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Archive du blog pour 2025


La vieille ville, autrefois emmurée, construite sur le port, a une tradition gastronomique qui remonte aux débuts de la colonie. C’était l’époque des auberges qui accueillaient les visiteurs venus de tout le continent et d’outre-Atlantique. La Maison Pierre-du-Calvet construite en 1771 témoigne de cette longue tradition. C’est le plus vieux bâtiment de Montréal à toujours accueillir les visiteurs et à leur offrir sa table copieuse dans la tradition des auberges du XVIIIe siècle.

Depuis cette époque, l’offre gastronomique s’est bien sûr diversifiée et on trouve d’excellentes tables partout dans ce quartier historique. Près de l’Église Notre-Dame, il faut découvrir la cuisine moléculaire de Fibo. C’est toute une expérience. On peut aussi débuter ou terminer sa soirée au-rez-de-chaussée dans l’atmosphère branchée de L’Assommoir où les produits du terroir sont à l’honneur. À quelques pas, Le Chat Noir propose des plats typiquement français tels le pâté chinois au canard, les rognons ou le foie de veau, le boeuf bourguignon ou la bavette de boeuf dans l’atmosphère très détendue et feutrée et romantique d'un petit resto sans prétention dans l’atmosphère chaleureuse d’un bâtiment historique

Avec le redéveloppement du Faubourg aux Récollets à l’ouest du Vieux-Montréal, la rue McGill qui mène du Vieux-Port au square Victoria, est devenu un nouvel axe couru avec ses beaux restos et bistros. Dans un décor décontracté, chaleureux et convivial, Ikanos invite à redécouvrir les classiques de la cuisine de la Grèce et de la Méditerranée réinventés par Constant Mentzas, son chef-propriétaire. Ici les fruits de mer et poissons sont sélectionnés avec soin en fonction des arrivages et grillés sur feu de bois dans un four à braise. Aménagé sur le site de l’ancien couvent des Sœurs Grises plus près du Vieux-Port, le Bistro Brasserie Les Sœurs Grises propose des bières artisanales, des bières brassées sur place et un menu composé de produits locaux. Non loin de là, l'Atelier d'Argentine est un endroit au style et au menu typiquement argentin, qui vous donnera l'impression de vous retrouver au coeur de Buenos Aires. Le menu mets l'accent sur la qualité des ingrédients utilisés, et reflète fidèlement la nourriture argentine contemporaine. L’aventure se prolonge en découvrant la route des vins d’Argentine.


En route vers la Minganie ou la Basse-côte-Nord, Sept-Îles est un arrêt incontournable. Avec plus de 28,000 habitants en comprenant les communautés innues d’ Uashat mak Mani-Utenam, cette ville industrielle est la principale agglomération de la Côte-Nord.

L’archipel, qui donne son nom à Sept-Îles, est un amalgame de divers milieux écologiques mis en valeur par un relief accentué de paysages marins d’une qualité exceptionnelle. Âgées d’environ 565 millions d’années, les îles de l’archipel de Sept-Îles sont composées en grande partie d’anorthosite et de granite. Témoins  privilégiés de l’histoire de la région, elles ont vu  leur sol foulé par les pêcheurs basques,  l’explorateur Jacques Cartier.  Elles ont aussi vu des coureurs des bois, des Innus et des marchands aller et venir au poste de traite non loin de chez elles.

Jusque dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Sept-Îles ne sera toutefois qu’un poste de traite. Les premiers habitants vinrent de la Minganie et des Iles de la Madeleine attirés par la pêche. Après un premier développement industriel au début du XXe siècle, l'exploitation minière propulse l'économie locale dans la 2e moitié du XXe siècle et  Sept-Îles devient alors une capitale régionale, passage obligé pour accéder aux exploitations minières de Labrador City et de Schefferville plus au nord.

Les touristes sont attirés par les km de plages de sable qui entourent Sept-Iles. Des plages à perte de vue et un paysage à couper le souffle qui vous attend à proximité du centre-ville. Celle de Gallix, avant d’arriver à Sept-Iles par la 138 a plus de 14km.

En août, le Festival Innu Nikamu est l’un des plus importants festivals de musique et des arts autochtones en Amérique du Nord. Depuis 35 ans, c’est aussi le lieu de rassemblement des artisans et des touristes qui visitent la région. Il perpétue la tradition des grands rassemblements traditionnels estivaux

Au centre-ville de Rimouski, vous trouverez plusieurs adresses homosympas. Elle se concentre autour du boulevard Saint-Germain, l’artère du centre-ville autour de laquelle tout se passe. La brasserie artisanale Le Bien et le Malt, sur Belzile, tout près du boulevard Saint-Germain, fut l’une des premières adresses à s’afficher homosympa. Ouverte depuis 2008, Le Bien et le Malt propose neuf bières brassées sur place, en plus d’offrir des hydromels, des cidres, des vins d’importations privées et des scotchs. Au menu, la brasserie vous permet de déguster charcuteries, fromages et poissons fumés issus du savoir-faire local et québécois. Depuis l’automne 2014, directement à la boutique de la brasserie, certaines bières sont disponibles en bouteilles pour emporter.

Tout près, Yin Yan Sushi propose les meilleurs sushis en ville. Quand on est si près de la mer, comment résister à ses nigiri, sashimi, hosomaki, maki, pizzas sushi. Le menu offre aussi des plats thaïlandais, malaisiens et autres classiques d’Orient, du steak de thon, tataki de boeuf, crevettes croustillantes, etc.

Aussi en retrait du boulevard St-Germain, depuis près d’un quart de siècle, la brochetterie Chez Gréco propose une cuisine gourmande d’inspiration méditerranéenne mettant à l’honneur grillades, brochettes, fruits de mer, spécialités grecques et  fondues. Du même propriétaire et à la même adresse, Union Pacific  offre dans un chic rustique une cuisine française contemporaine soigneusement présentée..

Pour prolonger l’expérience maritime jusque dans le café, il faut déguster les cafés du Moussonneur , boulevard Saint-Germain. C'est du café vert trempé dans l'eau de mer aux Îles-de-la-Madeleine. Ce café est ensuite séché au soleil, avant d'être torréfié au fur et à mesure de la demande. Ce café d'exception se retrouve en grande quantité dans les mélanges espressos concoctés par le Moussonneur.

Si vous êtes en visite dans la région avant les fêtes de fin d’année, il ne faut pas manquer le Marché des Saveurs du Bas-Saint-Laurent qui réunit chaque année des dizaines de producteurs artisans de toute la région.


Au cœur du village de Knowlton, le Café Buzz est l'une des tables les plus appréciées de la région. Chaleureux et inspirant, ce petit café est le coup de cœur de la comédienne et écrivaine Francine Ruel, qu'elle qualifie d’épuré et raffiné. Les propriétaires Peter et Normand aux commandes de la cuisine et du café vous préparent des sandwichs, soupes, plats du jour, salades ainsi que des gourmandises sucrées, avec une touche européenne et une préoccupation pour une alimentation saine qui valent le détour et qu’on peut manger sur place ou en traiteur!

Juste à côté, Panissimo vous offre une grande sélection de pains préparés à partir d'ingrédients naturels et biologiques, ainsi que des petites douceurs pour vous charmer. Le pain multigrains, le chocolat et zeste d'orange, le pain aux noix et le pain aux raisins, cardamome et gingembre, des délices sont entièrement fabriqués sur place tous les jours et cuits sur sole.

Dans l’ancien village de Foster, L'Auberge du Joli Vent est une table d'exception dans une auberge centenaire. Le chef Hans Christiner propose un menu saisonnier de tradition européenne avec une touche asiatique.

Du côté de l’ancien village de West Brome, le Bistro de l’Auberge West Brome saura vous mettre l'eau à la bouche avec son menu créatif et inspiré, aux accents gastronomiques, fait de plats savoureux avec des ingrédients frais et locaux, avec une carte des vins étoffée comprenant plusieurs vins de la région.

Au cœur de Cowansville, le restaurant Carrément bon vous accueille dans un décor exclusif intégrant le travail d’artistes et artisans de la région. La cuisine est d’inspiration française et toute aussi raffinée. Que ce soit en salle à manger ou sur la terrasse, vous pouvez apporter votre vin.

À la boulangerie artisanale La mie bretonne, vous pourrez vous procurer trente choix de pains avec des farines québécoises pétris dans la tradition française : pains blancs, des pains spéciaux, des pains méditerranéens, des pains au levain et leurs traditionnelles brioches. On y trouve aussi plusieurs viennoiseries, des pâtisseries, des macarons, des sandwichs, du café espresso de qualité, des fromages artisanaux du Québec et des produits d'épicerie.

Entre Cowanswille et West Brome, la pâtisserie Crème et Myrtilles vaut le détour. Pour déguster de délicieuses pâtisseries françaises, du millefeuille à la tarte au citron, ou encore des gâteaux concoctés avec des ingrédients locaux si vous souhaitez une pause sucrée avec un bon café. Vous pouvez aussi faire une pause salée et déguster une quiche savoureuse, une salade délicieuse ou la pizza cuite au four à bois

 

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Au cœur de Shawinigan, le rendez-vous branché c’est certes Le Radoteux. Le resto-lounge se distingue par son design exceptionnel où la combinaison des matériaux nous transporte dans un autre univers. Le Radoteux se distingue aussi par l’amalgame de quatre différentes ambiances créées : la section « Lounge » où il fait bon se retrouver le temps d’un 5@7 branché, la section « Corpo», avec son ambiance à la fois conviviale et professionnelle, adaptée pour les réunions corporative avec ses portes rétractables pour la plus grande discrétion, la section «Foyer » où les couples rêvent de passer une belle soirée romantique et chaleureuse, et finalement la section « Fresque » où les groupes d’amis sont à l’honneur pour une soirée inoubliable. L’été, la terrasse chic-urbaine de 70 places donne directement sur la Place du marché, avec ses spectacles gratuits présentés sporadiquement au cours l’été.

Au cœur du pittoresque village de Saint-Jean-des-Piles, à quelques minutes seulement du majestueux Parc National de la Mauricie et de Shawinigan, l’Auberge Aux Goglus est une des meilleures tables de la région. Ce restaurant ‘Apportez votre vin’ offre une fine cuisine d’arrivages, une cuisine novatrice, une ambiance soignée, intime et chaleureuse et une adresse gourmande pour les plus fins des palais. La carte propose une fine cuisine influencée par les arrivages et inspirée des passions gourmandes de vos hôtes. Une variété unique, des parfums enivrants pour des saveurs à convaincre les plus fins des palais.

 

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Depuis les années1960, la route 138 construite sur les berges et battures de la Côte-de-Beaupré, invite les visiteurs à éviter l’ancestrale avenue Royale qui traverse et relie les villages de la Côte. C’est cette avenue facilement cyclable qu’il faut remonter pour découvrir les charmes et toute l’histoire de la Côte qui nous ramène aux tout débuts de la colonie. Si vous arpentez cette avenue historique, le pendant du Chemin du Roy sur la Côte de Beaupré, quelques arrêts s’imposent aux épicuriens.

Tout d’abord à L’Ange Gardien, arrêtez-vous au Domaine de l’Ange Gardien et découvrez ses vignobles et vergers. Depuis 2007, ce vignoble à moins de vingt minutes du centre-ville de Québec offre des produits de grande qualitéà sa clientèle. Que ce soit dans les champs où le viticulteur travaille avec minutie afin de produire des fruits d’une qualité optimale ou encore dans le chai où les vins sont élaborés avec soin, Le Domaine s’engage à vous livrer le meilleur du terroir québécois.

En poursuivant votre chemin jusqu’à l’historique village de Château Richer, il ne faut pas manquer de vous arrêter à l’historique Auberge Baker. Ici la gastronomie québécoise et européenne est à l’honneur. Alvin A. Baker fit, en 1935, une auberge d'une maison cossue datant du 19e siècle. Vous y retrouverez le charme des auberges de campagne et dégusterez les plats classiques de la cuisine québécoise et française en buffet ou en table d'hôte. La carte des vins est des plus élaborée. À quelques pas, les Gagnon et les Doyon retrouveront les terres de leurs premiers ancêtres en Nouvelle-France.

Si vous poursuivez la route jusqu’à Ste-Anne-de-Beaupré, arrêtez-vous au Café-bistro Le Sainte-Anne, à deux pas de la basilique, au cœur du village. L’endroit est chaleureux, les plats savoureux et le service hors pair ! La jeune équipe a su rafraîchir et mettre au goût du jour la formule café-bistro.

En empruntant la route 138 vers Beaupré ou Charlevoix, faites un arrêt au Café-épicerie Les Trois Becs, une cantine gourmande pour fins gourmets. L’ambiance est chaleureuse propice à la dégustation de cafés, thés, chocolats chauds, produits fins mettant à l’honneur les saveurs régionales de la Côte-de-Beaupré. Durant la belle saison, sa vaste terrasse offre une vue sur l’ile d’Orléans et le fleuve.


Sainte-Agathe-des-Monts avec, en son centre, le bien-nommé Lac des Sables, est depuis un siècle un vaste oasis de santé et haut-lieu de villégiature dans les Laurentides. La ville a su préserver son cachet unique et son architecture qui témoigne de cette histoire. De nombreux attraits et activités vous sont proposés été comme hiver : de magnifiques plages, des croisières sur le lac et des activités nautiques, des spectacles en plein-air au bord de l'eau, un théâtre renommé, un camping reconnu, du ski de fond, des sentiers de raquette et de randonnée pédestre, de l’escalade et des tyroliennes, et aussi du patinage sur le lac. À cette offre, s’ajoutent de charmantes boutiques, des restaurants réputés et une offre d’hébergement des plus diversifiée dont plusieurs sont homosympas.

Fondé en 1849, c’est vraiment avec l’arrivée du premier train en 1892 que le développement touristique du village prend son envol. Sainte-Agathe-des-Monts devient alors la destination favorite des riches hommes d’affaires anglophones de Montréal. Dès 1928, plus de 11 000 y skieurs arrivent par train. C’est de cette époque que date la présence toujours visible de la communauté anglophone. C’est ici que le controversé écrivain anglo-montréalais Mordecaï Richler situe l’action de son célèbre roman L'Apprentissage de Duddy Kravitz.

L’architecture particulière des grandes maisons de Sainte-Agathe-des-Monts, munies de grandes galeries couvertes et de solariums, rappelle l’époque où l’air pur et le soleil attiraient les malades et convalescents atteints de tuberculose, une maladie qui était endémique aux débuts du XXe siècle au Québec.

Le magnifique Lac des Sables dont la magie opère autant que le paysage inspirant qui l’entoure au cœur de la ville, vous offre trois belles plages de sable. La plage Major est la plus grande. La plage Tessier, la deuxième plage en importance, est l’endroit idéal pour se reposer au soleil et profiter de la tranquillité des Laurentides. La plage Sainte-Lucie au cœur de la ville de Sainte-Agathe-des-Monts, sur la rue Larocque, permet aux visiteurs de se rafraîchir tout en profitant des services du centre-ville.

Le Théâtre Le Patriote fondé en 1968 est un lieu mythique de la vie culturelle québécoise qui a vu défiler nos plus grands artistes de la chanson et de la scène de Gilles Vigneault à Pierre Lapointe et Ariane Moffatt.

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À Sainte-Agathe, les amateurs de sensations fortes ne manqueront pas de visiter le parc d'aventures en montagne Tyroparc avec ses quatre méga-tyroliennes, sa Via Ferrata, la descente en rappel, la randonnée pédestre et la tyrolienne de nuit. Vous découvrirez le cœur des Laurentides en voltigeant à 115 m du sol et ce, sur une distance de 2,6 km, l'un des parcours aériens les plus hauts au Canada.

À Val-des-Lacs, au nord de Ste-Agathe, le centre Kanatha-Aki invite les amants de la nature à des activités d'hiver et d'été, à l’évasion et à sa découverte dans ce qu'elle a de plus beau et de plus sauvage à vous offrir. Reposant sur la philosophie amérindienne du Kanatha-Aki qui signifie en algonquin gardien de la terre sans frontière, le centre offre divers forfaits personnalisés comprenant la balade, randonnée, excursion ou expédition, le traîneau à chiens, le cheval, la survie en forêt, la pêche toutes saisons, une journée authentique de coureur des bois, la rencontre avec le bison des bois et un site traditionnel amérindien. Les nuitées se passent sous un tipi, un refuge, dans la cabane du trappeur ou en camping sauvage.


Au beau milieu de ce vaste terroir, Granby et Bromont comptent plusieurs tables homosympas offrant les produits de la région.

À Granby, le resto Il Piccolo de l’Hôtel Saint-Christophe propose une cuisine internationale aux saveurs méditerranéennes. Malgré le nom italien, le chef est portugais. Aussi des tapas d’inspiration ibérique sont au menu. Le bistro met à l’honneur un belle carte de vins en importation privée. La magnifique terrasse, attenante à la salle à manger, offre une vue prenante sur le lac Boivin.

Avec ses deux restaurants, en à peine 5 ans C’est Belge s’est construit une renommée à Granby une solide réputation pour ses fameux déjeuners gastronomiques mariant recettes européennes classiques aux déjeuners québécois spécialisés dans les œufs bénédictines et les gaufres. Philippe Payen, une figure bien connue du Village aux débuts des années 2000, a donné raison à l’adage qui dit ‘Qui prend mari, prend pays’ en faisant connaître la cuisine belge dans son pays d’adoption. C’est Belge offre des produits naturels et bio, toujours de provenance de producteurs de la région.

À quelques km de Granby, à L’Ange Gardien, le Bistro Colombine vous fera découvrir une fine cuisine avec une touche à connotation française, autant dans l’amalgame des goûts que dans la beauté des plats. À déguster à l’intérieur ou sur la terrasse en été. À la même enseigne, il faut goûter à la finesse et l’authenticité du goût de Chocolats Colombe..

La micro-brasserie Le Brouemont propose plus de vingt recettes de bière artisanale brassées sur place. On raconte que c’est la meilleure micro-brasserie de tous les Cantons de l’Est. Ses bières se marient à la cuisine pub offerte au restaurant qui comprend d’excellents burgers. C’est un rendez-vous recherché en après-ski.

Si vous êtes amateur de chocolat, le Vieux Village de Bromont célèbre fin mai la Fête du Chocolat, une fête qui se veut la plus gourmande au Québec.


Rosemont-La-Petite-Patrie, au cœur de la ville et de l’Ile de Montréal, est un arrondissement qui attire de plus en plus de gais et lesbiennes au fur et à mesure que le Plateau-Mont-Royal se sature. Le mouvement s’est amorcé avec le redéveloppement du pôle Angus où bon nombre de gais se sont installés, et avec le débordement vers le nord de la forte présence lesbienne sur le Plateau.

Plus distants du centre-ville, ce sont des quartiers d’abord et avant tout résidentiels au cœur de l’identité montréalaise. Culturellement, c’est l’univers du groupe Beau Dommage et de son légendaire 6760, Saint-Vallier, Montréal, un des groupes musicaux à avoir le mieux exprimé la culture montréalaise. Ce Montréal familial était jusqu’à la fin du XXe siècle un Montréal où la communauté gaie et lesbienne était plutôt invisible, se résumant à la présence de saunas gais. Un Montréal traditionnel où comme dit la chanson de Beau Dommage les ‘garçons agaçai(en)t les filles et s’appelai(en)t tapette’. Pour moi, c’est le quartier où j’ai grandi au moment où, comme les gais et lesbiennes maintenant, les jeunes familles dans la deuxième moitié du XXe siècle débordaient du Plateau ou d’Hochelaga-Maisonneuve vers Rosemont. C’est aussi le quartier développé il y a un siècle largement par mon grand-oncle, le promoteur immobilier Ucal-Henri Dandurand, un quartier qui doit son nom à la mère de celui-ci, Rose Philipps.

D’un point de vue architectural, surtout dans sa partie ouest, c’est un quartier où l’architecture résidentielle est dominée par cet élément montréalais bien spécifique de la première moitié du XXe siècle, une période de grande expansion de Montréal qui a donné à la métropole sa couleur originale, qu’est l’escalier extérieur en fer forgé menant aux étages. Le visiteur peut s’imprégner de cette vie urbaine où la ruelle était un lieu de socialisation et où on entendait crier aux enfants qui y jouaient comme dans la chanson de Beau Dommage ‘Manon vient souper, si tu viens pas, tu pourras t’en passer. Attends pas que môman soit tannée, pis qu’a descende.’ En arpentant ses rues et ruelles, vous décrirez cette atmosphère qui a marqué la vie montréalaise et qu’on retrouve dans les œuvres des auteurs urbains de Tremblay à Beau Dommage en passant par Yvon Deschamps. Si vous rencontrez encore un hangar autrefois si commun, ayez une pensée pour tous ces jeunes qui y ont fait du touche-pipi, joué au docteur et découvert leur sexualité. Les nombreuses initiatives de l’arrondissement pour verdir ses rues déjà bien souvent bordées d’arbres d’âge mûr, rendent la ballade agréable d’un jardin de rue à l’autre, d’une ruelle verte à l’autre. C’est d’ailleurs dans cet arrondissement qu’on compte le plus grand nombre de ruelles vertes à Montréal.

Depuis des décennies, ce sont des quartiers vers où les Montréalais convergent, que ce soit pour s’approvisionner au Marché Jean-Talon, magasiner rue Saint-Hubert, aller voir un film au cinéma Beaubien ou visiter le Jardin Botanique. Après des décennies de concurrence féroce des centres commerciaux de banlieues, ces pôles se revitalisent à la faveur d’un retour des commerces de quartier et des produits frais et de qualité, du terroir. Ce renouveau est perceptible sur les rues commerciales de l’arrondissement.

La Plaza Saint-Hubert compte plusieurs adresses homosympas. C’est là qu’on trouve le seul établissement spécifiquement gai de l’arrondissement, le Sauna Saint-Hubert. À proximité, la succursale de la Plaza de la librairie Raffin tient depuis 2005 un rayon consacrée à la littérature gaie et lesbienne. Non loin, Isabelle Lehoux offre ses bijoux et créations. Presqu’à l’extrémité nord de la Plaza, Il Boléro est un lieu couru par les fans de fétichisme et de vêtements sexy pour elle et lui.

Parc Molson

Si vous magasinez sur la Plaza, il faut faire un détour aux Délires du Terroir. Cette microboutique aux allures d’épicerie de village, offre un voyage des sens, à la découverte du terroir québécois : fromages, confitures, gourmandises et bières de micro-brasserie sont à l’honneur.

Si vous voulez casser la croûte, le Fixe Café offre d’excellents cafés et des brunchs gargantuesques d’inspiration espagnole très inspirés. Non loin, à la Casa do Alentejo, c’est plutôt la cuisine du Portugal qui est à l’honneur avec ses grillades et un rapport qualité/prix inégalé à Montréal. Pour finir votre visite en beauté, faites un saut à La Récolte, rue Bélanger à deux pas de la Plaza, Ici, on mange bio, équitable et responsable, avec des produits frais du marché. La carte change selon l’humeur des chefs et les saisons.

Au-delà du pôle commercial majeur qu’est la Plaza Saint-Hubert la transformation du quartier est aussi très perceptible sur la rue Beaubien. C’est là qu’à pignon sur rue depuis quatre ans un bar un peu spécial sur la scène alternative, dans une ancienne salle de quilles, très homosympa, Notre-Dame-des-Quilles. Tout le long de la rue jusqu’aux alentours du cinéma Beaubien, les boutiques spécialisées, cafés, restos et bars de quartier se sont multipliés. L’été, la rue s’anime de terrasses installées sur le domaine public. La dernière coqueluche du quartier, c’est le bistro Les Beaux-frères sur Beaubien où la cuisine méditerranéenne revisitée est à l’honneur dans un décor branché avec vue sur le splendide Parc Molson. Recommandé avant ou après un excellent film du cinéma Beaubien voisin.

La rue Masson, juste au nord du pôle Angus, a connu aussi depuis vingt ans une revitalisation et plusieurs établissements homosympas y ont ouvert. Certains parlent d’une ‘plateauisation’ du quartier, mais il s’agit d’une exagération. Les commerces et leur densité répondent encore principalement aux besoins de l’arrondissement, un arrondissement aussi populeux que la plupart des grandes villes régionales du Québec avec ses 137,000 résidants.


À mi-chemin entre Montréal et Sherbrooke, à quelques km de Granby, Bromont jouit d’un cadre naturel enchanteur autour d’une montagne à plusieurs sommets qu’on appelle le mont Brome (d’où le nom Bromont), le mont Gale et un plus petit pic, presqu'une colline, le mont Soleil. La plaine autour de cette masse montagneuse est plate et vallonnée par endroits, traversée par la rivière Yamaska qui prend sa source dans le lac Brome. Entre ces pics montagneux, les lacs Bromont et Gale sont alimentés par les sources de la montagne. Un des dernières montérégiennes, le mont Brome avec plus de 500 mètres est la deuxième en altitude après le mont Mégantic.

Ce cadre enchanteur en a fait une destination plein-air de villégiature quatre-saisons, Une grande partie du mont Brome accueille Bromont, montagne d'expériences, un méga-complexe touristique qui comprend des installations majeures de ski alpin, un méga-parc aquatique, des résidences de vacances et des habitations résidentielles, mais un domaine naturel sur le mont Gale compte aussi sur une zone protégée, réunissant des terrains privés à des buts de conservation et de randonnée. La montagne est le plus grand domaine skiable éclairé en Amérique du Nord avec 143 pistes et sous-bois répartis sur sept versants.

Ville créée en 1964 par le regroupement de divers villages, le développement de Bromont a d’abord été planifié comme une ville-modèle inspirée du concept de cité-jardin. Le tourisme est devenu au fil des années la principale activité économique de la ville qui s’est étendue en fusionnant d’autres villages. De nombreux montréalais y ont une résidence secondaire quand ils n’ont pas choisi d’y vivre.

Un des joyaux de Bromont, c’est le Spa Balnéa, la plus grande station thermale au Québec. Le spa surplombe une réserve naturelle d’une beauté à couper le souffle. Son architecture d’avant-garde et la splendeur du site en font un lieu d’exception. Avec un large éventail de services incluant rituels de soins de beauté et massages inspirés des quatre coins du monde, des aires de repos éclectiques, un club de plage d’inspiration méditerranéenne, une fine cuisine saisonnière et une carte des vins élaborée, de la randonnée en montagne et du yoga aux abords de son lac privé, ce spa porte à un nouveau niveau l’expérience thermale. Outre Balnéa, la région compte plusieurs établissements plus petits qui offrent de services de spa pour ceux qui préfèrent une expérience plus intimiste. À Saint-Alphonse de Granby, à quelques km, Bain de nature offre un gite du passant et un centre de naturisme pour hommes dans un décor enchanteur avec des jardins magnifiques et un étang.

Bromont compte plusieurs établissements homosympas dont quelques auberges et gites sympathiques et romantiques idéals pour le cocooning.

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