Quand Pascale Deschamps, une Montréalaise, et Jean-François Tapp, un Gaspésien, ont décidé de s’investir dans la grande aventure de l’Auberge et du Camp de base Coin-du-Banc en 2018, nul ne pouvait prédire ce qui arriverait en 2020-2021 sur la planète. Cet endroit mythique fermé en 2016 ne demandait qu’à trouver ses nouveaux « parrains » pour poursuivre la mission entreprise dans les années 1970 par un couple d’Irlandais expropriés de l’Île Bonaventure, les Maloney.
Aujourd’hui, ils peuvent s’exclamer haut et fort « Mission accomplie ». Leur motivation ? S’engager dans un projet de plein air après avoir visité l’endroit en 2017.

Le site du Coin-du-Banc, près de Percé en Gaspésie, offre un terrain de jeux unique aux amants de la nature ! Situé directement sur l'une des plus belles plages du Québec près de tous les principaux joyaux touristiques de la Gaspésie, il est possible d'y pratiquer nombre d'activités de plein air, autant à la mer qu'en montagne.

L'Auberge du Camp de Base est sans aucun doute l'un des derniers témoins authentiques du tourisme d'antan. On peut y séjourner dans un décor unique d'auberge-musée dont le contact de l'âme charme même les plus exigeants.
Au menu pour les vacanciers et aventuriers : un hébergement douillet et rustique, une table qui n’a rien à envier à quiconque, et des activités de plein air dans un environnement exceptionnel.

Les 11 chambres sont toujours meublées de commodes et de lits anciens amassés par les anciens propriétaires, Sidney Maloney et Lise De Guire, amoureux d’antiquités. « On a gardé 95 % des choses. On travaille à améliorer le confort, peaufiner la décoration, sans dénaturer ce que c’était », explique Pascale Deschamps, qui en plus de s’occuper de l’accueil et de la gestion, voit à la vie familiale avec trois enfants.
L’hébergement est aussi possible dans des chalets quatre saisons voisins et le camping accueille les vacanciers sur un vaste terrain de l’autre côté de la route, avec accès aux douches et au resto de l’auberge.
En plus d'offrir différentes activités guidées encadrées par des guides professionnels et respectant les standards d'Aventure Écotourisme Québec, autant sur mer qu’en montagne, le Camp de Base Coin-du-Banc propose différentes activités sociales et culturelles au gré des saisons. On peut aussi y suivre des formations en kayak de mer et planche à pagaie.

Jean-François Tapp, Pascale Deschamps et leurs 3 enfants
Le couple a investi près de 2M$ depuis 4 ans, avec la contribution des parents de Pascale qui sont associés dans l’entreprise. Puits artésien, champ d’épuration, fondations du bâtiment, électricité et plomberie, tout a été mis à jour.
Une histoire qui résonne encore
La partie principale de l’auberge, côté mer, est âgée de 200 ans. C’était la demeure des Mabe, gens d’affaires actifs dans la transformation du homard et la construction navale. Au début des années 1970, Sidney Maloney, aubergiste fraîchement exproprié de l’île Bonaventure, rachète le bâtiment pour y loger les touristes. Il y annexe alors sa maison, côté route.
Ce coloré descendant d’Irlandais donnera la moitié de son âme à l’Auberge Le Coin du Banc, visible de loin avec son toit vert. Lise De Guire, sa compagne, lui offrira l’autre demie. Cette infirmière devenue hôtelière collectionne les œuvres d’art contemporain, dont celles de Kittie Bruneau et Françoise Bujold, et en couvrira les murs de l’auberge.
M. Maloney est décédé en 2000. Mme de Guire a exploité l’auberge pour une dernière saison en 2016, alors qu’elle en avait 91.
CAMP DE BASE GASPÉSIE
Camp de base et Auberge Coin-du-Banc
campdebasegaspesie.com
315 route 132 Est,
Percé (Qc) G0C 2L0
418.645.2907
Steve et sa conjointe ont acquis ce site de chalets il y a cinq ans sur un site exceptionnel en bordure de mer. On y trouve 8 chalets de construction neuve, dont 4 sont familiaux avec deux unités accueillant jusqu’à 7 personnes, et 4 autres pour un maximum de 5 personnes.

Situé à l’extrémité est de Sainte-Flavie, tout près de l’Institut Maurice-Lamontagne, un réputé et important centre de recherche de Pêches et Océans Canada, le Domaine Repos du pirate propose dans toutes les unités tout ce qu’il faut pour un séjour confortable et se sentir chez soi. Aussi, un accès à un spa extérieur commun, des foyers extérieurs, des BBQ, jeux d'enfants et un accès direct à la plage en bord de mer.

Depuis cinq ans, on y accueille autant des travailleurs saisonniers ou temporaires dans des institutions ou entreprises de la région que des petits groupes ou des familles en vacances. Certains y reviennent année après année.
Les amateurs de fleurs et de jardins apprécieront la proximité des Jardins de Mitis, une attraction réputée et toujours passionnante.
Domaine Repos du Pirate
domainereposdupirate.com
780, route de la Mer
Sainte-Flavie, QC GOJ 2L0
418.509.4675
Si André Desrochers et sa conjointe et partenaire Marie-Josée sont aux commandes du gîte et du camping La Maison Verte à Pointe-à-la-Croix depuis 26 ans en 2023, c’est qu’ils ont la passion des vacances. Pas les leurs bien entendu, mais celles des milliers de voyageurs et vacanciers qui sont passés par leurs installations depuis ce temps.
Rencontres accueillantes et authentiques, les temps de partage sont importants pour les hôtes. Ils sont natifs de la région, représentent fièrement et valorisent le mode de vie de la communauté. André est diplômé du Cégep de Matane en Tourisme. Il a eu l’occasion durant sa formation de 18 mois d’être mis en situation dans un grand nombre de champs d’activités. IL connaît bien la région et ses attraits. Il peut donc agir en excellent guide pour les visiteurs.
André Desrochers, propriétaire
Le gîte de La Maison Verte à Pointe-à-la-Croix, en Gaspésie, là où débute la Baie-des-Chaleurs, propose trois somptueuses chambres ainsi que deux petits et plus grand appartement en location. Les chambres lumineuses donnent sur la nature.

Il loge dans une maison centenaire, construite en 1920 par un riche américain comme résidence secondaire saisonnière, et qui a été déménagée des rives de la Restigouche, par la famille d’André Desrochers en 1978. Installée sur de nouvelles fondations, elle a été en location pendant plusieurs années jusqu’à ce qu’André et Marie-Josée entreprennent de la transformer en gîte en 1997.
Tout autour de la maison, on a aménagé plusieurs ilôts de détente sous les arbres, autour de bacs fleuris ou près de foyers qui permettent aux vacanciers de se détendre en profitant de la nature.
À noter que d’importants travaux de rénovation ont été réalisés en 2020 et 2021, pendant la pandémie de COVID, alors que les maisons touristiques n’étaient pas accessibles.

De plus, le gîte propose deux chalets situés un peu en retrait en bordure de la petite rivière-du-Loup. Ils sont loués tout équipés avec la literie.
Place au camping nature
Pour sa part, le camping voisin qui appartenait à la famille Desrochers a vu le jour il y a longtemps, mais a été fermé en 1965.
C’est lors de l’ouverture du gîte qu’on a remis les choses en branle. Le site propose plus de 125 espaces découpés naturellement. Le terrain est aménagé de sorte à respecter les arbres et le découpage naturel de la forêt. Aussi, le déboisement est minimal et chaque terrain est unique et respecte la faune et la flore mature présente sur place. Situé dans un environnement d'une grande beauté en bordure de la Petite rivière-du-Loup, petite rivière à truite apaisante, le camping offre des sites de 1 à 3 services.

Et comme le précise André Desrochers, il s’agit d’un camping géré comme un parc plutôt que comme un camp de vacances. Pas de haut-parleurs criards ni d’animateur qui organise des tournois de pétanque. Sur l’ensemble des campeurs, seulement deux y sont saisonniers. Le site est ouvert de la fin avril à la mi-novembre. Un micro-climat maritime permet d’y jouir d’une température douce et agréable la plupart du temps. À l'abri des vents parfois très forts de la Baie-des-Chaleurs, on y campe en toute tranquillité. Vue sur la montagne et la rivière en prime.
Un carrefour stratégique pour les voyageurs
Située à quelques minutes de Campbelton au Nouveau-Brunswick, la Maison Verte en Gaspésie est à l’intersection des routes provenant du Québec par la Matapédia, de la route 132 qui fait le tour de la péninsule gaspésienne et du pont qui mène au Nouveau-Brunswick, vers les Maritimes.
Les possibilités d'activités aux alentours sont infinies, puisque la Maison verte en Gaspésie est située à la rencontre de plusieurs territoires culturellement différents les uns des autres. Le détour en vaut le coup.
Les hôtes prennent un temps important pour diriger les visiteurs vers les activités et les commerces locaux. Il est certain que la présence de nombreux visiteurs à La Maison Verte a un impact important et positif sur l'économie locale.
Gîte et chalets La Maison Verte
lamaisonverte-gaspesie.com
216, chemin de la Petite-Rivière-du-Loup
Pointe-à-la-Croix (QC) G0C 1L0
418-788-2342
Camping Gaspésien La Maison Verte
lamaisonverte-gaspesie.com/camping-2
79, rue des Méandres
Pointe-à-la-Croix (Qc) G0C 1L0
418-788-2342

https://www.youtube.com/watch?v=exLaS7TA7OQ&ab_channel=MordusdeSki
Tout près de la ville de Saguenay, la station hivernale de plein air multisports Valinouët propose une première particularité : sa neige est 100 % naturelle. La neige, on ne la fabrique pas : on l’apprivoise et on l’aménage.
Situé à environ 45 km au nord-est de la Ville de Saguenay, à Saint-David-de-Falardeau, dans le secteur du parc national de Mont-Valin, ce lieu profite d’un enneigement exceptionnel en raison de son microclimat, à près de 810 m d’élévation au sommet.
Il est bien connu que les gens de la communauté gaie au Québec sont friands des sports d’hiver et en particulier des activités de glisse (ski de fond, ski alpin, planche (snowboard), raquettes, etc.). Le Valinouët est donc une destination à considérer en toute confiance.
Le nouveau chalet inauguré pour la saison 2020 a nécessité des investissements de 5 millions $. Il peut accueillir 360 personnes assises au rez-de-chaussée, en plus de 360 places à la cafétéria du second niveau et du resto-bar à l’étage supérieur.

Ainsi, le Valinouët offre non seulement les conditions rêvées aux sports d’hiver, mais aussi animations, festivités et surtout, plaisir assuré pour toutes les clientèles. En voici quelques exemples :
- Une multitude de choix de pistes parmi les 33 offertes pour débutants, intermédiaires ou experts.
- Six (6) remontées mécaniques pouvant accueillir 7600 skieurs à l’heure.
- Un sentier balisé de 4.3 km est offert au sommet de la montagne pour les randonneurs en raquettes.
- Un réseau de 8 km (3 pistes) est offert gratuitement aux amateurs de ski de fond. Les pistes sont tracées périodiquement. Les adeptes de ski de haute-route seront comblés grâce à deux montées accessibles à partir de la base de la montagne.
- Pour les amateurs de sensations fortes : des secteurs pour skieurs et planchistes aguerris, dont la piste La Machette, classée double losange, qui comporte trois impressionnants crans rocheux pour faire monter l’adrénaline à son maximum.
- Un parc à neige offrant plusieurs modules et sauts, pouvant plaire aux plus petits comme aux plus grands.
- Un réseau de sentiers de Fat Bike accessible gratuitement à proximité du chalet de ski. Le secteur comprend trois sentiers, totalisant près de 8km.
- Situé au bout du chalet principal, le parc pour les glissades en tube comprend trois pentes aménagées spécialement pour la glissade et une remontée mécanique (fil neige) accessible à tous.
En plus de ces attraits pour les activités sportives, le centre propose une école de glisse pour toutes catégories, un centre de location d’équipement, un hébergement de style « coolbox » au pied des pentes, une cafétéria offrant divers menus et un resto-pub sympathique, un relais pour motoneiges, des événements spéciaux et des promotions occasionnelles, des forfaits pour groupes ou pour activités scolaires, etc.
Fait à signaler, c’est une coopérative de travailleurs qui gère et opère la station de plein air le Valinouët depuis 1995. Elle compte actuellement une vingtaine de membres travailleurs qui se sont qualifiés pour obtenir ce titre, dont certains forment le conseil d’administration. Auparavant, une organisation à but non lucratif avait été créée en 1984 par un groupe de personnes qui souhaitent voir ce genre d’infrastructure dans la région.
On trouve à proximité de la station hivernale un village alpin offrant de l’hébergement, des stationnements ainsi qu’un accès direct à des sentiers de motoneige.
La coopérative étudie et planifie actuellement un important projet de développement en vue d’offrir éventuellement des activités sur quatre saisons.
valinouet.qc.ca
181, Rte du Valinouët,
Saint-David-de-Falardeau, QC G0V 1C0
(418) 673-6455
Ne vous détrompez-pas : les aubergistes ne vous feront pas circuler par un sombre couloir derrière un bâtiment pour vous accueillir à La Ruelle, à Saint-Siméon-de-Bonaventure. Au contraire, dès qu’on s’engage sur le site de ce complexe touristique créé en 2013 par Marie-Josée Dugas et Serge Boulanger, on a l’impression d’entrer sur un domaine où trône en premier plan la magnifique maison ancestrale et patrimoniale Arsenault-Gallagher.

Au départ, le couple décide d’y fonder l’atelier-boutique La Ruelle fourrure, puisque Serge est un artisan de la fourrure depuis 1977. Il y propose des vêtements et accessoires exclusifs fait de fourrure et d’autres matières récupérées. Et il a choisi comme décor de recréer une ruelle du Vieux-Québec, pour bien situer son produit. Voilà pour l’origine de La Ruelle.
Puis en 2017, quand l’accueillant duo d’entrepreneurs transforme une écurie de sa magnifique propriété en deux appartements touristiques et que l’année suivante, on crée aussi un loft dans sa maison centenaire, l’appellation La Ruelle est déjà bien installée.
Comme l’explique Marie-Josée, « j’accueille personnellement chaque personne ou groupe qui vient loger ici et je leur présente toute l’information utile pour qu’ils se sentent bienvenus et à l’aise avec notre concept. Je veux qu’ils se sentent chez eux ».
La Ruelle hébergement offre donc trois magnifiques appartements touristiques pour des séjours prolongés d’au moins 7 jours durant la haute saison. Ciblant particulièrement touristes et gens d’affaires, les trois unités proposant une ou deux chambres se distinguent par leur décor chic et rustique mettant en valeur des matières réutilisées et des oeuvres d’artistes et d’artisans gaspésiens.

Dehors, le splendide aménagement paysager proposant des sentiers et une végétation où trônent de grands arbres matures, créé à la fin des années 1970 et rehaussé par les propriétaires actuels vers 2010, exacerbe la beauté naturelle du lieu, à proximité de la mer. On peut aussi profiter d’une terrasse avec barbecue ainsi que d’un foyer extérieur en saison estivale. La plage, bordant la baie des Chaleurs, se situe à quelques minutes de marche.

Avec l’atelier-boutique La Ruelle qui loge dans la maison ancestrale, on est en présence d’un complexe tout confort dans un lieu imprégné d’art, de nature et de patrimoine ! » Fait à signaler, Serge Boulanger vient de transférer la propriété de sa boutique ainsi que de son savoir-faire à Édith Dubuc et Caroline Hardy dans le cadre d’un projet de relève. Depuis octobre 2022, elles opèrent Les Loutres d’hiver – Récupération de fourrure, qu’on peut visiter sur rendez-vous.
Il ne faut surtout pas rater l’occasion de visiter la maison ancestrale (1820) et son parcours patrimonial joliment aménagé à l’été 2021. Ponctué de huit panneaux d’interprétation en français et en anglais au sujet de la maison ancestrale Arsenault-Gallagher, on y accède tous les jours en visite libre du 15 mai au 15 octobre.
Les panneaux témoignent des caractéristiques architecturales de la maison, mais aussi des familles qui l’ont habitée, et de leurs réalités sociologiques et historiques. Plus largement, ils vous lancent à la découverte de plus de 200 ans d’histoire du Petit-Bonaventure (aujourd’hui Saint-Siméon-de-Bonaventure). Leur contenu est tiré de l’information véhiculée dans une revue historique et une exposition réalisées en 2020 et 2021.
La Ruelle
laruelle.ca
253, Boul. Perron Est
Saint-Siméon-de-Bonaventure, QC G0C 3A0
418.534.4143
Par Gaëtan Vaudry
Lors de notre petit séjour de quelques jours à ville de Saguenay, impossible pour nous de ne pas s’arrêter au Café Cambio de la rue Racine Est à quatre ou cinq reprises. Premièrement, afin de profiter de l’ambiance de cette coopérative de solidarité du centre-ville de Chicoutimi certes, mais aussi pour déguster de bons petits plats santés abordables, qui mettent en vedette les produits de plusieurs producteurs locaux.
Dès qu’elle nous parle des produits que nous retrouvons à cette micro-brûlerie équitable et biologique fondée en mars 2005, les yeux de Virginie Simard-Dufour s’illuminent. Elle nous parle d’un travail d’équipe sans relâche de 32 membres, dont 10 membres travailleurs : «
Sous le label, nous incarnons une vision, celle d’un monde meilleur, un monde où les agriculteurs et les travailleurs sont à la table des négociations sur un pied d’égalité
», souligne fièrement la responsable service, restaurant et barista de l’endroit.
Le Café Cambio, endroit phare de nombreux étudiants du Cégep de Chicoutimi et de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), s’avère également un lieu de diffusion pour plusieurs jeunes artistes du Saguenay. Régulièrement, l’établissement propose des vernissages, ou encore de petits concerts acoustiques de musique émergente.

Lors de ma visite en novembre dernier, j’ai eu la chance de déguster d’excellents petits plats à l’établissement issu de l’initiative de deux jeunes Montréalaises et amies d’enfance, Guylaine Pelletier et Geneviève Demers. En entrée, je débute par un délicieux potage aux champignons, qui s’avère réconfortant en cette période de l’année. Je poursuis avec le panini Bedi piquante (au poulet aux épices cajun, oignons confits, épinards, mozzarella et végénaise), servi avec salade et croustilles de maïs et salsa. On termine avec le dessert du jour, le tout accompagné de l’un de leurs excellents cafés équitables. À ma grande surprise, l’addition pour ce succulent repas trois services s’avère fort abordable!
De plus, ce qui m’a grandement marqué lors de ma première visite, c’est leur concept « Donner au suivant », alors que les clients qui le désirent peuvent offrir, sous forme de dons anonymes, une soupe ou un café à une personne dans le besoin. Sachant que la situation de l’itinérance s’accentue au centre-ville de Chicoutimi, ce geste de générosité que j’admire prend tout son sens.
Le café et les produits du Café Cambio sont disponibles dans plusieurs points de vente dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont Chicoutimi, Jonquière, La Baie, Saint-Ambroise/Saint-Honoré, MRC Lac-Saint-Jean-Est, MRC Domaine-du-Roy, Bas-Saguenay, Saint-Fulgence/Sainte-Rose-Sacré-Cœur, Tadoussac, Les Bergeronnes, Les Escoumins et même la Côte-Nord !
Café Cambio
414, rue Racine Est, Chicoutimi
418 549-7830
cafecambio.ca
Ils se sont connus à Québec, par le biais de l’Internet. Avant les réseaux sociaux actuels. Un babillard électronique. Années 1990. Ils y étaient chacun pour des raisons différentes, mais pas tant que ça finalement.
Patrick Fournier est originaire de Dolbeau, celui d’avant la fusion. Sébastien Simard a vécu sa jeunesse à La Baie. Ils avaient déjà quelques atomes crochus régionaux avant même de se connaître. Malgré qu’on dit toujours que le Saguenay et le Lac Saint-Jean, ce n’est pas pareil. Au fond, c’est en définitive leur goût pour la cuisine qui les a vraiment réunis.

Patrick est allé suivre un cours de cuisine en formation professionnelle à Fierbourg à Québec, en 1996. Sébastien faisait déjà ses débuts dans les cuisines de restos. Puis ils ont eu envie de vivre autre chose, d’aller vers des défis à d’autres niveaux. Ils avaient déjà commencé à travailler ensemble en cuisine à quelques occasions. C’est à Montréal qu’ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient.
Patrick est catégorique : il savait ce qu’il voulait faire depuis longtemps. Il voulait pouvoir acquérir l’expérience et l’autonomie qui lui permettraient de diriger une cuisine et tout ce qui vient avec. Pour sa part, Sébastien a eu la chance de vivre des expériences professionnelles plutôt satisfaisantes pour un chef : d’abord deux ans avec Jean-François Plante, considéré comme un artiste et un maître de la gastronomie, de qui il a beaucoup appris, puis pendant cinq ans au célèbre et cossu club de golf Mirage à Terrebonne, propriété de René Angélil et de Céline Dion à l’époque, où tout le gratin québécois et même international s'y retrouvait en tout temps.
Puis, à un certain moment, en 2020, une offre assez alléchante est arrivée. La direction de l’Hôtel du Jardin à Saint-Félicien, au Lac Saint-Jean, souhaite donner un nouveau souffle au restaurant Le Baumier, nommé en référence au conifère qu’on trouve en abondance dans la région. Patrick Fournier reçoit l’offre d’en devenir le chef. Il n’est cependant pas question qu’il y vienne seul. Il exige que son conjoint Sébastien Simard fasse partie de l’offre. Aussitôt demandé, aussitôt accepté.

C’est ainsi que tous deux se sont retrouvés aux cuisines du Baumier en septembre 2020, en pleine pandémie de COVID. Ce fut là une occasion en or pour faire valoir leurs talent pour la préparation de commandes à emporter alors que la santé publique avait ordonné la fermeture des salles à manger.
Depuis, le couple de chefs a pu démontrer à de multiples reprises que les propriétaires de l’hôtel du Jardin ont misé juste en les embauchant.
Le Baumier fait vivre à des convives l’expérience du plaisir à la table, dans un décor charmant et convivial. On y propose des mets avant-gardistes, inspirés des saveurs nordiques. On y découvre chaque fois des plats savoureux, déclinés au gré des saisons. Tout est concocté sur place, avec passion, afin d’offrir une qualité et une fraîcheur qui honorent les produits régionaux.

Parce que les plats gastronomiques concoctés par les chefs sont inspirés des saveurs boréales et pensés autour des traditions ancestrales québécoises, le tout avec leurs touches personnelles distinctes de façon avant-gardiste et en respectant les produits sans les dénaturer.
Le Baumier est fier dépositaire des Ambassadeurs de La Zone Boréale de la table agroalimentaire du Saguenay-Lac-St-Jean et fait partie également de la mention Aliments du Québec.
D’ailleurs, lors du Gala de la Table agroalimentaire 2023, Patrick et Sébastien se sont mérités les honneurs dans la catégorie « Efforts d’achats en produits locaux ». Ils ont alors tenu à remercier les producteurs locaux et régionaux « pour les produits exceptionnels de qualité avec lesquels nous avons la chance de travailler ». Ils ont aussi souligné le soutien de leurs patrons, la famille Beaubien, sans qui rien ne serait possible, se disant choyés et heureux de travailler pour eux.

Les deux chefs du Baumier ont encore plein de projets en tête, pour toujours favoriser et mettre en valeur le terroir québécois. Ils souhaitent aussi imaginer de nouvelles tables d’hôte au fil des saisons. Ils ont aussi insisté pour que le menu en salle à manger soit imprimé sur un support de qualité dans le but de bien démontrer leur détermination à offrir une image de marque prestigieuse, à la hauteur des mets qui sont servis.

Enfin, mentionnons que le Baumier reçoit chaque année de nombreuses célébrations de mariages, dont des unions de couples de même sexe. On s’efforce d’en faire toujours des événements remarquables et inoubliables à tous les niveaux. Les deux chefs y sont mis à contribution bien entendu.

Restaurant Le Baumier de L’hôtel du Jardin
hoteldujardin.com/restaurantlebaumier
1400, boul. du Jardin
Saint-Félicien (Qc)
418 679-8422
La devanture du bâtiment où la Distillerie O’Dwyer produit et distribue ses produits en dit déjà long sur ce qui motive et stimule ses dirigeants : perpétuer l’histoire et les traditions de ce coin de pays. On l’a d’ailleurs fait remarquer à Michael Briand, le directeur des ventes et marketing de l’entreprise créée en 2016 par deux diplômés universitaire, en génie civil et en chimie organique, ce qui a eu l’air de lui plaire.

Tout a débuté un beau soir autour d’un verre dans un bar, comme débutent souvent de nombreuses histoires. « Pourquoi on ne produirait pas nous-mêmes quelque chose qui nous rappelle l’histoire des colons irlandais, arrivés ici à la suite de la grande famine de la pomme de terre des années 1845 à 1849 en Irlande, causée par un champignon et qui a décimé un grand nombre d’entre eux ? »
Il n’en fallait pas plus pour que la « grande noirceur » inspire les deux entrepreneurs et certains de leurs amis. Pourquoi O’Dwyer ? « O » c’est descendant, et « dwyer » c’est noirceur, en gaélique. Par ailleurs, la présence de chanterelles en grand quantité autour de Gaspé a fait en sorte que le champignon devienne l’élément de base de la plupart des produits de O’Dwyer.

C’est ainsi que Radoune (Gin fabriqué à partir de quatre champignons sauvages de la région), Radoune Vieilli (dans des barils de chêne américain vieux de plus de 15 ans, spécialement choisis, ayant servi pour la fabrication de rye whisky, rye canadien et bourbon), le St-Pierre No20 (rappel du whisky de prohibition provenant de St-Pierre-et-Miquelon et connu des Gaspésiens), le Gaspésienne No20 (un acérum, ou eau-de-vie d’érable, issu de la fermentation de la sève d’érable concentrée québécoise, selon des normes strictes), ont été créés et font désormais la fierté des deux associés.
On peut aussi mentionne le Puddingstone, du nom d’une haute montagne près de Gaspé (liqueur de crème gaspésienne ultime aux arômes complexes de chocolat, de café et d’érable) et l’amaretto Dartmouth (un produit unique, entre le sucré et le terreux, incluant lichen, mousse de framboisier, séchés et trempés longuement dans l’alcool 96%).
O’Dwyer produit 80 000 bouteilles annuellement de ces divers produits et on peut se les procurer à la SAQ. Un des gros vendeurs est Le Dartmouth, pour sa spécificité et son goût incomparable.

Enfin, on a décidé de recycler même les mélanges de champignons et d’épices utilisés pour la distillation, en les déshydratant et en les ensachant pour les amateurs de cuisine raffinée. On peut pour le moment se procurer ce produit uniquement à la distillerie de Gaspé. Une idée qui va certainement faire son chemin.
Distillerie O’Dwyer
odwyerdistillery.com
6, rue des Cerisiers
Gaspé (Québec) G4X 2M2
418.360.0160
Pierre Perreault
La maison de tourisme La Mer Veille fait partie du paysage local depuis 23 ans. Par contre, la maison ancestrale qui l’accueille a été construite en 1880. Elle a été aménagée par son propriétaire pour accueillir six studios totalement équipés, favorisant les séjours de cinq jours et plus.
Le site a été en grande partie épargné par les grandes marées du 6 décembre 2010 qui, associées à des vents violents, ont créé des inondations et dévasté des terrains à plusieurs endroits sur la côte, de Rimouski à Sainte-Flavie entre autres.

Damien Ruest, qui fut maire de Sainte-Flavie pendant quatre ans dans les années 2010, et sa conjointe Lise, sont des hôtes accueillants et charmants. Leur établissement en bordure du Saint-Laurent est bien situé juste à l’entrée du village de Sainte-Flavie. Avec les drapeaux du Québec et des Patriotes qu'arbore fièrement ce militant indépendantiste de longue date, difficile de le manquer. Un parc municipal bien aménagé avec des installations pour la famille en est le voisin immédiat.
Les travailleurs saisonniers, les petites familles de passage est les touristes de partout viennent occuper les lieux tout l’année. Plusieurs y reviennent régulièrement.
La maison de tourisme La Mer Veille est certainement un endroit à considérer si on cherche le calme et la détente en bordure du grand fleuve.
Motel La Mer Veille
motellamerveille.net
336, route de la Mer
Sainte-Flavie, Qc G0J 2L0
418-775-1700
De passage à Tadoussac ou en faisant volontairement le détour, l’épicurien qui s’assume ne pourra manquer de visiter le bistro gastronomique Chez Mathilde qui s’est affirmé au fil des ans comme une des meilleures tables du Québec. À l’embouchure du Saguenay et au tout début de la Côte-Nord, c’est un excellent endroit pour découvrir les saveurs boréales inédites de la région et des terroirs québécois. Depuis quinze ans, cette table qui s’est installé à l’origine dans un ancien restaurant familial au cœur de Tadoussac à deux pas du célèbre Hôtel Tadoussac, a évolué pour devenir une adresse gastronomique qui contribue à hisser ce modeste village de 800 habitants dans la courte liste des destinations épicuriennes courues.

À l’origine de cette belle réussite, il y a deux histoires d’amour, celle de Jean-Sébastien Sicard tombé en amour avec Tadoussac, un village qu’il a découvert en tournée avec son groupe Saud et les Fous du Roy, puis celle de Jean-Sébastien avec Mireille Perron, une fille de Tadoussac quand il est venu s’y installer. Partenaires depuis en amour comme en affaires, Jean-Sébastien et Mireille ont fait grandir Mathilde tout en fondant leur famille dans ce village.
La cuisine créative du chef Jean-Sébastien Sicard

C’est à partir de l’expérience acquise initialement en restauration quand il travaillait comme serveur puis en cuisine aux Iles de la Madeleine que le chef autodidacte originaire de Montréal a développé son expertise, appuyé par Mireille pour l’administration et la gestion du service. Il fait partie de cette génération de nouveaux chefs qui développent une cuisine créative en s’appuyant sur la tradition.
Et c’est en mettant en valeur les produits frais et de saison de nombreux producteurs locaux que le chef a créé un menu unique qui nous fait à tout coup découvrir de nouvelles saveurs. Que ce soient les algues marines de De baies et de sève à Natashquan, les produits forestiers des Trésors des Bois, les Petits fruits du nord, les fromages, pains et bières de micro de Charlevoix, de Tadoussac et de la Côte-Nord, les poissons, les bourgots et la mactre de Stimpson pêchés dans l’estuaire. Tous ces délices sont offerts maintenant en soirée de juin à novembre en trois menus dégustation : la Grande Côte, cinq plats à l’aveugle permettant de découvrir le terroir nord-côtier, le St-Laurent, cinq plats mettant en valeur les produits de l’estuaire et du golfe du St-Laurent et l’Appel du Jardin cinq plats végétariens d’inspiration boréale. Le tout offert avec des accords mets vins et servis dans une salle à manger chaleureuse qui s’ouvre sur la cuisine, accompagné parfois de groupes musicaux. Et comme pour toute bonne table gastronomique, il est fortement recommandé de réserver et souvent quelques jours à l’avance en haute saison.




Un comptoir Chez Mathilde express et une gelateria très populaires ont pris le relais depuis quelques années pour les déjeuners et dîners qui ne sont plus offerts depuis deux ans en salle à manger, mais demeurent tout aussi populaires.
Chez Mathilde
227, rue des Pionniers
Tadoussac, Qc
G0T 2A0
418.235.4443
Chezmathildebistro.com
https://fb.watch/nRvQrfpvLh/?mibextid=HSR2mg