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Archive du blog pour 2025

Avec ses 7,000 habitants, la ville de Sainte-Anne-des-Monts regroupe la majorité de la population de la Haute-Gaspésie. Dès la fin du XVIIe siècle, on y concède une seigneurie avec l’objectif d’y établir un poste de pêche permanent. C’est cette industrie qui permettra l’établissement d’un village permanent. Les premiers Annemontois s'y installent en effet en 1815 principalement attirés par la pêche. Aujourd’hui largement une ville de services et récréo-touristique, la ville a gardé ce cachet propre aux villages de pêcheurs.

La 1ère avenue qui suit le front de mer compte plusieurs belles auberges et restos homosympas souvent logés dans des bâtiments historiques comme le Château Lamontagne qui domine la baie ou l’Auberge La Seigneurie des Monts dont la partie ancienne date de 1790. L’été, les terrasses des auberges et restos de la 1ère avenue permettent de casser la croûte ou de prendre un verre en bord de mer.

À Sainte-Anne-des-Monts, on peut emprunter la route 299 communément appelée la Route du Parc, qui relie Sainte-Anne-des-Monts à New Richmond, en traversant complètement la Gaspésie par les terres. La route 299 donne accès au Parc national de la Gaspésie.


Les deux tiers de la population de la région de Lanaudière sont concentrés dans la conurbation qui va de Terrebonne sur la rivière des Mille-Iles à Repentigny au confluent de la rivière et du Saint-Laurent, en passant par Charlemagne et L’Assomption sur la rivière du même nom, un affluent de la rivière des Mille-Iles.

Terrebonne est la ville la plus importante de la région avec plus de 110,000 habitants. Cette banlieue de Montréal compte l’un des plus importants quartiers historiques de la périphérie métropolitaine. Que ce soit pour ses bâtiments et ses sites patrimoniaux, dont l’Île-des-Moulins, pour ses richesses culturelles telles que le Théâtre du Vieux-Terrebonne et la Maison Bélisle, pour ses événements tels que le Festival vins et histoire, son marché de Noël, ses bonnes tables et terrasses estivales ou tout simplement pour observer la fougueuse rivière des Mille Îles, vous apprécierez le Vieux-Terrebonne.

Dans la ville voisine de Repentigny, la 2e plus importante de la région avec plus de 80,000 habitants, la chanteuse et artiste-peintre Diane Dufresne, vient de donner son nom au centre d'art et de création, inauguré en novembre 2015 dans le nouveau centre-ville. Sa salle multifonctionnelle accueillera des artistes en résidence de création dans différentes disciplines et servira également de salle de répétition pour les artistes de la région. La galerie permanente dans le hall comprend une œuvre de Jean-Paul Mousseau, des vitraux de Marcelle Ferron et une œuvre de Diane Dufresne.

Si vous allez à Repentigny, faites un détour par la petite ville de Charlemagne de l’autre côté de la rivière l’Assomption où Céline Dion est née et a passé son enfance avant d’entreprendre la carrière qui l’a mené aux quatre coins du monde. La modeste maison familiale au 130, rue Notre-Dame a été remplacée l’an dernier par le siège social de la Fondation Maman Dion.

En poursuivant sur la rivière L’Assomption, le quartier des Arts de la ville de L’Assomption allie patrimoine, arts et bonnes tables. Le centre Hector-Charland est l’une des plus importantes salles de spectacles de la région. En décembre, les terrains du Collège de l’Assomption accueillent un marché de Noël dans la plus pure tradition européenne.


De passage à Baie-Saint-Paul, découvrez les bonnes tables de cette ville culturelle. En vous baladant au cœur de la ville, vous en découvrirez plusieurs sur les rues Saint-Jean-Baptiste et Ambroise-Fafard à proximité des galeries d’art. L’été, vous ne pourrez manquer de vous attarder à leurs terrasses.

Un incontournable est certes le Mouton Noir sur la rue St-Jean-Baptiste. Depuis des décennies, l’ancien magasin général, devenu café-boîte à chansons, puis restaurant, est devenu un classique de Baie-St-Paul. Le chef Thierry Ferré vous propose une cuisine bistro d’inspiration française rehaussée de produits du terroir. Saveurs et fraîcheur, en toute simplicité, pour le plaisir de vos papilles. Les lieux n’ont rien perdu du décor de bois vieillot et chaleureux. L’été, la terrasse à l’ombre qui donne sur la rivière du Gouffre est très appréciée.

Toujours sur Saint-Jean-Baptiste, sous le toit de l’Auberge La Muse, à deux pas des galeries, découvrez l'incontournable Chez Bouquet éco-bistro avec les spécialités du terroir de Charlevoix où l'on vous sert des pièces de chevreau et de bouvillon Galloway élevés dans la région. Toutes les spécialités proviennent de la ferme et de la pêche. Vingt-cinq fournisseurs de Charlevoix contribuent à garnir le garde-manger et ils sont bien identifiés en dessous de chaque plat sur le menu. Dégustez les tartares, les grillades, les poissons, les bistros classiques et les salades repas. Et en prime, la préoccupation environnementale ne se limite pas à ce que vous avez dans votre assiette mais dans les moindres détails.

Non loin de là, le restaurant Le Saint-Pub de la MicroBrasserie Charlevoix offre une table tout à la fois simple et de qualité. Les mets y sont élaborés à partir de produits régionaux, et de bière maison. Qu'il s'agisse du smoked meat mariné à la bière et fumé sur place, du poulet fumé, des moules, grillades ou des tables d'hôte, le tout est servi dans une ambiance détendue sans prétention. C’est aussi ici qu’est né, en 1998, la MicroBrasserie Charlevoix et on brasse toujours à l’intérieur des murs du Saint-Pub des bières naturelles savoureuses de tous les styles, pour tous les goûts.

À quelques pas, vous voudrez retomber en enfance chez Fraicheur et Saveur. Dans un décor rétro, vous voudrez magasiner vos bonbons et friandises et vous offrir les glaces de vos rêves ou de la barbe à papa faite sur place comme dans les fêtes foraines.

À l’extérieur du village, les épicuriens ne manqueront pas de visiter la Maison d’Affinage Maurice Dufour sur le boulevard Mgr de Laval. C’est là qu’on produit le célèbre Migneron de Charlevoix. Affiné en surface 50 jours, ce fromage à pâte semi-ferme à croûte lavée est fait de lait entier provenant de troupeaux de vaches de la Vallée de Baie-Saint-Paul. Sa pâte de couleur blanc ivoire est souple et homogène. Ses odeurs sont légères, présentant des notes de crème et de yogourt. En bouche, il suggère un goût de beurre et de noisette. En cuisine, ce fromage est régulièrement utilisé en sauce, en farce ou en gratin. Il apprécie aussi la compagnie d’un hydromel. Son nom, Le Migneron de Charlevoix, rend hommage à la première femme de l’aïeul des Dufour en Nouvelle-France, Anne Migneron.

Sur le rang St-Antoine, Le Domaine de la Vallée du Bras produit un vin apéritif de tomate unique au monde, Omerto. Issu d'une vieille recette familiale conçue en Belgique et jalousement gardée pendant quatre générations, Omerto est maintenant produit à Baie St-Paul.


Saint-Sauveur compte plusieurs excellentes tables. Parmi les adresses homosympas, sur la rue Principale, le plus ancien restaurant du village s'est refait une beauté et a changé de vocation pour devenir Le Saint-Sau, pub gourmand. On y sert maintenant des plats de type bistrot accompagnés d’un verre choisi dans une vaste gamme de vins ou un bel éventail de bières québécoises et internationales. Que ce soit pour un burger végétarien ou au bison, pour une poutine avec sauce au foie gras ou un gravlax de saumon, le menu pub est ici franchement gourmand. Au coeur même de la rue Principale, ce pub moderne vous offre un des meilleurs emplacements de St-Sauveur, une terrasse plein sud et une salle à manger ensoleillée d'où vous profiterez de toute l'animation locale.

Toujours sur la rue Principale, la Brûlerie des Monts est un incontournable pour siroter un bon café ou un repas léger. Le café est torréfié sur place et fraîchement moulu, et ce café bistro fait également office de restaurant pour un déjeuner ou le temps d’un repas frais au cœur du village. Des cafés biologiques, verts, espresso, du Guatemala, de Java sont offerts. Tous les produits sont aussi disponibles en vrac à la boutique.

Sur la rue de la Gare, Le Passé Composé, un bistro bien connu des Montréalais pour ses brunchs gastronomiques et ses lunchs savoureux, a migré près des montagnes. Le chef Arnaud Glay et son équipe donnent un nouveau souffle aux petits déjeuners avec une cuisine gourmande résolument française, axée sur les produits saisonniers. Oeufs pochés et courge spaghetti, grilled cheese au canard confit, omelette roulée à la ratatouille, pain doré à la chapelure panko… Au Passé Composé, on réinvente les classiques Comme à Montréal, on privilégie une ambiance chaleureuse, familiale et sans prétention, mais le restaurant de Saint-Sauveur dispose aussi d’un permis de bar et d’une immense terrasse ensoleillée qui donnent au bistro une atmosphère toute festive.

Toujours sur la rue de la Gare, Gio’s offre une cuisine italienne conviviale et gourmande. Dans une ambiance décontractée, le restaurant propose un menu du jour où les classiques sont préparés avec amour et un heureux mélange de tradition, modernisme et rigueur. Les produits frais et distinctifs vous feront saliver et rendent le choix difficile parmi les plats proposés. Dans la belle saison, la charmante terrasse invite à la farniente et accueille les convives dès que le temps le permet.


De passage à Percé ou à Gaspé, c’est l’occasion de déguster les fruits de mer et poissons frais du golfe.

À Percé, la Maison du Pêcheur est passée à l’histoire et elle nous offre aujourd’hui  une cuisine régionale à base de poissons et de fruits de mer, mais aussi des pizzas sur bois et des viandes grillées. Du côté de l’Anse-à-Beaufils,  le café-Bistro de la salle de spectacle et galerie La  Vieille Usine avec  sa terrasse directement sur le quai,  est un  lieu naturel de rencontre. Au menu, la maison s’enorgueillit d’offrir les délices du terroir gaspésien, d’excellents cafés et boissons variées. Ses incontournables 5 à 7 et ses soirées musicales animeront votre séjour.

Des auberges homosympas  vous accueillent aussi à leur restaurant.  Le Manoir de Percé au coeur du village offre une cuisine gastronomique et régionale avec  ses spécialités  de bouillabaisse, de saumon fumé artisanal et  grillades en plus des déjeuners. Le restaurant La Maison Mathilde jouxte l’Auberge des Trois sœurs.  Sans prétention, ce resto offre à sa clientèle des plats de qualité inspirés des frais produits de la mer. Dans une ambiance conviviale, La Maison Mathilde  propose homard, poisson, fruits de mer, pâtes, viandes et volailles.

Du côté de Gaspé, l’impressionnante Auberge William Wakeham  au riche cachet historique est parmi les meilleures tables de la région. Elle sert dans sa  salle à manger une  cuisine du marché faite de produits de la mer et du terroir habilement apprêtés par ses chefs. Ses menus se composent de poissons et fruits de mer de la Gaspésie, mais  aussi de certains poissons importés d’une fraîcheur irréprochable, de viandes et légumes du Bas-St-Laurent, de Gaspé et Percé, de fromages et gibiers du terroir québécois.

Pour manger sur place, pour apporter ou pour s’approvisionner, le Marché des saveurs gaspésiennes, rue de la Reine au coeur de Gaspé,  offre des menus mettant à l’honneur les produits régionaux, fromages québécois et d'importation, charcuteries, produits fins et pâtisseries.  Comme c’est avant tout une épicerie fine, c’est l’occasion de faire le plein des délices gaspésiens.


Avec ses 4,000 habitants, La Pocatière est la principale ville du Kamouraska, cette région rurale qui s’étend sur 60 km aux tout-débuts du Bas-Saint-Laurent. Elle compte une importante population estudiantine étant le siège du cégep régional et de l’Institut des technologies agricoles.La salle de spectacle du cégep sur le campus de l’impressionnant Collège de La Pocatière, un ancien collège classique fondé en 1827, a pris le nom d’André Gagnon, le pianiste de renommée internationale originaire du village voisin de Saint-Pacôme., Sur le campus collégial au cœur de la ville, le Musée québécois de l’agriculture et de l’alimentation fait découvrir aux visiteurs la vie traditionnelle des villages agricoles. C’est aussi une ville industrielle, siège de l’usine de matériel ferroviaire de Bombardier Transport, la célèbre multinationale québécoise. Construite principalement sur la côte, la ville offre un panorama extraoridanaire sur l’estuaire et la côte charlevoisienne en face.

Cette petite ville a déjà compté un bar gai il y a une dizaine d’années et elle est une escale fréquente pour les touristes qui se dirigent vers la Gaspésie.

La présence de l’ITA n’est certes pas étrangère àa la vigueur du renouveau agroalimentaire vigoureux du Bas-Saint-Laurent. À La Pocatière, allez faire un tour à la fromagerie artisanale Le Mouton Blanc qui produit le fameux fromage Tomme du Kamouraska et d’autres fromages de brebis tout aussi goûteux, ainsi que des produits de viande d’agneau.


Rivière-du-Loup compte plusieurs bonnes tables homosympas. Plusieurs ont pignon sur la rue Lafontaine, au cœur de la ville. 

À quelques coins de rue, L'Intercolonial offre une section Grill qui saura charmer l'amateur de viande en vous, en plus de spécialités telles que brochettes, sautés, foie de veau, etc. Le Bistro offre aussi une carte des vins des plus complètes, ainsi que la plus belle terrasse des environs. Un peu plus loin, L’Estaminet est un café-bistro offrant d'excellents déjeuners, de fines pizzas, burgers, moules et frites, sauté thaï et grillades, et un large éventail de bières importées et québécoises et vins d'importation primée.

Toujours sur Lafontaine, la boutique du Pain Gamin se remplit quotidiennement de fabrications artisanales de produits boulangés. N’utilisant que des ingrédients de qualité supérieure et les meilleures farines québécoises de grains entiers ou tamisés, découvrez-y une sélection de pains au levain et à l’ancienne, pizzas, fougasses, viennoiseries pur beurre, petits gâteaux, bouchées sucrées et biscuits. On y sert un café à l’italienne et des breuvages chauds équitables et biologiques, ainsi que des repas légers.

Faisant écho à son célèbre quartier historique de villégiature qui accueillait les premiers ministres du Canada, le Saint-Patrice, rue Fraser, à proximité de tous les principaux hôtels, est l’une des meilleures tables de la ville. Au menu, des mets copieux d'inspiration française préparés avec des ingrédients locaux et servis dans un cadre chaleureux. Tous les plats gourmands peuvent maintenant être dégustés selon le type d’ambiance recherchée. La section Saint-Patrice arbore une ambiance chic et détendue, tandis que la section Novello revêt un look plus moderne.


Moncton, à une trentaine de km de Shédiac, est au cœur de la principale agglomération du Nouveau-Brunswick. Après avoir résisté longtemps au bilinguisme malgré que plus du tiers de sa population soit francophone, la ville a su en tirer avantage depuis des décennies en attirant un grand nombre d’entreprises  de services ayant besoin d’une main d’oeuvre bilingue ou francophone. En croissance rapide depuis, l’agglomération a dépassé celle de Saint-Jean.  C’est aujourd’hui le siège de plusieurs institutions acadiennes dont l’Université de Moncton, la seule université francophone de la province.

Ce dynamisme a attiré de nombreux jeunes francophones qui ont quitté les régions rurales acadiennes, attirés par cette région métropolitaine  de 150,000 habitants et a contribué à faire croître rapidement la ville jumelle de Dieppe, la ville majoritairement francophone de l’agglomération.

Point de jonction ferroviaire et routier vers la Nouvelle-Écosse et les Iles du golfe, Moncton est le principal centre de la vie gaie au Nouveau-Brunswick. Pour prouver son ouverture à la communauté LGBT, la ville a peint plusieurs traverses pour piétons de la rue principale au cœur du centre-ville aux couleurs de l’arc-en-ciel. L’agglomération a son propre festival de la fierté LGBT, Rivière de fierté en août. La pandémie a eu raison du seul club gai et lesbien, le Pink Flamingos qui avait succédé en 2019 au Triangles, opéré pendant près d'un quart de siècle par l’acadienne Stella Fougère.

Les marées spectaculaires de la baie de Fundy se répercutent sur la rivière Petitcodiac qui traverse la ville en produisant un mascaret impressionnant, un phénomène naturel observable tous les jours au cœur de Moncton où le courant de la rivière s’inverse à la stupéfaction des touristes.

Saguenay, la plus importante ville de tout l’Est du Québec, offre un large éventail de tables accueillantes.

À La Baie, elles se concentrent autour du Plateau Victoria, près du terminal de croisière. Une adresse branchée, le Bistro-café Summum allie bistronomie et culture et est très courue. Non loin de là, dans l’atmosphère chaleureuse d’une maison centenaire, le restaurant L'Opia propose une cuisine du moment qui combine fraîcheur et audace dans une ambiance accueillante et chaleureuse où les couleurs vives du décor et la musique se mélangent à la vue sur la baie. Tout près du terminal de croisière et jouissant d’une merveilleuse vue sur la baie,  le resto-bar Le Pavillon Noir se spécialise en viandes fumées et grillades. Vous pouvez y prendre un verre et accompagner votre 5 à 7 de grignotines, nachos ou calmars frits.

Plusieurs auberges homosympas offrent aussi des services de restauration. Sur les rives du fjord  au coeur de La Baie, l’Auberge des 21 propose à son restaurant Le Doyen une fine cuisine régionale actualisée. Depuis 26 ans, cette auberge occupe une place de choix parmi les relais gourmands du Québec. Au gré des arrivages, elle privilégie les produits régionaux, notamment des aliments sauvages méconnus, dont quenouilles, pimbina, chicoutées, violettes sauvages et fleurs de mai pour créer une cuisine actualisée, qui s'inspire des traditions locales et des mets autochtones.

Les auberges nichées sur le bord du fjord offrent aussi  d’excellentes tables. Fière de son virage écologique, l’Auberge de la Rivière Saguenay propose une cuisine faisant largement appel à ses propres légumes et fruits, ainsi qu’à des produits équitables. L’Auberge des Battures mise de son côté sur une fine cuisine mettant à l’honneur les produits du terroir. D’inspiration française ponctuée par l’environnement québécois, sa table a été primée lors des grands prix du tourisme québécois. La salle à manger O Batillage offre une vue panoramique sur le fjord.

Culture

Bien avant l’émergence du Village, la rue Ste-Catherine était au cœur du Faubourg Québec un pôle culturel et de sorties à Montréal avec ses théâtres et cinémas. Témoin de la riche histoire du quartier, vous remarquerez sur la rue Sainte-Catherine le Théâtre National fondé en 1900 et qui fit les belles heures du burlesque avec les Rose Ouellette, Juliette Pétrie, Alys Robi et tant d’autres. C’est lorsque le Théâtre National fut transformé brièvement en Cinéma du Village dans les années 1980 que l’appellation Village apparut pour la première fois dans l’espace urbain. À côté du Théâtre National, le Ouimétoscope fut en 1906 le premier cinéma à Montréal. Il demeura  en opération jusque dans les années 1980 en se consacrant au film de répertoire.

Témoin de la riche culture alternative de ce faubourg en marge, c’est dans un café de la rue Amherst que fut lu pour la première fois en public le manifeste du Refus Global en 1948. L’auteur de ce manifeste artistique des Automatistes considéré précurseur de la Révolution tranquille des années 1960, Paul-Émile Borduas, y remettait en question les valeurs traditionnelles et rejetait l’immobilisme de la société québécoise. Blasphématoire pour l’époque, il déclarait que le surréalisme ne pouvait coexister avec le dogme religieux et souhaitait plus que tout soustraire les contraintes morales afin de laisser s’épanouir la liberté individuelle. Le gite artistique La Loggia perpétue cette tradition et loge dans l’ancienne résidence et atelier d’un des signataires, l’artiste peintre et sculpteur Marcel Barbeau, décédé au début de 2016.

Le Village est largement le lieu qui a permis l’émergence des arts visuels gais, marqués par la mise en valeur du corps masculin et de l’homoérotisme. Yvon Goulet est un artiste recycleur qui peint notamment à l’endos d’anciennes affiches électorales des personnages et scènes de la vie du Village. Outre les nus masculins, Jean Chainey reproduit de façon hyperréaliste des bâtiments urbains en y ajoutant parfois une touche surréaliste. À chaque année depuis plus de vingt ans, les artistes en arts visuels prennent la rue à l'occasion de Montréal en Arts au début de l'été. Ce festival d’art montréalais célèbre au coeur du Village la créativité locale, la richesse de la diversité et le dynamisme de la relève. Accessible, gratuit, inclusif et festif, l'événement a pour mission de soutenir, de promouvoir les arts visuels grâce à plusieurs activités participatives et de créer un lien avec le grand public.

En face du Théâtre National, vous remarquerez la station de métro Beaudry, le premier édifice public au monde à arborer de façon permanente les couleurs de l’arc-en-ciel. En empruntant son long tapis roulant incliné, vous revivrez la situation étrange qui faisait paniquer Laura Cadieux, le célèbre personnage de Tremblay chaque fois qu’elle se rendait à son rendez-vous hebdomadaire chez le médecin.

fiermonde

et Patrimoine

Pour plonger dans la riche histoire de ce faubourg en marge, il est fortement conseillé  d’explorer la rue Atateken, artère qui traverse le Village du Sud au Nord jusqu’au Parc Lafontaine. Des galeries, antiquaires, designers de mode, services d’esthétiques s’y sont installés en nombre pour ajouter à la qualité de vie du quartier. Pour découvrir l’histoire de cet ancien quartier industriel, un pôle majeur de la révolution industrielle au Canada au XIXe siècle, ne manquez pas de visiter l’Écomusée du Fier monde, voué à l’histoire du quartier et de cette époque charnière.

Le Village est plus qu’une artère commerciale. C’est un véritable quartier où la communauté gaie et lesbienne est très présente. Pour explorer le Village résidentiel, empruntez la petite rue Sainte-Rose des rues de la Visitation à Papineau et découvrez l’architecture unique de ce faubourg construit avant l’ère de l’automobile avec portes cochères et logements principaux aux étages. Vous y verrez des portes cochères donnant accès aux cours où se trouvaient les écuries avant l’adoption de ce mode d’urbanisme bien britannique qu’est la ruelle dans la 2e moitié du XIXe siècle.

Ici l’urbanisme antérieur à l’automobile fait se côtoyer les classes sociales et vous noterez près des églises et autres bâtiments conventuels, une architecture bien bourgeoise avec façades en pierre de taille et plus vous vous en éloignerez, plus l’architecture simple des maisons ouvrières basses en brique prendra le dessus. C’était avant que l’automobile permette aux gens aisés de s’éloigner des quartiers centraux enfumés par les nombreuses manufactures de l’ère industrielle vers l’air plus sain des flancs de la montagne qui sont encore aujourd’hui les quartiers par excellence de la grande bourgeoisie montréalaise.

Faites un détour par l’Église Saint-Pierre et tout le complexe conventuel qui l’entoure, autrefois au cœur de la vie du Faubourg Québec. Explorez les ruelles Dalcourt et Lartigue, promenez-vous dans les rues Logan et Lafontaine dominées par les mansardes où les arbres centenaires ont déformé les trottoirs.

Au sud du Village, en bordure du fleuve, la Maison du Gouverneur,  l’ancienne prison du Pied-du-courant (1836) où furent pendus les Patriotes de 1837-38, et la brasserie Molson (1786) témoignent de la longue histoire du Faubourg Québec.

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