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Archive du blog pour 2025


Avec son climat adouci l’hiver quand la masse d’air de l’Atlantique franchit les Appalaches, les Cantons de l’Est comptent plusieurs microclimats qui ont permis l’émergence d’une industrie viticole florissante depuis une trentaine d’années, industrie qui est venue s’ajouter aux vergers et aux cidreries qui sont une tradition aussi ancienne que la Nouvelle-France. Dans Brome-Missisquoi, du Lac Brome jusqu’à Frelighsburg en passant par Dunham , vous trouverez plus de vingt vignobles et un réseau de 140 km, la route des Vins, vous amènera dans sept charmants villages de la région. Vous êtes ici dans la principale région viticole du Québec qui produit à elle seule 60% de toute la production québécoise. Des vins blancs, rouges, rosés, des vins de glaces, fortifiés et tous les autres produits alcoolisés du cidre au gin.

La Route des vins compte plus d’une centaine de partenaires surnommés « les amis de la route des vins ». Vous y trouverez des lieux d’hébergements, des restaurants et de nombreux attraits agrotouristiques, d’arts et de culture et de plein air pour enrichir et compléter votre séjour. Idéal pour faire un pique-nique dans un vignoble agrémenté d’une visite libre ou guidée pour découvrir l’univers viticole ou encore une escapade gourmande pour découvrir les produits du terroir et les bonnes tables de la région. À travers montagnes, collines et vallées, une vingtaine de vignobles vous attendent pour vous faire partager leur amour du bon vin. Certains sont vignerons depuis plus de trente ans alors que d’autres se sont ajoutés tout récemment. Pas un n’est pareil, chacun a sa personnalité propre, mais ce qu’ils ont en commun c’est la passion qui les anime pour fabriquer du bon vin.

Au tout début de ce circuit, à quelques km de l’Autoroute des Cantons de l’Est, le Domaine Les Brome à Lac Brome bénéficie d’un site champêtre exceptionnel avec une vue à couper le souffle, un chai magnifique et moderne. Avec ses 18 hectares de vignes plantées sur des coteaux plongeant vers le Lac Brome, ce vignoble surélevé bénéficie d’un microclimat qui permet de vendanger tard en automne au moment où le raisin atteint une belle maturité. Son sol pauvre, caillouteux, argileux avec un peu de calcaire constitue un terreau fertile et permet le développement de vins typés, expression d’un terroir remarquable.

Le village de Dunham, au cœur de ce circuit regroupe plusieurs vignobles et cidreries dont les doyens, le domaine des Côtes d’Ardoise et le vignoble de l’Orpailleur. Le Domaine des Côtes d'Ardoise, le premier vignoble de la région est un véritable site champêtre. Vous serez charmés par ses jardins, ses bâtiments historiques sans oublier l'exposition des oeuvres d'art. Le vignoble de l’Orpailleur, pionnier lui aussi de son industrie au Québec, a planté ses premières vignes en 1982 dans la belle vallée de Dunham. Il offre aux amateurs de vin une famille de dix vins qui jouissent d’une reconnaissance nationale et internationale grandissante auprès de nombreux experts. Le vignoble compte plus de 140 médailles d’or et d’argent, reçues lors de concours internationaux, un témoignage évoquant bien le soin que le vignoble met à l’élaboration de ses vins.

Juste en face, la cidrerie et vignoble Union libre offre des cidres de feu exquis, produits d’une technique toute différente du cidre de glace. À ses cuvées de cidre de feu, cidre de feu fortifié et cidre de glace, s’ajouteront bientôt ses premiers vins. Un nouveau venu aussi, le Vignoble Centaure vous invite savourer des goûts uniques, un harmonieux mélange de vin traditionnel avec du vin de paille qui est la marque de commerce de la maison. Vous trouverez aussi dans la région le célèbre Domaine Pinnacle dont les cidres de glace, les crèmes et whiskys à l’érable, ainsi que le gin sont réputés.

En auto ou à vélo, vous pouvez découvrir tout sur sa production et découvrir la diversité des produits de notre terroir chez l’un ou plusieurs des 21 vignobles du circuit officiel de la Route des vins.


À Trois-Rivières, c’est bien sûr au cœur du Vieux-Trois-Rivières, rue des Forges, près de l’avenue Royale qu’on trouve les meilleures tables. Les visiteurs apprécient l’atmosphère urbaine du centre-ville qui s’anime l’été avec ses terrasses et ses bars populaires. Parmi nos suggestions de destinations homosympas, figure en tête de liste le restaurant Aqua, un resto au décor unique, offrant un menu bistro le midi, un menu complet le soir et la fin de semaine, ainsi que de copieux déjeuners du vendredi au dimanche. Des pâtes au burger, en passant par des grillades de qualité et des produits de la mer, vous découvrirez un restaurant au menu audacieux créé par le chef proprio Stéphane qui vous en mettra plein la vue.

À deux pas, le restaurant Le Grilll, c’est le résultat d’un joyeux amalgame de coups de cœur vécus tout au long de différents voyages de par le monde. Entièrement rénové au moment de souligner son 10e anniversaire en 2015, il offre à sa clientèle un décor on ne peut plus actuel dans une ambiance toujours aussi chaleureuse et accueillante. Le menu offre une sélection de steaks bien juteux et tendres, vieillis à point. La côte de boeuf au jus est rôtie lentement, les poissons et fruits de mers sont débordants de fraîcheur. Le menu comprend toute une variété de viandes grillés et une sélection de tartares, salades et hambourgeois, sans oublier une carte des vins exceptionnelle.

En retrait du centre-ville, boulevard des Récollets, en moins d’un an, le  a conquis Trois-Rivières avec sa savoureuse cuisine indienne mettant en vedette les produits d’ici. Dans un décor minimaliste, mais non moins chaleureux, vous serez accueilli avec le sourire. C’est l’occasion d’y déguster un lassi nature ou aromatisé, boisson indienne traditionnelle, ou une limonade rafraîchissante aux saveurs différentes, avant de découvrir les riches saveurs de la cuisine indienne.


Cette importante station de villégiature qu’est Magog compte un large éventail de bonnes tables. Au cœur de Magog, sur la rue Principale, le visiteur trouvera toute une variété de bonnes tables dont plusieurs homosympas. Magog est probablement l’un des petites villes de villégiature comptant le plus de commerces tenus par des gais et lesbiennes. La Table Alain Roger est très appréciée avec ses spécialités de moules, steaks frites et cuisine française entièrement sans gluten. Un peu plus loin, Buon Gusto vous fait redécouvrir les meilleures recettes de la cuisine italienne avec en prime vue sur la marina. La Maison de Ville Bed & Bistro vous offre une cuisine du marché aux saveurs du terroir dans l’intimité d’un gite.

À Orford, le complexe hôtel et spa Estrimont vous propose Pierre de feu, l’expérience de la cuisson de grillades et fruits de mer sur pierre volcanique. Savourez le filet de bœuf, les pétoncles géants ou même la queue de homard. La cuisson est sans matières grasses ajoutées. La cuisine du bistro de l’hôtel est simple, mais très créative. Accompagnez votre cocktail préféré de pétoncles pop-corn, d’un tartare de dualité de saumon bio-équitable des maritimes ou bien d’un trio de mini-burgers de bison.

Pour compléter votre expérience gastronomique, il faut découvrir l’univers champenois du vignoble Cep d’Argent. Vous découvrirez les secrets de la célèbre méthode d’élaboration des vins effervescents dont la famille Scieur détient les secrets depuis plus de six générations. L'exaltation des sens ne saurait être totale sans une dégustation des produits du vignoble qui permettent d’explorer tout un monde d’arômes et de saveur. Prolongez le plaisir en pique-niquant à une station panoramique et en parcourant ses sentiers viticoles et visitez la boutique qui regorge de produits du terroir.


Au nord de Montréal, les Laurentides sont certainement la destination première des citadins de la métropole à la recherche de quiétude et de grand air. Il faut s’hasarder sur l’autoroute 15 au nord de Montréal un vendredi ou dimanche soir pour s’en convaincre.

Pour les visiteurs et grands voyageurs, c’est aussi une région des plus touristiques où la plaine du Saint-Laurent fait vite place aux collines et montagnes des Laurentides.

Sur le bord de la rivière des Mille-Iles, la conurbation qui va de Pointe-Calumet à Bois-des-Filion, avec son quart de million d’habitants, s’est développé en périphérie de Montréal.

Les passionnés d’histoire et de patrimoine prendront plaisir à visiter les différents noyaux villageois à partir desquels cette conurbation s’est développée. Le Vieux-Saint-Eustache est le plus chargé d’histoire de ces anciens villages de campagne. Le Musée de Saint-Eustache rappelle l’histoire des Patriotes de 1837-38 et de leur tragique défaite aux mains de l’armée anglaise qui incendia et pilla le village.

Les amateurs de musique électronique, de plage et de soleil ne manqueront pas d’aller faire un tour de piste au Beachclub de Pointe-Calumet. Profitant de la plage sur le lac des Deux-Montagnes qui lui donne des airs d’Ibiza, le Beachclub rassemble les beaux jours d’été des milliers de danseurs toutes orientations sexuelles confondues qui vibrent au son des meilleurs DJs locaux et internationaux.

Un peu plus à l’ouest, les amateurs de naturisme affectionnent tout particulièrement la plage d’Oka où plusieurs gais se donnent rendez-vous. Non pas que l’eau soit particulièrement claire à cet endroit où l’Outaouais rejoint le Saint-Laurent au Lac des Deux-Montagnes, mais la plage recèle d’autres merveilles.

Un riche terroir

Plage naturiste d'Oka

Sitôt qu’on quitte ces développements urbains, l’agriculture reprend ses droits d’ainesse. Les Basses-Laurentides se démarquent par la diversité et la qualité des produits de son terroir. De la saison des sucres à l’auto-cueillette de pommes, courges, raisins, prunes, poires, les producteurs, vergers, vignobles et champs de lavande vous ouvrent leurs portes.

À Saint-Eustache, il faut visiter deux joyaux du terroir laurentien. Le Vignoble Rivière du Chêne, fondé en 1998, s’étend sur 16 hectares et produit plus de 11 500 caisses de vins annuellement. Ses vins ont été honorés lors de prestigieux concours internationaux,

Le vignoble offre une ambiance unique que ce soit pour un mariage, un souper, un anniversaire, un 5 à 7 ou un vins et fromages.

Un peu plus loin, il faut aller se promener dans la grande lavanderaie de La Maison Lavande. L’été, la visite des champs en fleurs est vraiment bucolique. Vous y trouverez des aires de pique-nique et de repos, sentiers de marche, un bistro et même un poulailler. Sa parfumerie et sa boutique gourmande offrent des produits originaux à la lavande faits sur place et des produits du terroir de la région.

À St-Joseph-du-Lac, le vignoble Les Vents d’Ange s’étend sur trois hectares. La montagne qui le protège, crée un microclimat qui le protège lors d’intempérie. Une terre sablonneuse et rocailleuse concède une minéralité qualitative à ses produits. Depuis 2013, le vignoble s’est doublé d’une microbrasserie. L’orge qui pousse dans les champs est maltée sur lace de façon ancestrale dans la malterie. La microbrasserie offre des bières blonde, rousse, rousse forte ainsi qu’aux potimarrons.

De passage à Sainte-Anne-des-Monts, il ne faut pas manquer de faire un arrêt au bistro La Broue dans l’Toupet. Le menu est ouvert sur les tendances culinaires du monde, mais bien ancré dans le terroir gaspésien. Le modeste bistro urbain ouvert par le chef Daniel Gasse originellement à Mont-Louis s’est établi à Sainte-Anne-des-Monts en 2015 alors qu’il revampait un ancien motel pour en faire le seul hôtel 4 étoiles de la région, Hôtel & Cie.

Si vous souhaitez plutôt dîner avec vue sur mer, le pub Chez Bass sur la 1ère avenue est un incontournable. Chez Bass propose une cuisine bistro inspirée du terroir gaspésien avec grillades et fruits de mer et une belle sélection de bières locales. L’été, sa terrasse permet de profiter pleinement du bord de mer et de l’animation urbaine.

Si vous préférez une cuisine gastronomique dans une atmosphère feutrée et une vue époustouflante sur la ville et la mer, allez faire un tour à l’Auberge Château Lamontagne. Dans cette superbe résidence bourgeoise du XIXe siècle, le chef Jérôme Paquet propose un menu évolutif avec poissons et fruits de mer, boeuf, agneau et foie gras. L’été, sa vaste terrasse fleurie saura vous ravir.

En vous promenant au cœur de la ville, découvrez les chocolats fins de Couleur Chocolat faits avec passion, des chocolats faits maison aux algues, caramel maison, truffes ou aux saveurs forestières de la Gaspésie. Ou allez prendre un verre au bar de l’ancienne Poste à la Seigneurie des Monts.

Peu se souviennent du fait que le premier lieu d’implantation de la communauté italienne à Montréal ce fut la paroisse du Mont-Carmel au début des années 1900, au coin d’Amherst et René-Lévesque dans ce qui est maintenant le Village. Ne reste plus de cette époque que le célèbre restaurant Da Giovanni, rue Sainte-Catherine, et quelques familles maintenant bien enracinées dans ce Faubourg Québec qui a vu naître le Village, comme les Forcillo. Car dès 1911, la communauté migre vers le Nord, vers le territoire vierge où s’établit la paroisse catholique Notre-Dame-de-la-Défense et qui deviendra connu comme la Petite Italie de Montréal. La création du Marché du Nord en 1933 (maintenant le Marché Jean-Talon) à proximité viendra renforcer le caractère bien européen de ce quartier au cœur de l’Ile de Montréal.

La communauté a bien changé depuis le temps où Guido Nincheri peint à la demande de la paroisse dans l’église maintenant presque centenaire  le pape Pie XI et Mussolini à cheval dans l’abside pour célébrer les accords du Latran, passés en 1929 entre le Saint-Siège et le gouvernement italien, qui ont menés à la création de la cité du Vatican. Le poids de la religion catholique et de son homophobie active qui marquaient la famiglia décrite par Galluccio dans Mambo Italiano se sont allégés au fur et à mesure que la société québécoise a évolué.  Depuis les années 1960, la Petite Italie n’est plus le cœur de la communauté italienne qui s’est peu à peu déplacé vers  Saint-Léonard, puis  le nord-est de l’Ile de Montréal, mais le quartier est demeuré la principale vitrine de la présence italienne à Montréal.

La revitalisation du Marché Jean-Talon depuis une vingtaine d’années, ainsi que celle des rues Saint-Laurent et Dante ont créé une atmosphère toute épicurienne dans ce quartier reconnu pour ses excellents restaurants italiens, ses terrasses animées et ses boutiques d’alimentation spécialisées et raffinées.

Le marché Jean-Talon, nommé en l’honneur du premier intendant de la Nouvelle-France, se distingue par son important rassemblement de producteurs locaux de fruits et légumes, et par l’offre diversifiée des nombreux boutiquiers. C’est un des plus gros marchés d’Amérique du Nord, dont l’effervescence est constante puisqu’il est maintenant ouvert été comme hiver. C’est le marché chouchou des Montréalais. Il est toujours agréable d’y aller faire ses courses, puis de s’affaler à une des meilleures tables du quartier pour y goûter la douceur de vivre.

La côte de la Haute-Côte-Nord a été explorée dès le début du XVIIe siècle par Samuel de Champlain. C’est à lui que l’on doit les noms Les Escoumins et Bergeronnettes. Si le premier nom vient de la langue innue, le nom  les Bergeronnettes viendrait du fait que Champlain y aurait vu des alouettes qu’il avait confondu avec les bergeronnettes.

Avec le traversier qui la relie à Trois-pistoles sur la côte sud, la ville des Escoumins en est une de services. En plus du tourisme, la foresterie et la pêche sont des activités économiques importantes. Une des attractions touristiques les plus réputées est la croisière à bord d'embarcations légères, permettant d'approcher les mammifères marins qui fréquentent l'estuaire du Saint Laurent : rorqual commun, baleine à bosse, beluga,et le phoque. De plus, l'entrée du Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, située aux Escoumins, est l'un des sites de plongée les plus recherchés à l'est du Canada grâce à la diversité des espèces qui habitent les fonds marins. La municipalité possède également une rivière à saumons. Étant donné le relief sous-marin abrupt, les mammifères marins (principalement les belugas et les petits rorquals) fréquentent le rivage des Escoumins de très près.

Dans le village voisin, aux Bergeronnes, les baleines sont si proches, qu'on peut les voir de la terre au Cap-de-Bon-Désir.  Pionnier des croisières aux baleines, ses attraits touristiques sont nombreux: ressource faunique,  sites archéologiques et un patrimoine bien conservé. Avec un nombre impressionnant de visiteurs à chaque année et une demande touristique sans cesse grandissante, les Bergeronnais ont su conserver la beauté de la nature, leur simplicité et leur chaleur tant recherchées. Destination par excellence pour l’observation des baleines, le kayak de mer et la plongée sous-marine, Bergeronnes charme par son histoire, sa nature, son calme et son accueil.

En poursuivant la route 138 vers Baie-Comeau, il faut découvrir Longue-Rive, sa longue plage de sable en bord de mer et ses marais salés. La plage est longue de 7 km et on y accède facilement du Gite de la Baie Au soleil couchant. C’est aussi un excellent point de départ pour explorer ses marais salés parmi les plus grands du Québec. Ces marais attirent plusieurs espèces d'oiseaux telles que des canards barboteurs, passereaux et oiseaux de rivage. Longue-Rive est l'un des meilleurs endroits pour l'observation d'oiseaux de rivage en migration. Fin août, le Festivent de Longue-Rive, attire les amateurs de cerfs-volants, de paramoteur, de parachute, de buggy sur plage, de planche à voile et de kitesurf.

Le village voisin de Portneuf-sur-mer se trouve au centre d'une grande baie de plus de 40 kilomètres qui s'étend de Longue-Rive à Forestville. Cette localisation donne un bord de fleuve à pente très douce et  très sablonneux exempt de déchets et autres


À 80 km de Montréal, Val-David et Val-Morin bordent paisiblement la rivière du Nord. Entourés de montagnes et de forêts, avec un nouveau parc régional dont ces villages sont fiers, c’est un endroit où il fait bon respirer à fond et découvrir un riche éventail d'activités culturelles et de plein air, d'hébergement et de bonnes tables.

Val-David est le berceau de l'escalade au Québec, un incontournable de la randonnée pédestre, du ski de fond et de la raquette, et le bastion des plus grands artistes et artisans. Au fil des saisons, les artistes amoureux de la nature et les sportifs séduits par les arts se croisent. Au cœur du parc linéaire le P'tit Train du Nord, les cyclistes et les skieurs de fond trouvent à Val-David une escale privilégiée.

Ce qui démarque vraiment ces vaux, c’est la richesse de la vie culturelle. Au coeur de Val-David, la Maison du Village, le centre d’exposition de Val- David offre des expositions temporaires en arts visuels et en métiers d’art. Sa vocation de diffusion des arts visuels est dans le prolongement d’une tradition implantée par des artistes et des artisans venus s’installer à Val-David dans les années 1960. Ce noyau de jeunes visionnaires ont transformé pour toujours ce paisible village agricole en village d’art.

Toujours à Val-David, L’Atelier de l’Île est un centre d’artistes autogéré dédié à l’estampe contemporaine, alors que LézArts Loco s’est donné comme mandat de soutenir les arts dans la région des Laurentides. . Les Jardins du précambrien font relâche cette année après avoir organisé pendant vingt ans des symposiums d’art-nature où la forêt devient salle d’exposition.

Du côté de Val-Morin, le Théâtre du Marais dévoile un joyau culturel avec sa toute nouvelle salle intime à la fine pointe de la technologie où chaleur d'accueil et grands moments culturels sont au rendez-vous.

Cette vocation culturelle forte de Val David se reflète jusque dans son nom qui rappelle la mémoire d’Athanase David. Secrétaire de la province de Québec de 1919 à 1936, il fut le maître d’œuvre du développement d'une politique culturelle québécoise et le prix littéraire du Québec qu’il a créé en 1922 porte aujourd’hui son nom.


En remontant la rivière L’Assomption, vous découvrirez Joliette, la capitale régionale de Lanaudière, l’une des plus charmantes villes de province du Québec. Si cette ville de province ne compte que 20,000 habitants, la municipalité régionale compte plus de 60,000 habitants, ce qui en fait la ville la plus importante de la région en-dehors des banlieues montréalaises. On est ici résolument sorti de l’orbite montréalaise, la ville plongeant ses racines dans la campagne lanaudoise.

C’est un centre industriel et commercial important, mais la vieille ville n’a rien perdu de son charme provincial. La présence en périphérie de son territoire du centre commercial le plus important de la région a forcé l’ancien centre-ville à se redéfinir, une opération de revitalisation urbaine plutôt réussie. Le boulevard Manseau qui prend racine devant la cathédrale et l’ancien collège, est la principale rue du centre-ville et il traverse la place Bourget, l’ancienne place du Marché, qui est maintenant le principal pôle d’animation culturelle urbaine de son centre-ville revampé. Tout autour vous découvrirez de nombreux cafés, restaurants, terrasses, bars et chouettes boutiques, dont plusieurs adresses homosympas. Tout le secteur mérite d’être exploré à pied.

À quelques pas, le Musée d’art de Joliette, le plus important musée d’art au Québec en-dehors des grands centres, a rouvert ses portes en 2015 après une reconstruction majeure. Il offre, à travers son importante collection, un panorama exceptionnel de l’art, du XIVe siècle à nos jours. Ouvert à l’année, le musée propose une programmation variée d’expositions temporaires et permanentes.

Chaque automne, le centre-ville vibre au rythme du Festival Blues de Joliette grâce à la quarantaine de spectacles présentés dans plus de vingt restaurants et bars au grand plaisir des amateurs de blues.

En décembre, le Marché de Noël réunit sur la place Bourget nombre d’habitants et d’artisans du terroir qui viennent offrir leurs produits alimentaires et leurs œuvres d’artisanat. Pour les plus pressés qui n’ont pas le temps de faire de l’agrotourisme, c’est une excellente occasion de découvrir les meilleurs produits du terroir lanaudois. Plusieurs activités musicales et d’animation complètent la programme d’activités culturelles qui s’étale jusqu’à Noël.

Joliette accueille chaque été en juillet et août le Festival international de Lanaudière, le plus important festival de musique classique au Canada. Le Festival compte aussi parmi les plus grands festivals du genre en Amérique du Nord. Au programme, de la musique symphonique et chorale, de la musique de chambre et des solistes de réputation internationale. Les concerts ont lieu en plein air à l'Amphithéâtre Fernand-Lindsay et dans les différentes églises des municipalités de Lanaudière.

L’hiver, on peut aussi patiner sur la rivière L'Assomption, la plus longue patinoire extérieure sur rivière du Québec. Le Festi-Glace a lieu chaque année sur l’immense patinoire. Tout au long de ses neuf kilomètres, les festivaliers peuvent profiter des plaisirs de l’hiver grâce aux activités, aux spectacles et au symposium de sculptures sur neige organisés pour l’occasion.


À quelques km à l’est de Sainte-Adèle, plus à l’écart de l’autoroute, Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson est un havre de paix bien connu depuis des décennies par la communauté gaie. Fondé en 1864 par Édouard Masson, le fils du dernier seigneur de Terrebonne, le village agricole ne prend vraiment un essor touristique que lorsque le baron belge Louis Empain en 1935 achète 17 000 acres de terres autour du Lac Masson pour y construire un hôtel, un centre commercial et un centre sportif. Il donne alors au projet le nom de Domaine d'Estérel.

Interrompu par la Seconde Guerre mondiale, le vaste projet est racheté par un promoteur de l’Abitibi, Fridolin Simard qui y établit une nouvelle municipalité basée sur la villégiature, la Ville d'Estérel, une enclave de Sainte-Marguerite, mais qui obtient un statut de municipalité distincte.

Au cours des années 1960 et 1970, l'Hôtel Estérel devient une destination par excellence et participe grandement à la promotion de la villégiature dans les Laurentides. Le peintre Jean-Paul Riopelle réside alors à l'Estérel et y construit son atelier. La région est une source d'inspiration pour ce dernier avec ses paysages à couper le souffle et ses forêts majestueuses.

Se démarquant par ses résidences de grande recherche architecturale, Ville d'Estérel offre une grande intimité due à une grande végétation et à sa topographie, un endroit rêvé pour y construire son havre de paix et de loisirs, loin des problèmes de la métropole.

C’est aussi à Sainte-Marguerite que le peintre paysagiste Gordon Harrison établit son atelier et son gite où on peut faire des séjours artistiques et participer à des ateliers de peinture.

Hiver comme été, Ste-Marguerite et l’Estérel autour du lac Masson ont beaucoup à offrir aux visiteurs : le ski de fond, la raquette et la motoneige l'hiver alors que l'été invite à parcourir ses terrains de golf, au tennis, à la randonnée et aux sports nautiques.

Les plus intrépides qui n’ont pas peur d’explorer les cascades de la Rivière du Nord, découvriront d’autres beautés en nature. Les cascades sont fréquentées depuis des décennies par les naturistes gais qui y profitent du soleil et de l’eau fraiche l’été venue.

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