe qui est en charge de préparer la recette et de les cuire chaque jour.
Si on leur demande quelle période de l’année est la plus occupée, on se surprend d’apprendre que c’est la période précédant Noël, en décembre. Parce que leurs produits pour le Réveillon québécois traditionnel sont devenus de plus en plus populaires. Soupe aux pois, ragoût de boulettes, tourtière, purée de pommes de terre, légumes saisonniers, fèves au lard, etc. Ils sont préparés en format individuel et on peut les commander selon la quantité désirée. Plusieurs autres produits sont offerts, comme le pâté chinois, le pain de viande, le ragoût de pattes et boulettes, rôti de porc, jambon à l’érable, bœuf aux légumes, etc. Plusieurs variétés de tartes (pommes, raisins, sucre) et de pâtés (saumon, poulet, viande, tourtière) sont aussi disponibles pour compléter ces repas.
Et comme il faut être de son temps, ils ont ajouté quatre types de poutine au menu, avec des frites cuites au four.
Finalement, ne cherchez pas devant l’immeuble l’immense enseigne verticale qui trônait en facade sur la rue Mont-Royal. Elle ne pouvait être installée rue Saint-Denis. On l’a donc accrochée dans la cage d’escalier vers la mezzanine où elle fait sensation. Comme tout le reste d’ailleurs. Les comptoirs avec banquettes jonchées de petites lampes style Tiffany sont charmants et incitent aux échanges, ce qui est une préoccupation de toujours de Jocelyne et Philippe.

Binerie Mont-Royal
Il y a fort à parier qu’on en parlera encore dans 80 ans.
La cuisine ferme à 14h en début de semaine, mais se poursuit jusqu’à 21h le week end.

La Binerie Mont-Royal
labineriemontroyal.com/
4167, rue Saint-Denis,
Montréal, Québec H2W 2M7
(514) 285-9078

par Pierre Perreault

Il passe un peu inaperçu de l’extérieur alors qu’il se fond dans la façade du bâtiment qui abrite également le Cabaret Lion d’Or, à l’extrémité nord-est du Village. Mais une fois qu’on a franchi la porte du restaurant Au Petit extra, on se retrouve dans un espace franchement d’une autre époque, avec son imposant bar au fond devant l’entrée, ses plafonds en caissons duquel de magnifiques lustres et luminaires sont suspendus, des tables nappées de blanc, mais aussi ses murs garnis de grands et chics miroirs de styles divers et enfin, l’ardoise géante sur lequel le menu est inscrit à la main dans une fine écriture qui ajoute au cachet des lieux. Au Petit Extra

Les larges fenêtres donnant sur la rue Ontario sont vêtues de stores aux larges lamelles de bois, qui permettent de tamiser la lumière au besoin et de conserver une certaine intimité aux clients qui choisissent de s’attabler sur cette tribune surélevée qui longe la devanture. Cela, il va sans dire, offre un point de vue intéressant sur le reste de la salle à manger et sur les convives qui s’y trouvent. Au fond, sur un grand tableau noir, une citation d'Oscar Wilde donne le ton: ''Je résiste à tout, sauf à la tentation''



Et la tentation est un menu. Au Petit Extra propose une cuisine française classique de style bistro. Ouvert il y a 38 ans, il a profité de quelques agrandissements au fil des ans, passant de 40 à plus de 100 places plus récemment.
Au Petit Extra
Acquis par André Baillargeon en 2016, après y avoir œuvré une quinzaine d’années comme maître d’hôtel et sommelier, entre autres, l’endroit jouit toujours d’une grande popularité. Le midi, on y retrouve souvent le personnel et les dirigeants d’entreprises du secteur, de l’hôpital Notre-Dame, des nombreux bureaux et commerces, par exemple. Le soir, les repas d’avant spectacle des théâtres environnants, les résidants du quartier et des gens attirés par son ambiance et sa cuisine savoureuse, composent l’essentiel de la clientèle de tout âge. Mentionnons aussi la carte des vins avec ses nombreux choix d’importation privée à prix abordable, dont une trentaine sont offerts au verre.

Au Petit Extra
Le menu demeure le même le midi et le soir pour l’instant, soit classique tout en permettant à chaque saison quelques changements de plats sur la carte. Au Petit extra se spécialise dans le canard sous toutes ses formes ; foie gras, confit et magret. La soupe de poisson et la salade de chèvre chaud sont également très populaires à l’heure du lunch. Les poissons et fruits de mer sont toujours au rendez-vous. On propose également une très bonne option végane et sans gluten. Avec l’arrivée imminente d’un nouveau chef résident, on verra s’installer un menu évolutif qui sera toujours aussi invitant.

Avec la pandémie, le personnel restreint en cuisine et les fréquentes fermetures, on a choisi de proposer un menu qui permettait une belle variété de mets en entrées et en plats principaux, tout en amenant quelques ajouts ou changements à l’occasion, ce qui a eu l’heur de plaire à la clientèle qui est toujours fidèle, assure André Baillargeon. « Cette pandémie a changé nos façons de faire de plusieurs manières et cela va certainement se répercuter encore longtemps. On ne veut pas seulement bien faire, on veut toujours faire mieux. Il est justement là, le petit extra », ajoute-t-il.

Autre curiosité de l’endroit : un jardin sur les toits. Depuis quelques années, le Petit Extra cultive des fines herbes et aromates, des légumes et des fleurs sur la toiture du bâtiment. On peut donc offrir des produits frais en saison, en plus de ceux qu’on se procure au marché.
Bref, avec son décor chaleureux, son ambiance invitante, sa table remarquable, son cellier bien garni et son personnel attentionné, le restaurant Au Petit Extra n’a rien à envier aux autres établissements de cette catégorie à Montréal, cela dit sans prétention.

On sert les repas du midi du mardi au vendredi et le soir du mardi au samedi. Le restaurant ferme pour les vacances trois semaines en été et la semaine suivant le nouvel An. La cuisine est également celle qui offre le service de traiteur pour les deux salles de réception du Lion d’or.


Restaurant Au Petit Extra 

aupetitextra.com
1690, rue Ontario est,
Montréal, Qc H2L 1S7
(514) 527-5552

Le complexe de restaurant et marché italien Le Richmond dans Griffintown est bien loin de ce que les amis d’enfance Luc Laroche et Paul Soucie ont d’abord imaginé et créé. Après avoir été copropriétaires du Misto, rue Mont-Royal est, jusqu’en 2015, ils ont entrepris ensemble de joindre leurs talents respectifs pour mettre au monde Le Richmond, un endroit de premier choix.


Ces deux adeptes de voyages et d’escapades gastronomiques ont choisi pour ce faire un espace industriel de 3200 pi² qui date de la fin des années 1800, rue Richmond, au sud de la rue Notre-Dame, pour y aménager un restaurant qui allait mettre en relief la richesse architecturale de l’endroit, le tout selon l’imaginaire créatif du réputé designer Luc Laroche.

Richmond 1 
Il faut voir le résultat : après de coûteux et complexes investissements, on a inauguré en 2013 une salle manger de 230 places assises dont une trentaine sur la mezzanine, surplombant la salle à manger, et 90 places dans la cour intérieure avec toit rétractable. Le tout se présente selon un véritable chef-d’œuvre de bon goût et d’audace. Et là on ne parle pas encore du menu !

 
Acier peint en noir, briques, éléments structuraux et décoratifs en bois de pruche : les matériaux rappellent le Montréal de 1886, dans lequel est né ce bâtiment. Ils sont cependant employés avec une approche moderne et contribuent à créer un décor convivial et chaleureux. Lorsque la toiture rétractable s’ouvre sur la terrasse du restaurant, la verdure intérieure fait écho à celle des grands arbres qui poussent à l’extérieur, et l’on peut profiter de la nature et du moment présent.

 
Le jury du 8e Grand prix du design au Québec, en 2016, a été impressionné au point de lui accorder son vote. On a souligné la qualité de ce concept, qui se démarque en plongeant dans l’histoire pour créer un intérieur invitant.

Le Richmond
Le succès n’a pas tardé. Au point où en 2015, la direction dorénavant composée des copropriétaires Ertan Eren, comme directeur général, et Luc Laroche, comme président, associés dans la vie comme en affaires, (photo ci-haut) a entrepris de prolonger l’offre alimentaire dans un nouveau concept qui occupe le local voisin du restaurant, rue Richmond. C’est ainsi qu’est né le Marché italien Richmond., qui agit en quelque sorte comme « garde-manger » du Richmond, explique son DG.

Richmond 1 Le Richmond
On y trouve un bistro-marché-traiteur dans un espace à aire ouverte où l’on peut profiter d’un verre de vin et d’une assiette d’antipasti au bar, savourer un repas complet du côté bistro et trouver des produits fins exclusifs ainsi qu’une sélection de mets à emporter.

 
Les articles disponibles au Marché italien Richmond sont préparés par le chef exécutif Liam Fanning et son équipe, des coffrets de recettes gourmandes où on peut préparer ses plats préférés à la maison, des coffrets gourmands spécialement préparés pour le 5 à 7 virtuel, ou les desserts préférés pour satisfaire sa gourmandise.

Richmond 1 Richmond 1
Le directeur général explique que le Richmond entrevoit de poursuivre son association avec le monde événementiel, comme le Grand Prix F1 de Montréal, et d’autres grands événements annuels. Le volet traiteur demeure une activité en croissance depuis la pandémie et toujours populaire. Le Richmond dispose d’une salle au 2e étage du restaurant pour recevoir des groupes ou tenir des événements spéciaux.


Un menu qui transporte et surprend

Le Richmond
Nous avons pu déguster quelques plats du menu du Richmond qui nous ont réellement convaincu de l’inspiration qui prévaut dans ses cuisines. En entrée, le Burrata (purée d’aubergine rôtie, tomates confites, chips de prosciutto, huile d’herbes) et les Pétoncles poêlés (beurre blanc, Œufs de saumon, salicorne, huile d'herbes), deux plats savoureux et surprenants pour les papilles. 

Le Richmond Richmond 1

En plat principal, la Morue d’Islande (Fregola, bisque de homard, salsa verde) et les pâtes flambées aux truffes, sur meule de fromage : spectaculaire ! Au dessert, un entremet de bleuets & lime (Sablés aux amandes & agrumes, sirop de lime, bleuets) et une mousse chocolat et abricots (coulis d’abricots, pacanes confites au caramel) ont complété ce régal à saveur italienne.

Le Richmond


Une équipe pleine de ressources
Diplômé du Collège Lasalle en 2012 à l'âge de 20 ans, Liam Fanning a débuté sa carrière culinaire a un très jeune âge. Ce qui était au départ un intérêt culinaire est devenu une passion au fil des années. Après deux premières années à travailler dans différents restaurants et services de traiteurs à fort volume dans la région de Montréal, il poursuit son expérience en cuisine dans l’Ouest-de-l’Île de Montréal, à l’Île-du-Prince-Édouard et à travers l’Europe.


Pionnier dans la cuisine du restaurant le Richmond depuis l’ouverture en 2013, il monte les échelons de chef de partie à sous-chef exécutif. En 2017, il part en Italie travailler pour se perfectionner avec des chefs renommés, spécialisés dans les produits frais et de saison. De retour à Montréal, Liam est devenu le chef exécutif du Groupe Le Richmond en 2020. Depuis, ce jour, il élabore les menus et supervise les équipes du restaurant Le Richmond, du Marché Italien Le Richmond et de la salle à manger, soit une trentaine de personnes au total.
Les associés propriétaires, pour leur part, proposent des talents et des expériences complémentaires, qui servent bien les intérêts de l’entreprise.

 
Né et élevé à Istanbul, en Turquie, Ertan Eren a poursuivi ses études au Québec avec son deuxième baccalauréat en génie mécanique spécialisé en systèmes et mécatronique à l'Université Concordia. Après avoir obtenu son diplôme en 2013, il se joint au Richmond et prend en charge la gestion de projet des premiers restaurants de ce groupe à Griffintown. Ses connaissances en budgétisation, prévisions et finances ainsi que sa passion pour l'hôtellerie et la gastronomie, lui permettent d’être promu au poste de directeur général et l'un des propriétaires du Groupe Le Richmond.


Pour sa part, véritable passionné de mode et entrepreneur dans l’âme, Luc Laroche débuta sa carrière en créant la ligne ultra-chic de sous-vêtements pour hommes, Lùk by Luc Laroche, au début des années 90. Il en assumera la direction de la création et de la mise en marché au Canada et aux États-Unis pendant plus de 14 ans avant de partir à la conquête de grandes maisons de prêt-à-porter, comme Château Lingerie, la marque espagnole Mango, puis à New York chez Tommy Hilfiger, comme vice-président des opérations au détail pour l’Amérique du Nord. De retour à Montréal avec un savoir-faire impressionnant en finances, en développement des affaires et en commerce de détail, il se lance dans une toute nouvelle aventure : la restauration, avec le Misto, en 2011. Quelques mois plus tard, il entreprend la concrétisation d’un grand projet : le restaurant Le Richmond dans Griffintown. Luc prend ainsi l’entière conception du design intérieur sous son aile et dirige le projet.

 
En plus de tout ça, il est depuis 5 ans vice-président, support aux opérations chez LCI Éducation, la division internationale du réputé Collège LaSalle, composé de cinq écoles et offrant plus de 60 programmes. Celui-ci est aujourd’hui présent sur cinq continents et compte maintenant 23 campus d’enseignement supérieur qui forment chaque année plus de 17 000 étudiants à travers le monde.

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Le Richmond
377, rue Richmond
Montréal (Qc) H3J 1T9
514 508.8749
lerichmond.com

Le Richmond marché italien/Bistro
333, rue Richmond
Montréal (Qc) H3J 1T9
514 508.8749
lerichmond.com

Les connaisseurs savent que Cantharellus cibarius, en français girolle ou Chanterelle commune, est une espèce de champignons basidiomycètes de la famille des Cantharellaceae. Ce champignon, très commun dans tout l'hémisphère nord, est un excellent comestible de son espèce, parmi les plus connus et les plus recherchés.

Par analogie, on pourrait affirmer qu’il en est de même pour le restaurant français « apportez votre vin » La Girolle du quartier Saint-Sacrement, à Québec, bien connu et recherché depuis 23 ans. Propriété du chef David Grenier (photo) depuis 2018, l’endroit a conservé l’esprit et les valeurs de ses créateurs tout en misant sur une évolution naturelle de son menu au fil des années et des saisons.

La Girolle

Mentionnons quelques exemples des fameux plats qu’on peut y déguster. En entrée : Assiette charcutière Deluxe, Feuilleté d'escargots sauce fromagère, Les saveur de L'ile d'Orléans, Carpaccio de bison, émulsion a la truffe. On apprécie particulièrement comme plat principal : Risotto de pétoncles et crevettes, Longe d'agneau grillée, sauce à l'espagnole, Magret de canard, porto et amélanchier, Ris de veau braisés à la forestière, Terre et mer / Boudin noir aux épices, Cerf en croûte de champignon, sauce périgourdine, Pavé de saumon, salsa à la mangue, Filet mignon de boeuf à la façon du chef, Mignon de porc, fondant de cheddar et balasamique.

La Girolle La Girolle

Tout ça parce que David Grenier, avant de l’acquérir, y a été actif de plongeur à cuisinier, en passant par les diverses tâches de la cuisine, dès l’âge de 18 ans. Même s’il a fréquenté l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (ITHQ), où il a obtenu un prestigieux diplôme en restauration, il a aussi le mérite d’avoir été engagé dans des établissements renommés lors de voyages en Australie et ailleurs sur la planète pendant quelques années, où il a pu raffiner et développer ses talents culinaires.

Avec les propriétaires précédents de La Girolle, il a cultivé l’art de la table sur la base de mets et de plats qui font encore la renommée de l’endroit et attirent toujours une clientèle fidèle, en plus d’en avoir développé une toute nouvelle. Depuis que David en a pris la direction, pas de changements majeurs à l’endroit : on a fait disparaître le tapis du sol et procédé à quelques rénovations mineures. Sa motivation à poursuivre réside dans sa volonté de maintenir une constance dans la qualité de la table, toujours en fonction du marché, donc des produits disponibles et abordables selon les saisons et les fluctuations des arrivages.

La Girolle 

En plus du menu régulier présenté sur de grandes ardoises sur roulettes et qui évolue au gré des saisons, on peut commander en permanence des plats surgelés pour emporter, offrant des repas et des mets totalement différents que ceux de la carte régulière et complémentaires à l’offre en salle à manger. Un produit qui, même après la pandémie de 2000-2001, continue à obtenir un bon succès. On offre aussi quelques plats à emporter et à réchauffer (soupes, salades, charcuteries, ris de veau, boudin noir, mignon de porc, par exemple).

La Girolle

Disons-le : l’endroit demeure encore l’un des rares restaurants « apportez votre vin » (ou votre bière) qui subsiste dans cette catégorie d’établissements à Québec. Et cela n’est pas près de changer, assure David Grenier. Parce que la formule est grandement appréciée six soirs et trois midis chaque semaine, des mois d’août à juin. La localisation en dehors des quartiers touristiques permet de s’offrir des vacances pour toute l’équipe de quelque 25 employés.es pendant le mois de juillet.

La Girolle

La Girolle peut accueillir jusqu’à 140 convives en soirée, du mardi au dimanche, pour occuper les 106 places assises réparties dans deux sections distinctes. Il est toujours préférable de réserver, surtout du vendredi au dimanche Les travailleurs et résidents du quartier viennent y prendre le lunch du mercredi au vendredi.

Pour les amateurs d’histoire, l’établissement Les Prés s’était établi à cet endroit dès 1990. Le restaurant La Girolle opère à cette adresse depuis 2000.

La Girolle

Restaurant La Girolle
lagirolle.ca
1384, Chemin Sainte-Foy
Québec, QC, G1S 2N6
(418) 527-4141

Il était une fois un grand restaurant chic qui avait le goût de se doter d’un petit frère décontracté et sans prétention. C’est ainsi qu’est né le Conti, autour de 2005, dans le local voisin du Continental, rue Saint-Louis dans le Vieux-Québec.


Lorsque Mathieu Pettigrew et ses associés de l’époque en ont pris possession en 2010, ils ont vite compris que le bistro Italien allait occuper un créneau complémentaire à son grand frère. La chaleur de son décor urbain aux milles éclats et les délices de sa table Italienne très tendance, dans une ambiance feutrée, urbaine et inclusive à souhait, invitent à découvrir saveurs et couleurs de l’Italie d’aujourd’hui.

Le Conti Caffe
Le directeur du Conti, Alex Boyer, fait en sorte que la clientèle qui s’y présente, pour le repas du midi ou celui du soir, ou pour un cocktail de fin de journée, ressente l’esprit complice de l’endroit pour des moments de détente et de plaisir.

 
Mathieu Pettigrew a voulu en faire un endroit de qualité, décontracté, pour qui ne souhaite pas s’asseoir pendant deux heures pour un repas, mais s’attend tout de même à recevoir toute l’attention qu’on retrouve généralement aux bonnes adresses du secteur. L’été, l’endroit baigne dans la lumière avec ses fenêtres ouvertes sur la rue sur deux façades, donnant l’impression d’une terrasse. Mais toute l’année, on apprécie ses murs de briques anciens qui créent une chaude atmosphère ainsi que son éclairage qui favorise les beaux échanges.

Le Conti Caffe
Sa cave à vins impressionne par sa grande sélection de crus composés principalement de vins français, italiens et américains. Elle offre un choix de cinq mille bouteilles dans plus de quatre cents variétés, des plus abordables au plus grands crus classés.


Les habitants du quartier et les voyageurs apprécient cette adresse à deux pas du Château Frontenac. La touche italienne commence dans le nom de l'établissement et continue sur la carte. Le Conti revisite les grands classiques : risotto, pennes et linguines arrosées de sauces goûteuses. Pour un repas plus sophistiqué, on opte pour le veau, l'osso buco, le filet de saumon ou le filet mignon de bœuf. Le plat d'antipasti accompagnera parfaitement un bon verre de vin lors d'un « happy hour ».

Le Conti Caffe Le Conti Caffe
Bref, en s’attablant au Conti Caffe, on s’assure d’un accueil chaleureux, du souci du détail et d’un service attentionné, sans parler des mets uniques de tendance italienne, en rappel de ceux qui ont créé l’ancêtre de ce restaurant, les frères Angelo et Luigi Sgobba.


Ouvert 7 jours sur 7, le midi et le soir. On réserve ou on commande en ligne.

Conti Caffe
conticaffe.com
32, rue Saint-Louis
Québec (QC) G1R 3Y9
(418) 692-4191

Arrivé de Belgique en 1986 avec ses parents, Patrick Nisot a d’abord frayé avec l’agronomie dont il est diplômé de l’Université Laval, avant de devenir la « star » de la boulangerie qu’il est aujourd’hui. Dans sa tête, il se disait qu’après tout, l’agronomie est la science qui porte sur les divers aspects de l’agriculture et de la production alimentaire, donc qui s’intéresse à ce que les gens mangent.

25 ans plus tard, il emploie 150 personnes dans ses quatre boulangeries La Boîte à Pain de Québec.

Boîte à pain 2026 Boîte à pain 2026

C’est lors d’un séjour en Saskatchewan sur une ferme de culture de céréales qu’à 26 ans, il a le déclic : il vise le travail indépendant, l’entrepreneuriat. De retour au Québec, il passe l’été à réfléchir à son avenir. Patrick avait toujours voulu devenir boulanger. Enfant, il visitait la boulangerie de ses grands-parents dans un petit village de France qui produisait une baguette extraordinaire. Il se voyait déjà enfourner du pain.

Grâce à des prestations d’assurance-emploi, un cours de boulangerie à Montréal-Nord lui permit d’acquérir ce qu’il fallait comme formation pour espérer pouvoir donner suite à son rêve. Il s’engagea ensuite dans une boulangerie de la rue Cartier à Québec, tout en poursuivant sa quête d’information et de notions diverses sur le domaine.

Lorsque Patrick Nisot a voulu démarrer sa boulangerie en 1999, les institutions financières ont refusé de lui prêter l’argent nécessaire. Il avait pourtant travaillé sur un important et pertinent plan d’affaires pendant six mois soumis au CLD de Québec. À l’époque, c’est finalement le Fonds d’emprunt Québec qui avait accepté de lui donner un coup de pouce financier de 15 000$ au démarrage. Cet organisme propose des prêts à des entrepreneurs de la région qui n’ont pas accès au financement conventionnel.

C’est ainsi que le 19 octobre 1999, à 3h30 de la nuit, dans un local commercial de la rue St-Joseph dans le quartier St-Roch, après deux ans de préparation, de formation, de travaux et de tests, Patrick Nisot démarre le pétrin de la Boîte à Pain : une pâte blanche sur du poolish de 25 kg est divisée en 20 baguettes, 10 pains belges, 10 carrés blancs, 10 miches blanches et quelques ficelles.

Il y avait trois jours que le pétrin tournait et que le four chauffait. Les premiers tests de pains sont donnés aux curieux. Ceux-ci sont déjà en train d’attendre devant la boulangerie. La porte encore couverte de papier brun, en attente de l’ouverture, mais on doit l’ouvrir car il fait trop chaud dans le fournil : aucun système de ventilation n’a été installé. On offre le pain qui sort du four. Il n’y a rien de mieux pour connaître l’avis de la future clientèle. Le succès est immédiat.

Puis on ouvre enfin pour la vente. La première semaine, on vend 15 baguettes par jour. La boulangerie double son chiffre d’affaires chaque année par la suite. Déjà en 2002, on comptait une vingtaine d’employés, avec une seule place d’affaires.

De retour d’un voyage à Naples, en Italie au printemps 2007, Patrick est déterminé à offrir de la pizza napolitaine à sa clientèle, ce que personne n’offre encore à l’époque à Québec. Il est cependant impossible de la faire dans Boîte à Pain de St-Roch, car ce type de pizza doit être cuit à une très haute température, ce qu’un four à pain ne peut atteindre. Par bonheur et par chance, Patrick déniche un de ces fours à pizza à haute température, entreposé dans un bâtiment de Lévis. Un an plus tard, le 1er avril 2008, la pizzeria napolitaine/boulangerie/café ouvrait ses portes à Limoilou autour de ce fameux four : la Boîte à pain/Café Napoli.

Boîte à pain 2026 Boîte à pain 2026

L’expérience se répétera en 2015 à Sainte-Foy et en 2019 au Grand Marché de Québec, où on ne fait que la vente des produits, alors que les deux autres sont à la fois des boulangeries et des pizzérias. Entretemps, la Boîte à pain initiale s’est transportée rue du Parvis, dans Saint-Roch, tout près du local de départ.

Elle exploite également depuis 2014 un centre de production où sont produites pas moins d’une quarantaine de variétés de pains artisanaux, alors qu’en 1999, l’offre tournait autour du pain blanc, de blé, de seigle, de la baguette, des croissants, des chocolatines et des brioches. Chaque semaine, ce sont quelque 3000 croissants et 10 000 viennoiseries qui sont acheminés dans les quatre boutiques-restaurants. En 25 ans, Patrick a vu évoluer l’univers des pains et des pâtisseries en compagnie de ses équipes de boulangers et d’artisans.

Boîte à pain 2026 Patrick Nisot avec des employés du centre de production

En plus de ses 40 sortes de pains, une vingtaine de pizzas d’inspiration napolitaine, de nombreux sandwichs gourmands, copieux et frais du jour, une quinzaine de sortes de viennoiseries, de multiples pâtisseries aux formats différents et enfin, des produits du marché qui répondent à une demande sectorielle spécifique. La Boîte à pain réalise toute sa production à partir de farines de première qualité et de produits frais provenant de fournisseurs locaux certifiés et reconnus. Pour son fondateur et président, aucune concession n’est possible lorsqu’on parle de qualité des produits.

S’il demeure pour l’instant le grand chef d’orchestre de l’entreprise, Patric Nizot s’est adjoint en 2024 un directeur général pour voir à plusieurs aspects administratifs et de production. Jean-François Gagné joue un rôle important dans l’entreprise et s’apprête à accéder à l’actionnariat. Le patron laisse entendre que de nouveaux projets sont en développement avec des partenaires, entre autres, mais il considère qu’il est trop tôt en ce printemps 2026 pour les dévoiler.

Boîte à pain 2026

La Boîte à pain
boiteapain.com
Saint-Roch
432 rue du Parvis, Québec
418 647-3666

Sainte-Foy
2836, chemin Sainte-Foy, Québec
418 914-1133

Café Napoli (Limoilou)
396, 3e Avenue, Québec
418 977-7571

Grand Marché de Québec
250, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec
418 692-2517 ext. 105