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Archive du blog pour 2025


Rosemont-La-Petite-Patrie, au cœur de la ville et de l’Ile de Montréal, est un arrondissement qui attire de plus en plus de gais et lesbiennes au fur et à mesure que le Plateau-Mont-Royal se sature. Le mouvement s’est amorcé avec le redéveloppement du pôle Angus où bon nombre de gais se sont installés, et avec le débordement vers le nord de la forte présence lesbienne sur le Plateau.

Plus distants du centre-ville, ce sont des quartiers d’abord et avant tout résidentiels au cœur de l’identité montréalaise. Culturellement, c’est l’univers du groupe Beau Dommage et de son légendaire 6760, Saint-Vallier, Montréal, un des groupes musicaux à avoir le mieux exprimé la culture montréalaise. Ce Montréal familial était jusqu’à la fin du XXe siècle un Montréal où la communauté gaie et lesbienne était plutôt invisible, se résumant à la présence de saunas gais. Un Montréal traditionnel où comme dit la chanson de Beau Dommage les ‘garçons agaçai(en)t les filles et s’appelai(en)t tapette’. Pour moi, c’est le quartier où j’ai grandi au moment où, comme les gais et lesbiennes maintenant, les jeunes familles dans la deuxième moitié du XXe siècle débordaient du Plateau ou d’Hochelaga-Maisonneuve vers Rosemont. C’est aussi le quartier développé il y a un siècle largement par mon grand-oncle, le promoteur immobilier Ucal-Henri Dandurand, un quartier qui doit son nom à la mère de celui-ci, Rose Philipps.

D’un point de vue architectural, surtout dans sa partie ouest, c’est un quartier où l’architecture résidentielle est dominée par cet élément montréalais bien spécifique de la première moitié du XXe siècle, une période de grande expansion de Montréal qui a donné à la métropole sa couleur originale, qu’est l’escalier extérieur en fer forgé menant aux étages. Le visiteur peut s’imprégner de cette vie urbaine où la ruelle était un lieu de socialisation et où on entendait crier aux enfants qui y jouaient comme dans la chanson de Beau Dommage ‘Manon vient souper, si tu viens pas, tu pourras t’en passer. Attends pas que môman soit tannée, pis qu’a descende.’ En arpentant ses rues et ruelles, vous décrirez cette atmosphère qui a marqué la vie montréalaise et qu’on retrouve dans les œuvres des auteurs urbains de Tremblay à Beau Dommage en passant par Yvon Deschamps. Si vous rencontrez encore un hangar autrefois si commun, ayez une pensée pour tous ces jeunes qui y ont fait du touche-pipi, joué au docteur et découvert leur sexualité. Les nombreuses initiatives de l’arrondissement pour verdir ses rues déjà bien souvent bordées d’arbres d’âge mûr, rendent la ballade agréable d’un jardin de rue à l’autre, d’une ruelle verte à l’autre. C’est d’ailleurs dans cet arrondissement qu’on compte le plus grand nombre de ruelles vertes à Montréal.

Depuis des décennies, ce sont des quartiers vers où les Montréalais convergent, que ce soit pour s’approvisionner au Marché Jean-Talon, magasiner rue Saint-Hubert, aller voir un film au cinéma Beaubien ou visiter le Jardin Botanique. Après des décennies de concurrence féroce des centres commerciaux de banlieues, ces pôles se revitalisent à la faveur d’un retour des commerces de quartier et des produits frais et de qualité, du terroir. Ce renouveau est perceptible sur les rues commerciales de l’arrondissement.

La Plaza Saint-Hubert compte plusieurs adresses homosympas. C’est là qu’on trouve le seul établissement spécifiquement gai de l’arrondissement, le Sauna Saint-Hubert. À proximité, la succursale de la Plaza de la librairie Raffin tient depuis 2005 un rayon consacrée à la littérature gaie et lesbienne. Non loin, Isabelle Lehoux offre ses bijoux et créations. Presqu’à l’extrémité nord de la Plaza, Il Boléro est un lieu couru par les fans de fétichisme et de vêtements sexy pour elle et lui.

Parc Molson

Si vous magasinez sur la Plaza, il faut faire un détour aux Délires du Terroir. Cette microboutique aux allures d’épicerie de village, offre un voyage des sens, à la découverte du terroir québécois : fromages, confitures, gourmandises et bières de micro-brasserie sont à l’honneur.

Si vous voulez casser la croûte, le Fixe Café offre d’excellents cafés et des brunchs gargantuesques d’inspiration espagnole très inspirés. Non loin, à la Casa do Alentejo, c’est plutôt la cuisine du Portugal qui est à l’honneur avec ses grillades et un rapport qualité/prix inégalé à Montréal. Pour finir votre visite en beauté, faites un saut à La Récolte, rue Bélanger à deux pas de la Plaza, Ici, on mange bio, équitable et responsable, avec des produits frais du marché. La carte change selon l’humeur des chefs et les saisons.

Au-delà du pôle commercial majeur qu’est la Plaza Saint-Hubert la transformation du quartier est aussi très perceptible sur la rue Beaubien. C’est là qu’à pignon sur rue depuis quatre ans un bar un peu spécial sur la scène alternative, dans une ancienne salle de quilles, très homosympa, Notre-Dame-des-Quilles. Tout le long de la rue jusqu’aux alentours du cinéma Beaubien, les boutiques spécialisées, cafés, restos et bars de quartier se sont multipliés. L’été, la rue s’anime de terrasses installées sur le domaine public. La dernière coqueluche du quartier, c’est le bistro Les Beaux-frères sur Beaubien où la cuisine méditerranéenne revisitée est à l’honneur dans un décor branché avec vue sur le splendide Parc Molson. Recommandé avant ou après un excellent film du cinéma Beaubien voisin.

La rue Masson, juste au nord du pôle Angus, a connu aussi depuis vingt ans une revitalisation et plusieurs établissements homosympas y ont ouvert. Certains parlent d’une ‘plateauisation’ du quartier, mais il s’agit d’une exagération. Les commerces et leur densité répondent encore principalement aux besoins de l’arrondissement, un arrondissement aussi populeux que la plupart des grandes villes régionales du Québec avec ses 137,000 résidants.

On doit à Carlo Onorato Catelli, l’un des fondateurs de la Petite-Italie,  l’adoption par les Québécois des pâtes alimentaires dans leur alimentation quotidienne. Arrivé à Montréal en 1866 à l’invitation de son oncle, le sculpteur Carlo Catelli, dès l’âge de 18 ans, il commence à rouler des macaronis et des vermicelles à la main au sein de sa propre entreprise. La première usine de pâtes du Canada voit ainsi le jour, rue St-Paul dans le Vieux-Montréal, en 1867. Dès 1920, l’usine qu’il a ouvert rue Bellechasse dans la Petite-Italie est mécanisée. Intégré dès le début à la vie montréalaise, il marie une fille du pays et devient un homme d’affaires prospère et impliqué dans sa communauté.  On trouve encore aujourd’hui la marque Catelli dans toutes les épiceries au Québec et les pâtes dont il a apporté le secret dans sa besace, fait désormais partie du quotidien des Québécois.

C’est aussi dans la petite Italie qu’une véritable institution, la Pizzeria Napoletana, a fait découvrir depuis 1948 la riche tradition de la pizza napolitaine à croûte mince aux Montréalais. D’abord un petit bar fréquenté par les immigrants italiens qui voulaient goûter les saveurs nostalgiques de leur pays d’origine, cet établissement préserve cet héritage familial caractérisé par la simplicité et l’authenticité des recettes. La terrasse au coin de la rue Dante est très appréciée et en prime on peut apporter son propre vin.

Du côté du marché, il faut faire un tour chez Pastificcio Sacchetto, un fabriquant artisanal de pâtes et de sauces tomate. Cette fabrique de pâtes fraîches a ouvert ses portes il y a plus de 30 ans. On y trouve les spécialités italiennes des Sacchetto: les pâtes farcies, raviolis, tortellinis au fromage ou à la viande, medaglionis farcis au ricotta et au veau. Vous craquerez pour ses saveurs et sa fraîcheur. Ses amis taquinent le proprio en le déclarant grand-prêtre du pastafarisme.

Sans aucun rapport avec la cuisine italienne, la Dinette Triple Crown, rue Clark, est un secret de quartier à découvrir qui offre le comfort food du sud des États-Unis. On peut bien sûr manger sur place, mais c’est largement un restaurant où on va chercher quelque chose pour apporter. Du poulet frit, du porc effiloché ou du brisket fumé avec trois accompagnements. La Dinette vous offre tout le nécessaire pour faire un pique-nique au Parc de la Petite-Italie en face.

Au centre-ville de Rimouski, vous trouverez plusieurs adresses homosympas. Elle se concentre autour du boulevard Saint-Germain, l’artère du centre-ville autour de laquelle tout se passe. La brasserie artisanale Le Bien et le Malt, sur Belzile, tout près du boulevard Saint-Germain, fut l’une des premières adresses à s’afficher homosympa. Ouverte depuis 2008, Le Bien et le Malt propose neuf bières brassées sur place, en plus d’offrir des hydromels, des cidres, des vins d’importations privées et des scotchs. Au menu, la brasserie vous permet de déguster charcuteries, fromages et poissons fumés issus du savoir-faire local et québécois. Depuis l’automne 2014, directement à la boutique de la brasserie, certaines bières sont disponibles en bouteilles pour emporter.

Tout près, Yin Yan Sushi propose les meilleurs sushis en ville. Quand on est si près de la mer, comment résister à ses nigiri, sashimi, hosomaki, maki, pizzas sushi. Le menu offre aussi des plats thaïlandais, malaisiens et autres classiques d’Orient, du steak de thon, tataki de boeuf, crevettes croustillantes, etc.

Aussi en retrait du boulevard St-Germain, depuis près d’un quart de siècle, la brochetterie Chez Gréco propose une cuisine gourmande d’inspiration méditerranéenne mettant à l’honneur grillades, brochettes, fruits de mer, spécialités grecques et  fondues. Du même propriétaire et à la même adresse, Union Pacific  offre dans un chic rustique une cuisine française contemporaine soigneusement présentée..

Pour prolonger l’expérience maritime jusque dans le café, il faut déguster les cafés du Moussonneur , boulevard Saint-Germain. C'est du café vert trempé dans l'eau de mer aux Îles-de-la-Madeleine. Ce café est ensuite séché au soleil, avant d'être torréfié au fur et à mesure de la demande. Ce café d'exception se retrouve en grande quantité dans les mélanges espressos concoctés par le Moussonneur.

Si vous êtes en visite dans la région avant les fêtes de fin d’année, il ne faut pas manquer le Marché des Saveurs du Bas-Saint-Laurent qui réunit chaque année des dizaines de producteurs artisans de toute la région.


En 1969, le premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau a pris trois décisions controversées. Avec le bill Omnibus, il a décriminalisé les actes homosexuels en privé entre adultes consentants, avec la loi sur le bilinguisme fédéral il a fait du français et de l’anglais les deux langues officielles du Canada … et il a choisi le site de Sainte-Scholastique pour le nouvel aéroport international de Montréal en plein territoire agricole. Il ne s’attendait probablement pas à ce que ce soit cette dernière décision qui soit la plus controversée.

Les expropriations massives d’agriculteurs qui s’ensuivirent dans les limites ce qui est maintenant la ville de Mirabel, née de la fusion des anciens villages du territoire, expropriations qui visaient quinze fois plus de terrains que ce qu’occupa l’aéroport au fait de sa gloire, allaient amener une longue saga juridico-politique qui allaient durer plus d’un tiers de siècle. Ce n’est en effet qu’en 2006, après la fermeture définitive de l’aéroport aux vols de passagers, que les dernières rétrocessions de terres furent complétées.

Aujourd’hui, le fan de Starmania ne retrouvera plus en l’an 2016 le Mirabel auquel Luc Plamondon fait référence dans sa chanson Monopolis. L’aérogare vient d’être démolie et les pistes d’atterrissage servent désormais aux entreprises de l’industrie aéronautique maintenant installées autour de l’ancien aéroport comme Bombardier. L’agriculture a repris largement sa place malgré le développement rapide de la nouvelle ville de Mirabel dont la population a quadruplé durant les 45 dernières années passant à plus de 42,000 habitants. Ironiquement, c’est aujourd’hui l’ancien aéroport de Dorval, à ne pas confondre avec Mirabel, qui porte le nom de l’ancien premier ministre décédé.

Regarder le beau

Certains soutiennent que Mirabel vient de l’occitan et voudrait dire ‘regarde le beau’, soit une vue panoramique pour admirer la beauté du paysage. En poursuivant de Saint-Eustache vers Mirabel votre exploration du terroir laurentien, le rang de la Fresnière vous amènera jusqu’à Intermiel, un de ses joyaux. L’entreprise se démarque par son originalité et son côté innovateur. Au fil des ans, plusieurs gammes de produits, issus des matières premières de la ferme ont vu le jour : des miels bien sûrs, mais aussi des hydromels, du sirop et des produits de l’érable, des produits et du moût de pomme, ainsi que des cidres de glace.

Un peu plus loin sur le rang Saint-Vincent, la Route des Gerbes d’Angélica vous fait découvrir dans un cadre champêtre enchanteur sur sept âcres quatorze magnifiques jardins thématiques, une merveille pour les sens . Des aires de pique-nique, de jeux, un pavillon couvert, boutique et petit bistro offrant de nombreux produits du terroir.


À mi-chemin entre Montréal et Sherbrooke, à quelques km de Granby, Bromont jouit d’un cadre naturel enchanteur autour d’une montagne à plusieurs sommets qu’on appelle le mont Brome (d’où le nom Bromont), le mont Gale et un plus petit pic, presqu'une colline, le mont Soleil. La plaine autour de cette masse montagneuse est plate et vallonnée par endroits, traversée par la rivière Yamaska qui prend sa source dans le lac Brome. Entre ces pics montagneux, les lacs Bromont et Gale sont alimentés par les sources de la montagne. Un des dernières montérégiennes, le mont Brome avec plus de 500 mètres est la deuxième en altitude après le mont Mégantic.

Ce cadre enchanteur en a fait une destination plein-air de villégiature quatre-saisons, Une grande partie du mont Brome accueille Bromont, montagne d'expériences, un méga-complexe touristique qui comprend des installations majeures de ski alpin, un méga-parc aquatique, des résidences de vacances et des habitations résidentielles, mais un domaine naturel sur le mont Gale compte aussi sur une zone protégée, réunissant des terrains privés à des buts de conservation et de randonnée. La montagne est le plus grand domaine skiable éclairé en Amérique du Nord avec 143 pistes et sous-bois répartis sur sept versants.

Ville créée en 1964 par le regroupement de divers villages, le développement de Bromont a d’abord été planifié comme une ville-modèle inspirée du concept de cité-jardin. Le tourisme est devenu au fil des années la principale activité économique de la ville qui s’est étendue en fusionnant d’autres villages. De nombreux montréalais y ont une résidence secondaire quand ils n’ont pas choisi d’y vivre.

Un des joyaux de Bromont, c’est le Spa Balnéa, la plus grande station thermale au Québec. Le spa surplombe une réserve naturelle d’une beauté à couper le souffle. Son architecture d’avant-garde et la splendeur du site en font un lieu d’exception. Avec un large éventail de services incluant rituels de soins de beauté et massages inspirés des quatre coins du monde, des aires de repos éclectiques, un club de plage d’inspiration méditerranéenne, une fine cuisine saisonnière et une carte des vins élaborée, de la randonnée en montagne et du yoga aux abords de son lac privé, ce spa porte à un nouveau niveau l’expérience thermale. Outre Balnéa, la région compte plusieurs établissements plus petits qui offrent de services de spa pour ceux qui préfèrent une expérience plus intimiste. À Saint-Alphonse de Granby, à quelques km, Bain de nature offre un gite du passant et un centre de naturisme pour hommes dans un décor enchanteur avec des jardins magnifiques et un étang.

Bromont compte plusieurs établissements homosympas dont quelques auberges et gites sympathiques et romantiques idéals pour le cocooning.


Avec sa vingtaine de bars, pubs, clubs et discothèques, le Village est le principal centre de la vie nocturne gaie au Québec. Certains établissements sont de véritables institutions. Le Complexe Sky avec son pub, son club, sa terrasse sur le toit où on trouve aussi une piscine, est un incontournable depuis vingt ans. Il se dresse dans la même bâtisse que l'ancienne Boîte En-Haut, le premier bar gai du Village, ce qui en fait le plus vieux lieu de rencontres gaies toujours ouvert depuis plus de 40 ans.

Une visite du Village gai ne saurait être complète sans une soirée au Cabaret Mado où règne la célèbre drag queen Mado Lamotte sur une cour de personnificateurs féminins et autres artistes défiant les genres. Vous le trouverez facilement avec le personnage clownesque de Mado sur la devanture.

Le Unity et le Play Montréal sont deux discothèques des plus populaires. Le Stéréo, célèbre afterhours reconnu pour la qualité de son système de son, accueille une clientèle branchée mixte, gaie et hétéro, ce qui témoigne de l'ouverture d'esprit de la métropole. Ces clubs accueillent régulièrement les meilleurs DJs du circuit gai.

Les amateurs d’hommes barbus et poilus, de cuir et de jeans se retrouvent à l'Aigle Noir ou au Stud, alors que les filles se donnent rendez-vous au Cocktail, le vendredi. Pour un verre entre amis dans une atmosphère chaleureuse, le Lounge L’Un & L’Autre, rue Amherst, est fort apprécié.

Le quartier ne manque pas à la réputation de ville ouverte de Montréal avec ses saunas, ses bars de danseurs nus, sans parler des lieux de drague. Les touristes apprécient beaucoup les bars de danseurs nus comme le Stock et le Campus qui dénudent depuis des décennies les plus beaux garçons de la ville. Avec de nombreux hôtels, auberges et gîtes à proximité, il est facile de profiter de sa vie trépidante 24 heures sur 24. Avec sa centaine de cafés et restaurants, les visiteurs trouveront toujours une table et une atmosphère à leur goût. Il est littéralement possible d’y faire le tour du monde dans votre assiette. Pour faire des emplettes, l’homme gai trouvera tout l’essentiel dans les boutiques du Village.


En longeant le canal de Lachine, vous pourrez explorer parmi les plus anciens quartiers de la métropole, les seuls, en-dehors des faubourgs à l’est du Vieux-Montréal où a pris racine le Village, à avoir été massivement bâti à l’époque où le cheval était encore maître dans nos rues. Comme dans le Village, vous y verrez des portes cochères donnant accès aux cours où se trouvaient les écuries avant l’adoption de ce mode d’urbanisme bien britannique qu’est la ruelle dans la 2e moitié du XIXe siècle.

Le redéveloppement de Griffintown a profondément transformé la rue Notre-Dame qui avait été au XIXe siècle la principale artère commerciale du secteur. Précédé par le réaménagement de la Petite-Bourgogne au nord qui avait largement gentrifié ce quartier où se concentrait la communauté noire anglophone au début du XXe siècle, un quartier qui avait vu naître le jazz à Montréal, le redéveloppement des abords du Canal au sud de Notre-Dame a transformé cette artère où avaient élu domicile les antiquaires à la fin du XXe siècle. Les cafés, restos, les bars branchés s’y sont multipliés, donnant une nouvelle vie à cette artère. Ce renouveau est très visible des limites du centre-ville, rue Peel jusqu’aux abords du Marché Atwater dans Saint-Henri.

Dans Pointe-St-Charles, il faut faire un détour par la Maison Saint-Gabriel. C'est l'un des rares bâtiments du XVIIe siècle encore debout sur l’Ile de Montréal. C’est la plus ancienne maison de ferme de l’Ile de Montréal. Construite par François Le Ber vers 1660, cette belle maison de ferme sert alors à accueillir les filles du Roy jusqu'en 1673. Elle est aussi utilisée comme ouvroir et petite école. Détruite par un incendie en 1693, seuls la laiterie et l'appentis-est résistent aux flammes. En 1698, elle est reconstruite sur les fondations du bâtiment d'origine. C’est aujourd’hui un musée qui rappelle le mode de vie à Montréal à l’époque de la Nouvelle-France.

Au sud du Canal, c’est vers Verdun que beaucoup de gais se sont dirigés. D’abord à l’ile des Sœurs où ont élu domicile plusieurs créateurs et artistes dans les nouveaux développements au bord du fleuve depuis une quarantaine d’années. Puis au cœur de cette ancienne banlieue maintenant annexée à Montréal, attiré par les grands logements à prix abordable. Ceci a grandement contribué à redynamiser la principale artère commerciale du quartier, la rue Wellington.


La vieille ville, autrefois emmurée, construite sur le port, a une tradition gastronomique qui remonte aux débuts de la colonie. C’était l’époque des auberges qui accueillaient les visiteurs venus de tout le continent et d’outre-Atlantique. La Maison Pierre-du-Calvet construite en 1771 témoigne de cette longue tradition. C’est le plus vieux bâtiment de Montréal à toujours accueillir les visiteurs et à leur offrir sa table copieuse dans la tradition des auberges du XVIIIe siècle.

Depuis cette époque, l’offre gastronomique s’est bien sûr diversifiée et on trouve d’excellentes tables partout dans ce quartier historique. Près de l’Église Notre-Dame, il faut découvrir la cuisine moléculaire de Fibo. C’est toute une expérience. On peut aussi débuter ou terminer sa soirée au-rez-de-chaussée dans l’atmosphère branchée de L’Assommoir où les produits du terroir sont à l’honneur. À quelques pas, Le Chat Noir propose des plats typiquement français tels le pâté chinois au canard, les rognons ou le foie de veau, le boeuf bourguignon ou la bavette de boeuf dans l’atmosphère très détendue et feutrée et romantique d'un petit resto sans prétention dans l’atmosphère chaleureuse d’un bâtiment historique

Avec le redéveloppement du Faubourg aux Récollets à l’ouest du Vieux-Montréal, la rue McGill qui mène du Vieux-Port au square Victoria, est devenu un nouvel axe couru avec ses beaux restos et bistros. Dans un décor décontracté, chaleureux et convivial, Ikanos invite à redécouvrir les classiques de la cuisine de la Grèce et de la Méditerranée réinventés par Constant Mentzas, son chef-propriétaire. Ici les fruits de mer et poissons sont sélectionnés avec soin en fonction des arrivages et grillés sur feu de bois dans un four à braise. Aménagé sur le site de l’ancien couvent des Sœurs Grises plus près du Vieux-Port, le Bistro Brasserie Les Sœurs Grises propose des bières artisanales, des bières brassées sur place et un menu composé de produits locaux. Non loin de là, l'Atelier d'Argentine est un endroit au style et au menu typiquement argentin, qui vous donnera l'impression de vous retrouver au coeur de Buenos Aires. Le menu mets l'accent sur la qualité des ingrédients utilisés, et reflète fidèlement la nourriture argentine contemporaine. L’aventure se prolonge en découvrant la route des vins d’Argentine.

En poursuivant la route au-delà de Métis-sur-mer, on entre dans la Matanie par les jolis villages de Baie-des-sables et de Saint-Ulric.

Le village de Baie-des-Sables est reconnu  pour son patrimoine architectural : les jolies maisons, le quai, l’ancien moulin (1838), le presbytère (1864) et l’imposant clocher de son église, laquelle est ouverte au public pendant la période estivale pour visite et exposition d’artisanat local.

En passant par Baie-des-Sables, arrêtez-vous à l’Atelier Bertrand où l’artiste  vous invite à son atelier-boutique pour découvrir ses créations réalisées à partir de bois flotté (aussi appelé bois de mer ou bois de grève) et d'autres matériaux déposés par les marées sur la grève de Baie-des-Sables.  Ces créations écoresponsables sont réalisées à partir de ressources locales, qui se renouvellent continuellement, jour après jour, saison après saison, à deux pas de l’atelier.

Le village voisin de Saint-Ulric est riche aussi en patrimoine bâti et historique. L’église dont la construction de style néoclassique remonte à 1878, est l’une des plus intéressantes sur le plan architectural dans l’est du Québec.  Mais sa principale attraction, c’est sans contredit le vignoble Carpinteri avec sa villa toscane au beau milieu de la Gaspésie.

Les familles homoparentales trouveront un accueil et un environnement chaleureux au Gite Confort et Chocolat au cœur du village. Ce gite offre des suites bien adaptées aux familles avec enfants qui raffoleront de la chocolaterie et de la crèmerie attenantes pendant que les parents siroteront un café.  Le Gite est voisin du charmant Parc des Rives où les enfants pourront s’amuser tout près de la plage. Au confluent de la rivière Blanche et de la mer, de chaque côté du pont qui enjambe la rivière, deux haltes proposent de très beaux accès publics à la plage.


Si vous êtes amateur de plages sablonneuses pour la bronzette ou le naturisme, c’est dans la baie de Gaspé que vous trouverez les plus belles plages de sable de toute la Gaspésie. Comme la baie est orientée vers le golfe, les vagues y sont plus importantes que sur l’estuaire. Dans la baie de Gaspé, trois plages sont à ce titre dignes d’intérêt. De chaque côté de la baie, les plages Haldimand et de Cap-aux-Os sont les plus facilement accessibles.

La Plage Haldimand dans l’ancien village du même nom sur la rive sud de la baie, est la plus longue, la mieux aménagée et la plus fréquentée. Elle est située à 8 km du centre-ville de Gaspé, dans un décor fabuleux, avec le Parc national de Forillon comme toile de fond. Avec son vaste stationnement, son chalet de services avec casse-croûte et douches, c’est la seule des trois à s’adresser à un large public.

Sur la rive nord de la baie, dans le village de Cap-aux-Os enclavé dans le parc national de Forillon, la plage municipale est toute aussi sablonneuse,  mais plus courte et les services sont plus rudimentaires et elle est moins fréquentée.

La plage de Boom Défense est plus difficile d’accès, les véhicules ne pouvant s’approcher à proximité. C’est un long banc de sable à travers la baie et on y a accès par le côté sud. On a alors le choix entre la plage du côté de la ville ou celle du côté du golfe. Mais il n’y a ici aucun service, c’est la plus naturelle des trois plages de la baie. Cette plage possède une très ancienne tradition de naturisme et de nudisme. C’est l’une des sept plages recommandées par la Fédération québécoise de naturisme. Il importe toutefois par les amateurs de trouver la section où celui-ci se pratique.

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